CENT SIXIEME JOUR : LE 12 FEVRIER 2018

                    Ce matin , ce n'est pas la peine de courir , nous
ne  partons visiter Quito en bus qu' à  partir de 8h30 . Je descends
malgré tout à 6h00 car j'ai trois chapitres du blog à envoyer avec la 
wifi de l'hôtel . En nous rendant à la réception , je tombe sur un
quotidien qui parle d'une découverte archéologique importante récente à
Rumpibamba : une habitation de deux étages avec des ossements humain  et
des céramiques dont les plus ancienne de 1500 avant JC . Le temps de
discuter un peu avec Roger et Jean Marc , il est temps de préparer le
sac à dos pour partir en excursion .

                    Comme prévu notre bus arrive vers 8h30 avec Mario ,
un indien à cheveux longs , au volant . Pendant que nous prenons la
direction d'un dés monts qui dominent la capitale où se dresse une
statue cde la Vierge de 46 mètres de haut , Paloma , notre guide nous
présente son pays . L'Ecuador , deux fois plus petit que la France en
surface est peuplé de 13 millions d'habitants dont trois habitent Quito
, la capitale politique , Guayalquil est la seconde ville du pays et
aussi la capitale économique avec son grand port sur le Pacifique .
Cuenca , où nous sommes passés il y a quelques jours est la troisième
avec prés d'un million d'habitants . Les langues officielles sont
l'espagnole et le quetchua ; mais à côté de cela il existe douze autres
dialectes . Quatre grandes régions compose ce petit pays : les îles
Galapagos , la Sierra , le centre et la Selva (forêt amazonienne). Puis
elle nous parle de Quito qui est tout en longueur avec près de 75 km
pour seulement 20 de largeur , coincée entre plusieurs montagnes , pour
la plupart des volcans dont six sont encore en activité . Arrivés au
pied de la Vierge elle nous montre les quartiers sud réservés à la
classe populaire et la classe moyenne , le centre historique colonial  ,
puis le nord où seules les classes aisées peuvent payer des loyer de
plus de 1000 dollars US pour un F2 . Puis nous revenons au l'énorme
sculpture fabriquée en plaques de métal par un Italien . Paloma nous
fait remarquer que La Vierge tient en laisse un dragon couché à ses pieds .

                Nous récupérons le bus pour descendre vers le centre
historique en empruntant un dédale de ruelles étroites en pavés , très
pentue , où notre chauffeur a bien de la peine à circuler . Nous
commençons par la Place San Francisco , en pavé également , qui
correspond à l'emplacement du Temple du Soleil à l'époque de
l'envahisseur inca arrivé au XV éme siècle : avant eux c'était la
civilisation Quipu  qui occupait la région . L'envahisseur espagnol ,
après avoir rasé le temple demanda aux deux  franciscains qui
accompagnaient Pissaro de construire l'église San Francisco . Celle-ci
,de  pur style baroque , est dotée de plusieurs autels garnis de
colonnes salomoniques torsadées pour donner un mouvement ascendant vers
le ciel  , le tout doré à la feuille d'or . Même la voûte de la nef
principale est décorée de croisillons dorés . C'est à donner la nausée
tant c'est surchargé : Paloma nous explique que le principe du baroque
était d'éviter les espaces vides , considéré comme dangereux .

                Nous descendons ensuite rue des Sept Croix où nous
allons visiter l'église des Jésuites , le dernier ordre arrivé à Quito .
Stanilas de Loyolla  , le patron des jésuites,demanda à Hernando de la
Crux de réaliser les plan et la décoration de cette église : là aussi le
baroque est poussé à bloque avec un plafond à caisson au niveau du
vestibule qui est de toute beauté : il retrace les grandes lignes de la
Bible sous forme de médaillons . Ils parait que c'était les familles
riches qui finançaient la décoration des autels secondaires . Bien
qu'évangélisée , la population indienne n'en gardait pas moins ses
croyances païennes . Pour palier à ça les artistes locaux tout en
réalisant des sculptures de Saints dissimulés derrière des signes qui
rappelaient leurs divinités : ainsi les fidèles d'origine indigène , en
venant prier à l'église pouvaient continuer à adorer leurs divinités
païennes .

                Dès notre sortie de l'édifice religieux nous sommes
happés par la Garde Nationale qui passe  à cheval dans la rue des Sept
Croix  . Paloma nous guide alors vers la place principale délimité d'un
côté par le Palais Présidentiel , par la Basilique  à droite, 
l'Archevêché  à gauche et en face la mairie . Comme chaque lundi c'est
l'heure de la relève de la Garde qui se termine par le hissement des
couleurs au son de la fanfare . Le jaune du drapeau équatorien c'est
pour rappelé l'or du pays que les Espagnols ont volé , le bleu pour le
ciel et le rouge pour le sang versé pendant la guerre d'indépendance en
1821 . C'est le Libertador Simon Bolivar aidé du Maréchal Sucré qui
mirent fin au joug espagnol . L'uniforme bleu que porte aujourd'hui la
Garde Nationale est encore le même que celui de l'armée d'Indépendance .
C'est amusant car à l'autre bout de la place , devant la mairie , ce
sont les fanfares et les danseurs de Carnaval qui défilent : Paloma nous
explique qu'aujourd'hui et demain sont des jours fériés en Equateur en
cet honneur .

                Nous remontons ensuite la rue des Sept Croix dans
l'autre sens ,jusqu'au pied de la colline de La Madone pour aller voir
la rue la plus ancienne de Quito pavée et très pentue. De magnifiques
maisons coloniale avec de somptueux balcon la bordent : on y visite un
petit musée du cacao car d'après Paloma c'est en Ecuador qu'on trouve
les meilleurs noix du monde , dans la forêt amazonienne . C'est dans
cette région de la Selva que le pays trouve sa principale richesse , le
pétrole . C'est aussi l'un des premier producteur au Monde de roses :
les principaux clients étant les USA et les Pays Bas .

                Nous regagnons ensuite le bus qui nous emmène à 20 km
au sud de Quito pour prendre le déjeuner où nous goûtons des spécialités
équatoriennes : des empanadas farcis à la viandes et au fromages(genre
de chaussons) , de la soupe à base de pomme de terre d'avocat et de maïs
grillé , un plat principal à base de saucisse, de galettes de pomme de
terre , de betteraves rouges , de salade et d'oignons ., suivi d'une
glace à la mûres et d'un gâteau à l'orange . Rassasiés nous allons
ensuite voir le monument consacré à la ligne de l'Equateur  qui aurait
été établi  ici , à tort ,par des géographes français . Il parait que la
vraie ligne d'Equateur nous la verrons demain , un peu plus au nord de
Quito . Après les photos de groupe d'usage dans ce genre de situation
puis individuel , Paloma nous propose une petite visite du musée
installé dans le bâtiment construit pour matérialiser la ligne de
partage des deux hémisphères . Celui ci est consacré aux peuplades
d'Amazonie qui font partie de l'Equateur : les Shuards , les Achuas , et
les Waoranis . On peut voir leurs tenues vestimentaires , des sarbacanes
et des flèches , des céramiques , des calebasses , des pirogues taillées
dans des troncs , des reconstitutions d'habitations et de mobiliers .

                Il est plus de 17h30 lorsque nous prenons le chemin de
retour . Heureusement que Janette profite du transfert en bus pour
commencer le briefing . Plusieurs mauvaises nouvelles : nous apprenons
que dans la colonne allemande , un des participant vient d'être opéré
d'une tumeur du colon et qu'il est seul à bord de son camping-car . La
seconde est l'ULN , un front extrémiste colombien est entrain de faire
des barrages armés sur les routes de Colombie .Il parait , d'après
Janette que le gouvernement colombien serait en pleine négociation et
que les choses devraient se tasser d'ici quelques jours ! Affaire à
suivre . Nous terminons le bbriefing une fois au campement avec les
cartes , les GPS et le Road Book en main , c'est quand même mieux pour
préparer notre dernière étape en Ecuador . Nous terminons la soirée avec
un apéro chez Claire et Roger .

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