CENT VINGT NEUVIEME JOUR : LE 7 MARS 2018

                    Aujourd'hui aussi est un grand jour car nous
reprenons enfin la route : c'est vrai que ce séjour à l'hôtel de
quatorze nuits commençait à nous peser .Autant nous l'avons pris comme
des vacances et du repos bienfaiteur au début , autant maintenant , nous
commençons à avoir des fourmis dans les jambes . Il n'y a pas , nous
sommes des gens du voyages , on ne peut pas nous maintenir en cage trop
longtemps ! Malgré quelques efforts de ma part , je ne parviens pas à
faire surface avant 6h30 . Pourtant il faut à tout prix que je termine
le blog et surtout que je l'envoie d'ici car nous ne savons pas quand
nous aurons de la wifi correct après . Hier soir , bien que nous ayons
trainé un peu à table, histoire de fêter le début de la seconde partie
de notre périple ,j'ai quand même fini la rédaction du blog de la
journée . Il ne me reste ce matin que la lecture de contrôle et le
transfert des photos . Puis en descendant  déjeuner , nous tombons sur
Claire et Roger , puis sur Jeremy qui se prépare pour la conduite du
camping-car de Janette .

                Dès que nous sortons de table , nous allons prendre un
dernier bain à la piscine ,où là nous sommes rejoints par Isabelle ,
Gérard déclarant forfait à cause d'un bon rhume . C'est le deuxième  à
être atteint dans notre petite communauté , Annie ayant ouvert le bal et
étant  encore bien collé après trois ou quatre jours d'évolution. Quel
régale de pouvoir nager dans une aussi grande piscine au milieu des
cocotiers et des bananiers ! Vers 8h30 il faut se résoudre à mettre les
bouts . Un dernier petit tour à la chambre pour vérifier si nous n'avons
rien oublier , un petit coucou au desk pour régler la check -out et en
avant la musique . Par chance le GPS se révèle cohérent pour la sortie
du parc et même pour le passage du centre ville de Colon . Il fait un
sans faute jusqu'au péage de l'autoroute qui , par chance  pour nous ,
est désaffecté . Avec tous les contrôles de police que nous avons vu
depuis notre arrivée au Panama , nous faisons attention de respecter les
limitations de vitesse ; l'autoroute est à 110 km/h mais il y a beaucoup
de passages à 80 voir même à 60 km/h . Nous traversons de nombreux rios
dont certains sont assez larges , avec des rives couvertes de végétation
luxuriante qui vient mourir jusque dans l'eau . Après une zone
relativement plate à la sortie de Colon  , nous voilà entrain de
serpenter entre des petits monts couverts de forêts tropicales . Par
endroit, on devine quelques toits de tôles ou de palmes qui trahissent
la présence d'un village perdu dans la jungle . Au second péage , nous
appliquons les consignes de Janette : "yo soy  turista ." No tengo
systema de péaje automatica . Por favor puede usted abrir la puerta !
Gracias " (je suis touriste . Je ne dispose pas de système de paiement
automatique. S'il vous plait pouvez-vous ouvrir le portail ! Merci ! Et
par miracle la barrière s'ouvre sans sortir un radis ...! Le panard!

                Après un petit cafouillage au niveau de
l'embranchement du Corridor Norte , où faute d'avoir pris la bonne
sortie sur la droite , il faut faire deux "riturno"successifs pour faire
demi-tour sur l'autoroute . La jauge d'essence commence à nous
préoccuper mais ici malheureusement sur l'autopista il n'y a
pratiquement pas de station service . La seule que nous voyons est
fermée . Nous finissons par sortir de cette voie rapide pour trouver une
pompe ouverte : là aussi nous avons une bonne surprise car le litre de
gasoil doit tourner autour de 70 centimes d'euros . Arrivés du côté de
La Chorrrera ,nous décidons d'arrêter sur une grande surface pour faire
le  plein de vivres ,car  dans le camping car  il ne reste que quelques
conserves . Nous y retrouvons Monique et Jean Marc qui commencent à
arpenter les rayons dans tous les sens car  ici c'est le foutoir total:
je ne compte pas moins de 10 rayons de ketchup et autres sauces répartis
dans le magasin ; de même , les conserves  sont ventilées aux quatre
coins du bâtiment . Le rayon légume et celui de viande sont carrément
nuls . Nous ne trouvons qu'un peu de salade et de tomates. Il n'y a pas
d'avocat alors qu'ici ça pousse partout ! En fruit nous ne trouvons que
des ananas et des bananes . Pas de viande , mais simplement du poisson
surgelé . Quant au pain , il faudra se contenter de toasts ! On trouve
de la bière américaine et du vin chilien , à un prix très raisonnable !
La caissière doit avoir du sang de paresseux , tant ses mouvements sont
décomposés et ralentis au maximum . Comme le tapis roulant de sa caisse
est défectueux ,elle se permet de faire signe à Dominique de lui avancer
nos achats, pour ne pas à avoir à tendre le bras !!

                Comme nous avons déjà 130 bornes au compteur sur une
étape de 180 , nous décidons de finir l'étape et de prospecter les
plages du côté de Santa Clara .En fait celles-ci sont inaccessibles . Ou
il y a des travaux  qui en bloque l'accès, ou ce sont des plages privées
derrière un hôtel ou un restaurant , mais à droite comme à gauche de
Santa Clara c'est vraiment inhospitalier . Dans un petit village de
pêcheurs , je parviens toutefois à me glisser entre les cabanes pour
aller fouler le sable que je croyais blanc de loin ; en fait il est gris
et l'Océan Pacifique , égal à lui-même ,se révèle violent avec de très
grosses vagues qui viennent s'écraser sur la grève en grondant et en
rejetant d'énormes gerbes d'écume . Rien de bien hospitalier , ce qui
nous fait  aussitôt changer d'avis sur le lieu du déjeuner . Nous
décidons alors d'aller au camping , installé de l'autre côté de
l'autoroute, dans un superbe cadre de verdure où nous retrouvons une
fois de plus Monique et Jean Marc . Comme la plancha  et le salon de
jardin sont  de sortie , nous agrandissons la table en installant  le
notre à côté. Le terrain de camping est désert , seuls deux Suisse sont
déjà arrivés . Comme il fait très chaud , nous nous contentons d'une
salade et d'une petite grillade . Au café , Michèle et Jean Marie nous
rejoignent suivis de peu par Isabelle et Gérard qui viennent d'arriver
sur site. Ils veulent aller à pieds jusqu'au Pacifique pour s'y baigner 
. Ils  partent en compagnie de Jean Marc pendant que Monique et
Dominique attaquent une vaste lessive ;de mon côté je m'occupe des
photos  à transférer et du blog . Vers 17h30 Michèle vient nous chercher
pour aller se baigner à la petite piscine du camping  . Roger et
Christian arrivent pendant notre bain collectif ; ils sont en retard car
ils ont fait l'excursion prévue pour demain : ils sont allés à El Ville,
situé à quarante bornes d'ici dans la montagne , pour voir une espèce de
grenouille en voie de disparition , de couleur jaune vif et noir ,
unique au monde, ainsi qu' une collection d'orchidées et de papillons .
L'obscurité tombant très vite sous ces latitudes , vers 19h00 tout le
monde rentre chez soi , à l'abri des moustiquaires .

Commentaires

  1. je vous suis sur Google map cela permet d'être au plus prés, les anecdotes sur les passages de frontières ne manqueront pas.Raymond

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