CENT VINGT CINQUIEME JOUR : LE 3 MARS 2018
Comme les jours précédents , je me lève relativement
tôt, vers 6h00 , car j'ai assez bien de retard au niveau du blog et
dans le transfert des photos . Pourtant , après la soirée pizza chez
Roger ,j'ai veillé jusqu'à 23h15 pour m' avancer , à croire que le
rendement devient faible en vieillissant !! Il faut dire que notre guide
local , Serge, était intarissable en ce qui concerne le Canal de Panama
et l'histoire de son petit pays . Cela m'a permis d'ailleurs d'éclaircir
un mystère qui me travaillait depuis que j' avais lu une revue dans
l'avion pour essayer de faire des progrès en espagnol . J'avais appris
qu'à Prénonomé , une petite ville à soixante kilomètres d'ici ,on
fabriquait des chapeaux de paille , qui on la particularité d'être
décoré d'une spirale sur le dessus . C'est curieux car lors de notre
visite de l'Ecuador , et en particulier de Cuenca , on nous a bien dit
que les fameux "Panama" étaient fabriqués ici et qu'il portait le nom de
Panama à cause d'un chapeau offert à Roosevelt lors de la visite de ce
pays . Serge éclaire notre lanterne en nous expliquant que les chapeaux
de bonne qualité, qui peuvent se vendre plusieurs milliers de dollars US
pièce, viennent bien d'Equateur , mais qu'ici , surtout dans la région
de Prénonomé ,on fabrique aussi des chapeaux de paille , beaucoup plus
grossiers , destinés à protéger la tête des paysans qui travaillent dans
les champs . Ils ont été beaucoup utilisés lors de la construction du
canal de Panama par toute l'équipe de Ferdinand de Lesseps .
Donc vers 7h00 , une fois la rédaction du blog achevée
, nous descendons prendre le petit déjeuner juste à l'ouverture ,
histoire d'éviter la bousculade d'hier . Aujourd'hui le personnel semble
décidé à se montrer à la hauteur de la tâche car ils ont déjà préparé un
plateau avec une dizaine de verres de jus d'orange ! A peine
sommes-nous assis qu'on nous demande gentiment comment nous désirons nos
oeufs , brouillés ou au plat; aussitôt la serveuse court en cuisine
porter la commande pendant le garçon nous sert un café noir . Nous
restons bouche-bée devant tant de zèle et d'efficacité réunie ! C'était
trop beau ...! Voilà que le garçon amène deux assiettes d'oeufs
brouillés que nous refusons . Au lieu de les proposer à une autre table
où des convives attendent , le voilà qu'il repart avec en cuisine et
cette fois revient bien avec des oeufs au plat accompagnés de deux
petits pains sur l'assiette de Dominique mais pas dans la mienne . C'est
vraiment déconcertant ... je crois que depuis quatre mois que nous
fréquentons les restos latinos , nous n'avons jamais fait un seul repas
où tous les convives étaient servis en même temps et correctement !! A
force c'est fatiguant de toujours être obligé de réclamer quelque chose
: une boisson , une fourchette , un verre, ... Et on commence à servir
une table , puis au bout de trois personnes , on en commence une autre ,
et puis bien sûr on oublie définitivement les personnes qu'on a laissé
en plan ... Au cours du petit déjeuner , nous apprenons que Jeremy , le
nouvel assistant de Janette , n'a toujours par récupéré ses bagages et
que le cas de Heinz et Mirta se complique : ils risquent de ne pas avoir
le droit de quitter le territoire panaméen avant 20 jours et que pendant
ce temps leur argent est bloqué en douane ! Ils doivent de nouveau
rencontrer l'avocat aujourd'hui ! Quand on pense qu'il n'y a pas encore
si longtemps Panama était un paradis fiscal où toutes les grosses
fortunes bien mal acquises venaient se réfugier , comme celle de la
plupart de nos hommes politiques par exemple, et que là on fait des
histoires à n'en plus finir à un ajusteur en retraite qui vient dépenser
une partie de ses économies au cours d'un voyage , c'est vraiment
scandaleux ! Nous rencontrons ensuite Claire et Roger avec qui nous
faisons quelques projets de visites pour meubler notre journée libre .
Vers 9h30 nous nous retrouvons en bas avec Monique ,
Jean Marc , Isabelle et Gérard pour prendre deux taxis jusqu'au pied du
Cerro Aron , une espèce de colline couverte de verdure qui domine la
ville . Après une petite discussion animée avec les chauffeurs ,décidés
à se montrer un peu trop gourmands en demandant 20 dollars par véhicule
, nous ramenons le prix de la course à la moitié , soit 5 dollars US par
couple . Nous commençons par gravir un grand escalier , puis nous
suivons une petite route interdite aux véhicules , qui à le mérite de
grimper doucement et surtout à l'ombre . Très vite, nous nous retrouvons
au beau milieu de la forêt tropicale : de gros arbres , des bouquets de
lianes qui en dégringolent , des bananiers sauvages , des fougères
géantes , des palmiers se pressent et s'enchevêtrent tout autour de nous
. Après quarante minutes de marche nous atteignons le sommet du mont où
flotte un immense drapeau du Panama : deux carrés blancs, l'un avec une
étoile rouge , l'autre avec une étoile bleu , sont séparés par un carré
rouge et un carré bleu . D'un côté de notre perchoir , on a une vue
magnifique sur la ville avec ses rangées de buildings alignées le long
de la plage et sur la vieille ville . Sur l'autre versant on a une
vue panoramique sur le canal de Panama avec à droite le vieux pont
métallique , appelé pont des deux Amériques et au fond à gauche le
nouveau pont , qui ressemble au pont de Normandie et qu'on appelle Pont
du Centenaire car il a été inauguré en 2014 , soit cent ans après
l'ouverture du canal . Dans les grands arbres , un autochtone nous
montre un Paresseux qui , comme son nom l'indique se repose sur une
grosse branche . Au retour , victime de problèmes intestinaux , je suis
obligé de m'isoler dans la jungle . En passant entre les arbres , je me
retrouve avec un paquet de grosses araignées sur la chemise . Le
problème c'est qu'en me secouant et en me frottant le torse , je perds
mes lunettes de soleil qui sont aussi correctrices . J'ai beau
retourner sur les lieux , même si ça ne m'enchante pas trop car
l'endroit n'est pas très accueillant avec des plantes pleines d'épines
et des toiles d'araignées immenses entre chaque arbre , je ne parviens
pas à les retrouver dans la végétation très dense à cet endroit .
Nous prenons un collectivos dans lequel nous
pouvons monter à huit pour aller jusqu'au Bio Muséo installé juste à
l'entrée du quartier d' Amador , reconnaissable de loin avec son aspect
couleur "Légo" . Après avoir acquitté les frais d'entrée de 32 dollars
US par couple , on nous attribue un audio guide en français qui permet
de suivre plus précisément la visite : on repart de la formation de la
Terre avec son centre de magma liquide et de sa faible croute terrestre
d'à peine 10 km d'épaisseur par endroit . Tout ça pour nous amener à la
formation de l'isthme entre les deux Amériques qui en se fermant va
séparer les deux océans principaux et entrainer des modifications
climatiques telles que les glaciations qui vont être capitale dans le
peuplement de notre planète . Nous apprenons que jusqu'à un passer
récent il existait une apparition d'espèce pour la disparition d'une
autre alors qu'actuellement il en disparait mille pendant qu'un seule
apparait . Nous voyons que ce sont actuellement les grenouilles les plus
menacées de disparitions . L'isthme de Panama serait le lieu de la Terre
où il y a le plus d'espèces animales et végétales concentrées au
kilomètre carré .Il paraitrait que c'est de la que serait parti l'espèce
humaine il y a 2,5 millions d'année . Le peuplement du continent
américain remontrait à 15 000 ans avec passage de chasseurs par le
Détroit de Berhing d'après les sites archéologiques les plus anciens .
Le creusement du canal de Panama en isolant l'Amérique du Nord de
l'Amérique du Sud sans passage possible pour les animaux sauvages
pourrait bien être à l'origine de la disparition de certaines espèces du
monde animal .
Contents de notre visite au Bio Muséo , nous reprenons
deux taxi pour nous faire déposer au Hilton pour déjeuner . Nous
commençons par grimper au cinquième étage pour profiter de la vue
panoramique que nous avons depuis le bar et bien sûr nous cédons à
l'envie de prendre une Caipirigna assis confortablement devant les
immenses baies donnant sur le Pacifique . Puis nous nous installons dans
un petit salon du restaurant pour déguster un T-bone parfaitement grillé
. Curiosité oblige , après le repas ,nous grimpons au 20 ème étage pour
voir la superbe piscine à débordement . Ensuite Dominique part avec
Isabelle et Gérard pour aller visiter le plus grand centre commerciale
d'Amérique Centrale . De mon côté , avec le reste de la troupe je rentre
à l'hôtel pour me baigner dans notre petite piscine avant de m'occuper
du blog . Dominique rentre vers 19h00 , elle m'a trouvé un couteau
suisse au cours de sa partie de lèche-vitrine .Nous montons ensuite chez
Claire et Roger pour un apéritif dinatoire pris en compagnie de Monique
et Jean Marc .
tôt, vers 6h00 , car j'ai assez bien de retard au niveau du blog et
dans le transfert des photos . Pourtant , après la soirée pizza chez
Roger ,j'ai veillé jusqu'à 23h15 pour m' avancer , à croire que le
rendement devient faible en vieillissant !! Il faut dire que notre guide
local , Serge, était intarissable en ce qui concerne le Canal de Panama
et l'histoire de son petit pays . Cela m'a permis d'ailleurs d'éclaircir
un mystère qui me travaillait depuis que j' avais lu une revue dans
l'avion pour essayer de faire des progrès en espagnol . J'avais appris
qu'à Prénonomé , une petite ville à soixante kilomètres d'ici ,on
fabriquait des chapeaux de paille , qui on la particularité d'être
décoré d'une spirale sur le dessus . C'est curieux car lors de notre
visite de l'Ecuador , et en particulier de Cuenca , on nous a bien dit
que les fameux "Panama" étaient fabriqués ici et qu'il portait le nom de
Panama à cause d'un chapeau offert à Roosevelt lors de la visite de ce
pays . Serge éclaire notre lanterne en nous expliquant que les chapeaux
de bonne qualité, qui peuvent se vendre plusieurs milliers de dollars US
pièce, viennent bien d'Equateur , mais qu'ici , surtout dans la région
de Prénonomé ,on fabrique aussi des chapeaux de paille , beaucoup plus
grossiers , destinés à protéger la tête des paysans qui travaillent dans
les champs . Ils ont été beaucoup utilisés lors de la construction du
canal de Panama par toute l'équipe de Ferdinand de Lesseps .
Donc vers 7h00 , une fois la rédaction du blog achevée
, nous descendons prendre le petit déjeuner juste à l'ouverture ,
histoire d'éviter la bousculade d'hier . Aujourd'hui le personnel semble
décidé à se montrer à la hauteur de la tâche car ils ont déjà préparé un
plateau avec une dizaine de verres de jus d'orange ! A peine
sommes-nous assis qu'on nous demande gentiment comment nous désirons nos
oeufs , brouillés ou au plat; aussitôt la serveuse court en cuisine
porter la commande pendant le garçon nous sert un café noir . Nous
restons bouche-bée devant tant de zèle et d'efficacité réunie ! C'était
trop beau ...! Voilà que le garçon amène deux assiettes d'oeufs
brouillés que nous refusons . Au lieu de les proposer à une autre table
où des convives attendent , le voilà qu'il repart avec en cuisine et
cette fois revient bien avec des oeufs au plat accompagnés de deux
petits pains sur l'assiette de Dominique mais pas dans la mienne . C'est
vraiment déconcertant ... je crois que depuis quatre mois que nous
fréquentons les restos latinos , nous n'avons jamais fait un seul repas
où tous les convives étaient servis en même temps et correctement !! A
force c'est fatiguant de toujours être obligé de réclamer quelque chose
: une boisson , une fourchette , un verre, ... Et on commence à servir
une table , puis au bout de trois personnes , on en commence une autre ,
et puis bien sûr on oublie définitivement les personnes qu'on a laissé
en plan ... Au cours du petit déjeuner , nous apprenons que Jeremy , le
nouvel assistant de Janette , n'a toujours par récupéré ses bagages et
que le cas de Heinz et Mirta se complique : ils risquent de ne pas avoir
le droit de quitter le territoire panaméen avant 20 jours et que pendant
ce temps leur argent est bloqué en douane ! Ils doivent de nouveau
rencontrer l'avocat aujourd'hui ! Quand on pense qu'il n'y a pas encore
si longtemps Panama était un paradis fiscal où toutes les grosses
fortunes bien mal acquises venaient se réfugier , comme celle de la
plupart de nos hommes politiques par exemple, et que là on fait des
histoires à n'en plus finir à un ajusteur en retraite qui vient dépenser
une partie de ses économies au cours d'un voyage , c'est vraiment
scandaleux ! Nous rencontrons ensuite Claire et Roger avec qui nous
faisons quelques projets de visites pour meubler notre journée libre .
Vers 9h30 nous nous retrouvons en bas avec Monique ,
Jean Marc , Isabelle et Gérard pour prendre deux taxis jusqu'au pied du
Cerro Aron , une espèce de colline couverte de verdure qui domine la
ville . Après une petite discussion animée avec les chauffeurs ,décidés
à se montrer un peu trop gourmands en demandant 20 dollars par véhicule
, nous ramenons le prix de la course à la moitié , soit 5 dollars US par
couple . Nous commençons par gravir un grand escalier , puis nous
suivons une petite route interdite aux véhicules , qui à le mérite de
grimper doucement et surtout à l'ombre . Très vite, nous nous retrouvons
au beau milieu de la forêt tropicale : de gros arbres , des bouquets de
lianes qui en dégringolent , des bananiers sauvages , des fougères
géantes , des palmiers se pressent et s'enchevêtrent tout autour de nous
. Après quarante minutes de marche nous atteignons le sommet du mont où
flotte un immense drapeau du Panama : deux carrés blancs, l'un avec une
étoile rouge , l'autre avec une étoile bleu , sont séparés par un carré
rouge et un carré bleu . D'un côté de notre perchoir , on a une vue
magnifique sur la ville avec ses rangées de buildings alignées le long
de la plage et sur la vieille ville . Sur l'autre versant on a une
vue panoramique sur le canal de Panama avec à droite le vieux pont
métallique , appelé pont des deux Amériques et au fond à gauche le
nouveau pont , qui ressemble au pont de Normandie et qu'on appelle Pont
du Centenaire car il a été inauguré en 2014 , soit cent ans après
l'ouverture du canal . Dans les grands arbres , un autochtone nous
montre un Paresseux qui , comme son nom l'indique se repose sur une
grosse branche . Au retour , victime de problèmes intestinaux , je suis
obligé de m'isoler dans la jungle . En passant entre les arbres , je me
retrouve avec un paquet de grosses araignées sur la chemise . Le
problème c'est qu'en me secouant et en me frottant le torse , je perds
mes lunettes de soleil qui sont aussi correctrices . J'ai beau
retourner sur les lieux , même si ça ne m'enchante pas trop car
l'endroit n'est pas très accueillant avec des plantes pleines d'épines
et des toiles d'araignées immenses entre chaque arbre , je ne parviens
pas à les retrouver dans la végétation très dense à cet endroit .
Nous prenons un collectivos dans lequel nous
pouvons monter à huit pour aller jusqu'au Bio Muséo installé juste à
l'entrée du quartier d' Amador , reconnaissable de loin avec son aspect
couleur "Légo" . Après avoir acquitté les frais d'entrée de 32 dollars
US par couple , on nous attribue un audio guide en français qui permet
de suivre plus précisément la visite : on repart de la formation de la
Terre avec son centre de magma liquide et de sa faible croute terrestre
d'à peine 10 km d'épaisseur par endroit . Tout ça pour nous amener à la
formation de l'isthme entre les deux Amériques qui en se fermant va
séparer les deux océans principaux et entrainer des modifications
climatiques telles que les glaciations qui vont être capitale dans le
peuplement de notre planète . Nous apprenons que jusqu'à un passer
récent il existait une apparition d'espèce pour la disparition d'une
autre alors qu'actuellement il en disparait mille pendant qu'un seule
apparait . Nous voyons que ce sont actuellement les grenouilles les plus
menacées de disparitions . L'isthme de Panama serait le lieu de la Terre
où il y a le plus d'espèces animales et végétales concentrées au
kilomètre carré .Il paraitrait que c'est de la que serait parti l'espèce
humaine il y a 2,5 millions d'année . Le peuplement du continent
américain remontrait à 15 000 ans avec passage de chasseurs par le
Détroit de Berhing d'après les sites archéologiques les plus anciens .
Le creusement du canal de Panama en isolant l'Amérique du Nord de
l'Amérique du Sud sans passage possible pour les animaux sauvages
pourrait bien être à l'origine de la disparition de certaines espèces du
monde animal .
Contents de notre visite au Bio Muséo , nous reprenons
deux taxi pour nous faire déposer au Hilton pour déjeuner . Nous
commençons par grimper au cinquième étage pour profiter de la vue
panoramique que nous avons depuis le bar et bien sûr nous cédons à
l'envie de prendre une Caipirigna assis confortablement devant les
immenses baies donnant sur le Pacifique . Puis nous nous installons dans
un petit salon du restaurant pour déguster un T-bone parfaitement grillé
. Curiosité oblige , après le repas ,nous grimpons au 20 ème étage pour
voir la superbe piscine à débordement . Ensuite Dominique part avec
Isabelle et Gérard pour aller visiter le plus grand centre commerciale
d'Amérique Centrale . De mon côté , avec le reste de la troupe je rentre
à l'hôtel pour me baigner dans notre petite piscine avant de m'occuper
du blog . Dominique rentre vers 19h00 , elle m'a trouvé un couteau
suisse au cours de sa partie de lèche-vitrine .Nous montons ensuite chez
Claire et Roger pour un apéritif dinatoire pris en compagnie de Monique
et Jean Marc .
Toujours de jolies photos ! Je n'imaginais pas Panama avec tant de gratte ciel !
RépondreSupprimerUn couteau suisse, une paire de lunettes tu sèmes tes affaires Pierre ?
Continuez à bien en profiter !!
Très intéressant l'histoire du canal de Panama ! on apprend plein de choses grâce à ton blog . Merci encore !
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