CENT TRENTE CINQUIEME JOUR : LE 13 MARS 2018




















Certains ont dû être travaillés cette nuit par
le stress de passer la frontière , ce n'est pas possible autrement car
lorsque j'ouvre un oeil péniblement vers 6h00 parce que Roger a dû faire
un bruit de casserole , la moitié du campement est déjà en ébullition .
Comme pour une fois j'ai réussi à boucler le blog la veille , je ne me
sentais pas du tout à la bourre mais devant cette fébrilité collective ,
je descends aussitôt préparer le café . Dès que nous avons pris le petit
déjeuner je refixe ma grille de frigo que j 'enlève pour la nuit afin
d'avoir un meilleur rendement de celui-ci : on dirait que ça marche un
peu . Il y a peut être aussi le coup d'air comprimé qui y est pour
quelque chose . Pour finir nous arrivons à être prêts en même temps que
Roger et Jean Marc qui quittent le domaine de Carta Vieja en même temps
que nous vers 6h45 .
Une fois sortis de l'immense propriété , nous
tournons à droite pour rattraper l'autoroute et ensuite prendre à droite
en direction de Dominical . Il faut faire très attention aux limitations
de vitesse car il y a beaucoup de flics aussi bien en voiture qu'en
moto . Ce serait dommage de se faire avoir à quarante bornes de la
frontière ! Nous prenons le temps de faire le plein de gasoil car il est
moins cher au Panama qu'au Costa Rica . Comme nous a recommandé Janette
nous stationnons devant le grand bâtiment blanc du poste des douanes
panaméens Après avoir fait tamponner mon passeport en temps que
propriétaire et chauffeur principal du véhicule , il faut attendre la
bonne volonté de l'équipe qui doit examiner le véhicule . Comme
Janette, déjà sur place depuis une demi heure, a eu un petit différent
avec leur responsable , ses adjoints ne font aucun zèle pour que les
choses évoluent rapidement , bien au contraire . Après trente bonnes
minutes d'attente purement stériles , une employée s'avance pour
contrôler le camping car de Jean Marc , puis le notre avant d'attaquer
celui de Roger . Il faut ensuite passer à l'immigration séparément ,
Dominique d'un côté , moi de l'autre , puis redéposer les papiers
tamponnés au premier bureau et c'en est fini avec le Panama !Nous avons
la bonne surprise que Jean Marc et Roger n'ont pas à payer leur PV pour
excès de vitesse comme normalement c'était prévu . D'autre part nous
voyons que Heinz et Mirta ont réussi à sortir du territoire panaméen
sans problème ! Ouf!
Il faut alors avancer avec le camping car de deux
cent mètres pour atteindre la douane du Costa Rica . Là , la première
difficulté est de trouver un terrain d'entente avec un employé en ce qui
concerne notre lieu de stationnement : il nous interdit l'endroit que
avions trouvé , nous demande d'aller en face de l'autre côté de la route
comme si nous devions repartir en arrière vers le Panama , puis accepte
enfin que nous nous mettions à droite sur le bas-côté . Pendant qu'il se
fritte un peu avec Janette , nous en profitons pour gagner le premier
bureau , celui de l'immigration où les opérations se résument à un coup
de tampon sur le passeport . Puis nous passons au guichet de
l'assurance : moyennant 41 dollars US nous sommes assurés au tiers .
Nous allons ensuite chercher un peu de colonés au distributeur puis il
faut traverser pour aller faire des photocopies du passeport avec la
photo , avec le tampon du Costa Rica que nous venons d'avoir , du
contrat d'assurance et bien sûr la photocopie de la carte grise ! Nous
revenons ensuite au bureau des douanes fermée jusqu'à 8h00 : à cause du
décalage horaire entre Costa Rica et Panama , il faut attendre un quart
d'heure devant la porte fermée . Ensuite nous tombons sur une employée
très ralentie et certainement un peu stupide car son collègue réussit à
passer six personnes pendant qu'elle patauge avec nos papiers ! Malgré
le temps passé , elle réussit à faire une erreur en recopiant le numéro
de plaque minéralogique . Et vlan , il faut tout recommencer ! Une fois
ses exploits terminés , nous devons reprendre le camping car et
contourner le bâtiment pour un examen du véhicule : plaque moteur ,
numéro de châssis , ... et seulement après elle daigne me donner les
papiers ! Ouf!
Ca y est cette fois nous sommes bien au Costa Rica
: le compteur du camion indique alors 21 000 km depuis Buenos Aires .
Nous prenons aussitôt la direction de Dominical . Curieusement , alors
qu'il s'agit d'une frontière complétement artificielle , inventée par
l'homme , le paysage change : la jungle se densifie étrangement , les
palmeraies se succèdent , les bananiers se bousculent le long de la
route . Derrière ce premier plan de verdure , des monts se dressent avec
des pentes très abruptes ,couvertes d'une végétation luxuriante .C'est
magnifique ce débordement de chlorophylle tout le long de la route !
Nous tombons ensuite sur les premières plages : Playa Tortuga qui n'a
pas été recommandée par Janette donc peut être d'un accès difficile ,
nous laissons tomber . Puis Playa Ventanas où le chemin qui y mène ne
nous inspire pas trop à première vue . Nous optons pour la troisième ,
la Playa Pinuela : après 500 mètres d'ornières , de grosses caillasses
et de bosses , nous débouchons sur une petite plage déserte au fond
d'une crique avec du sable fin et des cocotiers : un petit coin de
paradis que nous adoptons immédiatement . Aussi le camping car n'est pas
plutôt stationné entre deux palmiers que nous sautons dans les vagues :
ici le Pacifique est beaucoup plus calme du fait que nous sommes au fond
d'une baie avec de superbes îlots rocheux pour rompre un peu la
monotonie de la ligne d'horizon . Après une bonne demi heure de baignade
relativement musclée , nous voyons arriver Monique et Jean Marc alors
que nous ne nous étions pas donné de point de rendez vous pour cette
journée libre sans lieu de bivouac imposé pour le soir . Encore une demi
heure de passé et c'est Claire et Roger qui arrive pour partager avec
nous ce paradis terrestre . Très vite nous nous retrouvons tous à
sauter au dessus des vagues ou à nager au beau milieu de l'écume qui
suit le rouleau . Après un apéro pris en commun chez Jean Marc , nous
mangeons chacun sur notre petite terrasse , à l'ombre du camping car .
Pour le café c'est chez Roger que ça se passe .
Vers 15h00 nous décidons d'aller nous baigner à
proximité des rochers qui bordent la petite crique et qui servent par la
même occasion de brise-lames car ces dames n'aiment guère les rouleaux .
L'eau y est encore plus chaude , d'une température égale à celle d'une
baignoire , donc 34 à 35 degrés , je pense ! Une fois au large c'est
très agréable de contempler la côte avec sa végétation tropicale d'où
émergent le plumeau des hauts cocotiers . Derrière cette haie de
verdure, la montagne tombe à-pic avec ses sommets masqués par une brume
de chaleur qui s'effilochent sur les arêtes vives . Sur le croissant de
sable qui occupe le fond de la baie , l'écume des vagues vient sans
cesse s'étaler pour disparaitre aussitôt et recommencer de plus bel .
Nous rencontrons une jeune québécoise qui habite ici depuis un an et
demi et qui nous explique que nous avons bien fait de choisir cette
plage car c'est une des meilleurs du coin . Elle nous donne aussi
quelques conseils pour les étapes qui suivent .Après une bonne douche à
l'eau douce car ce petit coin de paradis est bien équipé ( il faut
dire que nous sommes dans le parc national Marino Ballena ) je m'occupe
un peu du blog . En fin d'après midi nous prenons une violente pluie
d'orage qui contrarie un peu nos projets de barbecue et de feu de camp
sur la plage déjà préparé par Roger et Jean Marc qui aiment jouer les
Robinsons, la machette à la main ! En un clin d'oeil c'est le
sauve-qui-peut . Claire et Dominique se dépêche de ramasser leur lessive
qui séche sur une corde pendant Jean Marc , Roger et moi courons
chercher les fauteuils de camping déjà bien trempés . Résultat ce soir
dine dans sa roulotte !
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