CENT TRENTE NEUVIEME JOUR : LE 17 MARS 2018

























Dominique s'est offert une nuit de dix heures , de
20h00 à 6h00 !! Ce doit être la grande lessive d'hier à moins que ce ne
soit notre séance de natation à la piscine ou la partie de Molky qui est
à l'origine de cette hypersomnie ! Moi de mon côté, j'ai quand même fait
le blog et j'ai transféré les photos une fois rentré de l'apéro offert
par Janette en l'honneur du retour d'Andy parmi nous . Ce matin tout le
monde le prend cool car nous n'avons qu'une petite étape de 160 bornes
qui doit nous mener au pied du Volcan Arénal . Je prends même le temps
de nettoyer le parebrise , c'est un événement ! Je dois aussi reposer ma
grille de frigo laisser ouverte pour favoriser son rendement . Je n'ose
en parler mais on dirait que le changement des filtres à gaz a eu un
effet bénéfique car ce matin notre congélo est à moins sept degrés , ce
qui est pas mal sous ces latitudes .Je répare également un des tiroirs
de l'escalier de chambre dont le système de verrouillage est parti en
vrac : le penne d'un coté , un ressort de l'autre , le bout de la
poignée étant resté dans ma main . Comme il est encore relativement tôt
pour partir , nous décidons de re-tenter un envoi du blog. Comme hier ,
c'est l'échec total : le chapitre cent trente huit part bien en un temps
raisonnable , malheureusement il n'arrive pas sur le blog , pas plus que
les trois chapitres précédents . C'est à braire ! Aussi nous essayons de
joindre Christophe , notre beau-fils sur Skype pour lui soumettre le
problème . Grâce à Team viewer , il prend la main sur mon ordi , essaie
de s'envoyer un chapitre sur sa propre messagerie pour pouvoir faire
avancer les choses . Comme il doit conduire notre petit fils Alexandre
pour une séance de poney , nous coupons rapidement notre intervention
sur Skype .
Avec tout ça, il est prés de 8h30 lorsque nous quittons
le camping, je crois pour une fois parmi les derniers . Arrivés au bout
de la petite route qui sort du campement , le premier problème se pose :
Janette dit dans son road book de tourner à gauche alors que le GPS nous
demande de prendre à droite . Pour une fois nous donnons priorité au GPS
bien que la route 118 soit très étroite et déjà bien accidenté . Comme
je constate que ma jauge de carburant est basse , nous nous arrêtons
dans la première station venue où ils acceptent la carte Visa . La
pompiste me confirme que d'autres camping cars sont passés ce matin , le
dernier il n' y a pas plus de 10 minutes . Ouf , nous ne sommes pas les
seuls à avoir pris cette option . Comme lors du premier plein , le
litre de gasoil est à un peu moins d'un dollars , soit 80 à 90 centimes
d'euros , c'est moins avantageux qu'au Panama , certes , mais c'est
quand même rentable par rapport au prix français . Nous traversons
ensuite le petit village de Sarchi que nous avions visité avec notre
guide Werner, spécialisé dans le travail du bois et plus
particulièrement dans la fabrication des charrettes pour transporter le
café . Partout nous voyons de magnifiques arbres couverts de fleurs
jaunes vif et dépourvu de feuille , ce qui leur donne encore plus de
légèreté et de délicatesse .
Nous rattrapons ensuite la C1 , la grande route, avec des
passages à quatre voies que nous suivons sur une bonne dizaine de bornes
pour prendre ensuite une petite route à droite qui se met aussitôt à
grimper à flanc de coteau, enchainant virage sur virage . En bas dans la
vallée , c'est le domaine de la canne à sucre, avec des champs à
différents degrés de maturation . Certains sont incendiés volontairement
que le montre la photo jointe . De gros camions semi remorques
transportent les récoltes vers les sucreries que nous voyons fumer à
souhait . Dès que nous prenons de l'altitude les flancs de la montagne
se strient d'alignement de caféiers aux feuilles vernissées . Comme en
Ecuador , les cultivateurs marient les plantations de café avec celles
de bananiers qui emmagasinent l'humidité du sol pour la rendre à la
saison sèche . Bien que le temps soit clair des nuages s'effilochent sur
les sommets voisins . Nous traversons une série de villages aux petites
maisons très colorées ,accrochées aux pentes abruptes de la montagne .
Nous arrêtons à Naranjo dans une panédéria pour acheter deux pains qui
ressemblent un peu à celui de France : mes commentaires sur la qualité
du produit enorgueillissent aussitôt le boulanger qui bombe le torse .
Un peu plus loin , à Zarcero , je trouve une jolie boutique de fruits et
légumes où nous achetons des avocats , de la salade , des bananes et une
sorte de litchis un peu chevelus . Après une vingtaine de bornes nous
trouvons une supérette avec du stationnement devant, pour compléter nos
courses de bouches, notamment en produits laitiers dont du fromage fumé
qui a l'air sympathique pour une fois . Comme nous n'y trouvons pas
d'eau en carafe de 6 ou 7 litres nous nous arrêtons dans un autre
supermercado à l'entrée de Fortuna d'où on commence à voir le Volcan
Arenal , du moins le bas car il a la tête dans les nuages , le bougre !
Pourtant il ne culmine qu'à 1640 m ! Nous commençons par contourner le
lac du même nom en empruntant la digue du barrage et passer sur la rive
droite . Par moment la route , toujours très sinueuse , laisse entrevoir
la surface de l'eau entre deux bouquets d'arbres : il ne faut pas être
très gourmand car les fenêtres ne sont pas nombreuses et les arrêts
photos encore moins , le stationnement étant très difficile . Après
avoir joué à cache-cache avec les eaux du lac sur une quinzaine de
bornes , nous atteignons Nuevo Arsenal où nous trouvons l'hôtel Los
Heroes sur notre droite : c'est un joli chalet entouré de prairies ,
comme là-bas , car les propriétaires sont suisses d'origine ! Nous nous
installons sur le parking , face au lac : étant arrivés les deuxièmes ,
nous avons la possibilité de choisir notre place et donc la vue . Le
temps de manger, et voilà Monique et Jean Marc qui arrivent , suivi de
peu par Jean Marie et Christian , puis Roger et Gérard .
Dominique décide de profiter de la wifi de l'hôtel
pour créer un second blog afin de palier à mon problème . Puis nous
partons faire une ballade au bord du lac avec Jean Marc , histoire de
mettre en pratique les conseils photographiques de Janette en
multipliant les exercices . On se bat à coup d'iso , d'ouverture et de
vitesse en fonction des sujets et des effets souhaités : c'est vrai
qu'il y a du déchet mais il y a aussi quelques clichés corrects dans le
tas .En remontant vers une petite chapelle construite à mi pente ,nous
tombons sur Isabelle et Gérard qui partent en ballade . Et nous voilà
maintenant à trois à faire des essais photographiques sur les
magnifiques panoramas qu'offrent le lac ,sous un ciel très tourmenté .
Comme lors de notre sortie avec Werner, on remarque de grandes croix en
bois dans les jardins avec un drap mauve et une couronne d'épine posés
dessus : c'est parce que nous approchons de la Semaine Sainte nous avait
dit notre guide ; ici la population est catholique à 80% et pratiquante
à 40% . Nous rentrons à l'hôtel en suivant les rails d'un petit train
qui sillonne tout le pan de montagne jusqu'à un restaurant panoramique .
De retour nous profitons de l'hôtel qui nous laisse la jouissance d'une
chambre pour prendre une douche car nous avons encore bien transpiré
avec la chaleur aujourd'hui , le thermomètre atteignant 32 degrés à
l'ombre pendant une bonne partie de l'après midi .
Un peu de blog et c'est l'heure d'aller au resto
car il a été décidé que nous allions manger une fondue costaricaine ce
soir avec la plupart des français , ainsi que François et son épouse ,
un couple suisse très sympathique. La qualité du fromage n'est pas
forcément au rendez-vous , on pouvait s'en douter ,mais l'ambiance
efface rapidement les imperfections costaricaines du plat savoyard . Un
bon souvenir malgré tout !
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