DEUX CENT TRENTE CINQUIEME JOUR : LE 21 JUIN 2018

































                    En principe c'est l'été aujourd'hui , mais ça n'a
rien d'évident dans le secteur . Le ciel bas et gris charrie de gros
nuages sombres : il ne pleut pas encore mais ça ne devrait pas tarder
.L'absence totale de vent laisse peu d'espoir quant à une éventuelle
amélioration dans les heures qui viennent . Le thermomètre avec ces 8
degrés ne fait pas non plus dans l'optimisme . C'est normal , hier nous
avons bénéficié d'une belle journée , alors aujourd'hui , il faut
s'attendre au pire .C'est comme ça depuis notre entrée au Canada , un
jour beau , un jour mauvais ! Comme je me suis couché tard  hier soir
pour terminer le blog , nous ne nous levons pas avant 6h30 . En plus ce
n'est pas la peine de nous presser , nous n'avons que 250 bornes au menu
. Après le petit déjeuner j'avance le camping car au dumping pour faire
le plein d'eau et les vidanges . Puis nous descendons à la réception du
camping pour envoyer le blog grâce à leur wifi qui ne monte pas  jusque
là-haut chez nous au "site" 26 .J'en profite également pour répondre au
mail de Vincent , c'est si rare par ici , de pouvoir se connecter .

                    Après avoir tiré quelques photos de l'entrée du
camping qui domine la baie , nous prenons la direction de Grand Anse . A
peine avons-nous atteint la route principale qu'il faut attendre la fin
de l'éclusée pour pouvoir franchir le pont pivotant qui enjambe le canal
allant du Lac Bras d'Or à l'Océan . La médiocrité de la météo amenuise
sérieusement la beauté des paysages ; par moment il y a même des nappes
de brouillasses qui courent sur la route pour s'effilocher sur les
sapins de la forêt voisine . En effet , jusqu'à Port Hawkesbury , la N47
quitte la côte pour traverser une zone montagneuse très boisée . Arrivés
là , nous franchissons un bras de mer en empruntant une digue faite de
gros rochers et munie d'un pont à bascule en son centre . Parvenus sur
l'autre rive , nous laissons la grand route filer tout droit vers
Antigonish pour descendre plein sud en suivant la petite route de
Mulgrave . A partir de là , malgré une lumière toujours un peu terne,
nous retrouvons le plaisir de passer d'une crique à l'autre , souvent
bordées de conifères . Les rochers ont la particularité ici d'être
couvert d'algues ,allant du jaune à l'ocre ,en atteignant parfois le
doré lorsqu'un timide rayon de soleil parvient à vaincre les gros nuages
sombres qui continuent à courir dans le ciel . Par moment, la lumière
devenue presque magnésienne, transforme la surface de l'eau en un miroir
aux reflets métalliques . Des bateaux aux coques peintes de couleurs
vives dansent  au rythme de la houle ,le long  des quais de ports
miniatures . Des phares blancs et rouges , construit en planches montent
la garde au bout de caps trop audacieux , pointant dangereusement  vers
le large . Après Guyborough , nous optons pour le tour de la péninsule
suivante plutôt que de couper court à l'intérieur des terres . Malgré
tout, lorsque nous atteignons Philips Habour , nous négligeons
volontairement la petite route qui mène au cap Canso ,faute de temps ,
pour tirer droit vers Tor Bay où nous avons rendez vous avec Monique et
Jean Marc vers midi , histoire de casser la croute ensemble .

                Nous trouvons un beau petit parking à l'entrée du
parc en cours d'aménagement . A peine installé , Jean Marc sort la
plancha pour faire cuire les  petites truites saumonés du cousin
Raymond-Louis ainsi que des crevettes .Comme il risque de pleuvoir et
qu'il fait moins de 13 degrés , nous décidons, à contre coeur certes ,de
manger à l'intérieur . Après le repas , nous empruntons un sentier de
randonnée balisé qui chemine à travers les marais pour ensuite longer
une plage de sable blanc , escalader des rochers et  enfin revenir à
l'autre bout du parking . C'est amusant de voir se côtoyer des sapins ,
des marais , des plages , des fougères et du muguet ! Nous reprenons la
route vers 15h00 en direction de Liscomb où nous devons passer la nuit .
Très vite, nous récupérons des chaussées pleines de trous et
complétement déformées qui nous obligent à rouler au pas . Le pauvre
camping car n'avait pas besoin de ça en fin de périple après 47 000 km
de bons et loyaux services . Nous l'entendons gémir comme au plus
mauvais moment du Mexique . Il faut dire que le coin est quasiment
inhabité mis à part quelques maisons de pêcheurs qui s'égrainent le long
du rivage . Malheureusement pour nous lorsque nous arrivons à Issac
Harbour , le traversier est fermé ;il faut donc faire demi tour pour
prendre ensuite la direction de Crossroad , puis Melrose . Comme nous ne
voyons pas Monique et Jean Marc et que nous n'avons aucune possibilité
de les joindre faute de couverture satellite , nous décidons de prendre
la N7 vers Sherbrooke afin de rejoindre la côte . Ce qui nous inquiète,
c'est qu'il y a un autre bac à emprunter ,pour nous rendre au point GPS
de rencontre . C'est seulement à 16 bornes de Liscomb que nous recevons
un sms des Bories nous indiquant qu'ils sont sur le point d'arriver au
terme de l'étape . Un quart d'heure plus tard nous les retrouvons à
l'entrée du village , en quête d'un coin pour passer la nuit . Après
plusieurs essais infructueux , nous trouvons notre bonheur prés d'une
salle des fêtes où est prévu un concours de cartes pour ce soir. Après
une petite heure occupée à la frappe du blog , c'est le moment  pour
commencer le briefing du soir au cours duquel nous devons préparer notre
entrée à Halifax .





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