CENT VINGT HUITIEME JOUR : LE 6 MARS 2018
Aujourd'hui , c'est un grand jour car nous devons
en principe récupérer nos véhicules abandonnés depuis bientôt deux
semaines ! J'espère que ça se passera mieux que pour le groupe allemand
qui nous précède . Hier matin ils sont partis à 8h00 ," la fleur au
fusil",à 10h00 ils rentraient bredouille à l'hôtel , les papiers de
dédouanement de Colombie n'ayant pas été transmis ici à Colon . Ils
sont ensuite repartis début d'après midi et ils étaient malgré tout de
retour vers 19h00 , sauf pour quatre camping car dont les papiers
étaient mal faits et donc bloqués au port !! Un élément positif , les
bagages de Jeremy sont enfin arrivés avec les plaquettes de frein de
Jean Marc , ouf ! Il pense avoir le temps de les changer lui même ce
soir en rentrant du port . Cela ne nous parait pas très raisonnable !
Débarrassé des obligations du blog envoyé hier soir
, je dors comme un bébé jusqu'à sept heure moins le quart ! Il en va de
même pour Dominique ; dans son cas c'est certainement le rami corse
proposé par Monique qui y est pour quelque chose . En descendant prendre
le petit déjeuner ,nous tombons sur Jeremy qui nous met en garde pour la
journée passée au port : l'info selon laquelle on pouvait manger au
self des employés du port, délivrée par Janette il y a quelques jours ,
n'est pas confirmée . Mieux vaut donc profiter du buffet pour se
préparer un sandwich , la journée risque d'être longue debout sur le
tare-mac ! Nous transmettons les nouvelles à Claire et Roger qui
arrivent au resto un peu plus tard . Par contre la confection des casses
croutes se révèle difficile , le buffet ayant été dévalisés plus
rapidement que d'habitude . Puis comme le départ en bus n'est prévu qu'à
10h00 , nous décidons de prendre un peu de bon temps d'avance en faisant
l'ouverture de la piscine à 8h00 . Il ne reste plus qu'à préparer les
papiers , le sac à dos avec la boisson et le casse croute , la crème
solaire et le chapeau . Il est obligatoire de porter "un pantalon pour
la sécurité sur le port" et une chemise à manche longue pour se protéger
du soleil , très agréable quand il fait 35 degrés à l'ombre .
Juste au moment où nous devons grimper dans le bus ,
nos tombons sur une espèce de tapir qui batifole devant le perron de
l'hôtel : il est amusant avec sa démarche pataude de gros nounours ,
son fin nez de Pinocchio et sa queue rayé .Après un quart d'heure de
route passé à traverser des quartiers en ruines et des bretelles
d'autoroute ,nous arrivons dans le coin des douanes sillonné de gros
camions fumants tout ce qu'ils peuvent et pétaradant sans vergogne .
Notre bus s'arrête en double file car nous devons attendre Alfrédo , un
des membres du bureau de notre transitaire . Comme l'attente se prolonge
, Janette descend voir aux nouvelles et ne reviens plus . Nous attendons
ainsi pendant deux heures . Lorsqu'elle vient nous chercher , elle nous
explique qu'ils ont fait des erreurs dans le dossier d'assurance de Urs
, un suisse avec lequel nous avons été à Iguazu . Il a fallu retourner
chez l'assureur pour refaire le contrat . Lorsque nous voulons rentrer
dans la cour du bureau des douanes un flic se met en travers de notre
colonne et refuse notre incursion . Il faut l'intervention d'Alfredo
pour que nous puissions avancer jusqu'à un conteneur transformé en
bureau . C'est Jean Marie qui commence les formalités , puis Roger
lorsqu'un second bureau se libère , puis je passe en troisième position
dans un nouveau bureau qui se libère .Après moult questions sur
l'immatriculation qu'elle ne parvient pas à trouver sur la carte grise ,
sur la marque ni le modèle qu'elle cherche de ligne en ligne
désespérément , sur la couleur qu'elle conteste lorsque je réponds
"blanco" , elle préfère manifestement "grey" (gris) ! Lorsque j'en ai
fini avec mon interlocutrice très couleur locale , Janette vérifie avec
moi les différentes informations transcrites sur le papier . Comme c'est
OK , elle me propose de rejoindre le bus . Mais en y regardant de plus
prés , je m'aperçois que l'on m'a déclaré le nationalité Guyanaise .
Comme la secrétaire refuse de recommencer le papier en trois exemplaires
, elle corrige celui-ci à la main , puis le scotche et le tamponne pour
montrer l'authenticité de la correction . Je repars dans le bus avec
Roger qui vient tout juste de terminer les démarche . Comme il est déjà
presque 13h00 , nous cassons la croûte dès notre retour dans le bus .
Petit à petit les autres nous rejoignent : d'abord Jean Marie , puis
Christian , ensuite Gérard et c'est Monique qui se fait le plus désirer
chez les Français .Il faut dire que le dossier est compliqué pour des
cerveaux panaméens avec un camping car au nom de Mme Borie et un
chauffeur appelé Jean Marc Borie !!
Une fois que tout le monde est sortie de la douane ,
nous partons pour le port . Là on nous entrepose dans une cage étroite
et longue pendant que notre transitaire , le fameux Alfrédo va défendre
notre cas .Nous restons ainsi , soumis aux bruits des moteurs de poids
lourds qui s'en donnent à coeur-joie pendant plus d'une heure . Il est
déjà presque 16h00 lorsque nous pouvons enfin avancer sur le parking
jusqu'à nos véhicules . Il faut enlever les scellés que nous avions posé
nous même en Colombie il y a quinze jours .Puis avant de sortir nous
avons droit à un dernier examen des plaques châssis et moteur , puis un
bain dans une solution antiseptique et nous sommes enfin libre . C'est
le moment où Monique, dans l'affolement de la sortie , accroche le
camping car de Christian . Ensuite nous nous mettons à suivre Gérard qui
se trouve en tête du cortège. Lorsqu'il se rend compte après un ou deux
kilomètres qu'il n'a pas tourné à gauche quand il fallait , nous voilà
lancés sur une quatre voies où il faut absolument faire demi tour .
Christian effectue le ritorno sans le moindre état d"âme , dans la
foulée . Pour ma part , je préfère attendre que la circulation d'en face
se calme un peu . Roger , derrière moi , profite de l'écran que je crée
en tournant pour en faire autant . Nous effectuons encore quelques
spectaculaires demi-tours , notamment devant une manifestation , pour
nous retrouver enfin sur la route de l'hôtel . Le GPS a fait n'importe
quoi d'un bout à l'autre du parcours .
Arrivés à l'hôtel , mon premier soucis est de retrouver
Dominique à la piscine . Gérard fait de même avec Isabelle . Lorsque
nous sommes bien détendus et rafraichis à souhait , nous nous occupons
des camping cars . Il faut pour ma part que je décoince la porte du
local à bouteilles de gaz , opération que je parviens à réaliser avec
l'aide de Roger et de Christian . Puis j'échange la serrure de la
porte de chaudière qui sert moins avec celle du gaz . Ensuite il faut
mettre en route le frigo qui fait quelques caprices . Enfin je repose
l'ordinateur de bord qui fait aussi camera de recul , radio , GPS , ...
Avec ses sept branchements postérieurs , ce n'est pas une mince affaire
. Pendant ce temps Dominique remet en place les vêtements que nous
avons pris dans nos deux gros sacs de voyage . Jean Marc parvient à
changer ses plaquettes de frein et à enlever sa cloison intérieure
pendant ce temps .Nous retrouvons ensuite les dix autres compères du
groupe français autour d'une grande tablée . Notre premier soucis est de
nous faire offrir un rosé frais par l'hôtel en guise d'apéro . Puis nus
dévalisons le buffet car nous avons les crocs : ce n'est pas notre
petit sandwich pris à la sauvette ce midi qui nous a calé ! Nous
apprenons que Andy , un Suisse , n'a pas pu récupérer son véhicule à
cause d'un problème d'alarme . Janette doit le descendre demain à Panama
sur un plateau! Ca promet encore une sacrée journée !
en principe récupérer nos véhicules abandonnés depuis bientôt deux
semaines ! J'espère que ça se passera mieux que pour le groupe allemand
qui nous précède . Hier matin ils sont partis à 8h00 ," la fleur au
fusil",à 10h00 ils rentraient bredouille à l'hôtel , les papiers de
dédouanement de Colombie n'ayant pas été transmis ici à Colon . Ils
sont ensuite repartis début d'après midi et ils étaient malgré tout de
retour vers 19h00 , sauf pour quatre camping car dont les papiers
étaient mal faits et donc bloqués au port !! Un élément positif , les
bagages de Jeremy sont enfin arrivés avec les plaquettes de frein de
Jean Marc , ouf ! Il pense avoir le temps de les changer lui même ce
soir en rentrant du port . Cela ne nous parait pas très raisonnable !
Débarrassé des obligations du blog envoyé hier soir
, je dors comme un bébé jusqu'à sept heure moins le quart ! Il en va de
même pour Dominique ; dans son cas c'est certainement le rami corse
proposé par Monique qui y est pour quelque chose . En descendant prendre
le petit déjeuner ,nous tombons sur Jeremy qui nous met en garde pour la
journée passée au port : l'info selon laquelle on pouvait manger au
self des employés du port, délivrée par Janette il y a quelques jours ,
n'est pas confirmée . Mieux vaut donc profiter du buffet pour se
préparer un sandwich , la journée risque d'être longue debout sur le
tare-mac ! Nous transmettons les nouvelles à Claire et Roger qui
arrivent au resto un peu plus tard . Par contre la confection des casses
croutes se révèle difficile , le buffet ayant été dévalisés plus
rapidement que d'habitude . Puis comme le départ en bus n'est prévu qu'à
10h00 , nous décidons de prendre un peu de bon temps d'avance en faisant
l'ouverture de la piscine à 8h00 . Il ne reste plus qu'à préparer les
papiers , le sac à dos avec la boisson et le casse croute , la crème
solaire et le chapeau . Il est obligatoire de porter "un pantalon pour
la sécurité sur le port" et une chemise à manche longue pour se protéger
du soleil , très agréable quand il fait 35 degrés à l'ombre .
Juste au moment où nous devons grimper dans le bus ,
nos tombons sur une espèce de tapir qui batifole devant le perron de
l'hôtel : il est amusant avec sa démarche pataude de gros nounours ,
son fin nez de Pinocchio et sa queue rayé .Après un quart d'heure de
route passé à traverser des quartiers en ruines et des bretelles
d'autoroute ,nous arrivons dans le coin des douanes sillonné de gros
camions fumants tout ce qu'ils peuvent et pétaradant sans vergogne .
Notre bus s'arrête en double file car nous devons attendre Alfrédo , un
des membres du bureau de notre transitaire . Comme l'attente se prolonge
, Janette descend voir aux nouvelles et ne reviens plus . Nous attendons
ainsi pendant deux heures . Lorsqu'elle vient nous chercher , elle nous
explique qu'ils ont fait des erreurs dans le dossier d'assurance de Urs
, un suisse avec lequel nous avons été à Iguazu . Il a fallu retourner
chez l'assureur pour refaire le contrat . Lorsque nous voulons rentrer
dans la cour du bureau des douanes un flic se met en travers de notre
colonne et refuse notre incursion . Il faut l'intervention d'Alfredo
pour que nous puissions avancer jusqu'à un conteneur transformé en
bureau . C'est Jean Marie qui commence les formalités , puis Roger
lorsqu'un second bureau se libère , puis je passe en troisième position
dans un nouveau bureau qui se libère .Après moult questions sur
l'immatriculation qu'elle ne parvient pas à trouver sur la carte grise ,
sur la marque ni le modèle qu'elle cherche de ligne en ligne
désespérément , sur la couleur qu'elle conteste lorsque je réponds
"blanco" , elle préfère manifestement "grey" (gris) ! Lorsque j'en ai
fini avec mon interlocutrice très couleur locale , Janette vérifie avec
moi les différentes informations transcrites sur le papier . Comme c'est
OK , elle me propose de rejoindre le bus . Mais en y regardant de plus
prés , je m'aperçois que l'on m'a déclaré le nationalité Guyanaise .
Comme la secrétaire refuse de recommencer le papier en trois exemplaires
, elle corrige celui-ci à la main , puis le scotche et le tamponne pour
montrer l'authenticité de la correction . Je repars dans le bus avec
Roger qui vient tout juste de terminer les démarche . Comme il est déjà
presque 13h00 , nous cassons la croûte dès notre retour dans le bus .
Petit à petit les autres nous rejoignent : d'abord Jean Marie , puis
Christian , ensuite Gérard et c'est Monique qui se fait le plus désirer
chez les Français .Il faut dire que le dossier est compliqué pour des
cerveaux panaméens avec un camping car au nom de Mme Borie et un
chauffeur appelé Jean Marc Borie !!
Une fois que tout le monde est sortie de la douane ,
nous partons pour le port . Là on nous entrepose dans une cage étroite
et longue pendant que notre transitaire , le fameux Alfrédo va défendre
notre cas .Nous restons ainsi , soumis aux bruits des moteurs de poids
lourds qui s'en donnent à coeur-joie pendant plus d'une heure . Il est
déjà presque 16h00 lorsque nous pouvons enfin avancer sur le parking
jusqu'à nos véhicules . Il faut enlever les scellés que nous avions posé
nous même en Colombie il y a quinze jours .Puis avant de sortir nous
avons droit à un dernier examen des plaques châssis et moteur , puis un
bain dans une solution antiseptique et nous sommes enfin libre . C'est
le moment où Monique, dans l'affolement de la sortie , accroche le
camping car de Christian . Ensuite nous nous mettons à suivre Gérard qui
se trouve en tête du cortège. Lorsqu'il se rend compte après un ou deux
kilomètres qu'il n'a pas tourné à gauche quand il fallait , nous voilà
lancés sur une quatre voies où il faut absolument faire demi tour .
Christian effectue le ritorno sans le moindre état d"âme , dans la
foulée . Pour ma part , je préfère attendre que la circulation d'en face
se calme un peu . Roger , derrière moi , profite de l'écran que je crée
en tournant pour en faire autant . Nous effectuons encore quelques
spectaculaires demi-tours , notamment devant une manifestation , pour
nous retrouver enfin sur la route de l'hôtel . Le GPS a fait n'importe
quoi d'un bout à l'autre du parcours .
Arrivés à l'hôtel , mon premier soucis est de retrouver
Dominique à la piscine . Gérard fait de même avec Isabelle . Lorsque
nous sommes bien détendus et rafraichis à souhait , nous nous occupons
des camping cars . Il faut pour ma part que je décoince la porte du
local à bouteilles de gaz , opération que je parviens à réaliser avec
l'aide de Roger et de Christian . Puis j'échange la serrure de la
porte de chaudière qui sert moins avec celle du gaz . Ensuite il faut
mettre en route le frigo qui fait quelques caprices . Enfin je repose
l'ordinateur de bord qui fait aussi camera de recul , radio , GPS , ...
Avec ses sept branchements postérieurs , ce n'est pas une mince affaire
. Pendant ce temps Dominique remet en place les vêtements que nous
avons pris dans nos deux gros sacs de voyage . Jean Marc parvient à
changer ses plaquettes de frein et à enlever sa cloison intérieure
pendant ce temps .Nous retrouvons ensuite les dix autres compères du
groupe français autour d'une grande tablée . Notre premier soucis est de
nous faire offrir un rosé frais par l'hôtel en guise d'apéro . Puis nus
dévalisons le buffet car nous avons les crocs : ce n'est pas notre
petit sandwich pris à la sauvette ce midi qui nous a calé ! Nous
apprenons que Andy , un Suisse , n'a pas pu récupérer son véhicule à
cause d'un problème d'alarme . Janette doit le descendre demain à Panama
sur un plateau! Ca promet encore une sacrée journée !
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