DEUX CENT DIX HUITIEME JOUR : LE 4 JUIN 2018
























                    Aujourd'hui c'est relâche à Montréal , donc pas
de stress,  ce matin nous pouvons nous réveiller un peu plus tard
puisque nous avons prévu le départ  du camping pour la visite de la
ville vers 8h30 . En plus , comme il a plu toute la nuit et que la météo
prévoit la même chose toute la journée , ce n'est pas la peine de partir
trop tôt .  Il fait ce matin froid,  au point que je suis obligé
d'allumer le chauffage dans le camion lorsque je descends faire le café 
. Après le petit déjeuner , il faut préparer le sac à dos avec des
vêtements de pluie et aussi les talkies walkies pour éviter de récidiver
les inconvénients d'un égarement comme à Niagara Falls , par exemple .
Après avoir réussi à transférer le blog grâce à la wifi du petit port de
plaisance qui se trouve sous le camping , sur les berges du Saint
Laurent , nous retrouvons Monique et Jean Marc , arnachés pour affronter
le blizzard du grand nord . Très vite nous nous rendons compte qu'ils
n'ont peut être pas trop surestimer la violence des éléments : il fait
froid , vraiment très froid , la pluie nous cingle le visage et nous
avons les pieds trempés rien qu'à traverser la pelouse pour sortir du
camping .Un temps de chien ...!

                    Il faut d'abord suivre le grand boulevard qui
longe le Saint Laurent pour enfin trouver une passerelle pour enjamber
l'autoroute et pouvoir rejoindre l'agglomération de Longueuil . Là nous
trouvons un autochtone qui nous conseille de prendre le bus avec lui
jusqu'au terminal pour trouver la première station de métro . Un premier
employé nous conseille de prendre un pass pour les deux jours qui
viennent pour ce qui est du bus . Puis en bas , dans la station de métro
pour prenons un autre pass , valable trois jours moyennant 18 dollars
canadiens par personne . Nous commençons par emprunter la ligne jaune
sur deux tronçons avant de pouvoir récupérer la ligne verte qui mène au
centre ville : là, nous descendons à la station  Peel pour aller
explorer la ville souterraine , baptisée le Réso depuis une quinzaine
d'années . C'est en 1950 que le maire de Montréal , Mr Drapeau eut
l'idée de palier aux intempéries en construisant des zones commerciales
enfuies sous terre sur 4 ou 5 niveaux et desservies par le métro . Il y
en a 33 kilomètres de long actuellement , soit une surface de plus de 3
kilomètres carrés . Bien que nous sommes lundi matin et que toutes les
boutiques ne soient pas encore ouvertes , nous déambulons de la Place
Ville Marie au Centre Eaton où nous voyons l'entrée du musée Grevin . En
route nous trouvons un superbe magasin de vaisselle , chez Stoke , où
Monique et moi flashons sur un superbe service de table en matière
organique , idéal pour les camping car . Nous prenons également les
plats , le saladier , les bols et les verres assortis . Comme les
paquets sont énormes et lourds , nous décidons de les laissés là en
dépôts jusqu'à ce soir d'autant que le vendeur  très sympa, un français
de Montélimar , nous le propose spontanément . Entre deux nous tentons
une remontée en surface pour explorer la rue Sainte Catherine , la rue
du centre ville la plus commerçante . Nous avons tout juste le temps
entre deux violentes averses, de voir l'église Church Christ , avec son
portail de style gothique et ses toitures de cuivre  oxydé ,vertes, qui
tranchent avec le building de derrière dont la façade  est en acier  et
verre fumé ,couleur bronze . Au bout de 500 mètres à peine, il faut se
résoudre à regagner nos souterrains douillets et surtout  bien secs .Il
n'était vraiment pas bête le père Drapeau d'avoir fait une seconde ville
souterraine pour palier au climat déplorable de la région ! Après avoir
encore baloché pendant une demi heure de vitrine en vitrine , tout en
nous occupant des lunettes de Monique dont il faut recoller la monture ,
cassée en deux ,et du téléphone tbétel,  qu'ici à Montréal ils ne
connaissent pas ,nous décidons de reprendre le métro pour nous rendre
sur les rives du Saint Laurent , histoire de trouver un restaurant pour
ce midi où l'on puisse goûter le fameux "homard du Canada" , il faut
bien s'occuper quand il pleut ...!

                Nous reprenons le métro à la station McGill ; nous
empruntons la ligne verte jusqu'à Berri où là nous prenons la ligne
orange pour descendre plus sud vers le fleuve . Nous sortons à la
station Place d'Armes que nous allons visiter dès que nous faisons
surface dans un large boulevard . Celle-ci est bordée , d'un côté par le
Palais de Justice  avec un fronton peint de fresques et doté de grosses
colonnes corinthiennes et de l'autre par la Basilique Notre Dame avec
son grand portail décoré de sculptures et ses deux clochers tout carrés
lui donnant un aspect très austère . Au centre , Monsieur de Maisonneuve
, le bras tendu en l'air , prend possession des lieux au nom de notre
bon Louis le Quatorzième en 1694 .La violence de la pluie commence à
avoir raison de nos Kways et autres imperméables en tous genres . Nos
pantalons , complétement trempés collent à la peau des cuisses  , ce qui
n'est pas drôle pour marcher d'un pas énergique. Quant aux chaussures et
aux chaussettes , il faudrait les passer à l'essoreuse . Quel pays ...!
Aussi nous écourtons notre visite du Vieux Port pour nous mettre à la
recherche du restaurant "L'Arrivage" que j'avais repairé en lisant le
guide de Monique .Pour cela il faut se rendre à " Pointe à Callière ",
la taule occupant le premier étage d'un petit musée . Quel plaisir de
rentrer au chaud car dehors il fait glacial au point d'avoir l'onglet
,et surtout de pouvoir enlever nos vêtements mouillés .Malheureusement
mon Canon EOS 80 D n'a pas supporté cette excès d'humidité , j'espère
que cela n'est pas irrémédiable ! Nous sommes agréablement reçu dans une
vaste salle dotée de grandes baies donnant sur le Vieux Port .Après une
petite entrée à base de calamars en salade avec moult huile d'olive , le
chef nous propose un filet d'Eglefin accompagné de petits légumes , le
tout arrosé d'un Trapiche , un blanc argentin qui se révèle à la hauteur
. La serveuse , fort sympathique et dotée d'un accent canadien à couper
au couteau, nous donne quelques tuyaux pour acheter des homards et aussi
du pain français .

                Lorsque nous quittons notre refuge , douillet à
souhait , il faut se faire violence pour repartir pour une demi journée
de visite sous la pluie battante : nous décidons  dans un premier temps
d'aller visiter la basilique Notre Dame : moyennant 6 dollars canadiens
par tête , nous pouvons admirer la magnifique décoration du choeur mis
en valeur par un astucieux éclairage indirect . Avec ses immenses
piliers de soutien en bois et ses revêtements muraux en cédre, sculptés
en  une véritable dentelle , elle dégage une chaleur intérieure
inégalable , beaucoup plus intime que la plupart de nos cathédrales où
la pierre est à nue . Il parait d'après un des guides francophones qui
conduisent des groupes de touristes , que l'hiver quand il fait moins
quarante dehors , ici les paroissiens bénéficient d'une atmosphère
douillette à 20 degrés . Tout est bon pour racoler quelques clients
supplémentaires ...!

                    Après avoir rendu nos hommages au passage , à
Monsieur de Maisonneuve qui se dresse en maitre des lieux ,au milieu de
la Place d'Armes , nous rejoignons la bouche de métro la plus proche,
pour emprunter la ligne orange jusqu'à la station Jean Talon où nous
voyons une jolie fresque de Mathieu Borie  (cf photos) en face du Marché
Couvert Jean Talon où nous achetons des homards pour ce soir : ils sont
vendus 30 dollars canadiens le kilo , soit 25 dollars le homard portion
de 800 g . Nous reprenons ensuite le métro , mais cette fois nous
empruntons la ligne bleu pour aller vers l'ouest de Montréal . Nous
sortons à la station "Côtes des Neiges" pour aller voir l'Oratoire Saint
Joseph qui rivalise avec la Basilique Saint Pierre de Rome , soit disant
! Construit en 1904 sur un petit monticule couvert de forêt sous
l'impulsion du frère André , elle est devenu le lieu de pèlerinage dédié
à Saint Joseph le plus visité au monde . Heureusement que l'édifice est
équipé d'escaliers mécaniques et d'ascenseurs car l'ascension aurait été
difficile pour moi . Dire qu'un escalier de bois est prévu pour les
pèlerins qui montent à genoux , ça me laisse rêveur ! Depuis les
terrasses , la vue sur la ville est vraiment saisissante , dommage
qu'avec la météo déplorable on ne puisse pas vraiment en profiter . Nous
reprenons ensuite le métro pour rejoindre la station Peel , histoire de
récupérer notre service de table au passage avant de regagner Longueuil
sur l'autre rive du Saint Laurent . Nous rencontrons ensuite quelques
difficultés pour trouver le bon bus pour nous ramener à proximité du
camping ; il faut ensuite se résoudre à effectuer  le dernier kilomètre
à pinces ! Résultat il est prés de 19h00 lorsque nous mettons l'eau à
bouillir pour faire cuire nos homards en dégommant un apéro bien mérité
après une journée à 200% d'activité d'après ma montre .





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