CENT QUATRIEME JOUR : LE 10 FEVRIER 2018
Bien que ce soit relâche à Banos aujourd'hui ,
je descends relativement tôt car j'ai pris du retard avec le blog et le
transfert des photos étant donné la journée marathon d'hier . Et puis ,
il ne faut pas oublier que nous devons partir en excursion pour 8h00 car
Janette a commandé une chiva , un bus local ,sans vitre aux fenêtres et
tout bariolé de couleurs criardes ,où l' on passe de la musique
équatorienne à tue-tête . J'ai tout juste le temps de boucler mon
chapitre du 9 fevrier avant de partir . Mieux vaut prévoir un petit sac
à dos avec de la boisson car nous devons faire une petite randonnée aux
chutes d'eau de la Virgen et un pull si le bus n'a pas de vitre .
Effectivement à 8h00 tapantes, nous grimpons à bord
d'un vieil autocar très flashy appelé Suavecita ( littéralement "douce
petite" )car d'après Janette chaque chiva possède un nom propre qui
permet à ses occupants de la reconnaitre sur le parking à la fin de
l'excursion .Le mot grimper n'est pas exagéré car il faut gravir 3
échelons pour atteindre la plateforme supérieure : chaque petit
portillon ouvert sur le coté droit donne accès à deux banquettes en bois
de cinq à six places, disposées en vis à vis . Une fois installés à
trente quatre , équipages suisses et français réunis , le chauffeur ,
caché dans sa cabine, met en route au son d'une salsa retentissante .
Après un petit tour dans les ruelles du quartier , autour de la
cathédrale , nous prenons la direction des gorges du Pastaza , à l'Ouest
de Banos . Nous parcourons quelques kilomètres avant de quitter la
route principale pour emprunter sur la droite l'chemin des gorges, très
étroit et réservé maintenant aux excursions touristiques . Celui-ci est
creusé dans la falaise et offre sur la droite une succession d'a-pics à
couper le souffle ! Nous commençons par admirer une première cascade qui
tombe d'un haut plateau situé à mi hauteur de la profonde vallée du
Pastaza , juste sur l'autre rive, en face de nous . Après un petit arrêt
photo indispensable , nous reprenons notre chiva pour prendre la douche
cette fois, par la gauche, en passant sous une chute d'eau qui tombe de
la falaise , juste au dessus de nos têtes . C'est extraordinaire de
pouvoir encore emprunter une aussi petite route qui offre de magnifiques
points de vue sans avoir les contraintes de la conduite . Derrière ,nous
voyons se succéder les virages serrées de l'ancienne route avec un
certain détachement, puisque nous n'avons pas la contrainte de la
conduite aujourd'hui. Nous glissons , parfois nous frottons ,contre la
végétation tropicale luxuriante qui pousse à même la falaise , la
moindre anfractuosité de la roche abritant ici une orchidée , là une
fougère , plus loin c'est une liane qui vient caresser la carrosserie .
Nous nous arrêtons au niveau d'un second belvédère
d'où on peut pratiquer du canopy : seuls quatre d'entre nous sont
tentés par l'expérience , traverser la vallée d'une rive à l'autre
accroché sous un cable .Seul Gérard défend les couleurs de la France ,
un Suisse s'offre la ballade pour ses 66 ans que nous fêterons ce soir ,
Maria est du voyage également accompagné d'Andy , un autre Suisse . Nous
nous contentons de les encourager et de les suivre d'une falaise à
l'autre à travers l'objectif . Une fois sur l'autre berge , nous
remontons tous dans notre chiva préférée pour continuer la descente des
gorges du Pastaza jusqu'à un nouveau belvédère installé face à la "chute
de la Virgen " : Après l'avoir tiré sous tous les angles comme une
véritable star, nous montons à bord d'une espèce de nacelle en métal
prévue pour six personnes ,qui traverse la vallée accrochée sous un
câble . La machinerie est un ancien moteur de camion qu'actionne un
jeune autochtone , assis sur un siège de poids lourd avec un levier de
vitesse à côté de lui ainsi qu'une pédale d'embrayage ! Cela nous permet
de mieux voir les gorges et d'en prendre quelques clichés , puis nous
approchons de la superbe chute , gigantesque par son débit et par sa
hauteur . Ce qui est sympa , c'est de pouvoir surplomber son point de
départ , en haut de la falaise d'en face .
Une fois que tout le monde ait eu droit à son plein
d'adrénaline , nous reprenons l'ancienne route des gorges pour arrêter
au niveau d'un affluent de la rive droite qui se jette dans le Pastaza
après une chute de plusieurs centaines de mètres : c'est la fameuse
"Cueva del Diablo" que nous pouvons approcher avec une randonnée d'une
heure et demi , descendant jusqu'au pied et une autre , d'une demi heure
. Nous optons en majorité pour la plus modeste des deux . Après avoir
traversé l'affluent qui n'est encore qu'un large torrent impétueux ,
nous nous mettons à le suivre . Il décrit plusieurs virages dans une
végétation tropicale luxuriante où abondent fougères arborescentes ,
bananiers , ibiscus , ...Après le second virage , le voilà qu'il descend
une première marche d'une quinzaine de mètres pour tomber dans une
caverne ; il prend alors le temps de s'étaler un peu dans cette vaste
cavité rocheuse . Après cette petite pause, le temps de virer à 90
degrés , le voilà qui passe par dessus la roche servant de trop-plein et
cette fois c'est le grand saut, jusqu'au fond de la vallée où il rejoint
le Pastaza . Grâce à un réseau de sentiers escarpés , de marches
taillées dans la falaises et de deux ponts suspendus assez vertigineux
et très inclinés ,on peut approcher suffisamment de la bête au point
d'être mouillé . Dominique est un peu obligé de prendre sur elle pour
vaincre sa panique mais la curiosité la motive . Je marche au pas devant
et Claire sur le côté pour la déstresser . Nous descendons le long de
la colonne d'écume comme si on descendait le long d'une colonne de
marbre : c'est prodigieux . Les rafales de clichés se succèdent à un
rythme effréné . En se penchant vers le bas on peut admirer un long arc
en ciel qui suit la chute jusqu'à son pied . Des nuages d'embruns
viennent perler sur les gigantesques feuilles tropicales qui nous
entourent . Une fois rassasiés par tant de beautés naturelles , nous
commençons la dure remontée vers le sommet de la falaise . Une fois en
haut nous traversons des bosquets tropicaux où nous admirons au passage
des dizaines de variétés de fleurs : des ibiscus doubles ou triples ,
des arômes , des strélisias ,des orchidés de toutes sortes , et
quantités d'autres fleurs dont nous ne connaissons pas les noms . Puis
nous arrêtons à l'un des nombreux stands qui bordent le chemin pour
goûter une banane frite fendue en deux et servie avec un peu de
mayonnaise et du fromage râpé sur les conseils de Janette : c'est
vraiment très bon et ça permet d'attendre ceux qui se sont attaqués à la
grande ballade avant de reprendre notre chiva .
De retour au camping , nous nous contentons de
grignoter un peu de crudités et de fruits avant de partir à Pédiléo avec
Monique , Claire et Michèle pour acheter des jeans . Avant de sortir du
parking Roger me souhaite bon courage avec mon harem à bord ! Sur les
conseils de Christian et Annie , il parait qu'on y trouve des pantalons
en stretch pour moins de 10 dollars ! Nous y étions passé hier en
arrivant d'Ambato mais trop fatigués par l'étape marathon , nous avions
renoncé à nous arrêter . Nous mettons 3/4 d'heure pour faire les 25
bornes de route de montagne encombrée du fait que nous sommes samedi ,
qu'il y a des marchés tout le long de la route et aussi parce que c'est
Carnaval . Par chance nous trouvons un parking gardé improvisé dans un
gymnase où des enfants répètent des chorégraphies . Comme je suis le
plus pressé de nous cinq , c'est moi qui ouvre le bal en achetant 2
jeans tout à fait corrects pour 20 dollars US !! Puis je laisse ces
dames faire du lèche-vitrine pendant que je retourne blogger au camping
car . Pour finir seules Monique et Claire reviennent avec un pantalon .
Nous rentrons juste pour le briedefing ,avancé
exceptionnellement à 17h30 à cause de l'anniversaire de Werner . Nous
avons bien du mal à rejoindre le camping à Banos où le défilé de
carnaval paralyse la ville ; il faut attendre le passage des boeufs qui
tirent des fagots de branchages sur lesquels grimpent les enfants comme
sur des traineaux , la parade des cavaliers dont les chevaux dansent au
son de la musique , puis des pick-up chargés de branchages également .
Janette a plusieurs mauvaises nouvelles à nous annoncer : d'abord
l'assurance pour les USA est de 1600 dollars pour une simple
responsabilité civile , elle pense que pour une assurance tous risques
il faut compter le double , ça fait cher pour les deux mois que nous
devons y passer ! Pour le vol Carthagène-Panama , après bien des galères
, elle n'a trouvé qu'un vol à 6h00 du matin , c'est à dire départ de
l'hôtel à 3h00 ! Comme mauvaise nouvelle , nous nous attendions à pire
en ce qui concerne les vols , d'autant qu' en plus ils sont moins chers
que prévus ! La troisième , c'est qu'elle a besoins de 1000 dollars US
pour alimenter la cagnotte collective . Nous terminons ensuite la soirée
chez Werner qui fête ses 66 ans aujourd'hui .Bon anniversaire ,Werner !
je descends relativement tôt car j'ai pris du retard avec le blog et le
transfert des photos étant donné la journée marathon d'hier . Et puis ,
il ne faut pas oublier que nous devons partir en excursion pour 8h00 car
Janette a commandé une chiva , un bus local ,sans vitre aux fenêtres et
tout bariolé de couleurs criardes ,où l' on passe de la musique
équatorienne à tue-tête . J'ai tout juste le temps de boucler mon
chapitre du 9 fevrier avant de partir . Mieux vaut prévoir un petit sac
à dos avec de la boisson car nous devons faire une petite randonnée aux
chutes d'eau de la Virgen et un pull si le bus n'a pas de vitre .
Effectivement à 8h00 tapantes, nous grimpons à bord
d'un vieil autocar très flashy appelé Suavecita ( littéralement "douce
petite" )car d'après Janette chaque chiva possède un nom propre qui
permet à ses occupants de la reconnaitre sur le parking à la fin de
l'excursion .Le mot grimper n'est pas exagéré car il faut gravir 3
échelons pour atteindre la plateforme supérieure : chaque petit
portillon ouvert sur le coté droit donne accès à deux banquettes en bois
de cinq à six places, disposées en vis à vis . Une fois installés à
trente quatre , équipages suisses et français réunis , le chauffeur ,
caché dans sa cabine, met en route au son d'une salsa retentissante .
Après un petit tour dans les ruelles du quartier , autour de la
cathédrale , nous prenons la direction des gorges du Pastaza , à l'Ouest
de Banos . Nous parcourons quelques kilomètres avant de quitter la
route principale pour emprunter sur la droite l'chemin des gorges, très
étroit et réservé maintenant aux excursions touristiques . Celui-ci est
creusé dans la falaise et offre sur la droite une succession d'a-pics à
couper le souffle ! Nous commençons par admirer une première cascade qui
tombe d'un haut plateau situé à mi hauteur de la profonde vallée du
Pastaza , juste sur l'autre rive, en face de nous . Après un petit arrêt
photo indispensable , nous reprenons notre chiva pour prendre la douche
cette fois, par la gauche, en passant sous une chute d'eau qui tombe de
la falaise , juste au dessus de nos têtes . C'est extraordinaire de
pouvoir encore emprunter une aussi petite route qui offre de magnifiques
points de vue sans avoir les contraintes de la conduite . Derrière ,nous
voyons se succéder les virages serrées de l'ancienne route avec un
certain détachement, puisque nous n'avons pas la contrainte de la
conduite aujourd'hui. Nous glissons , parfois nous frottons ,contre la
végétation tropicale luxuriante qui pousse à même la falaise , la
moindre anfractuosité de la roche abritant ici une orchidée , là une
fougère , plus loin c'est une liane qui vient caresser la carrosserie .
Nous nous arrêtons au niveau d'un second belvédère
d'où on peut pratiquer du canopy : seuls quatre d'entre nous sont
tentés par l'expérience , traverser la vallée d'une rive à l'autre
accroché sous un cable .Seul Gérard défend les couleurs de la France ,
un Suisse s'offre la ballade pour ses 66 ans que nous fêterons ce soir ,
Maria est du voyage également accompagné d'Andy , un autre Suisse . Nous
nous contentons de les encourager et de les suivre d'une falaise à
l'autre à travers l'objectif . Une fois sur l'autre berge , nous
remontons tous dans notre chiva préférée pour continuer la descente des
gorges du Pastaza jusqu'à un nouveau belvédère installé face à la "chute
de la Virgen " : Après l'avoir tiré sous tous les angles comme une
véritable star, nous montons à bord d'une espèce de nacelle en métal
prévue pour six personnes ,qui traverse la vallée accrochée sous un
câble . La machinerie est un ancien moteur de camion qu'actionne un
jeune autochtone , assis sur un siège de poids lourd avec un levier de
vitesse à côté de lui ainsi qu'une pédale d'embrayage ! Cela nous permet
de mieux voir les gorges et d'en prendre quelques clichés , puis nous
approchons de la superbe chute , gigantesque par son débit et par sa
hauteur . Ce qui est sympa , c'est de pouvoir surplomber son point de
départ , en haut de la falaise d'en face .
Une fois que tout le monde ait eu droit à son plein
d'adrénaline , nous reprenons l'ancienne route des gorges pour arrêter
au niveau d'un affluent de la rive droite qui se jette dans le Pastaza
après une chute de plusieurs centaines de mètres : c'est la fameuse
"Cueva del Diablo" que nous pouvons approcher avec une randonnée d'une
heure et demi , descendant jusqu'au pied et une autre , d'une demi heure
. Nous optons en majorité pour la plus modeste des deux . Après avoir
traversé l'affluent qui n'est encore qu'un large torrent impétueux ,
nous nous mettons à le suivre . Il décrit plusieurs virages dans une
végétation tropicale luxuriante où abondent fougères arborescentes ,
bananiers , ibiscus , ...Après le second virage , le voilà qu'il descend
une première marche d'une quinzaine de mètres pour tomber dans une
caverne ; il prend alors le temps de s'étaler un peu dans cette vaste
cavité rocheuse . Après cette petite pause, le temps de virer à 90
degrés , le voilà qui passe par dessus la roche servant de trop-plein et
cette fois c'est le grand saut, jusqu'au fond de la vallée où il rejoint
le Pastaza . Grâce à un réseau de sentiers escarpés , de marches
taillées dans la falaises et de deux ponts suspendus assez vertigineux
et très inclinés ,on peut approcher suffisamment de la bête au point
d'être mouillé . Dominique est un peu obligé de prendre sur elle pour
vaincre sa panique mais la curiosité la motive . Je marche au pas devant
et Claire sur le côté pour la déstresser . Nous descendons le long de
la colonne d'écume comme si on descendait le long d'une colonne de
marbre : c'est prodigieux . Les rafales de clichés se succèdent à un
rythme effréné . En se penchant vers le bas on peut admirer un long arc
en ciel qui suit la chute jusqu'à son pied . Des nuages d'embruns
viennent perler sur les gigantesques feuilles tropicales qui nous
entourent . Une fois rassasiés par tant de beautés naturelles , nous
commençons la dure remontée vers le sommet de la falaise . Une fois en
haut nous traversons des bosquets tropicaux où nous admirons au passage
des dizaines de variétés de fleurs : des ibiscus doubles ou triples ,
des arômes , des strélisias ,des orchidés de toutes sortes , et
quantités d'autres fleurs dont nous ne connaissons pas les noms . Puis
nous arrêtons à l'un des nombreux stands qui bordent le chemin pour
goûter une banane frite fendue en deux et servie avec un peu de
mayonnaise et du fromage râpé sur les conseils de Janette : c'est
vraiment très bon et ça permet d'attendre ceux qui se sont attaqués à la
grande ballade avant de reprendre notre chiva .
De retour au camping , nous nous contentons de
grignoter un peu de crudités et de fruits avant de partir à Pédiléo avec
Monique , Claire et Michèle pour acheter des jeans . Avant de sortir du
parking Roger me souhaite bon courage avec mon harem à bord ! Sur les
conseils de Christian et Annie , il parait qu'on y trouve des pantalons
en stretch pour moins de 10 dollars ! Nous y étions passé hier en
arrivant d'Ambato mais trop fatigués par l'étape marathon , nous avions
renoncé à nous arrêter . Nous mettons 3/4 d'heure pour faire les 25
bornes de route de montagne encombrée du fait que nous sommes samedi ,
qu'il y a des marchés tout le long de la route et aussi parce que c'est
Carnaval . Par chance nous trouvons un parking gardé improvisé dans un
gymnase où des enfants répètent des chorégraphies . Comme je suis le
plus pressé de nous cinq , c'est moi qui ouvre le bal en achetant 2
jeans tout à fait corrects pour 20 dollars US !! Puis je laisse ces
dames faire du lèche-vitrine pendant que je retourne blogger au camping
car . Pour finir seules Monique et Claire reviennent avec un pantalon .
Nous rentrons juste pour le briedefing ,avancé
exceptionnellement à 17h30 à cause de l'anniversaire de Werner . Nous
avons bien du mal à rejoindre le camping à Banos où le défilé de
carnaval paralyse la ville ; il faut attendre le passage des boeufs qui
tirent des fagots de branchages sur lesquels grimpent les enfants comme
sur des traineaux , la parade des cavaliers dont les chevaux dansent au
son de la musique , puis des pick-up chargés de branchages également .
Janette a plusieurs mauvaises nouvelles à nous annoncer : d'abord
l'assurance pour les USA est de 1600 dollars pour une simple
responsabilité civile , elle pense que pour une assurance tous risques
il faut compter le double , ça fait cher pour les deux mois que nous
devons y passer ! Pour le vol Carthagène-Panama , après bien des galères
, elle n'a trouvé qu'un vol à 6h00 du matin , c'est à dire départ de
l'hôtel à 3h00 ! Comme mauvaise nouvelle , nous nous attendions à pire
en ce qui concerne les vols , d'autant qu' en plus ils sont moins chers
que prévus ! La troisième , c'est qu'elle a besoins de 1000 dollars US
pour alimenter la cagnotte collective . Nous terminons ensuite la soirée
chez Werner qui fête ses 66 ans aujourd'hui .Bon anniversaire ,Werner !
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