CENT DIXIEME JOUR : LE 16 FEVRIER 2018
Tout d'abord bon anniversaire Carole , surtout
que quarante ans c'est quelque chose ! C'est le début de la sagesse
mais avec encore suffisemment de punch de la jeunesse , tu verras que
c'est une décennie très agréable à vivre !Et puis c'est celle où l'on
voit ses enfants s'engager dans la vie active bien souvent ! Nous
sommes de tout coeur avec toi ! Ce matin , une fois de plus c'est le
branle-bas de combat dès 5h30 car nous avons une étape de 320 bornes au
programme . Mais comme j'ai bouclé l'histoire du blog hier soir, c'est
quand même plus cool , d'autant que faute de wifi , nous ne pouvons rien
envoyer ce matin . La nuit a été un peu agitée avec la route de Cali qui
est restée très circulante jusque tard dans la nuit . Comme il a plu ,
le terrain argileux n'est guère praticable , mieux vaut passer par la
pelouse . Il faut aussi aller voir le panneau affiché sur le camping car
de Janette avec les dernières informations avant de partir . En route
nous rencontrons Roger et Jean Marc pour un petit conciliabule du matin.
Pour finir nous mettons en route un peu avant
7h00 , direction Cali , un nom qui donne froid dans le dos pour les
européens que nous sommes : tout de suite cela évoque le cartel de Cali
, la main mise des narco-trafiquants , les armées secrètes , la zone de
non droit établie entre Cali et la côte Pacifique où même l'armée n'ose
pas s'aventurer ! Mais qu'est-ce que nous sommes donc venus faire dans
cette galère ? En fait , dès que nous sommes sortis du camping où le
taulier commence à griller d'énormes pièces de viande écartelées sur des
broches mises en croix devant la braise , nous commençons à emprunter
le toboggan de la R 25 . Pas facile à gérer toute cette succession de
montées et de descentes vertigineuses avec le flot de poids lourds qui
transitent par ici . Il faut faire attention à la conduite d'autant que
le matin nous avons perdu les réflexes colombiens . Il faut s'échauffer
en doublant un premier petit camion en plein virage , sans visibilité
aucune , puis une fois remis au parfum , on peut se lancer à l'assaut
des 50 tonnes de plus de 20 mètres de long sans sourciller . Ici , tout
passe par le culot ! La moindre hésitation et c'est la mort assurée! Le
problème le plus désagréable en Colombie ce sont les deux roues ,
surtout les motos qui surgissent de nulle part et qui double aussi bien
à droite qu'à gauche . Comme nous d'ailleurs, c'est la même chose ,c'est
bien pour çà que c'est très dangereux , je ne vous explique pas le bazar!
Jusqu'à l'entrée de Cali le relief reste
accidenté: nous ne faisons que plonger au fond d'une vallée pour
regrimper de plus bel au sommet d'une colline en face en enfilant virage
sur virage . Bonjour la visibilité ! Mais rien empêche le doublement des
camions qui se suivent à un rythme infernal . Jean Marc , qui est à
quelques encâblures devant nous, tourne à droite brutalement ! Nous
avons bien dit avant le départ que nous éviterions Cali et son
périphérique en empruntant une petite jaune sur la carte mais cela nous
parait un peu prématuré . Puis réflexion faite , je me souviens que
Monique m'a dit ce matin qu'elle aimerait mieux ne pas faire cette
petite route seule avec l'insécurité qui règne dans le secteur .
Résultat , dès que nous pouvons nous faisons demi-tour pour prendre la
départementale . Quelle surprise lorsque nous voyons Monique et Jean
Marc revenir en sens inverse au beau de dix minutes! Résultat nous
refaisons demi-tour derrière eux , pour reprendre la grosse route de
Cali . Nous trouvons enfin une petite route à droite qui permet d'éviter
la mégalopole . Partout des militaires quadrillent le secteur , armés
jusqu'aux dents . Ils surveillent surtout les ponts et fouillent les
camionnettes conduites par des jeunes . Nous prenons la direction de
Villa Arica puis de Palmira .
Le paysage devient de moins en moins accidenté .
Partout c'est le domaine de la canne à sucre et des grandes haciendas
avec de ce fait une communauté noire très importante . Seules quelques
rizières et quelques plantations osent affronter la monoculture
sucrière. Des panneaux attirent notre attention : "tren de cana
(cagna)". En fait il ne s'agit pas de" trains de cannes à sucre" mais de
monstres de la route qui sortent des cultures sans crier gare ! Ce sont
en vérité d'énormeS camionS tirant cinq remorques derrière eux ,
l'ensemble devant faire 150 à 200 tonnes . Lancés à pleine vitesse , ce
n'est pas la peine de demander la moindre indulgence de leur part : même
s'ils le voulaient , ils ne pourraient pas étant donné leur masse
d'inertie !
Au milieu de l'autoroute , la bande de verdure
est plantée d'arbres énormes dispensant une ombre salvatrice sous ces
latitudes : il y a les immenses arbres en ombrelle que nous avions vu
hier , il y a aussi des arbres fleuris comme ce n'est pas permis avec
des fleurs gigantesque d'un jaune éclatant, sans la moindre feuille pour
diluer l'effet des fleurs . Il y en a aussi dotés de cornes rouges
gigantesques , on identifie également des arbres à pain avec des
feuilles vernissées surdimensionnées et très découpées et leurs fruits
dotés de grosses pointes . Nous prenons maintenant la route de Buga .
Ici il faut faire du slalom entre les cinquante tonnes qui ne daignent
pas changer de voie sur l'autoroute : l'un préfère rester à droite et
il faut le doubler à gauche , l'autre c'est l'inverse : il reste à
gauche et il faut se laisser aller à le doubler à droite . Le problème
c'est que nous avons une progression de reptile ! Nous nous arrêtons à
quatre péages pour régler à chaque fois la somme de 11 200 COP soit 4
euros . Un peu avant Buga nous arrêtons pour faire le plein de gasoil :
ici il est un peu plus cher, à 8 800 COB le gallon, soit 3/4 d'euro le
litre . Puis nous arrêtons au super marché métro installé juste à la
sortie d'après pour faire nos courses de bouche .
Décidés à finir l'étape avant le casse croute , nous
continuons vers le nord en direction de Tulua , puis de Cartago toujours
à travers une plaine sucrière parcourus par des monstres de ferraille à
cinq wagons . Pendant le contournement de Cartago , nous trouvons la
direction d'Alcala , petite ville située sur la route d'Arménia . Là
,pour notre plus grand bonheur, nous quittons la plaine et la monotonie
de l'autoroute pour retrouver un paysage vallonné où nous traversons de
nombreux vergers d'agrumes et de bananiers .Vers 13h00 nous arrivons à
la Finca del Bosqué del Samam où la colonne allemande est déjà installée
depuis hier . Nous nous posons au pied d'un bosquet de bambous de 10
mètres de hauteur pour avoir un peu d'ombre . Jean Marc et Monique nous
y rejoignent suivis de peu par Claire et Roger qui ont un peu merdouillé
en route à cause du GPS .Pour finir, nous mangeons tous ensemble autour
d'une vaste grillade . Petit à petit les autres équipages français et
suisses nous rejoignent . Avec la colonne allemande , nous devrions être
un peu plus de trente quatre équipages ce soir au campement .La fin
d'après midi est consacrée au transfert des photos et au blog , puis à
la douche car la piscine des lieux ne se révèle pas de première
fraicheur . Et puis nous essuyons une fois de plus d'un orage tropical
comme hier soir, qui ne favorise pas la baignade .
Comme pour une fois tout le monde est à jour au niveau photos et blogs
nous décidons de nous octroyer une soirée cartes chez Claire et Roger
qui se termine vers 22h30 .
que quarante ans c'est quelque chose ! C'est le début de la sagesse
mais avec encore suffisemment de punch de la jeunesse , tu verras que
c'est une décennie très agréable à vivre !Et puis c'est celle où l'on
voit ses enfants s'engager dans la vie active bien souvent ! Nous
sommes de tout coeur avec toi ! Ce matin , une fois de plus c'est le
branle-bas de combat dès 5h30 car nous avons une étape de 320 bornes au
programme . Mais comme j'ai bouclé l'histoire du blog hier soir, c'est
quand même plus cool , d'autant que faute de wifi , nous ne pouvons rien
envoyer ce matin . La nuit a été un peu agitée avec la route de Cali qui
est restée très circulante jusque tard dans la nuit . Comme il a plu ,
le terrain argileux n'est guère praticable , mieux vaut passer par la
pelouse . Il faut aussi aller voir le panneau affiché sur le camping car
de Janette avec les dernières informations avant de partir . En route
nous rencontrons Roger et Jean Marc pour un petit conciliabule du matin.
Pour finir nous mettons en route un peu avant
7h00 , direction Cali , un nom qui donne froid dans le dos pour les
européens que nous sommes : tout de suite cela évoque le cartel de Cali
, la main mise des narco-trafiquants , les armées secrètes , la zone de
non droit établie entre Cali et la côte Pacifique où même l'armée n'ose
pas s'aventurer ! Mais qu'est-ce que nous sommes donc venus faire dans
cette galère ? En fait , dès que nous sommes sortis du camping où le
taulier commence à griller d'énormes pièces de viande écartelées sur des
broches mises en croix devant la braise , nous commençons à emprunter
le toboggan de la R 25 . Pas facile à gérer toute cette succession de
montées et de descentes vertigineuses avec le flot de poids lourds qui
transitent par ici . Il faut faire attention à la conduite d'autant que
le matin nous avons perdu les réflexes colombiens . Il faut s'échauffer
en doublant un premier petit camion en plein virage , sans visibilité
aucune , puis une fois remis au parfum , on peut se lancer à l'assaut
des 50 tonnes de plus de 20 mètres de long sans sourciller . Ici , tout
passe par le culot ! La moindre hésitation et c'est la mort assurée! Le
problème le plus désagréable en Colombie ce sont les deux roues ,
surtout les motos qui surgissent de nulle part et qui double aussi bien
à droite qu'à gauche . Comme nous d'ailleurs, c'est la même chose ,c'est
bien pour çà que c'est très dangereux , je ne vous explique pas le bazar!
Jusqu'à l'entrée de Cali le relief reste
accidenté: nous ne faisons que plonger au fond d'une vallée pour
regrimper de plus bel au sommet d'une colline en face en enfilant virage
sur virage . Bonjour la visibilité ! Mais rien empêche le doublement des
camions qui se suivent à un rythme infernal . Jean Marc , qui est à
quelques encâblures devant nous, tourne à droite brutalement ! Nous
avons bien dit avant le départ que nous éviterions Cali et son
périphérique en empruntant une petite jaune sur la carte mais cela nous
parait un peu prématuré . Puis réflexion faite , je me souviens que
Monique m'a dit ce matin qu'elle aimerait mieux ne pas faire cette
petite route seule avec l'insécurité qui règne dans le secteur .
Résultat , dès que nous pouvons nous faisons demi-tour pour prendre la
départementale . Quelle surprise lorsque nous voyons Monique et Jean
Marc revenir en sens inverse au beau de dix minutes! Résultat nous
refaisons demi-tour derrière eux , pour reprendre la grosse route de
Cali . Nous trouvons enfin une petite route à droite qui permet d'éviter
la mégalopole . Partout des militaires quadrillent le secteur , armés
jusqu'aux dents . Ils surveillent surtout les ponts et fouillent les
camionnettes conduites par des jeunes . Nous prenons la direction de
Villa Arica puis de Palmira .
Le paysage devient de moins en moins accidenté .
Partout c'est le domaine de la canne à sucre et des grandes haciendas
avec de ce fait une communauté noire très importante . Seules quelques
rizières et quelques plantations osent affronter la monoculture
sucrière. Des panneaux attirent notre attention : "tren de cana
(cagna)". En fait il ne s'agit pas de" trains de cannes à sucre" mais de
monstres de la route qui sortent des cultures sans crier gare ! Ce sont
en vérité d'énormeS camionS tirant cinq remorques derrière eux ,
l'ensemble devant faire 150 à 200 tonnes . Lancés à pleine vitesse , ce
n'est pas la peine de demander la moindre indulgence de leur part : même
s'ils le voulaient , ils ne pourraient pas étant donné leur masse
d'inertie !
Au milieu de l'autoroute , la bande de verdure
est plantée d'arbres énormes dispensant une ombre salvatrice sous ces
latitudes : il y a les immenses arbres en ombrelle que nous avions vu
hier , il y a aussi des arbres fleuris comme ce n'est pas permis avec
des fleurs gigantesque d'un jaune éclatant, sans la moindre feuille pour
diluer l'effet des fleurs . Il y en a aussi dotés de cornes rouges
gigantesques , on identifie également des arbres à pain avec des
feuilles vernissées surdimensionnées et très découpées et leurs fruits
dotés de grosses pointes . Nous prenons maintenant la route de Buga .
Ici il faut faire du slalom entre les cinquante tonnes qui ne daignent
pas changer de voie sur l'autoroute : l'un préfère rester à droite et
il faut le doubler à gauche , l'autre c'est l'inverse : il reste à
gauche et il faut se laisser aller à le doubler à droite . Le problème
c'est que nous avons une progression de reptile ! Nous nous arrêtons à
quatre péages pour régler à chaque fois la somme de 11 200 COP soit 4
euros . Un peu avant Buga nous arrêtons pour faire le plein de gasoil :
ici il est un peu plus cher, à 8 800 COB le gallon, soit 3/4 d'euro le
litre . Puis nous arrêtons au super marché métro installé juste à la
sortie d'après pour faire nos courses de bouche .
Décidés à finir l'étape avant le casse croute , nous
continuons vers le nord en direction de Tulua , puis de Cartago toujours
à travers une plaine sucrière parcourus par des monstres de ferraille à
cinq wagons . Pendant le contournement de Cartago , nous trouvons la
direction d'Alcala , petite ville située sur la route d'Arménia . Là
,pour notre plus grand bonheur, nous quittons la plaine et la monotonie
de l'autoroute pour retrouver un paysage vallonné où nous traversons de
nombreux vergers d'agrumes et de bananiers .Vers 13h00 nous arrivons à
la Finca del Bosqué del Samam où la colonne allemande est déjà installée
depuis hier . Nous nous posons au pied d'un bosquet de bambous de 10
mètres de hauteur pour avoir un peu d'ombre . Jean Marc et Monique nous
y rejoignent suivis de peu par Claire et Roger qui ont un peu merdouillé
en route à cause du GPS .Pour finir, nous mangeons tous ensemble autour
d'une vaste grillade . Petit à petit les autres équipages français et
suisses nous rejoignent . Avec la colonne allemande , nous devrions être
un peu plus de trente quatre équipages ce soir au campement .La fin
d'après midi est consacrée au transfert des photos et au blog , puis à
la douche car la piscine des lieux ne se révèle pas de première
fraicheur . Et puis nous essuyons une fois de plus d'un orage tropical
comme hier soir, qui ne favorise pas la baignade .
Comme pour une fois tout le monde est à jour au niveau photos et blogs
nous décidons de nous octroyer une soirée cartes chez Claire et Roger
qui se termine vers 22h30 .
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