CENTIEME JOUR : LE 6 FEVRIER 2018"
Malgré la chaleur tropicale et le trafic nocturne sur
la petite route de Macara , nous avons quand même passé une bonne nuit
.C'est sûrement aussi parce que nous étions rassurés sur l'état de santé
de notre fille Nathalie et de ses jumeaux . Etant donné notre remontée
vers l'équateur , il fait noir de plus en plus tard le matin , résultat
je me lève vers 6h00 pour faire le café et préparer le petit déjeuner .
Comme hier le temps est couvert avec de gros nuages noirs et menaçants .
Claire et Roger ne tardent pas à partir car ils en ont marre de se faire
piquer par les moustiques, . De notre côté avec le serpentin que
Dominique a fait brûler cette nuit et les moustiquaires , nous avons
passé la soirée sans problème avec pourtant toutes les fenêtres ouvertes .
Vers 7h00 nous prenons la route de Loja . Nous
commençons par traverser la petite ville de Macara qui nous semble
particulièrement propre par rapport aux taudis et aux rues pleines
d'immondices du Pérou . Dès la sortie de la bourgade nous arrêtons pour
admirer le miroir des rizières qui cascadent jusqu'au fond de la vallée
. C'est amusant de voir se côtoyer des parcelles à l'état de labour ,
d'autres où les frêles pieds de céréale viennent d'être repiqués dans
l'eau ou encore d'autres matures ,qui ressemblent à un tapis de haute
laine vert tendre . Et puis ce réseau de digues de terre qui les
entourent , laissant par endroit cascader l'eau des parcelles les plus
hautes vers celles les plus basses , c'est magnifique. La route se met à
grimper rapidement, en sinuant comme jamais au milieu d'une végétation
tropicale très dense : des bananiers , des cocotiers , des lianes qui
tombent du haut des arbres qui bordent la route . Puis ce sont des
alignement d'agaves aux reflets bleutés ou des bosquets de yuka avec
leurs grosses fleurs blanches disposées en grosses grappes qui
retiennent notre attention. De petites maisons basses en pisés , souvent
peintes de couleurs vives avec des toits en tuiles romaines un peu
noircies par les lichens se groupent à cinq ou six pour former un
hameaux perdu dans cette végétation luxuriante . Dans les jardins on
voit des bouquets de crotons pourpres et vernissés ou bien des
bougainvilliers géants débordant de fleurs mauves qui retombent en
cascade sur les pignons des habitations . Par endroit , souvent sur les
crêtes , isolés au milieu de cette débâcle de chlorophylle , se dresse
majestueusement un baobab exhibant son énorme tronc ventru et lisse et
ses interminables branches qui partent tous azimuts à l'horizontal .
C'est amusant de voir la disproportion qui existe entre le gigantesque
tronc et la petitesse des feuilles .
Au fur et à mesure que nous grimpons, nous récupérons
une brouillasse qui s'effiloche sur le sommet des arbres en courant le
long des versant de la montagne . On récupère même par endroit une
espèce de crachin qui m'oblige à mettre en route les essuies-glaces .
C'est vraiment le climat équatorial que l'on apprend dans les manuels
scolaires . Encore un étage et cette fois ce sont les phares
antibrouillards qu'il faut mettre en service . Heureusement qu'il y a
peu de circulation sur la route de Loja et puis les chauffeurs
équatoriens sont beaucoup moins stupides que leurs voisins péruviens :
ils ont surtout moins mauvais esprit , n'hésitant pas à s'écarter pour
faciliter la passage ou bien laissant passer les autres, chacun leur
tour ,dans les passages étroits . Il y en a bien quelques uns qui
roulent sans phare dans le brouillard , mais ...il ne faut pas oublier
quand même que nous sommes en Amérique Latine !Le plus ennuyeux est
qu'ici en Equateur nous roulons sans assurance : c'est le seul pays
d'Amérique Latine où aucune assurance ne fonctionne !!
Nous traversons ensuite la petite ville de Catamayo où en principe
nous aurions dû avoir un péage . Hormis le brouillard et les
innombrables virages , d'autres dangers viennent pimenter cette superbe
route de montagne : ce sont les chutes de pierres sur la chaussée, très
fréquentes , et bien souvent juste à la sortie d'un virage . Quelquefois
c'est carrément un pan d'argile et de pierres qui occupe une voie
complète ! Ou c'est l'inverse , côté vide ,c'est la moitié de la route
qui est partie au fond du ravin . Il y a aussi des tronçons de route
qui sont descendus de vingt ou trente centimètres ,suite à un
affaissement de terrain lors des pluies diluviennes fréquentes dans le
secteur : dans c'est cas là ,c'est la descente ,puis surtout la
remontée à l'autre bout qui ne plait pas à la suspension du camping car
. Bien qu'il n'y ait plus les" trompes-la-morts péruviens" sur le
tare-mac , on n'a quand même pas le temps de s'ennuyer au volant en
Ecuador ! Nous grimpons ainsi une succession de petits cols qui
oscillent entre 2000 et 2375 mètres, toujours dans la purée de pois . Au
cours la dernière ascension , j'ai même un petit camion qui cale
brutalement devant moi alors que j'étais entrain d'accélérer pour
doubler trois véhicules d'un coup . Heureusement que Dominique a crié ,
j'avais le regard fixé sur les deux autres camions situés devant lui !
Encore une belle décharge d'adrénaline.... !
Il ne nous reste plus qu'à nous laisser glisser
jusque dans la vallée pour atteindre Loja . Notre premier soucis est de
faire le plein de gasoil que nous payons 1 dollars US le gallon (0.25
euro le litre , c'est formidable !) La monnaie équatorienne est le
dollar US , c'est vraiment pratique pour nous et en plus ça nous évite
les frais de change . Nous suivons les indications de Janette à la
lettre , nous contournons le rond point avec l'obélisque , nous laissons
à droite l'arche espagnole qui matérialise l'entrée de la ville , nous
traversons le pont et prenons à gauche pour atteindre le parc Jipiros où
nous retrouvons Jean Marc . Une fois stationnés , nous décidons d'aller
manger en ville ensemble avant de faire les courses au supermercado
indiqué par Janette . Pour cela nous prenons un taxi qui nous dépose
prés de la place d'Armes : celle-ci est bordée de maisons de types
coloniales à balcons en bois et abritant une rangée d'arcades
grouillantes de commerce . Après avoir arpenté la plaza , à l'ombre d'
immenses palmiers , nous nous mettons à chercher le restaurant "dumman"
recommandé par Janette . En fait ,même les flics ne connaissent pas ,
car c'est chez Dumas que nous nous rendons . Dans un cadre sympathique
nous goûtons un apéritif local qui ressemble à du sherry ; puis on nous
propose une soupe équatorienne à base de pommes de terre et de haricots
, malheureusement suivi de pâtes à la carbonara qui n'ont rien d'une
spécialité locale et d'un petit dessert associant coulis de fruits de
la passion et chocolat : nous nous en sortons avec 10 dollars US par
personne bière et café compris !
Nous décidons de visiter un peu le centre ville
en guise de promenade digestive : après le "parque central "nos pas
nous mènent à la cathédrale puis dans de sympathiques petites rues très
commerçantes. Il faut ensuite reprendre un taxi pour aller au Super maxi
que tout le monde connait apparemment bien que nous soyons quand même
dans une ville de 150 000 habitants et qui est l'une des plus anciennes
d'Equateur . En ce qui nous concerne , nous devons faire les courses
pour l'apéro général , c'est à dire avec les Suisses , donc pour 36
personnes , pour fêter la naissance de Maxime et Lucile après demain. Il
nous faut également pas mal de choses qui manquent à bord du camping car
. Résultat nous chargeons quatre gros sacs chacun à bord du taxi qui
nous ramène au camping . Après une bonne heure consacrée au blog et au
transfert des photos il faut se rendre au briefing que nous sommes
obligés de réaliser dans le hall de la piscine à cause d'une pluie
tropicale . Comme hier , chacun regagne son véhicule à l'issu de la
réunion étant donné qu'il pleut et qu'il fait déjà nuit noire .
la petite route de Macara , nous avons quand même passé une bonne nuit
.C'est sûrement aussi parce que nous étions rassurés sur l'état de santé
de notre fille Nathalie et de ses jumeaux . Etant donné notre remontée
vers l'équateur , il fait noir de plus en plus tard le matin , résultat
je me lève vers 6h00 pour faire le café et préparer le petit déjeuner .
Comme hier le temps est couvert avec de gros nuages noirs et menaçants .
Claire et Roger ne tardent pas à partir car ils en ont marre de se faire
piquer par les moustiques, . De notre côté avec le serpentin que
Dominique a fait brûler cette nuit et les moustiquaires , nous avons
passé la soirée sans problème avec pourtant toutes les fenêtres ouvertes .
Vers 7h00 nous prenons la route de Loja . Nous
commençons par traverser la petite ville de Macara qui nous semble
particulièrement propre par rapport aux taudis et aux rues pleines
d'immondices du Pérou . Dès la sortie de la bourgade nous arrêtons pour
admirer le miroir des rizières qui cascadent jusqu'au fond de la vallée
. C'est amusant de voir se côtoyer des parcelles à l'état de labour ,
d'autres où les frêles pieds de céréale viennent d'être repiqués dans
l'eau ou encore d'autres matures ,qui ressemblent à un tapis de haute
laine vert tendre . Et puis ce réseau de digues de terre qui les
entourent , laissant par endroit cascader l'eau des parcelles les plus
hautes vers celles les plus basses , c'est magnifique. La route se met à
grimper rapidement, en sinuant comme jamais au milieu d'une végétation
tropicale très dense : des bananiers , des cocotiers , des lianes qui
tombent du haut des arbres qui bordent la route . Puis ce sont des
alignement d'agaves aux reflets bleutés ou des bosquets de yuka avec
leurs grosses fleurs blanches disposées en grosses grappes qui
retiennent notre attention. De petites maisons basses en pisés , souvent
peintes de couleurs vives avec des toits en tuiles romaines un peu
noircies par les lichens se groupent à cinq ou six pour former un
hameaux perdu dans cette végétation luxuriante . Dans les jardins on
voit des bouquets de crotons pourpres et vernissés ou bien des
bougainvilliers géants débordant de fleurs mauves qui retombent en
cascade sur les pignons des habitations . Par endroit , souvent sur les
crêtes , isolés au milieu de cette débâcle de chlorophylle , se dresse
majestueusement un baobab exhibant son énorme tronc ventru et lisse et
ses interminables branches qui partent tous azimuts à l'horizontal .
C'est amusant de voir la disproportion qui existe entre le gigantesque
tronc et la petitesse des feuilles .
Au fur et à mesure que nous grimpons, nous récupérons
une brouillasse qui s'effiloche sur le sommet des arbres en courant le
long des versant de la montagne . On récupère même par endroit une
espèce de crachin qui m'oblige à mettre en route les essuies-glaces .
C'est vraiment le climat équatorial que l'on apprend dans les manuels
scolaires . Encore un étage et cette fois ce sont les phares
antibrouillards qu'il faut mettre en service . Heureusement qu'il y a
peu de circulation sur la route de Loja et puis les chauffeurs
équatoriens sont beaucoup moins stupides que leurs voisins péruviens :
ils ont surtout moins mauvais esprit , n'hésitant pas à s'écarter pour
faciliter la passage ou bien laissant passer les autres, chacun leur
tour ,dans les passages étroits . Il y en a bien quelques uns qui
roulent sans phare dans le brouillard , mais ...il ne faut pas oublier
quand même que nous sommes en Amérique Latine !Le plus ennuyeux est
qu'ici en Equateur nous roulons sans assurance : c'est le seul pays
d'Amérique Latine où aucune assurance ne fonctionne !!
Nous traversons ensuite la petite ville de Catamayo où en principe
nous aurions dû avoir un péage . Hormis le brouillard et les
innombrables virages , d'autres dangers viennent pimenter cette superbe
route de montagne : ce sont les chutes de pierres sur la chaussée, très
fréquentes , et bien souvent juste à la sortie d'un virage . Quelquefois
c'est carrément un pan d'argile et de pierres qui occupe une voie
complète ! Ou c'est l'inverse , côté vide ,c'est la moitié de la route
qui est partie au fond du ravin . Il y a aussi des tronçons de route
qui sont descendus de vingt ou trente centimètres ,suite à un
affaissement de terrain lors des pluies diluviennes fréquentes dans le
secteur : dans c'est cas là ,c'est la descente ,puis surtout la
remontée à l'autre bout qui ne plait pas à la suspension du camping car
. Bien qu'il n'y ait plus les" trompes-la-morts péruviens" sur le
tare-mac , on n'a quand même pas le temps de s'ennuyer au volant en
Ecuador ! Nous grimpons ainsi une succession de petits cols qui
oscillent entre 2000 et 2375 mètres, toujours dans la purée de pois . Au
cours la dernière ascension , j'ai même un petit camion qui cale
brutalement devant moi alors que j'étais entrain d'accélérer pour
doubler trois véhicules d'un coup . Heureusement que Dominique a crié ,
j'avais le regard fixé sur les deux autres camions situés devant lui !
Encore une belle décharge d'adrénaline.... !
Il ne nous reste plus qu'à nous laisser glisser
jusque dans la vallée pour atteindre Loja . Notre premier soucis est de
faire le plein de gasoil que nous payons 1 dollars US le gallon (0.25
euro le litre , c'est formidable !) La monnaie équatorienne est le
dollar US , c'est vraiment pratique pour nous et en plus ça nous évite
les frais de change . Nous suivons les indications de Janette à la
lettre , nous contournons le rond point avec l'obélisque , nous laissons
à droite l'arche espagnole qui matérialise l'entrée de la ville , nous
traversons le pont et prenons à gauche pour atteindre le parc Jipiros où
nous retrouvons Jean Marc . Une fois stationnés , nous décidons d'aller
manger en ville ensemble avant de faire les courses au supermercado
indiqué par Janette . Pour cela nous prenons un taxi qui nous dépose
prés de la place d'Armes : celle-ci est bordée de maisons de types
coloniales à balcons en bois et abritant une rangée d'arcades
grouillantes de commerce . Après avoir arpenté la plaza , à l'ombre d'
immenses palmiers , nous nous mettons à chercher le restaurant "dumman"
recommandé par Janette . En fait ,même les flics ne connaissent pas ,
car c'est chez Dumas que nous nous rendons . Dans un cadre sympathique
nous goûtons un apéritif local qui ressemble à du sherry ; puis on nous
propose une soupe équatorienne à base de pommes de terre et de haricots
, malheureusement suivi de pâtes à la carbonara qui n'ont rien d'une
spécialité locale et d'un petit dessert associant coulis de fruits de
la passion et chocolat : nous nous en sortons avec 10 dollars US par
personne bière et café compris !
Nous décidons de visiter un peu le centre ville
en guise de promenade digestive : après le "parque central "nos pas
nous mènent à la cathédrale puis dans de sympathiques petites rues très
commerçantes. Il faut ensuite reprendre un taxi pour aller au Super maxi
que tout le monde connait apparemment bien que nous soyons quand même
dans une ville de 150 000 habitants et qui est l'une des plus anciennes
d'Equateur . En ce qui nous concerne , nous devons faire les courses
pour l'apéro général , c'est à dire avec les Suisses , donc pour 36
personnes , pour fêter la naissance de Maxime et Lucile après demain. Il
nous faut également pas mal de choses qui manquent à bord du camping car
. Résultat nous chargeons quatre gros sacs chacun à bord du taxi qui
nous ramène au camping . Après une bonne heure consacrée au blog et au
transfert des photos il faut se rendre au briefing que nous sommes
obligés de réaliser dans le hall de la piscine à cause d'une pluie
tropicale . Comme hier , chacun regagne son véhicule à l'issu de la
réunion étant donné qu'il pleut et qu'il fait déjà nuit noire .
Commentaires
Enregistrer un commentaire