QUATRE VINGT DIX NEUVIEME JOUR : LE 5 FEVRIER 2018
Comme je suis réveillé vers 5h00 par le bruit de la
circulation , j'en profite pour descendre et finir la rédaction du blog
car hier soir je n'ai pas eu le courage de prolonger au delà de 22h00
.Après une heure passée à essayer de parler du Musée du Seigneur de
Sipan , je me dépêche de préparer le petit déjeuner car aujourd'hui nous
sommes pressés , nous devons passer la douane entre le Pérou et
l'Equateur et nous avons 360 bornes à dégommer . Par sms nous apprenons
que Nathalie est à la maternité avec un col dilaté à 4 cm et qu'elle
vient de recevoir une perfusion pour accèlérer les contractions . Avec
des nouvelles comme ça nous avons du mal à nous concentrer sur ce que
nous faisons . Malgré tout ,nous finissons par être prés pour 7h00 ,
heure à laquelle les portes du parc sont ouvertes .
Nous suivons donc de peu Roger et Jean Marc partis en
tête . Après la traversée de Lambayeque , nous empruntons la
Panaméricaine sur la gauche en direction de Piura , l'itinéraire prévu
initialement ayant été ravagé par El Nino . Notre route ,plus à l'ouest
pourtant , montre quand même des signes de dégradation surtout lorsque
nous traversons un petit fleuve côtier . Comme hier , bien souvent la
DDE s'est contentée d'une couche de macadam dans le lit de la rivière en
attendant mieux . Mais il n'y a pas que là qu'il faut faire attention ,
nous décollons plus d'une fois sur des ondulations de la chaussée à
peine visible ! Malgré tout, nous arrivons à maintenir une moyenne
correcte de 88km/h car nous ne traversons pratiquement pas de village
aujourd'hui . Et puis ce ne sont pas les paysages et les arrêts photos
qui vont nous retarder , la région n'est vraiment pas très jolie . Après
quelques plantations de cannes à sucre et de rizières nous retrouvons le
sable du désert côtier . Un nouvel sms nous apprend que le col de
Nathalie est à 5 cm .
Un peu avant Piura je décide de faire le plein de
gasoil car il parait qu'après c'est difficile avec la carte de crédit
d'après Janette . En reprenant la route nous loupons l'évitement de
Piura et nous tombons dans une zone de travaux qui nous coûte une bonne
demi-heure . Le plus sage est de faire demi-tour pour retomber sur la
route de Olmos . Une bonne vingtaine de bornes plus loin ,nous
finissons par tourner à gauche en direction de Tambogrande . Ici il faut
faire très attention car le GPS ne connait pas cette région . Petit à
petit le paysage change . Nous quittons la désolation de sable pour
traverser des rizières qui descendent en marches successives : il faut
dire que nous avons pris 400 mètres d'altitude et que l'horizon
commence à être limité par une chaine de petites montagne très escarpées
et couvertes de verdure . On voit aussi régulièrement sur les bas côtés
de la route des bouquets de cocotiers . D'autres arbres en forme de
parasol avec un feuillage fin et délicat donne l'impression d'être dans
la savane africaine . Dans les vergers se sont surtout des manguiers qui
pullulent avec leurs fruits mauves qui pendent comme au bout de longues
ficelles ! Ce qui est agréable c'est qu'il n'y a plus les dépôts
d'ordures tout au long de la route . On voit également beaucoup de
carrioles tirées par des ânes dans le secteur .
Nous traversons une large rivière sur un pont un peu
disloqué pour atteindre Tambogrande envahi d'une nuée de triporteurs à
moteurs . Ca grouille partout comme si la ville était enseveli sous un
nuage de doriphores .Une ville pas facile à traverser au début avec
trois bandes de macadam qui s'offrent à nous . Par sagesse , je prend
celle de droite et pas de chance, je me retrouve dans une contre-allée
où les vélos-taxis et les collectivos font la lois . Aussi dès que je
peux , je rejoins la chaussée centrale équipée d'une voie dans chaque
sens , encombrée comme ce n'est pas permis . Puis la surprise du chef ,
ou plutôt de Janette , qui pour la sortie de la ville, a écrit dans le
road-book "traverser l'axe fût/barril" ; devant nos yeux ronds hier au
briefing elle s'est contenter de répéter : "traverser l'axe fût/barril
, vououiii , c'est comme ça !" En fait au milieu du dernier rond point ,
il faut passer sous une porte ménagée dans un haut cylindre en béton !
Le mystère du fût/barril est enfin levé !
Encore une quarantaine de bornes dans une nature
tropicale qui baigne dans une chaleur moite et sous un ciel sombre et
bas . Nous traversons quelques villages doté de marchés aux fruits et
aux légumes , très colorés : nous finissons par nous arrêter pour
acheter six noix de coco fraiches déjà pré-taillée à la machette pour 15
solés (4 euros) .Nous arrivons enfin à la frontière Péruvienne où nous
retrouvons Roger et Claire , puis Monique et Jean Marc . En moins de dix
minutes nous avons droit à la distribution de coups de tampon habituelle
. Puis nous traversons un grand pont qui enjambe une rivière boueuse au
possible pour tomber sur le poste de douane équatorien . Là
malheureusement au deuxième bureau nous tombons sur un fonctionnaire
zélé et handicapé qui prend une bonne demi heure par véhicule , le
pauvre . C'est à ce moment que nous apprenons la naissance de Maxime et
de Lucile , beaux bébés de 2,8 kg et de 47 cm . Evidemment nous
recevons aussitôt des félicitations des Gruffats et des Bories bien
que nous n'y sommes pas pour grands choses malgré tout ! Par contre ,au
fond de nous même nous sommes très fiers d'avoir 5 petits enfants
maintenant , et nous sommes très contents surtout pour Nathalie qui
est enfin au bout de ses peines ! Aussi dès que nous nous retrouvons au
campement situé 1km plus loin nous fêtons l' heureux événement en
compagnie de Claire ,Roger, Monique et Jean Marc en confectionnant un
coco-rhum : le plus dur est de finir l'ouverture des noix avec un
tournevis et un marteau , puis il faut introduire glaçons et rhum à
discrétion ! Nous lançons ensuite une série de toasts devant des
panneaux de bienvenue à Maxime et à Lucile , collés sur le camping-car .
Puis nous faisons barbecue sous l'auvent de Roger qui a déjà déballer
tout son matériel .
Pendant toute l'après midi nous voyons arriver des
équipages au compte-goutte , toutes les demi-heures jusqu'à 18h30 .
Dominique profite de ce temps libre pour rattraper son retard de lessive
pendant que je blog un peu . Je m'occupe également des photos à donner
à Claire et à Roger avec la clé USB . Puis dès que Janette arrive ,
nous nous retrouvons pour le premier briefing en Equateur ,suivi d'un
apéro surprise pour s'excuser d'avoir été en retard deux fois pour la
visite de sites archéologiques . Nous finissons ensuite la soirée en se
claquemurant chacun dans son chez soi grillagé de moustiquaires .
circulation , j'en profite pour descendre et finir la rédaction du blog
car hier soir je n'ai pas eu le courage de prolonger au delà de 22h00
.Après une heure passée à essayer de parler du Musée du Seigneur de
Sipan , je me dépêche de préparer le petit déjeuner car aujourd'hui nous
sommes pressés , nous devons passer la douane entre le Pérou et
l'Equateur et nous avons 360 bornes à dégommer . Par sms nous apprenons
que Nathalie est à la maternité avec un col dilaté à 4 cm et qu'elle
vient de recevoir une perfusion pour accèlérer les contractions . Avec
des nouvelles comme ça nous avons du mal à nous concentrer sur ce que
nous faisons . Malgré tout ,nous finissons par être prés pour 7h00 ,
heure à laquelle les portes du parc sont ouvertes .
Nous suivons donc de peu Roger et Jean Marc partis en
tête . Après la traversée de Lambayeque , nous empruntons la
Panaméricaine sur la gauche en direction de Piura , l'itinéraire prévu
initialement ayant été ravagé par El Nino . Notre route ,plus à l'ouest
pourtant , montre quand même des signes de dégradation surtout lorsque
nous traversons un petit fleuve côtier . Comme hier , bien souvent la
DDE s'est contentée d'une couche de macadam dans le lit de la rivière en
attendant mieux . Mais il n'y a pas que là qu'il faut faire attention ,
nous décollons plus d'une fois sur des ondulations de la chaussée à
peine visible ! Malgré tout, nous arrivons à maintenir une moyenne
correcte de 88km/h car nous ne traversons pratiquement pas de village
aujourd'hui . Et puis ce ne sont pas les paysages et les arrêts photos
qui vont nous retarder , la région n'est vraiment pas très jolie . Après
quelques plantations de cannes à sucre et de rizières nous retrouvons le
sable du désert côtier . Un nouvel sms nous apprend que le col de
Nathalie est à 5 cm .
Un peu avant Piura je décide de faire le plein de
gasoil car il parait qu'après c'est difficile avec la carte de crédit
d'après Janette . En reprenant la route nous loupons l'évitement de
Piura et nous tombons dans une zone de travaux qui nous coûte une bonne
demi-heure . Le plus sage est de faire demi-tour pour retomber sur la
route de Olmos . Une bonne vingtaine de bornes plus loin ,nous
finissons par tourner à gauche en direction de Tambogrande . Ici il faut
faire très attention car le GPS ne connait pas cette région . Petit à
petit le paysage change . Nous quittons la désolation de sable pour
traverser des rizières qui descendent en marches successives : il faut
dire que nous avons pris 400 mètres d'altitude et que l'horizon
commence à être limité par une chaine de petites montagne très escarpées
et couvertes de verdure . On voit aussi régulièrement sur les bas côtés
de la route des bouquets de cocotiers . D'autres arbres en forme de
parasol avec un feuillage fin et délicat donne l'impression d'être dans
la savane africaine . Dans les vergers se sont surtout des manguiers qui
pullulent avec leurs fruits mauves qui pendent comme au bout de longues
ficelles ! Ce qui est agréable c'est qu'il n'y a plus les dépôts
d'ordures tout au long de la route . On voit également beaucoup de
carrioles tirées par des ânes dans le secteur .
Nous traversons une large rivière sur un pont un peu
disloqué pour atteindre Tambogrande envahi d'une nuée de triporteurs à
moteurs . Ca grouille partout comme si la ville était enseveli sous un
nuage de doriphores .Une ville pas facile à traverser au début avec
trois bandes de macadam qui s'offrent à nous . Par sagesse , je prend
celle de droite et pas de chance, je me retrouve dans une contre-allée
où les vélos-taxis et les collectivos font la lois . Aussi dès que je
peux , je rejoins la chaussée centrale équipée d'une voie dans chaque
sens , encombrée comme ce n'est pas permis . Puis la surprise du chef ,
ou plutôt de Janette , qui pour la sortie de la ville, a écrit dans le
road-book "traverser l'axe fût/barril" ; devant nos yeux ronds hier au
briefing elle s'est contenter de répéter : "traverser l'axe fût/barril
, vououiii , c'est comme ça !" En fait au milieu du dernier rond point ,
il faut passer sous une porte ménagée dans un haut cylindre en béton !
Le mystère du fût/barril est enfin levé !
Encore une quarantaine de bornes dans une nature
tropicale qui baigne dans une chaleur moite et sous un ciel sombre et
bas . Nous traversons quelques villages doté de marchés aux fruits et
aux légumes , très colorés : nous finissons par nous arrêter pour
acheter six noix de coco fraiches déjà pré-taillée à la machette pour 15
solés (4 euros) .Nous arrivons enfin à la frontière Péruvienne où nous
retrouvons Roger et Claire , puis Monique et Jean Marc . En moins de dix
minutes nous avons droit à la distribution de coups de tampon habituelle
. Puis nous traversons un grand pont qui enjambe une rivière boueuse au
possible pour tomber sur le poste de douane équatorien . Là
malheureusement au deuxième bureau nous tombons sur un fonctionnaire
zélé et handicapé qui prend une bonne demi heure par véhicule , le
pauvre . C'est à ce moment que nous apprenons la naissance de Maxime et
de Lucile , beaux bébés de 2,8 kg et de 47 cm . Evidemment nous
recevons aussitôt des félicitations des Gruffats et des Bories bien
que nous n'y sommes pas pour grands choses malgré tout ! Par contre ,au
fond de nous même nous sommes très fiers d'avoir 5 petits enfants
maintenant , et nous sommes très contents surtout pour Nathalie qui
est enfin au bout de ses peines ! Aussi dès que nous nous retrouvons au
campement situé 1km plus loin nous fêtons l' heureux événement en
compagnie de Claire ,Roger, Monique et Jean Marc en confectionnant un
coco-rhum : le plus dur est de finir l'ouverture des noix avec un
tournevis et un marteau , puis il faut introduire glaçons et rhum à
discrétion ! Nous lançons ensuite une série de toasts devant des
panneaux de bienvenue à Maxime et à Lucile , collés sur le camping-car .
Puis nous faisons barbecue sous l'auvent de Roger qui a déjà déballer
tout son matériel .
Pendant toute l'après midi nous voyons arriver des
équipages au compte-goutte , toutes les demi-heures jusqu'à 18h30 .
Dominique profite de ce temps libre pour rattraper son retard de lessive
pendant que je blog un peu . Je m'occupe également des photos à donner
à Claire et à Roger avec la clé USB . Puis dès que Janette arrive ,
nous nous retrouvons pour le premier briefing en Equateur ,suivi d'un
apéro surprise pour s'excuser d'avoir été en retard deux fois pour la
visite de sites archéologiques . Nous finissons ensuite la soirée en se
claquemurant chacun dans son chez soi grillagé de moustiquaires .
Bienvenue aux jumeaux, j'espère que tout le monde se porte bien chez les chit's et en Amérique aussi. Ici dans le Sud, nous avons la neige aujourd'hui sinon tout est OK. Bonne continuation les grands parents aventurier ... Bises Carole
RépondreSupprimerÇa va faire de sacrés souvenirs pour Lucile et Maxime! Fête au coco-rhum outre atlantique tout le monde n à pas ce privilège! !! En tt cas ça me donne bien envie moi un coco rhum après 9 mois d abstinence :P
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