CENT VINGTIEME JOUR : LE 26 FEVRIER 2018
Depuis notre installation à l'hôtel Hilton de
Cartagena , c'est la première fois que nous avons l'obligation de nous
lever tôt : nous devons partir en bus à 7h00 pour être à 8h00 à Puerto
Bahia , le port où nous avons laisser les camping cars . Aussi nous nous
levons vers 5h30 pour pouvoir nous préparer tranquillement : cela nous
permet de respecter le cérémonial du café au lit tout en discutant de la
journée future .Puis il faut respecter les consignes de Janette : mettre
un pantalon et non un short pour avoir les jambes couvertes , une
chemise à manches longues pour le soleil , un chapeau , de la crème
solaire , une bouteille d'eau ainsi qu'un petit casse-croûte . Il parait
qu'il y a deux ans le contrôle anti stupéfiant avait duré jusqu'à 18h00
, plus une heure de trajet pour revenir en ville , ils étaient rentrés
rincés vers 19h00-19h30 avec l'inertie de groupe ! Cela promet un sacré
bain de sueur !! Tout le monde parmi nous redoute cette journée ,
malheureusement incontournable !
Après le petit déjeuner servi à partir de 6h15 où
nous faisons quelques provisions de viennoiseries et de bananes pour le
casse-croûte au port , nous descendons à la réception . Janette est
déjà stressée car les bus sont en retard : il en faut deux car nous
partons avec le groupe allemand qui nous précède de trois jours depuis
le départ de notre périple il y a quatre mois . Pour finir nous arrivons
au port juste pour 8h00 où les douaniers nous attendent déjà . Après un
bon quart d'heure d'attente en plein soleil , nous nous mettons à
l'ombre de deux conteneurs , ceux-ci étant déjà remplis par d'autres
équipages . Pour finir Janette parvient à obtenir une pile de papiers
déjà pré remplis , qu'il faut compléter et signer , en trois
exemplaires . Ce sont les fameux documents que les douaniers devaient
nous amener à l'hôtel samedi matin ! Une fois les copies rendues , nous
pouvons avancer jusqu'à l'entrée du port où nous sommes fouillés un à un
ainsi que nos sacs . Puis on nous attribue un badge doté d'un numéro que
nous devons porter sur le bras . Là , nous avons le droit d'avancer
jusqu'à un second contrôle où nous recommençons la fouille , ensuite on
nous distribue des étiquettes pour sceller les portes du camping cars .
Nous avons enfin le droit de traverser à pieds , mais
escortés , les immenses parkings du port pour atteindre les camping cars
: ils ont été déplacés pendant notre absence et redisposés différemment
à proximité du quai d'embarquement qu'ils quitterons en principe avec le
bateau du 28 février . Une fois les retrouvailles consommées , eh oui ça
fait toujours plaisir de retrouver sa petite maison roulante , nous
attaquons le déballage en règle de tout le contenu des deux soutes qu'il
faut étaler sur le macadam . Je fais très attention au début car je n'ai
pas la clef du véhicule pour couper l'alarme , je n'ai pris que celles
des soutes .Je retrouve l'Autrichien avec son chapeau en forme de cloche
à fromage que nous avions vu lors du dépôt des véhicules , installé
juste à côté de moi . Lui aussi a du matos à sortir de son fourgons avec
sa planche à voile , son surf ,son matériel de plongée et celui de
montagne ... Une fois que mon stand de "marché aux puces"est bien
installé , je commence à faire la tournée des popotes pour tirer
quelques clichés par-ci par-là des différentes installations, chez
Roger , chez Christian , chez Jean Marc et enfin chez Jean Marie . Pour
Gérard , je n'ai pas le temps , le contrôleur des stupéfiants est déjà
passé .Comme il a commencé à l'autre bout du parking et que l'attente
s'annonce longue , j'installe le salon de jardin à l'ombre du camping
car avec ma bouteille d'eau sur la petite table . Christian me rejoint
et nous faisons salon en attendant le bon vouloir du contrôleur . Après
une heure d'attente , je le vois arriver chez nous ruisselant de sueur :
"c'est ça de faire du zèle en cassant les pieds des pauvres
camping-caristes ! Il ne faudrait surtout pas se plaindre , quand même !"
Il commence par me faire ouvrir la porte du gaz , puis
donne un coup d'oeil circulaire à tout ce que j'ai étalé par terre
provenant des deux soutes , ensuite nous montons à bord . Il fonce droit
dans la chambre et ouvre tous les placards , puis soulève le matelas .
Il me fait ouvrir les tiroirs à chaussures dans le petit escalier de la
chambre . Ensuite dans la salle de bain , il se met à fouiller les
armoires , puis il s'attaque à la penderie , aux étagères de dessus le
frigo . Là, il me fait sortir l'aspirateur . Après avoir pivoté à 180
degrés , le voilà qu'il fonce vers la cabine : le fait que le sol soit
meuble sous ses pieds l'inquiète . Il entreprend alors de soulever les
deux tapis : malheureusement mes faibles connaissances en espagnol ne me
permettent de lui expliquer que j'ai enlever le cric et les outils de
leur loge prévue en dessous du tapis , ce qui provoque cette sensation
lorsqu'on marche dans ce coin-là ! Il est obligé d'enlever le casque
tant il ruisselle de sueur . Il soulève bien encore un coussin ou deux
pour la forme , mais ça devient vraiment irrespirable à bord du
camping-car .Terrassé par la touffeur intérieure , il finit par céder :
"Ok , senor !" et voilà qu'il part chez Christian . J'apprends par la
suite ,qu'en ouvrant son frigo , il lorgne tellement sur les boites de
coca que Christian lui en offre une .
Moi aussi ,tout à coup je prends conscience que j'ai
vraiment très chaud lorsque la sueur , accumulée au niveau où le verre
de lunette appuie sur la pommette , se met à couler sur les joues comme
des larmes . Tout à coup je sens l'humidité descendre des aisselles pour
mieux coller la chemise sur le torse et sur le dos . Le front en
perlant abondamment inonde mes yeux qui se mettent aussitôt à piquer
par l'agression du sel . Le slip , trempé comme jamais adhère à la peau
et se met à scier l'entre-jambe à chaque pas .Le moindre mouvement
devient désagréable au possible et pourtant c'est maintenant qu'il faut
faire un effort pour ranger tout ce déballage inutile ! Une fois les
soutes rangées , on nous invite à monter à bord d'un véhicule qui nous
dépose 500 mètres plus loin devant un conteneur . Là , dès que nous
ouvrons la porte nous sommes immobilisés sur place par le fluide glacial
d'une clim de compétition . En quelques secondes nous sommes gelés sur
place , malheureusement c'est là qu'il faut attendre son tour pour
signer un bordereau , montrer son passeport et rendre sa clef de
contact . Comme l'employé nous invite à attendre encore sur place après
le rapport de police , nous nous dépêchons de sortir pour nous
réchauffer et pour attendre à l'ombre d'un hangar , c'est quand même
plus confortable , même si ça se prolonge pendant une heure . Quel
dommage d'avoir commencé la matinée sur les chapeaux de roues et de
rester encalminés ici à deux doigts de la fin . Résultat je profite de
cette attente pour aller mettre les scellées sur les différentes portes
du camping car en compagnie de Christian qui a aussi oublié de le faire .
Ce n'est que vers 12h30 que notre contrôleur des
stupéfiants revient du fin fond du parking où il vient de terminer
l'inspection du dernier camping car allemand . Là, il commence à mettre
son accord sur les quarante dossiers qu'il a devant lui . Heureusement
qu'il accepte que Janette lui serve de secrétaire et qu'elle dégomme
deux dossiers pendant qu'il en termine un . Il nous reste à ressortir du
port . Pour cela il faut repasser les deux barrières à tourniquets où
des flics nous refouillent ainsi que nos sacs . C'est alors qu'il ne
faut pas oublier de déposer le badge que nous portons toujours sur le
bras dans un dernier conteneur et cette fois ça y est , nous sommes
libres et le camping car peut partir pour le Panama ! C'est super ! Nous
montons ensuite dans l'un des taxis qui arrivent tout juste pour nous
conduire au Hilton .
Vers 13h30 nous y retrouvons nos épouses pour aller
déjeuner au buffet de l'hôtel et goûter avec plaisir l'air frais de la
salle de restaurant climatisée . Personnellement je me contente de
crudités , le petit casse croute que nous avons dégommer vers 11h30
m'ayant calé l'estomac . Puis nous montons nous reposer un peu à la
chambre , histoire de blogger un peu jusqu'à l'heure de la baignade . A
16h30 on se retrouve à la piscine pour se rafraichir et se ré-hydrater
après une matinée particulièrement chaude . C'est l'occasion de faire
quelques photos prises derrière la cascades ainsi que de la fine équipe
dans l'eau comme j'ai descendu l'appareil étanche . Nous allons ensuite
essayer une autre piscine moins profonde et donc beaucoup plus chaude et
surtout équipée d'un bar au milieu de l'eau .C'est l'occasion de prendre
l'apéro en barbotant : Manathan pour les hommes , cocktails à base de
lait de coco et de rhum pour nos épouse , Monique se distingue en
prenant un breuvage riche en feuilles de toutes sortes et de rhum :
menthe , romarin ,...Comme d'habitude , nous nous retrouvons dans une
chambre , ce soir c'est chez Monique et Jean Marc , pour une soirée
pizza qui se prolonge tout en discutant de nos projet de route de retour
vers Halifax .
Cartagena , c'est la première fois que nous avons l'obligation de nous
lever tôt : nous devons partir en bus à 7h00 pour être à 8h00 à Puerto
Bahia , le port où nous avons laisser les camping cars . Aussi nous nous
levons vers 5h30 pour pouvoir nous préparer tranquillement : cela nous
permet de respecter le cérémonial du café au lit tout en discutant de la
journée future .Puis il faut respecter les consignes de Janette : mettre
un pantalon et non un short pour avoir les jambes couvertes , une
chemise à manches longues pour le soleil , un chapeau , de la crème
solaire , une bouteille d'eau ainsi qu'un petit casse-croûte . Il parait
qu'il y a deux ans le contrôle anti stupéfiant avait duré jusqu'à 18h00
, plus une heure de trajet pour revenir en ville , ils étaient rentrés
rincés vers 19h00-19h30 avec l'inertie de groupe ! Cela promet un sacré
bain de sueur !! Tout le monde parmi nous redoute cette journée ,
malheureusement incontournable !
Après le petit déjeuner servi à partir de 6h15 où
nous faisons quelques provisions de viennoiseries et de bananes pour le
casse-croûte au port , nous descendons à la réception . Janette est
déjà stressée car les bus sont en retard : il en faut deux car nous
partons avec le groupe allemand qui nous précède de trois jours depuis
le départ de notre périple il y a quatre mois . Pour finir nous arrivons
au port juste pour 8h00 où les douaniers nous attendent déjà . Après un
bon quart d'heure d'attente en plein soleil , nous nous mettons à
l'ombre de deux conteneurs , ceux-ci étant déjà remplis par d'autres
équipages . Pour finir Janette parvient à obtenir une pile de papiers
déjà pré remplis , qu'il faut compléter et signer , en trois
exemplaires . Ce sont les fameux documents que les douaniers devaient
nous amener à l'hôtel samedi matin ! Une fois les copies rendues , nous
pouvons avancer jusqu'à l'entrée du port où nous sommes fouillés un à un
ainsi que nos sacs . Puis on nous attribue un badge doté d'un numéro que
nous devons porter sur le bras . Là , nous avons le droit d'avancer
jusqu'à un second contrôle où nous recommençons la fouille , ensuite on
nous distribue des étiquettes pour sceller les portes du camping cars .
Nous avons enfin le droit de traverser à pieds , mais
escortés , les immenses parkings du port pour atteindre les camping cars
: ils ont été déplacés pendant notre absence et redisposés différemment
à proximité du quai d'embarquement qu'ils quitterons en principe avec le
bateau du 28 février . Une fois les retrouvailles consommées , eh oui ça
fait toujours plaisir de retrouver sa petite maison roulante , nous
attaquons le déballage en règle de tout le contenu des deux soutes qu'il
faut étaler sur le macadam . Je fais très attention au début car je n'ai
pas la clef du véhicule pour couper l'alarme , je n'ai pris que celles
des soutes .Je retrouve l'Autrichien avec son chapeau en forme de cloche
à fromage que nous avions vu lors du dépôt des véhicules , installé
juste à côté de moi . Lui aussi a du matos à sortir de son fourgons avec
sa planche à voile , son surf ,son matériel de plongée et celui de
montagne ... Une fois que mon stand de "marché aux puces"est bien
installé , je commence à faire la tournée des popotes pour tirer
quelques clichés par-ci par-là des différentes installations, chez
Roger , chez Christian , chez Jean Marc et enfin chez Jean Marie . Pour
Gérard , je n'ai pas le temps , le contrôleur des stupéfiants est déjà
passé .Comme il a commencé à l'autre bout du parking et que l'attente
s'annonce longue , j'installe le salon de jardin à l'ombre du camping
car avec ma bouteille d'eau sur la petite table . Christian me rejoint
et nous faisons salon en attendant le bon vouloir du contrôleur . Après
une heure d'attente , je le vois arriver chez nous ruisselant de sueur :
"c'est ça de faire du zèle en cassant les pieds des pauvres
camping-caristes ! Il ne faudrait surtout pas se plaindre , quand même !"
Il commence par me faire ouvrir la porte du gaz , puis
donne un coup d'oeil circulaire à tout ce que j'ai étalé par terre
provenant des deux soutes , ensuite nous montons à bord . Il fonce droit
dans la chambre et ouvre tous les placards , puis soulève le matelas .
Il me fait ouvrir les tiroirs à chaussures dans le petit escalier de la
chambre . Ensuite dans la salle de bain , il se met à fouiller les
armoires , puis il s'attaque à la penderie , aux étagères de dessus le
frigo . Là, il me fait sortir l'aspirateur . Après avoir pivoté à 180
degrés , le voilà qu'il fonce vers la cabine : le fait que le sol soit
meuble sous ses pieds l'inquiète . Il entreprend alors de soulever les
deux tapis : malheureusement mes faibles connaissances en espagnol ne me
permettent de lui expliquer que j'ai enlever le cric et les outils de
leur loge prévue en dessous du tapis , ce qui provoque cette sensation
lorsqu'on marche dans ce coin-là ! Il est obligé d'enlever le casque
tant il ruisselle de sueur . Il soulève bien encore un coussin ou deux
pour la forme , mais ça devient vraiment irrespirable à bord du
camping-car .Terrassé par la touffeur intérieure , il finit par céder :
"Ok , senor !" et voilà qu'il part chez Christian . J'apprends par la
suite ,qu'en ouvrant son frigo , il lorgne tellement sur les boites de
coca que Christian lui en offre une .
Moi aussi ,tout à coup je prends conscience que j'ai
vraiment très chaud lorsque la sueur , accumulée au niveau où le verre
de lunette appuie sur la pommette , se met à couler sur les joues comme
des larmes . Tout à coup je sens l'humidité descendre des aisselles pour
mieux coller la chemise sur le torse et sur le dos . Le front en
perlant abondamment inonde mes yeux qui se mettent aussitôt à piquer
par l'agression du sel . Le slip , trempé comme jamais adhère à la peau
et se met à scier l'entre-jambe à chaque pas .Le moindre mouvement
devient désagréable au possible et pourtant c'est maintenant qu'il faut
faire un effort pour ranger tout ce déballage inutile ! Une fois les
soutes rangées , on nous invite à monter à bord d'un véhicule qui nous
dépose 500 mètres plus loin devant un conteneur . Là , dès que nous
ouvrons la porte nous sommes immobilisés sur place par le fluide glacial
d'une clim de compétition . En quelques secondes nous sommes gelés sur
place , malheureusement c'est là qu'il faut attendre son tour pour
signer un bordereau , montrer son passeport et rendre sa clef de
contact . Comme l'employé nous invite à attendre encore sur place après
le rapport de police , nous nous dépêchons de sortir pour nous
réchauffer et pour attendre à l'ombre d'un hangar , c'est quand même
plus confortable , même si ça se prolonge pendant une heure . Quel
dommage d'avoir commencé la matinée sur les chapeaux de roues et de
rester encalminés ici à deux doigts de la fin . Résultat je profite de
cette attente pour aller mettre les scellées sur les différentes portes
du camping car en compagnie de Christian qui a aussi oublié de le faire .
Ce n'est que vers 12h30 que notre contrôleur des
stupéfiants revient du fin fond du parking où il vient de terminer
l'inspection du dernier camping car allemand . Là, il commence à mettre
son accord sur les quarante dossiers qu'il a devant lui . Heureusement
qu'il accepte que Janette lui serve de secrétaire et qu'elle dégomme
deux dossiers pendant qu'il en termine un . Il nous reste à ressortir du
port . Pour cela il faut repasser les deux barrières à tourniquets où
des flics nous refouillent ainsi que nos sacs . C'est alors qu'il ne
faut pas oublier de déposer le badge que nous portons toujours sur le
bras dans un dernier conteneur et cette fois ça y est , nous sommes
libres et le camping car peut partir pour le Panama ! C'est super ! Nous
montons ensuite dans l'un des taxis qui arrivent tout juste pour nous
conduire au Hilton .
Vers 13h30 nous y retrouvons nos épouses pour aller
déjeuner au buffet de l'hôtel et goûter avec plaisir l'air frais de la
salle de restaurant climatisée . Personnellement je me contente de
crudités , le petit casse croute que nous avons dégommer vers 11h30
m'ayant calé l'estomac . Puis nous montons nous reposer un peu à la
chambre , histoire de blogger un peu jusqu'à l'heure de la baignade . A
16h30 on se retrouve à la piscine pour se rafraichir et se ré-hydrater
après une matinée particulièrement chaude . C'est l'occasion de faire
quelques photos prises derrière la cascades ainsi que de la fine équipe
dans l'eau comme j'ai descendu l'appareil étanche . Nous allons ensuite
essayer une autre piscine moins profonde et donc beaucoup plus chaude et
surtout équipée d'un bar au milieu de l'eau .C'est l'occasion de prendre
l'apéro en barbotant : Manathan pour les hommes , cocktails à base de
lait de coco et de rhum pour nos épouse , Monique se distingue en
prenant un breuvage riche en feuilles de toutes sortes et de rhum :
menthe , romarin ,...Comme d'habitude , nous nous retrouvons dans une
chambre , ce soir c'est chez Monique et Jean Marc , pour une soirée
pizza qui se prolonge tout en discutant de nos projet de route de retour
vers Halifax .
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