DEUX CENT TRENTIEME JOUR : LE 16 JUIN 2018






























                    Avec une petite étape au programme de 250 bornes
tout au plus et des courses sur place à faire  que nous ne pouvons pas
entreprendre avant 9h00 , d'un commun accord avec les Bories , nous
avons décider de nous octroyer une grasse mat . Donc pas question de
descendre faire le café avant 6h30 . Quel bonheur , ensuite, de prendre
son petit déjeuner face au large : bien que nous soyons au fond d'une
baie , une belle petite houle vient se fracasser sur les gros galets de
la plage . Toujours avec la même toile de fond , je me mets ensuite à
taper le blog laisser en chantier , hier soir , faute de courage .Il
faut dire qu'avec tous ces acadiens qui nous ont fait part d'une tranche
de leur vie , il y a de quoi raconter , heureusement que ma mémoire
vieillissante en a oublié les trois quart , comme le fait que des
rebelles , chassés par les autorités anglaises, prenaient le maquis pour
ensuite réapparaitre un peu plus au nord et fonder un nouveau village
qui porte leur nom maintenant : comme le village Godin (en rapport avec
la famille Godin de Guise qui fabriquait les poêles du même nom) ou le
village Martin et bien d'autres encore...Après avoir profité de la wifi
du camping pour envoyer le blog , nous essayons de joindre Nathalie avec
skype afin de lui souhaiter bon anniversaire de vive voix  .
Malheureusement le décalage horaire de cinq heures ne facilite pas la
chose , et c'est un échec ! Il faudra se contenter d'un sms  pour
Dominique et d'un e-mail pour moi.

                    Vers 9h00 après ,nous être acquittés des
obligations matérielles de plein d'eau et de vidanges , nous allons
jusqu'au port de Caraquet pour trouver du poisson et des huitres qui
sont la spécialité de ce coin d'Acadie . Nous allons ensuite à la
recherche d'une boutique où l'on vend le whisky de la distillerie de
Paquetville , le patelin voisin . Comme il faut attendre l'ouverture du
magasin  à 10h00 , nous nous installons sur le parking le plus proche
pour une pause café . Notre effort n'est malheureusement pas récompensé
car ici ils n'ont qu' un alcool blanc par distillation de mélasse venant
de cet établissement . Nous décidons de laisser tomber pour prendre la
route sur le champs  .Nous suivons alors la côte de la petite péninsule
acadienne en passant par Tracadie -Sheila et Rivière du Portage jusqu'à
la base de celle-ci , où là nous empruntons un immense pont métallique
pour franchir un bras de mer et continuer notre route cette fois à
travers la forêt .Comme cela devient très vite monotone ,vers midi nous
décidons de nous arrêter au bord d'un petit lac pour casser la croute .
A  peine installés,  nous voyons arriver Monique et Jean Marc  : de leur
côté il préfère continuer un peu pour essayer de trouver un coin sympa
dans le parc de Kouchibouguac .  Nous attaquons alors l'ouverture de nos
deux douzaines d'huitres de Caraquet ainsi que quelques palourdes ; en
fait il s'agit plutôt d'une espèce de clams . Les huitres , bien que
très petites , se révèlent très gouteuses , avec un petit arrière goût
de noisette , comme les belons . Quant aux clams-palourdes , elles sont
excellentes mais comme certaines sont pleines de sable , il va falloir
les faire dégorger avant de les cuire ce soir . Il n'y a plus qu'à
prendre le  au soleil ,face au lac  tout en commençant la frappe du blog .

                    Nous reprenons la route  tranquillement après deux
heures de pause déjeuner . Au bout d'une dizaine de borne nous quittons
la grand route pour prendre à gauche en direction du Parc National de
Kouchibouguac , ce qui veut dire "rivière à hautes marées" en langage
Micmac . D'après un des panneaux explicatifs c'est ici que la nature est
la plus rapidement changeante du Canada . Après avoir exploré une petite
ramification sur la droite qui longe une large rivière très sauvage ,
nous reprenons l'axe principal du parc qui mène à la Pointe Sapin ;
nous  y découvrons un joli petit port où une flottille de petits bateaux
de pêches commence à rentrer . Chaque équipage débarque sa cargaison de
caisses de homards : en discutant avec l'un des capitaines , j'apprends
qu'il en a 1000 livres mais ceux-ci sont déjà tous vendus . Il me met
aussitôt en contact avec son voisin qui nous en cède trois pour 10
dollars canadiens , soit un peu plus de deux euros le homard ! Dommage
que nous ne pouvons pas en envoyer une caisse en France , à ce tarif là !

                    Malheureusement  la Pointe Sapin est un cul de sac
, il faut donc revenir sur nos pas pour  récupérer  la grand route qui
passe par Richibucto , puis Bouctouch . A chaque fois que nous voyons un
panneau routier indiquant Moncton , nous ne pouvons  pas  nous empêcher
de parler de Sophie Bolla ,  qui est venue ici passer une année
scolaire  . La route coupe régulièrement de grosses rivières , voir même
de petits bras de mer autour desquels de jolies maisons en bois ,
peintes de couleurs vives, se nichent parmi les arbres de la forêt . Un
peu après Parlee Beach , nous trouvons une  route à gauche qui mène à
Petit Cap Pelé . Le point GPS déterminé hier au briefing tombe dans la
cour d'une pêcherie , juste à côté d'un hangar . Comme il n'est que
17h00 , nous décidons de prospecter  un peu aux alentours , en attendant
Jean Marc et Monique : pour finir nous les retrouvons sur le quai d'un
minuscule port de pêche où nous comptions aussi passer la nuit . Un peu
plus loin , un couple de hollandais  y stationne déjà avec un vieux bus
aménagé en camping car , doté d' une cheminée feu de bois à l'intérieur
, comme le souhaite Dominique depuis longtemps . Ce soir Dominique
s'active devant les fourneaux car il y a la tourtes aux clams à faire
cuire dans le four , les homards à ébouillanter , et les palourdes
farcies à préparer . Aussi je me cache dans un coin pour continuer la
rédaction du blog en attendant l'heure fatidique du briefing qui a lieu
chez Monique et Jean Marc ce soir .


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