DEUX CENT VINGT ET UNIEME JOUR : LE 7 JUIN 2018































Aujourd'hui , nous consacrons la journée à la visite de
Québec , donc pas besoins de se presser . En plus comme il commence à
pleuvoir , nous risquons d'être obligé de différer le départ prévu à
8h30 -9h00 . Toutefois je descends quand même vers 6h30 pour faire le
café car j'ai laisser un peu de boulot en plan hier soir , faute
d'énergie après une nouvelle journée marathon . Dès que nous avons
terminé le petit déjeuner où nous goûtons les baguers de Montréal
réchauffés au four tartinés au miel de trèfle , j'attaque sérieusement
la fin de la rédaction du blog et mais également le transfert des photos
.Puis je me plonge dans la préparation de la visite de Québec avec
l'aide du Guide du Routard de Monique , en ayant soin de prendre des
notes sur un papier .C'est à ce moment que Jean Marc vient nous annoncer
que la météo a prévu une accalmie des précipitations pour 9h20 , et
cela pendant une heure . Il faut donc saisir l'opportunité à tout prix
car ils tombent des cordes depuis que nous nous sommes réveillés . Il
nous reste juste le temps de trouver la tenue idéale et de préparer le
sac à dos .
Une fois harnachés pour affronter le froid et la pluie
, nous commençons par contourner le bassin Louise qui abrite le port de
plaisance, pour rejoindre le marché couvert du port . A partir de là ,
il faut se décider à grimper sur la butte où la vieille ville de Québec
se cache derrière ses remparts . Nous commençons par remonter la rue
Couillards , baptisées comme cela en mémoire des premiers habitants de
Québec que l'on appelait de cette façon . Nous continuons par la rue de
la Famille , en référence à la famille de Jésus , c'est à dire à Marie
et Joseph : en effet le premier évêque de Québec , François de Laval ,
envoyé par Louis XIV pour évangéliser les indigènes de la Nouvelle
France remis en honneur la famille de Jésus lors de son ministère . Nous
débouchons alors, Place des Tourangelles, limitée d'un côté par la
Cathédrale Notre Dame et de l'autre par l'hôtel de ville , installé dans
un ancien séminaire jésuite . Après avoir contourné la petite place
triangulaire , nous continuons notre ascension en empruntant cette fois
la rue des Jardins . Une fois arrivés à la rue Saint Louis , très
commerçante , nous voyons à droite, là-bas tout au fond , la porte du
même nom ,défendue par deux petites tourelles qui la raccordent aux
remparts . Pour le moment nous décidons de prendre à gauche pour passer
devant le Château Frontenac où il est interdit d'entrer pendant trois
jours à cause de la réunion du G 7 . Partout nous voyons des barbouses ,
bâtis comme des armoires à glace et équipés d'oreillettes ,battre le
pavé devant tous les édifices publiques de la ville . Ce château fut
construit en 1893 , en empruntant un mélange de styles (renaissance ,
gothique écossais , ...) pour la compagnie ferroviaire Canadian
Pacific afin d' en faire un hôtel . Le grand donjon a été rajouté en
1923 . Nous continuons vers une large esplanade formant un magnifique
balcon avec vue imprenable sur le Saint Laurent qui coule au pied de la
butte . En bas, nous voyons le bac qui commence ses va et viens en
travers du fleuve . Après avoir rendu au passage ,nos hommages à Samuel
de Champlain , le fondateur de la ville en 1608 , envoyé par Henri IV ,
nous remontons l'immense terrasse Dufferin qui s'étend tout le long du
château Frontenac . Dufferin , un des gouverneurs anglais de la ville ,
a empêché la destruction des remparts et fait aménagé ces terrasses en
les équipant d'un plancher en bois . En avançant encore un peu, nous
tombons sur le parc de l'Artillerie avec ses alignements de canons, pour
déboucher enfin sur les vestiges de l'ancien Château Saint Louis . De là
, en traversant un petit parc qui domine la ville, nous descendons une
série d'escaliers pour rejoindre la rue Saint Louis , puis la
cathédrale pour en visiter l'intérieur que nous avions volontairement
laissé de côté tout à l'heure, pour faire en priorité tous les
extérieurs pendant que la météo était calme . Construite en 1930 ,elle
est dédié à François de Laval qui y repose : il a été canonisé en 2014
par le Pape François . Ce noble , troisième fils d'une famille puissante
et aisée , s'embarque à l'age de 35 ans pour les Amériques afin d'
évangéliser , d'enseigner et de prendre soin des malades et des
indigents . Lors du dernier de ses onze voyages trans-atlantiques qu'il
effectue au cours de sa vie , il donne sa démission à Louis XIV et
demande la faveur de finir sa vie en Nouvelle France .
Nous descendons ensuite la route de la Fabrique pour
rejoindre la rue Saint Jean , la rue principale de Québec , très
commerçante, que nous remontons jusqu'à la porte fortifiée du même nom .
Puis nous revenons un peu sur nos pas, pour aller manger dans un resto
appelé "Les Trois Garçons", recommandé par le Routard . Après avoir pris
une sangria accompagné d'un camembert fondu en caquelon , nous
récidivons l'expérience hamburger commencée à Montréal . A croire que
nous y prenons goût !! Après avoir discuté un moment avec un des
serveurs ,originaire de Narbonne , nous décidons de nous offrir une
promenade digestive en suivant les remparts, depuis la porte Saint Jean
en direction de la porte Saint Louis . Partout des policiers nous
explique que leur présence massive est due à la crainte d'importantes
manifestations à cause du G 7 . Nous empruntons la rue Saint Louis que
nous remontons jusqu'au château Frontenac , histoire de prendre le
funiculaire pour descendre au niveau du Saint Laurent . Nous tombons sur
un vieux quartier de Quebec avec de superbes maisons en pierre à toit
d'ardoise qui les fait ressembler à nos maisons bretonnes . Nous
empruntons la rue Saint Pierre pour aller visiter le musée des
Civilisations où nous nous consacrons au secteur réservé aux Amérindiens
: les Inuits , les Innus , pour les plus au nord , les Algonquins un peu
plus bas , les Iroquois et les Hurons autour du Saint Laurent . Nous
pouvons à la fois admirer des objets , des outils , des bijoux fait d'os
, de dents , de griffes , de coquillages ou de bois . Ils utilisaient
beaucoup l'écorce de bouleaux pour faire différents types de récipient
jusqu'à des canoés de 11 mètres de long , des copeaux de frêne pour
faire de la vannerie , des paniers ou des boites richement décorées .
L'hiver ils vivaient en communauté , l'été ils partaient en petits
groupes , vivant de la chasse , la pêche et des cueillettes . La plupart
étaient nomades ou semi sédentaires comme les Algonquins qui cultivaient
le maïs , les haricots , les fèves et le tabac . Comme il s'agit d'un
musée moderne , il y a des secteurs vidéos , avec des témoignages
poignant d'indigènes racontant leur passage forcé à l'école des blancs,
avec des sévices corporels , des abus sexuels et aussi l'abandon forcé
des coutumes , de la langue maternelle et surtout l'éloignement de la
famille .
Pendant près de deux heures , nous en prenons plein
les yeux et les oreilles . La richesse d'un tel musée demanderait une
visite de cinq à six heures minimum afin d' avoir le temps d'intégrer
toutes les connaissances de ces civilisations . L'heure de fermeture
ayant sonné , nous rentrons chez nous en longeant les quais du port .
Nous faisons une petite escale au Marché Couvert du Port , plus par
curiosité que par nécessité avant de regagner le bassin Louise . Pendant
que Monique et moi commençons à bloger , Jean Marc et Dominique
bidouillent avec leur téléphone, afin d' essayer de se sortir de
l'impasse tbeitel . Pour finir , un peu avant l'apéro, ils trouvent un
moyen de se téléphoner, quelle victoire ! . Il n'y a plus qu'à préparer
l'étape de demain qui doit nous conduire du côté du lac Saint Jean ,
chez un cousin de Jean Marc , à trois cent bornes plus au nord, en
passant du côté de Roberval ,où il y a une réserve indienne d' Innus .
On verra ça demain !
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