CENT TRENTE SIXIEME JOUR : LE 14 MARS 2018





















Grâce au changement d'horaire entre Panama et Costa
Rica , nous avons l'avantage ce matin d'avoir la lumière du jour une
heure plus tôt . C'est quand même très agréable de pouvoir prendre le
petit déjeuner en contemplant le va et viens de l'océan sur la plage .
Malgré la brouillasse ,quelques rayons du soleil plus téméraires que les
autres , parviennent à faire rosir l'écume qui couronne les vagues .
C'est vraiment superbe , aussi je ne tarde pas à sortir prendre quelques
clichés . Le blog étant bouclé depuis hier soir ,nous avons le temps
de nous préparer tranquillement . Roger nous apprend qu'il a bougé son
camping car vers 2h00 du matin car il avait peur que le vent fasse
tomber des noix de coco sur son toit . De notre côté, tout ce que nous
avons entendu, c'est la ronde des flics qui ont patrouillé même cette
nuit . Lors de leur passage l'après midi , ils avaient dit à Monique de
bien fermer le camping car pendant la baignade car il y a beaucoup de
voleurs dans le secteurs .

Nous décollons très tôt vers 6h45 car nous
partons avec un handicap de 35 km sur l'itinéraire prévu du fait que
nous avons choisi la plage de Pinuela pour bivouaquer . Une fois sortie
de notre clairière au bord de l'eau nous reprenons la Ruta 34 en
direction de Dominical . Bien qu'elle suive scrupuleusement la côte du
Pacifique , nous ne voyons guère l'océan tant la végétation est dense
mais le peu que nous voyons, ne semble pas très hospitalier avec des
rochers et des galets un peu partout . Même à Playa Dominical , ce n'est
pas terrible d'après Jean Marc et Monique qui poussent la curiosité
jusqu'à y faire un petit crochet avant de prendre à droite la route de
San Isidro . Elle part aussitôt à l'assaut de la montagne, et
sérieusement avec ça ,car nous montons très rapidement de 800 mètres
parmi les palmiers et les bananiers . La végétation est très luxuriante
mais il y a moins de fleurs qu'au Panama , surtout en ce qui concerne
les bougainvilliers .Par contre l'habitat est du même type avec de
petites maisons basses , très colorées, souvent équipées de larges patio
et nichées dans la verdure. En arrêtant au niveau d'un belvédère pour
prendre quelques photos , nous voyons arrivés Claire et Roger , puis
Monique et Jean Marc.

Nous plongeons ensuite vers San Isidro, où le
circuit de contournement proposé par Janette nous révèle des surprises :
en tournant à gauche, pour éviter le centre ville nous nous retrouvons
dans un véritable mur, dont la déclivité doit dépasser les 20% car je
suis obligé de passer la première ; c'est d'autant plus dur qu'il faut
aussitôt se dépêcher de doubler un poids lourd de plus de 50 tonnes ,
complétement scotché dans la pente . Dès la sortie de la ville , nous
commençons l'ascension d'un col qui culmine à plus de 3300 mètres
d'altitude . Nous laissons de côté l'excursion à pieds proposée par
Janette pour aller voir des Quetzals , l'oiseau sacré des Mayas , qui
demandent deux bonnes heures et qui coûte en plus 50 dollars US pour 2
personnes . Des artisans travaillant le bois proposent leur production
sur de petits étales installés sur le bas côté de la route : nous
arrêtons pour voir de plus prés les coupes à fruits , les plateaux en
tous genres et les jardinières creusées à la gouge à même le tronc
d'arbre . C'est d'autant plus joli qu'il y a différentes essences de
bois de couleurs différentes : par contre les prix sont exorbitants: 30
000 colones soit 60 dollars US pièce ! De plus le bois est encore très
humide , plein de sève , j'aurais peur qu'en séchant les jolis plateaux
se fendent d'un bout à l'autre .Comme tout à l'heure sur la route de San
Isidro , ici aussi ça grimpe sévèrement avec encore des pourcentages qui
font souffrir le moteur du camion . Ma consommation atteint 22 litres au
cent ! Il est bien difficile de faire des photos dans le secteur tant la
végétation est dense : rare sont les fenêtres le long de la route qui
permettent de voir le fond des vallées . Sur les cimes voisines , des
nuages de brouillasse restent accrochés et s'effilochent au grès du vent
. Parvenus au col qui n'est même pas matérialisé par un panneau , nous
nous mettons à suivre une série de crêtes avec des ravins de chaque
côté. Le revêtement de la chaussée , correct jusque là , se met à se
dégrader sérieusement . Il faut faire très attention pour éviter de
profondes ornières . Nous rencontrons également plusieurs passages à
voie unique , suite à un effondrement de la moitié de la route côté
ravin . Par endroit c'est le talus , côté montagne , qui a glissé sur la
route , l'encombrant de grosses pierres et de tas de terre . Dès que
nous amorçons la descente ,nous décidons de trouver un coin panoramique
pour s'arrêter prendre un café : à peine avons-nous fini notre petite
pause que Roger et Jean Marc arrive . Comme ils ont fait de même un peu
plus haut , ils déclinent notre invitation .Je suis surpris par la
fraicheur en sortant faire une photo du paysage ; pas étonnant , le
thermomètre indique 13 degrés , c'est incroyable alors que nous avions
plus de trente au bord de l'océan !

Nous nous arrêtons ensuite un peu plus bas pour
faire quelques courses : une salade , un ananas , des radis et des
curubas ; il s'agit de fruits qui ressemblent à de petites bananes à
l'extérieur et à des fruits de la passion à l'intérieur , de même qu'au
niveau du goût . Dans la boutique voisine nous trouvons du café du Costa
Rica de dégustation à un prix raisonnable : 10 000 colones , soit 20
dollars US le kilo . Puis nous reprenons la descente sur Cartago par la
Nationale 2 toujours en aussi mauvaise état . Nous arrivons une heure
plus tard dans la mégalopole . Là , nous suivons les indications du road
book de Janette à la lettre ,tout en regardant scrupuleusement l'écran
du GPS . Cela se passe plutôt bien jusqu'à San José où à partir de
l'aéroport ça commence à cafouiller dur, au point nous faisons un second
tour gratuit! La seconde fois , au lieu de prendre l'Avenida 10 à
droite , ce qui nous a valu tout à l'heure un deuxième passage devant
les avions ,nous prenons à gauche et nous voilà dans un dédale de
petites rues qui se coupent à angle droit . Il faut faire très attention
aux plaques d'égout qui manquent et aux profonds caniveaux qui les
bordent de chaque côté . Pour finir nous retombons sur les repères
proposés par Janette , la Pizza Hut à gauche, le cimetière à droite ,
le SuperMéga à gauche , nous sommes sur la bonne voie , apparemment .
Par contre ,l'arrivée est "coton" avec un virage à droite à 150 degrés
avec 20% de pente , un cadeau avec un véhicule de 7,5 mètres de long et
de prés de 5 tonnes ! Heureusement que le camping n'est plus qu'à 2
kilomètres ! Nous nous glissons péniblement sous un arbre bas à côté de
Roger ,déjà installé depuis une demi heure . Nous sommes dans une espèce
de petit parc de loisir, doté de deux piscines , juste au pied du volcan
Poas, en alerte depuis quelques jours . Il ne manquerait plus qu'il
embête le monde celui-là ! Nous installons aussitôt le salon de jardin
pour déjeuner à l'ombre de l'unique arbre des lieux, en compagnie de
Claire et Roger . Jean Marc et Monique arrive beaucoup plus tard vers
15h00 , après quelques errances autour de San José d'après leurs
explications . Je crois bien que tout le monde a merdouillé dans cette
capitale qui n'offre aucun intérêt touristique .

Au cours du repas nous faisons la connaissance d'une
famille de jeunes français, partis il y a 9 mois avec deux petites
filles de 8 et 10 ans . Originaires du Valenciennois , nous sympathisons
aussitôt. Ils font le même périple que nous mais à l'envers .Ils ont
commencé par le Canada , les USA , le Mexique , le Bélize , le Guatéala
, et le Nicaragua . Ils nous apprennent qu'il y a un magnifique site
maya à ne pas manquer au nord du Bélize , accèssible uniquement en
bateau . Nous échangeons donc nos connaissances pendant plus d'une heure
autour d'un café . Ensuite nous allons essayer les piscines du parc
avant de devoir satisfaire aux obligations de briefing vers 18h00 où
Janette nous parle des six jours à venir . Puis malgré l'obscurité ,
nous prenons l'apéro en terrasse avec Jean Marc, Monique , Roger et
Claire avant de finir la soirée dans le camping car : en effet ce soir,
nous sommes à 1000 mètres d'altitude et il fait frais au point d'être
obligés de casser la croute à l'intérieur .

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