CENT TRENTRE TROISIEME JOUR : LE 11 MARS 2018
Notre super ventilateur fait des miracles au point
que Dominique se plaint d'avoir eu froid sur le petit matin . Le luxe
suprême sous ces latitudes ! Moi , je n'irai pas jusque là , mais
j'avoue qu'il m'a bien aidé pour m'endormir . Malgré tout, je me lève
tôt , vers 5h15 pour m'occuper du blog , des photos et surtout essayer
d'archiver les 130 chapitres qui selon Dominique doivent gêner la
transmission . Puis il faut que je charge les photos de la clé USB
prêtée par Annie . Ensuite dès que Dominique se réveille , je m'occupe
du café et du petit déjeuner que nous prenons en terrasse . Aujourd'hui
ce sera sans Claire et ni Roger qui ont déjà pris le leur à
l'intérieur du camping car . Je suis pressé de quitter la table pour me
baigner une dernière fois avant de partir ; c'est vrai que nous avons un
pincement au coeur de quitter notre petit paradis sous les cocotiers au
bord du Pacifique . Il faut dire que depuis deux jours nous avons pris
de bonnes habitudes partageant notre temps entre la baignade , le
farniente , l'apéro et les grillades !
Après une bonne douche pour nous dessaler , nous
prenons la route vers 8h30 en direction de David . L'horizon est barré
sur notre droite par de jolies montagnes aux pentes abruptes couvertes
de forêts tropicales. Curieusement aujourd'hui nous voyons des cultures
de papayers , de choux , de bananiers et des pâtures où paissent des
vaches et des zébus ; c'est bien la première fois depuis que nous sommes
au Panama que nous voyons une exploitation du sol ! Nous traversons de
petits villages peuplés de maisons basses , souvent très colorées et
dotées de larges patios , richement fleuris de bosquets de
bougainvilliers , de crotons et de poinsétias . Par prudence ,nous
décidons de faire le plein de gasoil avant une ville appelée David car
nous partons ensuite en montagne , direction Boquété .Nous quittons
l'autoroute pour monter vers le nord : comme nous avait promis Janette ,
nous récupérons un peu de fraicheur au fur et à mesure que nous prenons
de l'altitude . Nous enjambons aussi quelques belles rivières bordées de
forêts de sapin qui contribuent par leur simple présence à donner une
sensation de fraicheur . Le thermomètre extérieur passe de 32 degrés à
27 , c'est super ! Trente kilomètres plus loin nous nous arrêtons à un
belvédère qui offre une superbe vue sur Boquété et la rivière du même
nom . Nous sommes accueillis par un troupeau de coatis avec leur nez
pointu et leur queue à rayure noires et blanches .
Nous descendons de notre perchoir pour gagner la
rivière et traverser la petite bourgade : elle ressemble à un centre de
villégiatures avec ses nombreux hôtels , ses restaurants et ses magasins
de sport . Comme prévu, nous nous installons sur le parking à droite de
la route ,à la sortie de l'agglomération , juste à côté du torrent . Dès
que Jean Marc et Roger arrive , nous sortons les auvents pour avoir un
peu d'ombre et manger en terrasse . Autant dire que la plancha et le
barbecue sont de sortie . Nous apprenons au cour du déjeuner qu'une
nouvelles séries d'incidents s'est produite depuis hier: tout d'abord
Ernest, qui était resté en panne il y a deux jours, a pris une noix de
coco sur le toit de son fourgon pendant la nuit dernière . En voulant le
déplacer dans l'obscurité, il a accroché fortement sa porte latérale
coulissante en frottant un palmier . Ensuite ,Werner , un autre Suisse
a dû rouler avec son marche pied électrique sorti côté trottoir : il a
la batterie de pavillon à plat et un cour-circuit quelque part. Enfin
Noldi avec son gros Phoenix ne peut plus sortir son marche pied
électrique : le problème est que sur son monstre qui est au moins à 80
cm du sol, il a trois marches pour grimper à bord . La mauvaise série
continue à s'abattre sur notre petite communauté !!
A 14h00 Dominique part avec Gérard , Isabelle ,
Jean Marc ainsi qu'une quinzaine de Suisse faire une randonnée à pieds
de trois heures trente en montagne .Un petit bus vient les chercher pour
les amener au pied de la montagne . Etant donné l'état de mes genoux ,
j'ai préféré opter pour une ballade à cheval de deux heures en compagnie
de Roger , Annie , Michèle , Christian et Jeremy , l'assistant de
Janette . Nous, c'est un gros 4x4 qui vient nous chercher pour nous
déposer en pleine campagne , dans une pâture où nous attendent six
chevaux déjà sellés . Comme Annie et Michèle ne sont jamais montées , le
loueur de chevaux commencent par les aider à se mettre en selle . Puis
il nous attribue chacun une monture en fonction de notre gabarit . Nous
commençons par emprunter un large chemin de campagne où nos montures ont
tendance à préférer piétiner dans l'herbe des bas-côtés plutôt que dans
les cailloux de la chaussée .Celui de Roger doit être un cheval de
général car le voilà parti en tête sous une belle voûte de verdure :"
c'est comme en camping -car ,toujours parti le premier Roger , tu ne
trouves pas , Pierre ! me dit Christian avec qui je trotte côte à côte .
Il faut avouer qu' un kilomètre ou deux sont nécessaires pour nous
remettre dans le bain . Puis tout doucement l'assurance revient en même
temps que la fermeté dans les ordres : et tout à coup le contact
s'établit avec l'animal qui reconnait en nous un conducteur .Nous
terminons le premier tour de campagne en moins d'une heure ; comme nous
avons acquis une meilleure position , le loueur nous propose une seconde
ballade sur un étroit sentier de montagne qui grimpe après avoir
franchi une petite rivière et gravi quelques talus . Nous attaquons un
coteau assez pentu ,en pleine nature avec de magnifiques vues sur les
monts voisins . Quel bonheur de se sentir libre et de faire corps avec
le cheval qui nous porte .On ne peut s'empêcher d'évoquer dans nos
têtes les chevauchées des westerns de notre enfance . Arrivés au sommet
d'un monticule ,le loueur nous propose une séance photo avant de
redescendre à la ferme . Sur la route du retour, il nous explique qu'il
est entrain de finir deux livres de philosophies qu'il espère éditer
sous peu . Il nous parle aussi des nombreuses tribus indiennes qui
vivent au Panama . Certains viennent faire les travaux de cueillette
dans les grandes exploitations d'où souvent ils repartent en piquant le
matériel . Ils sont souvent mal vu par la population et beaucoup ont été
parqués dans des réserves où il faut payer un droit pour traverser .
Nous rentrons juste pour fêter l'anniversaire de
Maya , une Suissesse qui souffle ses 63 bougies aujourd'hui . Pendant ce
temps Heinz réussit à trouver la panne électrique du véhicule de Werner
, son époux . Ouf , enfin un problème de résolu parmi tant d'autres ,
c'est un bon début . Ensuite , toujours à cause de la nuit qui tombe
précocement sous ces latitudes, chacun se retire dans son camping car ,
la soirée étant beaucoup plus fraiche qu'au bord du Pacifique .
que Dominique se plaint d'avoir eu froid sur le petit matin . Le luxe
suprême sous ces latitudes ! Moi , je n'irai pas jusque là , mais
j'avoue qu'il m'a bien aidé pour m'endormir . Malgré tout, je me lève
tôt , vers 5h15 pour m'occuper du blog , des photos et surtout essayer
d'archiver les 130 chapitres qui selon Dominique doivent gêner la
transmission . Puis il faut que je charge les photos de la clé USB
prêtée par Annie . Ensuite dès que Dominique se réveille , je m'occupe
du café et du petit déjeuner que nous prenons en terrasse . Aujourd'hui
ce sera sans Claire et ni Roger qui ont déjà pris le leur à
l'intérieur du camping car . Je suis pressé de quitter la table pour me
baigner une dernière fois avant de partir ; c'est vrai que nous avons un
pincement au coeur de quitter notre petit paradis sous les cocotiers au
bord du Pacifique . Il faut dire que depuis deux jours nous avons pris
de bonnes habitudes partageant notre temps entre la baignade , le
farniente , l'apéro et les grillades !
Après une bonne douche pour nous dessaler , nous
prenons la route vers 8h30 en direction de David . L'horizon est barré
sur notre droite par de jolies montagnes aux pentes abruptes couvertes
de forêts tropicales. Curieusement aujourd'hui nous voyons des cultures
de papayers , de choux , de bananiers et des pâtures où paissent des
vaches et des zébus ; c'est bien la première fois depuis que nous sommes
au Panama que nous voyons une exploitation du sol ! Nous traversons de
petits villages peuplés de maisons basses , souvent très colorées et
dotées de larges patios , richement fleuris de bosquets de
bougainvilliers , de crotons et de poinsétias . Par prudence ,nous
décidons de faire le plein de gasoil avant une ville appelée David car
nous partons ensuite en montagne , direction Boquété .Nous quittons
l'autoroute pour monter vers le nord : comme nous avait promis Janette ,
nous récupérons un peu de fraicheur au fur et à mesure que nous prenons
de l'altitude . Nous enjambons aussi quelques belles rivières bordées de
forêts de sapin qui contribuent par leur simple présence à donner une
sensation de fraicheur . Le thermomètre extérieur passe de 32 degrés à
27 , c'est super ! Trente kilomètres plus loin nous nous arrêtons à un
belvédère qui offre une superbe vue sur Boquété et la rivière du même
nom . Nous sommes accueillis par un troupeau de coatis avec leur nez
pointu et leur queue à rayure noires et blanches .
Nous descendons de notre perchoir pour gagner la
rivière et traverser la petite bourgade : elle ressemble à un centre de
villégiatures avec ses nombreux hôtels , ses restaurants et ses magasins
de sport . Comme prévu, nous nous installons sur le parking à droite de
la route ,à la sortie de l'agglomération , juste à côté du torrent . Dès
que Jean Marc et Roger arrive , nous sortons les auvents pour avoir un
peu d'ombre et manger en terrasse . Autant dire que la plancha et le
barbecue sont de sortie . Nous apprenons au cour du déjeuner qu'une
nouvelles séries d'incidents s'est produite depuis hier: tout d'abord
Ernest, qui était resté en panne il y a deux jours, a pris une noix de
coco sur le toit de son fourgon pendant la nuit dernière . En voulant le
déplacer dans l'obscurité, il a accroché fortement sa porte latérale
coulissante en frottant un palmier . Ensuite ,Werner , un autre Suisse
a dû rouler avec son marche pied électrique sorti côté trottoir : il a
la batterie de pavillon à plat et un cour-circuit quelque part. Enfin
Noldi avec son gros Phoenix ne peut plus sortir son marche pied
électrique : le problème est que sur son monstre qui est au moins à 80
cm du sol, il a trois marches pour grimper à bord . La mauvaise série
continue à s'abattre sur notre petite communauté !!
A 14h00 Dominique part avec Gérard , Isabelle ,
Jean Marc ainsi qu'une quinzaine de Suisse faire une randonnée à pieds
de trois heures trente en montagne .Un petit bus vient les chercher pour
les amener au pied de la montagne . Etant donné l'état de mes genoux ,
j'ai préféré opter pour une ballade à cheval de deux heures en compagnie
de Roger , Annie , Michèle , Christian et Jeremy , l'assistant de
Janette . Nous, c'est un gros 4x4 qui vient nous chercher pour nous
déposer en pleine campagne , dans une pâture où nous attendent six
chevaux déjà sellés . Comme Annie et Michèle ne sont jamais montées , le
loueur de chevaux commencent par les aider à se mettre en selle . Puis
il nous attribue chacun une monture en fonction de notre gabarit . Nous
commençons par emprunter un large chemin de campagne où nos montures ont
tendance à préférer piétiner dans l'herbe des bas-côtés plutôt que dans
les cailloux de la chaussée .Celui de Roger doit être un cheval de
général car le voilà parti en tête sous une belle voûte de verdure :"
c'est comme en camping -car ,toujours parti le premier Roger , tu ne
trouves pas , Pierre ! me dit Christian avec qui je trotte côte à côte .
Il faut avouer qu' un kilomètre ou deux sont nécessaires pour nous
remettre dans le bain . Puis tout doucement l'assurance revient en même
temps que la fermeté dans les ordres : et tout à coup le contact
s'établit avec l'animal qui reconnait en nous un conducteur .Nous
terminons le premier tour de campagne en moins d'une heure ; comme nous
avons acquis une meilleure position , le loueur nous propose une seconde
ballade sur un étroit sentier de montagne qui grimpe après avoir
franchi une petite rivière et gravi quelques talus . Nous attaquons un
coteau assez pentu ,en pleine nature avec de magnifiques vues sur les
monts voisins . Quel bonheur de se sentir libre et de faire corps avec
le cheval qui nous porte .On ne peut s'empêcher d'évoquer dans nos
têtes les chevauchées des westerns de notre enfance . Arrivés au sommet
d'un monticule ,le loueur nous propose une séance photo avant de
redescendre à la ferme . Sur la route du retour, il nous explique qu'il
est entrain de finir deux livres de philosophies qu'il espère éditer
sous peu . Il nous parle aussi des nombreuses tribus indiennes qui
vivent au Panama . Certains viennent faire les travaux de cueillette
dans les grandes exploitations d'où souvent ils repartent en piquant le
matériel . Ils sont souvent mal vu par la population et beaucoup ont été
parqués dans des réserves où il faut payer un droit pour traverser .
Nous rentrons juste pour fêter l'anniversaire de
Maya , une Suissesse qui souffle ses 63 bougies aujourd'hui . Pendant ce
temps Heinz réussit à trouver la panne électrique du véhicule de Werner
, son époux . Ouf , enfin un problème de résolu parmi tant d'autres ,
c'est un bon début . Ensuite , toujours à cause de la nuit qui tombe
précocement sous ces latitudes, chacun se retire dans son camping car ,
la soirée étant beaucoup plus fraiche qu'au bord du Pacifique .
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