DEUX CENT VINGT CINQUIEME JOUR : LE 11 JUIN 2018
































Comme nous savons que le passage en bac ( le
traversier en québécois )n'est qu'à 13h30 , ce matin nous dormons
jusqu'à plus soif , c'est à dire jusqu'à 7h00 . Il faut dire que depuis
quelques temps je commençais à sentir la fatigue arriver en milieu
d'après midi , comme hier par exemple où j'ai dû céder le volant à
Dominique , mes yeux se fermant par intermittence . Et puis aussi , le
fait d'être bercés toute la nuit par le bruit du ressac a bien favorise
cette nuit de bébé . Ce matin quel bonheur de se réveiller sur notre
promontoire rocheux d'où nous avons une vue formidable sur le Saint
Laurent ; il est si large déjà à ce niveau de l'estuaire que l'on devine
tout juste la berge d'en face . Nous nous réveillons avec la quasi
pleine mer qui recouvrent de ce fait presque totalement les rochers qui
étaient peuplés d'oiseaux la veille . Ayant bouclé le blog et le trie
des photos hier soir , ce matin nous pouvons prendre notre petit
déjeuner tranquillement en profitant du grand beau et du magnifique
panorama dont nous bénéficions . Puis nous prenons tranquillement notre
douche à bord, chacun notre tour , histoire de continuer notre
farniente matinal . Jean Marc vient nous dire qu'en démontant son
robinet ,il a trouvé l'origine de la panne : c'est l'un des fils qui
arrivent à l'interrupteur intégré qui commande la pompe qui s'est rompu
. Comme il n'y a pas d'autre solution que d'essayer de le coller bout à
bout avec le support , il vient nous demander notre tube de colle-glue
ainsi que notre pistolet à silicone . 2tant donné qu"il est au fin fond
de la soute Dominique s'attaque aussitôt à un vaste déménagement !
En allant faire des photos de notre campement depuis
l'embarcadère, je tombe sur un autochtone qui attend le bateau ; pour
lui éviter une attente inutile, je lui explique aussitôt que celui de
9h30 est supprimé . Il me rétorque aussi sec qu'il est là pour organiser
le chargement du passage de 13h30 !! Puis il ajoute que notre
réservation sur internet ne sera pas prise en compte étant donné
qu'elles sont prévue uniquement pour les véhicules légers . Il téléphone
donc lui même pour nous retenir deux places à bord et contrôle ensuite
la longueur des véhicule : ensuite il, nous invite à nous placer sur le
ponton d'accueil avant d'aller faire nos courses au petit village des
Escoumins . En arpentant la rue principale, bordée de maisons en
planches peintes de couleurs vives , nous discutons avec leurs
propriétaires qui s'activent dans de jolis jardins , repiquant ici des
fleurs , épandant là du terreau sur les pelouses . Ils sont obligés de
couvrir leurs plantations de toile pendant l'hiver car les machines de
déblayage de neige envoient du sel et du sable un peu partout . Sur la
place nous allons voir de plus prés un tipi de type Montagnais ,exposé
là et décoré par les enfants du village . Nous allons ensuite faire
quelques courses de bouche, notamment du pain cuit sur place . Nous
passons ensuite à la boutique d'artisanat Innu ,où Dominique achète un
poncho et une ceinture indienne décorée de petits cylindres blancs
taillés dans les bois d'élan .
De retour au camping car , je commence à taper le
blog pendant que Dominique prépare le repas car il faut que nous
mangions de bonne heure pour pouvoir ensuite nous mettre dans la file
d'attente du "traversier " . Jean Marc installe le salon de jardin et la
plancha afin de faire griller du bison pour eux et des côtes d'agneaux
que nous avons au congélateur pour nous . Quel bonheur de pouvoir manger
en terrasse au soleil face au Saint Laurent . Après le café , nous
attendons sagement l'arrivée du bac dont la manoeuvre d'approche semble
complexe , certainement à cause des courants . L'officiel de marine
marchande qui supervise tout ça est une jeune fille , à peine âgée de
25 ans , c'est plutôt surprenant ! Une fois la cargaison de véhicules
débarqués , nous connaissons un moment de stress car elle fait grimper
toutes les voitures du parking à bord avant nous , puis vient nous
chercher en dernier , alors qu'il n'y a pratiquement plus de place dans
la cale. Il faut dire que ,comme il s'agit d'un petit bateau , elle a
dû calculer pour répartir la charge, au mieux . A peine sommes-nous
descendus du camping car ,que le bac quitte le quai . Une fois installés
sur le pont supérieur, nous regardons s'éloigner Les Escoumins au bout
du sillage d'écume du bateau . Pendant ce temps Monique et Dominique
s'occupent du paiement de la traversée qui vaut aux environs de 130
dollars canadiens . Puis nous profitons des bancs installés côté soleil
, pour lire les guides de la Gaspésie fournis à bord . Par contre ,au
cours de la traversée qui dure 1h30 nous ne voyons aucune baleine ,
seule Monique pense avoir aperçu un orque qu'elle montre à Dominique .
Avec Jean Marc elle en avait déjà vu trois la veille en nous attendant .
Une fois débarqués à Trois Pistoles , nous nous
arrêtons à la poissonnerie ,repérée par Jean Marc dans le guide ,pour
acheter des homards et des coquilles Saint Jacques . Puis nous
commençons à suivre la N132 ,qui longe la côte de la péninsule de
Gaspésie sur près de 900 km .Sur la gauche, nous voyons entre deux
bouquets d'arbres, de jolies criques dont le fond est occupé par des
plages formant d'immenses croissants . Ici les maisons en planches
peintes de couleurs vives et dotées de terrasses couvertes et de balcons
sont encore plus jolies que sur la rive gauche du Saint Laurent . Comme
ensuite la 132 s'éloigne de la côte , au bout d'une quarantaine de
bornes , nous tournons à gauche pour aller voir Saint Fabien sur Mer .
Après deux kilomètres de traversée de forêt , nous tombons nez à nez
avec une immense plage de sable où la marée descendante a laissé des
bâches et de gros rochers derrière elle . De magnifiques demeures
s'alignent le long du front de mer . Scotchés littéralement par la
beauté des lieux , nous restons là un moment , comme s'il y avait un
arrêt sur image , puis une fois remis de nos émotions , nous empruntons
l'étroite route qui mène jusqu'au bout du golf où nous faisons demi tour
: grâce au panneau indicateur du parking , nous apprenons que nous
sommes déjà dans le Parc National de Bic .
De retour sur la grand route , le GPS nous indique
bientôt le premier des quatre points sélectionnés avec Jean Marc hier
soir , pour y passer la nuit . Cette fois, nous passons à un guichet
marquant l'entrée officielle du Parc National de Bic . Comme il n'y a
pas de rangers , nous nous mettons à traverser la forêt sur quatre ou
cinq bornes avant de tomber sur un premier parking , puis un second sans
rencontrer pour autant les Bories . De notre propre initiative, nous
continuons au delà des point GPS, vers la ferme Rioux ,installée au bord
d'une superbe baie, pour prospecter un éventuel squatte . Puis nous
décidons de regagner la N132 pour continuer à faire la tournée des
points de chutes étudiés hier . Nous sommes encore bredouille après
avoir trouvé les deux parkings suivants . Dominique décide alors de
balancer un sms à Jean Marc mais malheureusement le réseau est
inexistant ! C'est seulement en prolongeant jusqu'au troisième que nous
apercevons le camping car, derrière un rideau de verdure, au bord d'une
magnifique baie . On commençait à se faire des cheveux ...! Notre
premier soucis après avoir mitraillé le coin de photos , c'est de faire
cuire les homards pour qu'ils aient le temps de refroidir d'ici ce soir
. Ensuite, nous allons faire une ballade à pieds, à la Pointe aux
Epinettes . Pour cela il faut prendre un petit sentier qui grimpe dans
la forêt, puis emprunter une série d'escaliers en bois ,qui accèdent au
sommet d'un petit mont, d'où la vue sur la baie est magnifique ainsi
que sur le Saint Laurent . A l'horizon , nous devinons des phoques qui
batifolent sur des bancs de sable . En redescendant de cet observatoire,
nous embrayons sur l'apéro-briefing, histoire de préparer notre seconde
étape en Gaspésie . Alors que les discussions vont bon train , voilà
qu'un rangers débarque pour jouer les troubles-faits . Il commence par
nous réclamer notre carte d'entrée dans le parc : lorsque nous lui
expliquons que nous avons acheté un pass valable sur tout le Canada
moyennant 140 dollars , il nous répond que ce n'est pas valable au
Québec !! Puis il décide de nous amener dans un camping situé à l'entrée
du parc . Une fois installés il nous réclame 105 dollars pour les deux
camping cars , rien que ça , pour deux places pourries où nous n'avons
pas de vue , et où il n'y a aucune commodité : pas d'eau , pas
d'électricité et les sanitaires à des kilomètres ! Une vrai "tête de
noeud" avec qui on ne peut pas discuter ! Heureusement que la
dégustation du homard efface ce regrettable incident : demain , c'est
sûr , nous éviterons les parcs qu'ils soient provinciaux , fédéraux ou
nationaux ...!
Tout cela nous rappelle des souvenirs ! Nous avions beaucoup aimé la Gaspésie et l’Acadie plus au sud
RépondreSupprimerVous passerez sans doute par Rimouski Matane le parc Fourillon , Gaspé et Percé
La copine canadienne de Sophie habite dans le coin à Cap Bateau dans l’ile de Lameque en Acadie à côté de Caraquet « capitale « des Acadiens ! La bas aussi y’a de bons homards surtout les jumbo
Encore plus bas Shediac s’est proclamée capitale du homard C.est pas loin de Moncton là où Sophie a passé son année universitaire. Pas loin aussi il y a l île du prince Edwards qui mérite un petit détour
Bien le bonjour à nos cousins Acadiens
Profitez bien