CENT QUATRE VINGT UNIEME JOUR : LE 28 AVRIL 2018
















                   Malgré la brise marine et la proximité du Pacifique
, il ne fait pas frais comme d'habitude cette nuit ,au point que nous
boudons la couette  pour nous contenter d'un simple drap .La moiteur
tropicale nocturne a laissé derrière elle des litres de buée qui
dégoulinent des fenêtres au point que Dominique croit un moment qu'il a
plu . En jetant un rapide coup d'oeil dehors je constate qu'un rideau de
brouillard masque complétement le chapelet d'îlots  montagneux,  situé
en face de notre campement .Même les fauteuils de camping restés sur la
terrasse  par négligence ,sont trempés  au point que nous décidons de
prendre le petit déjeuner à l'intérieur .Comme aujourd'hui nous n'avons
qu'une étape de liaison  ,de 400 bornes certes , mais sans visite aucune
pour nous retarder , Janette nous a encouragé à partir tard d'autant
plus que ce soir nous couchons sur le parking d'une station service
Pémex du coté de Los Mochis !! Mieux vaut y arriver le plus tard
possible  vu le décor annoncé! Avec le quizz d'hier après midi et la
soirée tacos  ,j'ai un sacré retard au niveau du blog  à combler ce
matin ,de même en ce qui concerne le transfert des photos , très
nombreuses à cause d'un magnifique coucher de soleil qui a fait chauffer
le déclencheur ! Après l'envoie du blog grâce à la super wifi du camping
, nous décidons de joindre Nathalie sur skype ; ça fait un sacré bout de
temps que nous n'en avons pas eu l'occasion et puis il y a ces maudits
papiers administratifs pour les impôts dont il faut discuter de vive
voix . Il parait que les jumeaux n'ont pas été  très sages cette nuit
,ça se voit tout de suite  à la tête chiffonnée de la maman ,sur l'écran
! Alexandre , l'ainé , âgé de 4 ans est très content d'être en vacances
scolaires et de bénéficier de la visite de ses autres grands parents ,
on peut l'imaginer facilement .

                   Après cette agréable reprise de contact avec chez
nous , il faut s'occuper des obligations matérielles d'ici : vidanges
diverses , le plein d'eau , un petit coup de propreté au pare-brise , et
bien sûr ranger tout le matos de terrasse et démonter l'auvent : en
doublant la durée de notre séjour au camping , on a tendance à s'étaler
d'avantage ! Roger et Jean Marc préfèrent rester le plus longtemps
possible dans ce magnifique petit coin de paradis. De notre côté, nous
aimons mieux partir un peu plus tôt, histoire de tailler un peu de route
avant le repas et surtout nous devons faire des courses de bouche , le
frigo étant totalement vide ,et en plus  le plein de gasoil . Nous
décollons vers 9h30 en direction du nord : notre premier souci est de ne
pas nous ensabler dans le chemin qui mène au camping puis de rejoindre
la grand route du côté de l'aéroport . Nous contournons Mazatlan , dont
nous voyons les deux petits monts rocheux couverts d'antennes dans le
lointain ,avant d'emprunter l'autopista cuota(autoroute à péage) en
direction de Culiacan . Sur les premiers kilomètres nous voyons par
moment apparaitre l'étendue bleue marine du Pacifique sur notre gauche ,
surtout lors des grandes portions de descente . Mais très vite nous nous
éloignons du rivage pour traverser une zone désertique peuplée d'arbres
chétifs complétement desséchés, sur une cinquantaine de bornes . Puis
tout à coup la plaine devient verte , comme par enchantement : il y a
des champs de maïs à perte de vue des deux cotés de l'autoroute . Nous
avons l'agréable surprise de pouvoir payer celui-ci avec la carte de
crédit à deux reprises , celà permet d'épargner notre pécule de dinéros
ou d'effectivos ! Après le contrôle sanitaire où nous ne  nous arrêtons 
même pas , la plaine se couvre d'immenses serres faites de tissus opaque
à travers lequel on devine des silhouettes d'arbres . Un peu plus loin
c'est la monoculture de la tomate qui galvanise l'énergie des
autochtones : là aussi il y en a partout , à perte de vue . Une armée de
camions couverts de cageots attend sagement à  l'entrée des domaines .

                Vers midi au niveau de La Cruz , le panneau indiquant
Playa de Céuta fait aussitôt sont effet à bord : un coup de clignotant à
droite et nous voilà sur la bretelle de sortie. A peine de l'autre côté
du pont , il faut faire un demi-tour, car ici au Mexique les bretelles
ne sont pas prévues pour aller d'un coté ou de l'autre ! Cinq bornes
plus loin , nous nous retrouvons nez à nez avec le bleu du Pacifique :
nous tournons à droite sur le Malécon d'une petite station balnéaire
complétement déserte, où nous stationnons pour casser la croute avec le
bruit de ressac en fond sonore : c'est trop dur...! Après le repas notre
premier souci est de trouver une station service qui accepte la carte de
crédit puis je laisse le manche à Dominique pour pouvoir commencer la
rédaction du blog .Nous longeons  sur notre droite une chaine de
montagnes pas très élevées qui correspond au prolongeant de la
Cordillières des Andes en Amérique du Nord . La plaine côtière que nous
traversons longitudinalement est dotée de riches cultures dans ce
secteur: des énormes champs de maïs y alternent avec des cultures
maraichères parfaitement entretenues . Arrivés à Guasave ,  bien après
le contrôle sanitaire de Las Brisas , nous décidons de faire les courses
au Walmart qui est au bord de l'autoroute . Ensuite je reprends le
volant jusqu'à Los Mochis  où nous trouvons la station service Pémex 
équipée d'un vaste parking pour camions , juste à  la sortie de la ville
. A 18h30  nous avons droit au briefing de Janette , juste avant l'apéro
d'anniversaire offert par Heinz , celui qui s'est fait délester de 15
000 dollars à la frontière du Panama . J'espère qu'il les récupérera en
partie comme c'était prévu , en attendant :"Bon Anniversaire Heinz !"


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