DEUX CENT VINGT HUITIEME JOUR . LE 14 JUIN 2018





































                        Sur notre bande de sable, avec les eaux du
Saint Laurent de chaque côté, on peut dire que nous avons été bercés par
le bruit du ressac une bonne partie de la nuit surtout lorsque la marée
était haute . Et puis avec le poids du homard de 1,5 kg sur l'estomac ,
on a vraiment pas eu besoin de somnifère . Comme il fait 8 degrés et que
nous voyons notre haleine ,ce matin , nous nous dépêchons de mettre le
chauffage en route dès que nous descendons de la chambre . Comme nous
n'avons que 250 bornes au menu , nous nous préparons tranquillement . Je
prends même le temps de rédiger  en anglais ,notre demande de prise en
charge auprès de notre transitaire  , un certain Kim  Marriott  ,
demeurant à Halifax .

                    Vers 7h15 nous reprenons notre tour de Gaspésie en
commençant par nous diriger vers Percé . Nous faisons un premier arrêt à
la Pointe de l'Indien, baptisé comme ça , à cause d'un rocher qui s'est
séparé de la falaise suite à un éboulement ; effectivement cela a donné
un profil d'indien regardant la falaise tout en tournant le dos à la mer
. Le site est très joli car la roche de couleur ocre, semble éclatante
avec la chaude lumière du matin ; eh oui , nous bénéficions encore de
beau temps aujourd'hui!. De là nous avons aussi une très belle vue sur
le cap Gaspé où nous sommes allés à pieds hier : il est juste en face ,
sur l'autre rive du Saint Laurent .   Après avoir contourné le cap nous
amorçons le tour d'une grande baie . Sur notre gauche , nous avons notre
attention attirée par de belles falaises ,très  colorées , avec beaucoup
de nuances de rouge et d'ocre  . La particularité est que le cap
suivant, , en s'avançant loin dans la mer,  s'est brisé en plusieurs
tronçons ; l'avant dernier est percé de deux  belles  arches . Après
avoir grimpé un petit mont couvert de forêt nous plongeons sur Percé où
nous retrouvons Monique et Jean Marc qui  tournent dans le village à la
recherche d'un chemin pour monter sur les jolies falaises qui font dire
que Percé ressemble à Etretat .Après cette petite ballade à pied, au
bord d'à-pics redoutables, qui occasionnent des rafales de photos , nous
décidons d'avancer vers le centre ville pour mettre en place une ballade
en mer sur l'île de Bonaventure , réputée comme étant une des plus
belles réserves d'oiseaux marins d'Amérique du Nord .

                    Comme le prochain bateau ne part qu'à 11h00 , nous
décidons de nous mettre en quête de wifi pour envoyer notre demande au
transitaire , ainsi que les quatre derniers chapitres du blog, restés
encalminés depuis plusieurs jours . Nous trouvons notre bonheur à
l'office de tourisme . J'en profite pour répondre à l'e-mail de Vincent
et  pour en envoyer un autre à Nathalie . Comme le transitaire nous
répond sur le champs qu'il est d'accord pour s'occuper de notre dossier
aux dates que nous avions proposées , je profite de la wifi pour lui
confirmer notre rendez vous et lui demander combien d'argent liquide
devons-nous prévoir pour sa prestation . Un petit tour dans les magasins
d'artisanat et c'est déjà l'heure de se présenter au port . Le capitaine
commence par faire le tour du cap doté de falaises percées d'arches ,
puis nous prenons la direction de l'île de Bonaventure . En route , nous
voyons de loin deux baleines à bosse qui nous saluent au passage à grand
renfort de jets d'eau . En approchant de l'île , nous nous apercevons
que le moindre creux de rocher est occupé par un couple d'oiseaux
entrain de nicher . Malgré le bruit du diesel du bateau , nous sommes
abasourdis par le concert des piaillements  qui règne par ici   : il y a
des pingouins , des fous-de-bassans , des mouettes , des cormorans , par
dizaines de milliers pour chaque espèces qui semblent cohabiter en paix
. C'est amusant de voir le va et vient des parents , le bec chargé de
poissons qu'ils distribuent à leur bambins affamés, dès leur retour au
nid . Par endroit les rochers aux bas des falaises sont couverts de
phoques qui se prélassent au soleil . En terminant le tour de l'île ,
nous voyons quelques habitations rustiques à proximité du débarcadère où
nous abandonnons  pour la journée quelques couples de randonneurs ,
avant de rentrer au port .

                    Un dernier petit tour à l'office de tourisme
toujours pour la wifi et nous reprenons les camping car afin de chercher
un coin sympa pour casser la croute . Nous trouvons notre bonheur à une
dizaine de bornes au sud de Percé , en haut de falaises , face au large
. Arrivés au café , j'ai la flemme de commencer à taper le blog ,
aujourd'hui je me contente du bain de soleil et du cigare habituel ,
c'est déjà pas mal ! Lorsque nous nous décidons à poursuivre notre
route, le ciel se couvre et nous prenons même quelques gouttes  de pluie
au bout d'une cinquantaine de bornes . C'est dommage car cette perte de
luminosité nous empêche de pouvoir apprécier pleinement le sable rouge
des plages du côté de Saint Godrefrois et  aussi  la couleur de
certaines falaises ,  presque lie de vin .Comme prévu hier au briefing ,
nous  nous installons à Carleton  , juste à l'entrée d'une bande de
terre qui  délimite un profond golfe , l'isolant ainsi du reste de la
Baie des Chaleurs . Ici il faut ruser avec la police à cause de la
proximité d'un camping officiel et de nombreux panneaux interdisant le
stationnement de motor-home . Nous nous déplaçons ainsi plusieurs fois
entre 18h00 et 21h30 pour éviter l'affrontement au force de l'ordre et
ça marche ! Pourvu que nous ne soyons pas délogés cette nuit .



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