CENT DIX HUITIEME JOUR ; LE 24 FEVRIER 2018

                Encore une nuit bien agréable dans un grand lit douillé
même si hier  soir nous avons trainé un peu chez Claire et Roger avec un
apéritif-dinatoire normalement accompagné d'une partie de carte . Pour
finir Monique et Jean Marc ont amené le matériel pour rien puisque nous
passons la soirée à discuter . Ce matin , après le café au lit , nous ne
tardons pas à descendre prendre le petit déjeuner car Janette nous a
demandé de passer à la réception de l'hôtel vers 7h45  pour exécuter des
formalités douanières  .Pour finir , elle nous annonce au buffet que le
rendez-vous a été annulé à la dernière minute par les douaniers . Le
problème c'est que demain nous sommes dimanche , ce qui veut dire que ce
ne sera pas fait avant le début de la semaine prochaine au cours duquel
nous devons  déjà faire l'inspection du véhicule avec le service des
stupéfiants qui dure une journée de long ! Ce qui est inquiétant c'est
que nos billets d'avion sont prévus pour le jeudi 1er mars et qu'ils ne
sont pas échangeables !

                Nous décidons donc de faire une petite réunion vers
8h00 dans le hall de l'hôtel pour régler plusieurs problèmes
administratifs . Il faut d'abord s'occuper du remplissage des contrats
d'assurance voiture pour les USA et le Canada . Ensuite nous nous
occupons des démarches à prévoir pour notre retour en France  : Avec
Jean Marc et Monique , nous décidons de fixer la traversée du camping
car au 28 juin 2018 ; la semaine suivante ce n'est pas possible car le 2
juillet est férié au Canada ! Comme il faut rencontrer le transitaire au
moins une journée avant de livrer le véhicule au port  et qu'il faut 
deux jours ouvrables entre le dépôt et le départ du bateaux , ça
complique  un peu les choses .Il nous restera ensuite à s'occuper de
trouver des billets d'avion pour le 27 ou le 28 juin dès que nous en
aurons le temps . Fatigués par ces lectures de contrat d'assurance et
par ces dates à fixer si longtemps avant , nous décidons d'aller nous
détendre en retournant visiter la vieille ville de Cartagena .

                Nous prenons deux taxis pour six ( pour 20 000 pésos ,
soit 1 euro par personne )qui nous déposent à l'ancien couvent de Santa
Teresa dans lequel s'est installé l'hôtel Charleston . Après avoir
pénétré le hall de l'hôtel , nous nous contentons de donner un coup
d'oeil à ce splendide bâtiment , histoire de pouvoir en apprécier son
architecture : le patio central est maintenant occupé par une vaste
terrasse de restaurant . Nous remontons ensuite la calle Santa Teresa 
bordée de superbes maisons coloniales de couleurs pastelles décorées
d'énormes balcons en bois sculpté ; ceux-ci débordent souvent de fleurs
ou de plantes tropicales aux feuillages abondants . Des bougainvilliers
mauves ou rouges vif partent vaillamment à l'assaut des façades ,
n'hésitant pas à gagner le second étage . Nous prolongeons dans la même
direction en empruntant maintenant la calle Santo Dominigo qui mène à la
place éponyme . Là aussi ,les maisons coloniales rivalisent d'équilibre
et de beauté . Sur la gauche de la plaza nous découvrons la façade
parfaitement restauré du couvent de Santo Domingo . Au bout de la place
, plutôt que de prolonger encore jusqu'au rempart , nous pivotons sur la
droite pour descendre la calle de la Mantilla . Ici aussi les façades et
les balcons sont remarquables . A force de regarder en l'air et de
tourner la tête dans tous les sens , nous en avons mal au cou
.L'appareil photo est mis aussi  à rude contribution ,même si ce n'est
pas toujours facile de cadrer tout çà , de se battre avec la circulation
infernale , de négocier avec  les contre-jours et les hordes de piétons
qui passent impunément dans le champ de tir ou bien qui nous bousculent
carrément!

                Nous tournons de nouveau à droite pour redescendre sur
la Cathédrale que nous visitons au passage : contrairement à toutes
celles que nous avons vu en Amérique du Sud , de style baroque , très
surchargé , ici c'est la sobriété , la nudité . De hautes colonnes juste
polies , sans décoration ni moulure , pour mieux mettre en valeur la
roche calcaire faite de corail ,soutiennent les voûtes masquées par un
magnifique plafond en bois à caissons . Le retable en bois sculpté est
de toute beauté malgré sa sobriété . A la sortie , nous nous arrêtons un
peu à l'ombre des arbres de la place Simon Bolivar aussi appelée Place
de l'Inquisition à cause du Tribunal du même nom construit en 1600 et
qui sévit pendant près de deux siècles . Nous continuons nos
investigations , toujours avec autant de plaisirs dans ce dédale de
ruelles bien ombragées tant elles sont étroites . Nous remontons la
Plaza de la Proclamation , puis la calle Roman pour pivoter sur la
gauche  , histoire de découvrir le quartier de San Diego que nous
n'avons pas eu le temps de visiter avec Fernando lors de notre
"city-tour" il y a deux jours . C'est un quartier résidentiel pour la
classe aisée : Cartagèna étant considérée comme la perle des caraïbes ,
le mètre carré y atteint des tarifs exorbitant de l'ordre de 8 000
dollars US !! Il parait qu'un bateau de croisière s'y arrête quasiment
tous les jours de l'année . Beaucoup de touristes nord américains
viennent y dépenser leurs dollars . Nous remontons la calle de la Moneda
jusqu'au Nautilus où nous retombons sur l'autre extrémité des remparts .
On emprunte ensuite la calle de la  Carbonera , on pivote à gauche callé
del Campo pour atteindre la callé Tumbamuertès et redescendre à gauche
sur le restaurant La Mulata repairé par Monique dans le guide Michelin .
Avec bien des difficultés , nous obtenons une des dernières tables dans
la troisième salle : nous dégustons un cocktail sans alcool à base de
lait de coco et de citron vert très rafraichissant . Puis nous goûtons
des camérones al aijo (crevettes à l'ail ) et la cazuela de marescos
(cassolette de coquillages et fruits de mer) . En fait les deux plats ,
bien que présentés de façon différente se ressemblent étrangement et se
révèlent de qualité moyenne, même plutôt basse !

                    Une fois rentrés à l'hôtel , nous tombons sur la
femme de chambre qui commence à attaquer le ménage chez nous . Nous
décidons donc d'aller à la piscine avant de s'attaquer à la recherche
d'un vol Halifax-Paris pour fin juin . La responsable des serviettes est
vraiment physionomiste car elle nous reconnait dés que nous nous
pointons et marque notre numéro de chambre sur le bordereau avant que
nous ayons eu le temps d'ouvrir la bouche .  Aujourd'hui ,nous  essayons
la Mer des Caraïbe . Un surveillant de plage nous invite à déposer nos
affaires dans une espèce de tente de plage , dotée de deux bains de
soleil . A peine avons-nous déposé nos serviettes que deux autochtones
nous proposent leur service pour nous faire un massage . Comme nous
déclinons l'offre gentiment en plaisantant , elles nous disent de
demander Yolanda et Caterina si nous en éprouvons le besoin  . L'eau de
mer est beaucoup plus chaude que celle de la piscine où nous avons
l'habitude de nous baigner . Comme les vagues , pourtant petites et peu
violentes , indisposent Dominique  nous regagnons rapidement  le jardin
de l'hôtel .C'est vraiment formidable de pouvoir se baigner dans une
piscine aussi grande , dotée d'une cascade , aussi peu fréquentée .et au
milieu des plantes exotiques .

                    Une fois bien rafraichis , nous regagnons notre
chambre . Quelle surprise lorsque nous nous retrouvons les pieds dans
l'eau ! Celle-ci coule à flot depuis le plafond de l'entrée , surtout
par les trous des spots . Aussitôt Dominique prévient la femme de
chambre qui téléphone à la réception . Dix minutes plus tard une équipe
de choc débarque et démonte les grilles du faux plafond . En une
demi-heure nous sommes de nouveau au sec . Nous commençons par
rechercher un vol pour notre voyage de retour sur internet . Puis je
m'occupe du blog jusqu'à ce que nous redescendions à la piscine pour
retrouver Monique et Jean Marc , puis Roger et Claire  , histoire
prendre une caipirhina au bar installé au milieu de la seconde piscine
qui sert à l'occasion de piste de danse immergée .

                    Nous nous retrouvons ensuite vers 19h30 chez nous ,
au 10 ème étage pour un apéritif -pizza comme hier chez Roger , mise à
part qu'aujourd'hui la soirée est sonorisée , et bien sonorisée car il y
a un mariage dans les jardins de l'hôtel . Ca promet une belle nuit en
perspective !

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