DEUX CENT TRENTE SIXIEME JOUR : LE 22 JUIN 2018






















C'est le soleil filtrant au travers des
stores qui nous réveille ce matin : eh oui , le grand beau est de retour
et on ne s'en plaindra pas . Aussi, dès que nous avons pris le petit
déjeuner , je sors faire quelques clichés sur les rives de la baie :
avec la chaude lumière du matin ,le tapis d'algues jaunes qui recouvre
une partie des galets de la plage, vire au doré . Comme le calme plat
règne aujourd'hui ,la surface de l'eau offre un miroir parfait aux
sapins qui peuplent la berge . Quelques maisons en planches peintes de
couleurs vives sortent à peine le nez de la végétation , juste
suffisamment pour se refléter dans l'eau . Une fois les préparatifs
habituels terminés , nous prenons la router d'Halifax ,distante encore
de 220 bornes , en faisant attention de bien suivre la côte . C'est un
régale ce matin avec ce soleil ! Sur notre droite ,nous découvrons une
énorme cascade où le contraste entre le noire des eaux tourbeuses à
souhait et le blanc des gerbes d'écume est vraiment très violent . Puis
la route grimpe sur un haut plateau couvert de forêt avant de replonger
sur le bord de la baie ; là ,notre attention est attirée par l'épave
toute rouillée d'un gros bateau de commerce qui parait énorme à côté des
petits chalutiers amarrés le long du quai d'un minuscule port . Encore
un arrêt photo incontournable où je me retrouve au coude à coude avec
Jean Marc, parti un peu après nous .
Arrivés à Port Dufferin , nous prenons la
direction de Sheet Harbour ; au fond des criques , la marée descendante
laisse à découvert des tas de rochers et de bancs d'algues qui prennent
des couleurs de plus en plus éclatantes avec le soleil , toujours aussi
vaillant . Devant les quelques maisons qui peuplent les rives, on voit
souvent un voilier au mouillage ,qui se balance nonchalamment au grès
de la houle , très faible aujourd'hui . Du côté de Ship Harbour , nous
tombons sur un ostéiculteur qui vend des huitres et des moules sur la
gauche de la route : bien qu'elles soient toujours très petites par ici
, nous en achetons deux douzaines pour 30 dollars : elles sont
relativement chers par rapport à chez nous mais elles sont d'autant
plus précieuses à nos yeux que notre frigo est quasiment vide .
Nous quittons définitivement la côte de la
Nouvelle Ecosse à Musquodoboit Harbour, où nous empruntons la N 357 à
droite ,qui grimpe vers le nord en direction de Gibraltar , ça
surprend,non! Bien que nous rapprochons de la capitale à grands pas, la
région nous parait bien sauvage . En traversant la forêt de sapins et de
feuillus pour rejoindre la grand route, nous ne voyons quasiment pas de
maison. Arrivés à Ederbank , nous obliquons à gauche vers l'aéroport
international d'Halifax . Depuis quelques kilomètres je roule sur la
réserve de carburant . Aussi je suis déçu lorsque nous atteignons Goffs
qui n'est un simple hameau regroupant cinq ou six habitations . Il faut
alors contourner les pistes d'atterrissage pour trouver notre bonheur
sur l'autoroute A1 . Nous continuons ensuite sur quelques kilomètres
pour trouver l'entrée de l'aéroport, où nous stationnons au parking
payant . Nous nous rendons aussitôt au comptoir de la West-Jet ,qui nous
apprend que E-dream n'a pas encore transmis notre règlement et donc nos
noms ne figurent sur la liste des passagers pour le vol du 26 juin . Une
fois que l'hôtesse a réparé cet oublis , Monique essaie de régler son
problème car elle avait retenu et payé quatre places au lieu de deux ,
lorsque nous étions à Carthagène . Malheureusement , là l'hotesse ne
peut rien faire avant lundi , en espérant que d'ici là E-dream ait réglé
ses dettes ! Nous nous rencardons sur l'existence d'une consigne pour
pouvoir déposer nos sacs lundi , histoire de ne pas avoir à les
transporter entre le port et l'aéroport le dernier jour . Comme il est
déjà 14h00 , il ne nous reste plus qu'à reprendre le camping car pour
trouver un coin de nature , histoire de casser la croute . Pour finir
nous trouvons notre bonheur au Parc Oak , situé à 15 bornes plus au
nord, au bord de Grand Lake, où nous nous offrons une belle dégustation
d'huitres en plein air . Encore un grand moment de bonheur !
Le problème est qu'avec un tel repas , suivi d'une
discussion à bâtons rompus autour d'un café , nous nous retrouvons à
prés de 17h00 , donc plus question d'aller voir le transitaire
aujourd'hui , surtout que cela nous obligerait à descendre en plein
centre ville . Nous préférons garder l' avantage d'être dans la banlieue
verte de la mégalopole pour trouver un hébergement . Etant donné
l'ambiance dans le secteur plutôt résidentiel , mieux vaut faire une
croix sur un squatte et s'orienter sur un camping de seconde catégorie ,
type "campground". Grâce à sa tablette magique Jean Marc nous en trouve
deux ,dans un rayon de 15 km . Nous partons donc sur le champs . Pour
finir nous tombons sur des campings privés où les autochtones sont
propriétaires de leur parcelle . Nous décidons de revenir où nous avons
manger . De retour nous découvrons un panneau annonçant que les lieux
sont fermés la nuit de 20 h00 à 8 h00 . Nous décidons alors de nous
rabattre sur le parking d'une aire de jeux pour gamins ,repéré au cours
de nos nombreux va et vient. Une fois sur place , tout le monde est
d'accord pour rester ici cette nuit . Bien qu'il soit déjà presque 19h00
je me mets à blogger en attendant l'heure du briefing .
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