CENT UNIEME JOUR : LE 7 FEVRIER 2018

                      Nous nous offrons une nuit de bébé en allant nous
coucher  hier soir à 21h30 : il faut dire qu'il fait noir dès 18h30 prés
de l'équateur et comme nous étions fatigués ... ! Le fait qu'il ait plu
une partie de la nuit  et que nous sommes à plus de 2000 mètres
d'altitude, la fraicheur nous a aidé à faire le plein de sommeil jusqu'à
prés de 6h00 . Une fois le petit déjeuner dégommé ,les préparatifs vont
vites ce matin et c'est d'autant mieux car nous sommes sur le parking de
la piscine qui  commence à se remplir de voitures . Aussi, à 7h00 nous
partons derrière un groupe de suisses en direction de Cuenca ,située à
210 km au nord . Il faut d'abord  sortir de Loja  où la circulation est
déjà intense , il faut dire que même cette nuit , elle ne s'est guère
réduite ! Nous devons traverser la rivière puis tourner à droite vers
l'obélisque et enfin reprendre la Panaméricaine Sur vers le nord .

                Comme hier le ciel charrie de gros nuages noirs et
Janette ne nous a pas laissé beaucoup d'espoir pour une amélioration
météo dans les jours qui viennent , hier au briefing ! La route grimpe
rapidement  à flanc de coteau , enfilant virage sur virage ,dès la
sortie de la ville . Nous retrouvons la végétation tropicale luxuriante
qui nous avait tant plu hier par contraste avec des jours et des jours
passés dans le sable du nord du Pérou . Les massifs de bananiers
succèdent aux bosquets de yukas plus ou moins fleuris . Dans les pâtures
pourtant très pentues ,  nous voyons de maigres vaches et des moutons
s'en donner à coeur joie en  broutant l'herbe grasse chargée de rosée .
Des ânes , mais plus souvent des chevaux par ici , sont attachés court,
pour brouter les bas côtés  de la route . Par endroit on devine de
jolies petites maisons aux toits de tuiles derrière un écran de verdure
. Il faut dire aussi qu'il y a des fougères arborescentes aux feuilles
géantes qui poussent un peu partout . Dominique se dépêche de tirer
quelques clichés avant que nous pénétrions les nuages de brouillasse qui
s'effilochent au dessus de nos têtes . Le GPS indique déjà prés de 3000
mètres et nous grimpons toujours sur des pentes très escarpées offrant
par moment des a-pics vertigineux .

                    Nous traversons une série de jolie petit villages
où les autochtones ressemblent à ceux de l'Altiplano : les femmes
portent le chapeau melon en feutre noir , tout un empilage de jupons ,
deux longues tresses noires sur le dos mais n'ont pas les châles très
colorés comme dans la région du lac Titicaca . Par contre les hommes
ont  eu aussi une longue tresse de cheveux qui leur pend sur le dos . Il
parait qu'ils aurait été chassés de la région de Puno par les Incas et
seraient venus se réfugier ici au XVéme siècle . C'est très agréable
pour nous de se replonger dans cette atmosphère d'autant que le cadre
s'y prête vraiment .Nous retrouvons en continuant à prendre de
l'altitude les bosquets et les haies d'eucalyptus de l'Altiplano .Ce
bois qui sert à tout ; à faire des charpentes ,  à faire des clôtures et
aussi à se chauffer .Comme nous atteignons maintenant prés de 3400
mètres d'altitude , le thermomètre descend jusque 13 degrés , aussi la
végétation tropicale cède le pas aux vastes pâturages et aux forets de
conifères et d'eucalyptus . Un peu plus loin ce sont des fours à briques
qui attirent notre attention : des autochtones mélangent de l'argile
avec une bétonneuse à moteur , puis coule ce mélange dans des moules en
bois , puis entreposent les briques dans des séchoirs très aérés avant
de les faire cuire au feu de bois . Nous tombons alors sur Claire et
Roger arrêtés un peu plus haut sur un promontoire qui domine la vallée 
. Ils nous invite à prendre le café tout en admirant le magnifique
paysage enfin découvert de tout nuage . C'est superbe de pouvoir
distinguer enfin le fond de la vallée et le cirque de montagnes qui nous
entourent .En partant nous décidons d'essayer de trouver un coin
sympathique pour faire barbecue  ensemble avant de terminer l'étape .

                    Dans la région , ils ont coutume de faire cuire à
la broche un cochon entier devant de petits restaurants . Un peu plus
bas, alors que je m'arrête pour tirer un cliché de l'installation , la
taulière m'invite à goûter un morceau de porc braisé ,qui est excellent
. Sur ces entre-faits Roger arrive l'appareil photo à la main . Puis
Dominique et Claire nous rejoignent pour le goûter également : résultat
,nous décidons de nous installer à une table de la gargote : pour finir
c'était le premier morceau le meilleur , ce que nous héritons dans les
assiettes étant souvent trop sec ou trop cuit car la taulière repasse
inlassablement les morceaux de porc dans la graisses au fond d'une
grande poêle .Pour finir nous nous en sortons pour 5 dollars US par
personne , ce qui fait cher par rapport au 10 dollars d'hier pour un
repas complet avec trois plat , l'apéro , la bière et le café .  Nous
terminons l'étape en suivant une longue déviation qui traverse une belle
vallée moyennant 0,75 dollars US ! Puis nous arrêtons dans un grand
supermarché à l'entrée de Cuenca avant de nous mettre en quête de notre
camping installé dans la cour de l'hôtel Duran , c'est à dire l'hôtel
des thermes . Il faut dire qu'autour de nous  , on retrouve quelques
volcans de la Cordillères des Andes . On passe une partie de l'après
midi à blogger , à envoyer les articles en retard avec la wifi de
l'hôtel car nous n'avons pas acheter de carte SIM équatorienne étant
donné que nous ne restons que 10 jours dans ce pays . Il faut aussi
envoyer un contrat d'assurance pour être couvert aux USA dans un peu
moins de trois mois , résilier notre assurance en Europe jusqu'à notre
retour , bref nous nous retrouvons à 18h00 , heure sacrée du briefing
sans nous en rendre compte . Puis nous préparons l'apéro général pour
fêter la double naissance de Maxime et Lucile avec les 17 équipages .

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