DEUX CENT NEUVIEME JOUR : LE 26 MAI 2018

































Après nous être octroyés une journée de visite
et de détente à Calgary , nous avons programmé pour aujourd'hui une
longue étape de 730 kilomètres d'ouest en est , histoire de commencer à
nous rapproché d'Halifax encore distante de plus de 5000 km . Aussi ce
matin ,nous nous préparons relativement tôt pour profiter encore un peu
du confort du camping : douche , plein d'eau et vidanges , histoire
d'être parés pour une longue étape et un bivouac pour le soir . Je
profite également de la wifi de l'établissement pour envoyer le dernier
chapitre du blog .
Nous arrivons à décoller vers 7h20 malgré tout
et en sortant du camping ,nous admirons une dernière fois le village
olympique et ses incomparables tremplins à ski . La traversée d'ouest en
est de Calgary se révèle complétement inoffensive : un vrai village d'un
demi millions d'habitants . Nous admirons au passage le bouquet de
buildings qui se dressent orgueilleusement de l'autre côté de la Bow
River . Puis nous commençons l'interminable traversée de la prairie
canadienne , balayée par un vent violent qui ne tarde pas à nous
arracher la grille supérieure d'aération du frigo ainsi que le petit
ventilo fixé dessus . Il faut que je fasse une marche arrière
interminable sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute pour la
récupérer . C'est le câble électrique du ventilateur , qui en cinglant
le flanc du camping car nous a mis en alerte . Le problème est que le
temps de comprendre ce qui se passe et le fait que nous étions lancés à
110 km/h , nous avons eu le temps de faire du chemin , ce qui ne
facilite pas l'opération de récupération .
La prairie canadienne est encore plus moche que
celle des USA . Ici l'herbe étant plus rase , on ne voit même pas les
ondulations qu'occasionnent le vent , c'est désespérément monotone . Il
n'y a pas de ferme au sommet des mamelons , pas de corral en planche
pour rompre la nudité du paysage . Il n'y a que d'affreux pilonnes à
hautes tension ! Autour des hangars s'accumulent des tas d'engins
agricoles plus ou moins rouillés aux quels viennent s'ajouter des
carcasses de vieilles voitures . Avec le ciel plombé de ce matin c'est
particulièrement hideux . Comme le temps est menaçant , je décide de
m'arrêter pour réparer . Il faut que je sorte le marche pied pour
pouvoir bricoler sur la grille du haut .Après avoir percé quatre trous
dans l'épaisseur de la paroi du camping car avec la chignole , je visse
solidement la grille , puis j'en fait autant à celle du bas en préventif
. On a eu la chance de retrouver le matériel cette fois , on ne l'aura
pas forcément la fois suivante . A Médecine Hat , nous voyons à la sorti
de la ville un mémorial dédié aux indiens massacrés dans le secteur en
forme d'armature de tipi géant . Une bonne vingtaine de kilomètres plus
loin , la plaine commence à se peupler de puits de pétrole qui
s'égrainent le long de la route . Par endroit on voit d'énormes camions
citernes entrain de charger le pétrole brut . Il y a aussi du gaz dans
le secteur ,qui est capté par de grosses canalisations dont on voit les
vannes dépasser dans les champs , et qui est ensuite chargé à bord
d'interminables trains .
Après 380 bornes , nous décidons d'arrêter au
bord d'un petit étang pour casser la croute . Nous y avons la visite
d'un Chien de Prairie qui repart joyeusement avec une tartine . Après le
repas Dominique prend le volant pendant que je sécurise le dossier photo
de l'ordi en l'exportant sur deux disques durs externes ; je me rends
compte que cela fait déjà 50 jours que je ne m'en suis pas occupé ! Un
peu avant 15h00 nous arrivons à Swift Current , notre premier point de
rendez vous avec Monique et Jean-Marc : nous avions fixé ce premier
arrêt hier soir afin d'évaluer l'état de nos forces et de voir si nous
nous sentirions encore d'attaque ou pas ,pour continuer jusqu'au Buffalo
Pound Provincial , un petit parc recommandé par une amie de Monique ,
encore distant de 150 bornes , pour y faire étape . Avant de reprendre
la route nous en profitons pour faire le second plein de gasoil de la
journée . Après une bonne cinquantaine de bornes , nous traversons la
région de Chaplin Lake où on exploite le sel abandonné sur le bord du
lac après drainage . Nous poursuivons ensuite jusque Moose Jaw où nous
arrêtons pour visiter la ville qui fut le refuge d'Al capone en 1920 ,
alors interdit de séjour à Chicago . Il venait faire son trafic d'alcool
ici , qu'il expédiait par train au USA . Lorsqu'il était poursuivi par
le FBI il se cachait dans le tunnel ferroviaire de Moose Jaw . Une série
de fresques retracent ce passé glorieux de la ville. Nous montons
ensuite nous installer dans le Parc de Buffalo Pound au bord du lac pour
y passer la nuit . Après l'apéro briefing ,nous assistons à un
magnifique coucher de soleil comme vous pourrez en juger sur les photos .
Magnifique le coucher de soleil ♡
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