CENT DIX SEPTIEME JOUR : LE 23 FEVRIER 2018
Aujourd'hui c'est un grand jour car nous livrons les
camping cars à Puerto Bahia , l'un des ports de Cartagène et je crois
que tout le monde est un peu stressé depuis 48 heures ; d'abord peut
être le fait d'abandonner notre maison sur roues à l'incertitude des
mers , ensuite aussi la peur d'avoir oublié quelque chose d'important à
bord qui pourrait nous manquer pendant les quinze jours passés à l'hôtel
, enfin le risque de dégradations ou de vol sur les parkings de port
aussi bien à Carthagène qu'à Panama . Par chance l'heure de départ de
l'hôtel a été retardé à 8h00 , ce qui nous laisse le temps de profiter
du superbe buffet de petit déjeuner . Ensuite nous descendons pour
faire des clichés d' intérieur et d'extérieur du camping car pour
l'assurance aux USA et Canada . et aussi pour reprendre quelques
bricoles qui pourraient nous être utile tel que le guide de Colombie ,
par exemple !
Dès 7h30 certains équipages , surtout des suisses
,commencent à faire de savantes manoeuvres pour pouvoir partir les
premiers !! De vrais gamins ! Pour finir nous sortons en convois en
suivant le 4x4 de l'épouse de notre transitaire . Nous avons trente
bornes à faire dont les vingt premier dans la cohue de la ville . Ce
n'est pas facile de ne pas perdre le camping car de devant avec des
taxis et des bus qui sans cesse viennent s'intercaler parmi nous . Il y
a un moment , voyant dans le rétro que Jean Marie n'est plus derrière
moi , j'envoie des coups de phares au véhicule de tête qui profite d'un
quai un peu plus dégagé pour faire une halte , le temps de recoller les
morceaux de la colonne . Notre guide nous fait ensuite suivre un
itinéraire en dents de scie dans de vieux quartier : un coup à droite ,
un coup à gauche , puis on recommence . Je vois dans les rétro que ce
n'est pas du goût de tout le monde et très vite notre longue colonne
refait l'élastique . Heureusement qu'une fois au bout d'un grand
boulevard à quatre voies , nous tombons sur un péage , non prévu par
Janette . Cela permet a le mérite de favoriser le regroupement derrière
le 4x4 . Encore dix bornes et nous tournons à droite pour emprunter une
piste très poussiéreuse : c'était bien la peine de faire tant d'histoire
avec le lavage des camping car qui devait être impeccables pour rentrer
sur le port . On nous fait ranger en épis , puis un employé vient
photographier les plaques de châssis . Ensuite on nous invite à rentrer
dans un conteneur doté d' une clim de compétition ! Heureusement que
nous avons droit à un café chaud !!
Apparemment c'est notre guide qui s'occupe de tout
, car une demi-heure après, elle nous remet une autorisation d'entrée
sur le port déjà remplis à nos noms respectifs . Là ,on invite les trois
premiers de la liste alphabétique à regagner les véhicules pour entrer
sur le port proprement dit . En tête ,devant Jean Marie et Jean Marc ,
je me présente devant une barrière où un gardien vient inspecter le
camping car , revérifier la plaque avec le numéro de châssis pour la
deuxième fois consécutive, monte à bord , me dit que je n'ai pas le
droit de pénétrer avec mon sac à dos contenant une bouteille d'eau et
mon appareil photo . Il repart dans sa guérite , téléphone puis revient
me voir en disant que c'est OK pour moi ! Je dois alors avancer jusqu'à
la bascule .
J'attends sagement assis au volant car en passant
je n'ai vu personne dans le guichet . Au bout de dix minutes , je
descends pour aller aux nouvelles : une employée me prend mon papier des
mains , griffonne dessus , puis m'envoie à 5 ou 600 mètres de là devant
un conteneur blanc . Une fois sur place , on me dit que ce n'est pas du
tout cela ,; résultat , je suis obligé de faire marche arrière pour pour
entrée sur un parking où déjà les camping cars allemands , livrés hier ,
attendent sagement . Là , trois employées armées de papiers et de stylos
inspecte le véhicule : "donde esta la llanta de rescuerdo, por favor ?
Il me faut un petit moment avant de comprendre qu'ils cherchent la roue
de secours . Un second m'oblige à ré-ouvrir le capot pour vérifier pour
la troisième fois le numéro de châssis ! C'est une manie , ma parole !
Il n'a pas pu changer en dix minutes ce numéro quand même ...! "Hay dos
tapedes , por favor , senor ? Celle-là n'en revient pas qu'il y ait deux
tapis de sol dans la cabine . Aussi elle se dépêche de le marquer sur le
rapport en trois exemplaires ! Munis de mes précieux documents on
m'envoie vers un conteneur installé de l'autre côté d'un vaste parking .
Là, je commence par attendre mon tour car le propriétaire de la voiture
qui me suivait est passé devant ! C'est un autrichien , parti de chez
lui depuis quatre ans . Il est entré sur le continent américain par
Halifax , il a visité toute l'Amérique Centrale et du Sud et là il
rentre en Europe . Une fois qu'il a quitté le bureau , l'employé me fait
signer les trois exemplaires du rapport et me souhaite bon voyage . Il
n'invite à redéposer les papiers au bureau de la bascule . Là je
retrouve mon Autrichien q:il m'explique qu'il faut attendre que la file
de camions rentre sur le port pour pouvoir déposer nos papiers . Petit
à petit toute la troupe me rejoint : d'abord Jean Marc , puis Jean Marie
, puis Gérard , ensuite Christian et même Roger qui pourtant était le
der nier à entrer . Enfin notre cerbère finit par daigner s'occuper de
nous , mais un à un et file indienne ! Une fois délester d'une partie
des documents , il faut contourner le bâtiment d'à côté pour se
présenter devant un portion automatique gardé par deux flics ; là nous
avons droit à une fouille corporel et une fouille du sac . On avance de
100 mètres et rebelote , nouveau contrôle et autre portion électronique
.Cette fois c'est fini et par chance , l'épouse de notre transitaire a
commandé des taxis qui nous ramènent à l'hôtel pour 70 000 COP ,soit une
vingtaines d'euros pour 4 passagers , ce qui est tout à fait raisonnable
pour 30 bornes de ville . Comme nos épouses respectives ne sont toujours
pas rentrées de leur partie de lèche-vitrine , je décide d'aller piquer
une tête à la piscine où je retrouve Gérard et Isabelle .
Lorsque je remonte à la chambre Dominique vient tout
juste de rentrer ; nous descendons manger au restaurant de l'hôtel en
compagnie de Monique et Jean Marc . On nous propose un buffet
sympathique avec des crudités variées et du poissons , c'est super car
nous n'avions pas le courage d'aller jusqu'en ville pour trouver une
taule à poisson ! Comme il est déjà 15h30 lorsque nous sortons de table
, je monte pour blogger un peu en attendant l'heure de la seconde baignade .
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camping cars à Puerto Bahia , l'un des ports de Cartagène et je crois
que tout le monde est un peu stressé depuis 48 heures ; d'abord peut
être le fait d'abandonner notre maison sur roues à l'incertitude des
mers , ensuite aussi la peur d'avoir oublié quelque chose d'important à
bord qui pourrait nous manquer pendant les quinze jours passés à l'hôtel
, enfin le risque de dégradations ou de vol sur les parkings de port
aussi bien à Carthagène qu'à Panama . Par chance l'heure de départ de
l'hôtel a été retardé à 8h00 , ce qui nous laisse le temps de profiter
du superbe buffet de petit déjeuner . Ensuite nous descendons pour
faire des clichés d' intérieur et d'extérieur du camping car pour
l'assurance aux USA et Canada . et aussi pour reprendre quelques
bricoles qui pourraient nous être utile tel que le guide de Colombie ,
par exemple !
Dès 7h30 certains équipages , surtout des suisses
,commencent à faire de savantes manoeuvres pour pouvoir partir les
premiers !! De vrais gamins ! Pour finir nous sortons en convois en
suivant le 4x4 de l'épouse de notre transitaire . Nous avons trente
bornes à faire dont les vingt premier dans la cohue de la ville . Ce
n'est pas facile de ne pas perdre le camping car de devant avec des
taxis et des bus qui sans cesse viennent s'intercaler parmi nous . Il y
a un moment , voyant dans le rétro que Jean Marie n'est plus derrière
moi , j'envoie des coups de phares au véhicule de tête qui profite d'un
quai un peu plus dégagé pour faire une halte , le temps de recoller les
morceaux de la colonne . Notre guide nous fait ensuite suivre un
itinéraire en dents de scie dans de vieux quartier : un coup à droite ,
un coup à gauche , puis on recommence . Je vois dans les rétro que ce
n'est pas du goût de tout le monde et très vite notre longue colonne
refait l'élastique . Heureusement qu'une fois au bout d'un grand
boulevard à quatre voies , nous tombons sur un péage , non prévu par
Janette . Cela permet a le mérite de favoriser le regroupement derrière
le 4x4 . Encore dix bornes et nous tournons à droite pour emprunter une
piste très poussiéreuse : c'était bien la peine de faire tant d'histoire
avec le lavage des camping car qui devait être impeccables pour rentrer
sur le port . On nous fait ranger en épis , puis un employé vient
photographier les plaques de châssis . Ensuite on nous invite à rentrer
dans un conteneur doté d' une clim de compétition ! Heureusement que
nous avons droit à un café chaud !!
Apparemment c'est notre guide qui s'occupe de tout
, car une demi-heure après, elle nous remet une autorisation d'entrée
sur le port déjà remplis à nos noms respectifs . Là ,on invite les trois
premiers de la liste alphabétique à regagner les véhicules pour entrer
sur le port proprement dit . En tête ,devant Jean Marie et Jean Marc ,
je me présente devant une barrière où un gardien vient inspecter le
camping car , revérifier la plaque avec le numéro de châssis pour la
deuxième fois consécutive, monte à bord , me dit que je n'ai pas le
droit de pénétrer avec mon sac à dos contenant une bouteille d'eau et
mon appareil photo . Il repart dans sa guérite , téléphone puis revient
me voir en disant que c'est OK pour moi ! Je dois alors avancer jusqu'à
la bascule .
J'attends sagement assis au volant car en passant
je n'ai vu personne dans le guichet . Au bout de dix minutes , je
descends pour aller aux nouvelles : une employée me prend mon papier des
mains , griffonne dessus , puis m'envoie à 5 ou 600 mètres de là devant
un conteneur blanc . Une fois sur place , on me dit que ce n'est pas du
tout cela ,; résultat , je suis obligé de faire marche arrière pour pour
entrée sur un parking où déjà les camping cars allemands , livrés hier ,
attendent sagement . Là , trois employées armées de papiers et de stylos
inspecte le véhicule : "donde esta la llanta de rescuerdo, por favor ?
Il me faut un petit moment avant de comprendre qu'ils cherchent la roue
de secours . Un second m'oblige à ré-ouvrir le capot pour vérifier pour
la troisième fois le numéro de châssis ! C'est une manie , ma parole !
Il n'a pas pu changer en dix minutes ce numéro quand même ...! "Hay dos
tapedes , por favor , senor ? Celle-là n'en revient pas qu'il y ait deux
tapis de sol dans la cabine . Aussi elle se dépêche de le marquer sur le
rapport en trois exemplaires ! Munis de mes précieux documents on
m'envoie vers un conteneur installé de l'autre côté d'un vaste parking .
Là, je commence par attendre mon tour car le propriétaire de la voiture
qui me suivait est passé devant ! C'est un autrichien , parti de chez
lui depuis quatre ans . Il est entré sur le continent américain par
Halifax , il a visité toute l'Amérique Centrale et du Sud et là il
rentre en Europe . Une fois qu'il a quitté le bureau , l'employé me fait
signer les trois exemplaires du rapport et me souhaite bon voyage . Il
n'invite à redéposer les papiers au bureau de la bascule . Là je
retrouve mon Autrichien q:il m'explique qu'il faut attendre que la file
de camions rentre sur le port pour pouvoir déposer nos papiers . Petit
à petit toute la troupe me rejoint : d'abord Jean Marc , puis Jean Marie
, puis Gérard , ensuite Christian et même Roger qui pourtant était le
der nier à entrer . Enfin notre cerbère finit par daigner s'occuper de
nous , mais un à un et file indienne ! Une fois délester d'une partie
des documents , il faut contourner le bâtiment d'à côté pour se
présenter devant un portion automatique gardé par deux flics ; là nous
avons droit à une fouille corporel et une fouille du sac . On avance de
100 mètres et rebelote , nouveau contrôle et autre portion électronique
.Cette fois c'est fini et par chance , l'épouse de notre transitaire a
commandé des taxis qui nous ramènent à l'hôtel pour 70 000 COP ,soit une
vingtaines d'euros pour 4 passagers , ce qui est tout à fait raisonnable
pour 30 bornes de ville . Comme nos épouses respectives ne sont toujours
pas rentrées de leur partie de lèche-vitrine , je décide d'aller piquer
une tête à la piscine où je retrouve Gérard et Isabelle .
Lorsque je remonte à la chambre Dominique vient tout
juste de rentrer ; nous descendons manger au restaurant de l'hôtel en
compagnie de Monique et Jean Marc . On nous propose un buffet
sympathique avec des crudités variées et du poissons , c'est super car
nous n'avions pas le courage d'aller jusqu'en ville pour trouver une
taule à poisson ! Comme il est déjà 15h30 lorsque nous sortons de table
, je monte pour blogger un peu en attendant l'heure de la seconde baignade .
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