DEUX CENT VINGT SEPTIEME JOUR : LE 13 JUIN 2018
































                    Encore une nuit de bébé à notre actif , le coin
étant très calme malgré la proximité de la N132 . Et puis comme la
veille , j'avais la conscience tranquille avec le blog et le transfert
des photos terminés le soir . Avec le retour du grand beau , nous sommes
motivés pour nous préparer rapidement , surtout qu'aujourd'hui nous
avons un programme aléchant avec le haut de la Gaspésie et le parc
national  de Furillon qui en occupe l'extrême pointe nord . Aussi à 7h00
tout le monde est prêt à partir . Un cliché du campement  qui tout
compte fait n'est pas si mal avec un torrent à côté et le pan de
montagne couvert de forêt derrière , dans laz chaude lumière du matin ,
j'en ai plein les yeux alors qu'hier lorsque nous sommes arrivés dans
une demi obscurité et sous la pluie battante  , ce n'était pas  du tout
la même chanson !

                Nous reprenons la N132 à droite vers Grande Vallée :
la route suit alors le pied de hautes falaises qui tombent à -pic dans
le Saint Laurent  . C'est assez effrayant de voir cette masse de roche
défiler au dessus de nos têtes . De l'autre côté de la route les vagues
viennent s'écraser sur les récifs qu'elles auréolent aussitôt d'un tapis
d'écume . Nous arrivons ensuite au bout d'un cul de sac  , la route
renonçant à suivre la côte trop inhospitalière  . Nous nous mettons
alors à grimper la montagne au milieu de la forêt . C'est superbe toutes
ces nuances de vert qu'offrent l'éclosion du printemps : il y a même
quelques  espèces d'arbustes qui se distinguent, avec des reflets
presque couleur rouille, comme en automne . Par moment la végétation
s'écarte un peu pour que nous puissions profiter pleinement de
magnifiques panoramas   sur le littoral  , déchiqueté à souhait  . Une
fois redescendus sur l'autre versant de la montagne,  la route se met à
jouer les toboggans , sautant de crique en crique , au fond desquelles
se nichent de jolis petits villages , plus colorés les uns que les
autres . Certains possèdent un port de pêche avec une  minuscule digue
protégeant trois ou quatre chalutiers  , tout au plus . Les églises ,
toujours équipées d'un fin clocher pointu , se dressent au bord du
rivage . Nous traversons Grande Vallée , puis Petite Vallée où les
arrêts photos se multiplient .

               Nous continuons ensuite à suivre la N132 jusqu'à
Rivière au Renard équipée d'un grand port et d'une belle poissonnerie où
nous achetons un homard vivant de 1,5 kg pour une vingtaine de dollars ,
des joues de morue , des filets de turbot et du flétan fumée . A peine 
finissons -nous nos courses que Monique et Jean Marc  entrent dans le
magasin , accompagnés d'un couple de français immatriculé dans le Var
,qui bourlingue depuis 6 ans du Sud au Nord du continent américain .
Après avoir tiré de nombreux clichés sur le port de pêche , nous
reprenons la route pour arrêter à nouveau au Cap des Rosiers , histoire
d'aller voir de plus prés le magnifique phare construit en 1874 . Nous
continuons ensuite vers le Parc National de Forillon où nous entrons
d'abord par la porte sud  pour aller voir le Cap Bon Ami où pullulent de
nombreuses espèces d'oiseaux , des pingouins , des fous de Bassans , des
mouettes de toutes sortes , des goélands , des cormorans ,.. Nous
reprenons ensuite le camping car pour ressortir du parc  et gagner
l'entrée nord de l'autre coté de la péninsule . Là, nous suivons la cote
sur une dizaine de kilomètres ,avant de nous installer sur le dernier
parking pour casser la croute en compagnie des Bories . Après le café
pris chez nous , nous partons faire une ballade à pieds de 8 bornes
,histoire d'aller jusqu'au bout de la péninsule , au cap Gaspé . En
route nous tombons sur deux oursons âgés d'un ou deux mois , tout au
plus , complétement affolés . Ils commencent par essayer de se cacher
dans l'ombre d'un sapin , puis finissent par grimper maladroitement dans
un arbre . Après les avoir mitraillé de photos , nous continuons
jusqu'au phare blanc doté d'un toit rouge , qui marque l'extrémité de la
Gaspésie . Au retour nous tombons sur trois porc-épiques qui mangent de
l'herbe sans trop se soucier de nous . Mais ,lorsque je tente
d'approcher un peu plus , ils se mettent à tourner le dos et à dresser
leurs longues épines qu'ils portent à l'arrière du corps .

                Il est déjà 16h30 lorsque nous reprenons les camping
cars , décidés à écourter l'étape étant donné l'heure . Il faut que je
fasse absolument le plein de gasoil car je suis sur la réserve et
Monique doit acheter des oranges pour parfumer l'eau de cuisson de leur
homard . Pour finir , avec bien des difficultés , nous trouvons un petit
coin  au bord du Saint Laurent à une quinzaine de kilomètres après Gaspé
. Notre premier soucis une fois installés , est de faire cuire nos gros
homards , histoire d'avoir suffisamment de temps pour les faire
refroidir . Puis c'est l'heure incontournable du briefing  avant la
dégustation de crustacés .


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