CENT VINGT SEPTIEME JOUR : LE 5 MARS 2018


                      Ce matin c'est grasse mat jusqu'à 6h30 ! Il faut dire qu'avec un lit  de  plus  de deux mètres de large et une bonne  clim ,on ne souffre pas de la chaleur moite du Panama . Comme hier soir  je n'ai rien fait , pas même le transfert des photos , j'essaie de terminer le blog avant de descendre au petit déjeuner , histoire de l'envoyer depuis la réception . En effet la wifi dans les chambres ne fonctionne pas terriblement bien . Malgré que ce ne soit pas le buffet du Hilton , surtout en ce qui concerne la présentation des fruits et des jus ,on ne peut pas dire qu'au Mellia on mange mal .Un petit bémol toutefois pour le café qui tient plus de l'eau chaude  que d'autre chose ! A peine sortis de table, nous nous installons au salon pour envoyer le blog tout en discutant du programme de la matinée avec Claire et Roger . En principe ils partent avec Dominique  vers 9h30 accompagnés de Monique et de ,  Gérard pour aller faire des achats sur une zone franche installée à côté de Colon . De mon côté je dois faire équipe avec Christian pour une ballade en canoë sur le lac , avec Jean Marie et Michèle , Jean Marc et Isabelle et Jeremy qui n'a toujours pas récupéré ses bagages !! En attendant , nous décidons d'aller piquer une tête dès l'ouverture de la piscine à 8h00  . Elles sont vraiment superbes , disposées sur deux terrasses avec un décalage de niveau de plus d'un mètre , permettant le débordement de la plus haute dans la plus basse .Avec des cocotiers et des bananiers tout autour , c'est  vraiment magnifique . Quel bonheur de pouvoir profiter d'une telle surface d'eau pour nous deux ! Au bout d'une demi heure Michèle et Jean Marie viennent partager notre coin de paradis .                     Une fois que le groupe des amateurs de courses en duty free est monté en taxi , j'accompagne Jean Marc et Isabelle qui envisage une petite ballade à pieds au bord du lac . Le paresseux et les singes hurleurs vus hier sont disparus dans les profondeurs du parc . Tous ce que nous rencontrons ce sont des colonnes interminables d'énormes fourmis transportant des morceaux de feuilles d'arbres démesurés par rapport à leur taille . Le sentier s'enfonce très vite sous une superbe voûte de verdure , laissant par moment une fenêtre ouverte sur les eaux calmes du lac .Partout autour de nous , ce ne sont que cocotiers , bananiers , fougères géantes et plantes tropicales à larges feuilles charnues . Des écheveaux de lianes descendent  de la voûte des grands arbres jusque dans les buissons  voisins. Nous suivons scrupuleusement les différentes anfractuosités  de la rive , montant  à l'occasion puis descendant des talus abruptes , enjambant parfois de très grosses racines d'arbres .Par endroit celles-ci sont si hautes qu'il a fallu les couper sur la largeur du sentier pour pouvoir passer . Nous marchons ainsi en file indienne plus d'une demi-heure avant de remonter au niveau de l'hôtel à l'autre bout du parc . Il est temps de passer à la chambre pour se préparer à la navigation : je me déleste de tous ce qui a de  la valeur , carte de crédit et liquide , que je place au coffre , puis je me tartine  copieusement de crème solaire , je prépare l'appareil  photo étanche et il ne me reste qu'à chercher mon chapeau de toile que je finis par trouver au fin fond du sac .Je retrouve toute la troupe des kayakistes en compagnie de Jeremy . Ils attendent que la responsable des canoës daignent venir ouvrir le local de stockage du matériel . Officiellement c'est 10h00 , officieusement on nous dit 10h30 , la réalité est 10h50 , voilà la définition d'un horaire latinos !                 Après avoir enfilé nos gilets de sauvetage et nous être armés d'une pagaie , nous descendons jusqu'au ponton pour prendre possession de nos embarcations . C'est Jean Marc et Isabelle qui ouvrent le bal suivis par Michèle et Jean Marie . Avec Christian , nous nous installons dans le troisième et Jeremy clôt la marche . Nous prenons aussitôt du côté gauche , face au vent , réflexe d' ancien cycliste ; les retours sont toujours plus agréables avec le vent dans le dos ! Nous rapprochons de la rive pour en prendre moins dans la tronche mais aussi pour mieux profiter de la végétation tropicale, luxuriante au possible .Pas question  de voir la terre tant l'enchevêtrement des plantes et des arbres est dense : c'est magnifique de voir toutes ces feuilles géantes retomber nonchalamment sur l'eau , faisant courber l'échine des frêles tiges qui les soutiennent . Des palmiers , des bananiers , des fougères se bousculent sur la berge jusqu'à avoir les pieds dans l'eau . Par endroit nous nous glissons sous les branches des arbres qui fricotent avec la surface du lac .Là c'est nous qui courbons l'échine pour ne pas accrocher le chapeau dans les branchages . Comme la taulière nous a donné la consigne de rester à vue , nous décidons d'arrêter là le contournement de ce cap pour amorcer la traversée d'un bras de lac , histoire de  pouvoir continuer notre cabotage une fois parvenus en face . Dans le large chenal nous reprenons le vent , mais cette fois bien en travers . Comme il est assez fort , il soulève une petite houle qui nous balance agréablement . Il faut souquer un peu plus  pour garder notre erre . Avec Christian , pas besoin de parler , nous sommes en permanence en communion d'esprit ; nos pagaies plongent de concert un coup à droite , un coup à gauche . S'il faut accélérer la cadence , nous accélérons au même moment sans nous concerter . Il n'y a que lorsque je veux prendre un cliché que je le préviens  , étant donné que je suis derrière et que je ne veux surtout pas rompre cette  harmonie .                 Nous remontons maintenant le long de la rive d'en face tout en profitant de la beauté de la  nature et en visitant au passage de belles petites criques  De temps en temps nous voyons passer un toucan ,avec son cri bien spécifique ,qui traverse juste aux dessus de nos têtes . Nous laissons Jeremy partir sur la gauche , là-bas un peu plus loin devant nous , pour tirer droit vers l'une des deux îles qui bouchent l'horizon . Là nous rattrapons Isabelle et Jean Marc , qui a adopté une curieuse position , certainement parce qu'il souffre du dos . Il faut dire que nos embarcations ne sont vraiment pas très confortable avec une absence totale de dossier. Après un tir croisé photographique, nous naviguons un moment côte à côte mais dès que nous nous retrouvons dans la passe , entre les deux îles , il faut se décider à souquer car le vent est violent et la houle assez forte . Voyant que la situation ne peut qu'empirer au fur et à mesure que nous avancerons dans ce goulet , nous décidons de pivoter sur la gauche pour aller chercher l'abri de la seconde île . L'option ne tarde pas à payer car nous voyons Isabelle et Jean Marc disparaitre , loin derrière nous , occupés à batailler contre les éléments . Après avoir contourné l'île nous piquons droit vers le débarcadère , histoire de faire un petit coucou à Annie qui prend quelques clichés  de notre passage .  Nous partons  ensuite explorer la deuxième partie du lac autorisée par la taulière . Là , nous croisons Michèle et Jean Marie , décidés à rentrer plus tôt que prévu à cause de douleurs du dos . Nous longeons un moment la butte sur laquelle est construite l'hôtel ,puis nous explorons une successions de petites alvéoles dans lesquelles la nature semble encore plus jolie . Nous découvrons au passage plusieurs autres constructions perchées tout là-haut . En se faufilant sous les branches basses nous retrouvons Isabelle et  Jean Marc occupés à fureter dans les buissons . Nous prenons en chasse un cormoran , puis un héron bleu que nous parvenons à approcher de prés pour les photographier plein cadre . C'est à ce moment que nous retrouvons Jeremy qui a trouvé des moules sur une des îles où il a osé débarquer . Encore une petite exploration des criques sur notre droite et nous tirons droit sur le ponton . Une fois débarqués , nous nous rendons compte que nous sommes complétement trempés .                 De retour à la chambre je m'occupe aussitôt des photos à transférer et aussi à mettre sur une clé USB pour la prêter aux autres participants . J'ai juste le temps de mettre quelques lignes sur le blog avant l'arrivée de Dominique . Elle m'a trouvé une paire de lunette de soleil , mais rien d'intéressant pour remplacer notre petit appareil photo étanche qui commence à présenter de sérieux signes de vieillissement . Gérard a acheté une petite enceinte pour booster le son de son ordi qui fonctionne en bluetooth . Claire et Roger ont ramené un petit appareil photo de secours car ils ont peur que leur Canon acheté en Chine l'année dernière n'arrive pas à finir le voyage ! Comme il est déjà 13h30 ,nous ne tardons pas à descendre au buffet .                 Nous  nous retrouvons à la piscine vers 16h00 , histoire de nous rafraichir un bon coup et aussi de profiter pleinement de ces magnifiques installations . Puis je montre à Dominique le petit sentier de randonnée que j'ai parcouru avec Isabelle et Jean Marc ce matin , espérant toujours retomber sur le paresseux et les singes d'hier . Il y a même un Suisse qui a fait de superbes photos de tapirs dans le parc de l'hôtel . Pour l'instant je n'ai pas encore eu cette chance ! Ensuite nous remontons à la chambre pour blogger un peu avant que Claire et Roger passent nous chercher pour aller diner . Après le repas , Monique propose une soirée cartes au bar de l'hôtel à laquelle participe Michèle . Jean Marc préfère monter s'occuper de ses photos et moi de mon blog .           

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

CHAPITRE 5

CHAPITRE 9

CHAPITRE 8