CENT CINQUIEME JOUR : LE 11 FEVRIER 2018
Comme aujourd'hui nous n'avons qu'une petite
étape de deux cent bornes , on peut se lever à 6h00 . Dominique a été
malade digestivement toute cette nuit et ce matin ce n'est pas la forme
olympique . Elle se contente d'un café pendant que je prends mon petit
dej tout seul dans mon coin en terminant la lecture du blog . Après un
petit coucou chez Roger et chez Jean Marc nous quittons le campement
pour traverser Banos .Ce matin le compteur affiche 18 000 km depuis
Buenos Aires . Nous arrêtons à la première station service pour faire
le plein de gasoil et le plein d'eau de la réserve . Comme celle-ci est
au plus bas , nous mettons près d'une demi heure : il faut dire que
nous n'avions pas fait de corvée d'eau depuis Macara , c'est à dire
depuis six jours !
Nous commençons par revenir sur Ambato où nous
devons trouver la route de Quito . Bien que nous connaissons déjà cette
route en sans inverse , nous en apprécions les paysages de montagne
qu'elle offre à la sortie de chaque virage .Nous traversons aussi un
chapelet de petits villages très sympathiques où on prépare la fête car
aujourd'hui c'est domingo (dimanche) Devant les petites gargottes
commencent à griller des couys (cochons d'Inde) disposés sur un
tourniquet au dessus d'un barbecue qui tourne assez vite . Plus loin ce
sont des cochons entiers qui rôtissent sur de grandes broches .
Beaucoup de boutiques sont spécialisées dans la vente de cannes à sucre
qu'ils stockent entière sur le trottoir : ils en vendent sous forme de
tronçons d'une trentaine de centimètres réunis en fagots . Ils proposent
également du jus de cannes à sucre , des quantités de sortes de bombons
faits à base de cannes à sucre, et aussi de la mélasse : à partir d'un
jus de canne qu'ils battent avec des rameaux , ils obtiennent une espèce
de pâte gluante qui fait de longs fils .Pendus sur des cordes , ceux-ci
sèchent au soleil pour prendre la consistance du chewing-gum . Puis nous
retraversons Péliléo où nous avons acheter mes jeans hier . Il y a
toujours autant de fabriques et de magasins ouverts ! A la sortie de la
ville , c'est le coin des horticulteurs et des pépiniéristes : on s'y
arrête pour photographier les tomates primitives des pays andins qui
poussent sur de petits arbres de 2 à 3 mètres de haut . Le fruit
ressemble à une prune du type quetch , couleur lie de vin , sans noyau
bien sûr , qui sert surtout dans les jus de fruits , ici !
Arrivés à Ambato nous récupérons une circulation
intense , ce qui fait qu'à un endroit , nous loupons l'embranchement à
droite pour Quito . Nous avons droit aussitôt à un rappel à l'ordre du
GPS . Une fois que nous avons récupéré la route de la capitale , nous
décrivons un vaste arc de cercle autour d'Ambato que nous voyons sur la
rive d'en face , accroché sur le bord de la falaise . Dans le soleil
levant, c'est superbe, mais il est impossible de tenter le moindre arrêt
photo sur la deux fois trois voies où nous sommes . Nous taillons
ensuite la route jusqu'à l'entrée de Quito où nous retrouvons Roger et
Claire ,arrêtés à un belvédère dominant la ville . D'un commun accord
nous nous mettons en quête d'un atelier de lavage . Malheureusement ,
comme nous sommes dimanche , il faut en faire plusieurs avant d'en
trouver un qui accepte de laver nos camping cars . Pendant qu'ils
shampouinent nos maisons roulantes , nous faisons une dégustation du
café que nous avions trouvé au marché de Cuenca ,sur le parking .Puis
comme les laveurs décident de faire un second shampoing, nous explorons
un peu les lieux : nous assistons à la rôtisserie de trois cochons à la
broche . Nous allons ensuite jeter un oeil à la boutique d'artisanat
installée juste à côté ; nous trouvons un cadeau pour Maria , la
collaboratrice de Janette qui doit nous quitter dans quelques jours ;
nous achetons aussi des confitures de maracujas et de mandarines . Il
faut 1h30 de patience avant de retrouver nos camping cars étincelants ,
tout ça pour 7 dollars chacun !
Arrivés au niveau de la capitale , nous voyons
celle-ci là-bas au fond de la vallée , très loin vers le bas. Par moment
au hasard du contournement des boulevards , nous apercevons des
buildings accrochés au bord du vide juste au dessus de nos têtes . Puis
nous plongeons dans la cuvette pour atteindre l'avenida del Inca où nous
trouvons notre campement sur le parking de l'hôtel Savoy Inn . Très
exigu , il faut manoeuvrer un bon quart d'heure avant de trouver une
place correcte . Le pire c'est qu'il manque encore cinq ou six camping
cars et que nous affichons déjà presque complet ! Comme Roger décide de
mettre en batterie son barbecue , nous sortons un morceau de boeuf du
congélateur et nous cassons la croute en terrasse malgré l'exiguïté de
la cour .
Vers 15h00 ,avec le reste des équipages français,
nous décidons d'aller jusqu'au téléphérique de Quito qui permet de
grimper à Pinchaca , à 4100 mètres d'altitude . Il parait que c'est une
entreprise française qui a réalisé les travaux en 2005 .Pour nous y
rendre nous louons trois taxis pour 6 dollars par véhicule . Puis il
faut faire un peu la queue pour acheter les billets car nous sommes
dimanche : par chance ils font un tarif senor à 6,5 dollars US .Après
une ascension de prés de 1000 mètres , nous avons une superbe vue sur la
capitale , nichée au creux d'un groupe de montagnes . Malheureusement
des nuages nous empêchent de voir les volcans voisins tel que le
Chimborazo qui culmine à 6310 m et quelques autres de la même trempe
comme le Cotopaxi (5897 m) ou l'Illiniza (5263m ) ! Pour le retour à
l'hôtel , nous trouvons un collectivos où nous montons à quatorze !
Résultat , le pauvre a un peu de mal dans les côtes , fréquentes
malheureusement pour lui , à Quito . Puis chacun rentre chez soi pour
finir la soirée , l'obscurité équatoriale étant déjà là !
étape de deux cent bornes , on peut se lever à 6h00 . Dominique a été
malade digestivement toute cette nuit et ce matin ce n'est pas la forme
olympique . Elle se contente d'un café pendant que je prends mon petit
dej tout seul dans mon coin en terminant la lecture du blog . Après un
petit coucou chez Roger et chez Jean Marc nous quittons le campement
pour traverser Banos .Ce matin le compteur affiche 18 000 km depuis
Buenos Aires . Nous arrêtons à la première station service pour faire
le plein de gasoil et le plein d'eau de la réserve . Comme celle-ci est
au plus bas , nous mettons près d'une demi heure : il faut dire que
nous n'avions pas fait de corvée d'eau depuis Macara , c'est à dire
depuis six jours !
Nous commençons par revenir sur Ambato où nous
devons trouver la route de Quito . Bien que nous connaissons déjà cette
route en sans inverse , nous en apprécions les paysages de montagne
qu'elle offre à la sortie de chaque virage .Nous traversons aussi un
chapelet de petits villages très sympathiques où on prépare la fête car
aujourd'hui c'est domingo (dimanche) Devant les petites gargottes
commencent à griller des couys (cochons d'Inde) disposés sur un
tourniquet au dessus d'un barbecue qui tourne assez vite . Plus loin ce
sont des cochons entiers qui rôtissent sur de grandes broches .
Beaucoup de boutiques sont spécialisées dans la vente de cannes à sucre
qu'ils stockent entière sur le trottoir : ils en vendent sous forme de
tronçons d'une trentaine de centimètres réunis en fagots . Ils proposent
également du jus de cannes à sucre , des quantités de sortes de bombons
faits à base de cannes à sucre, et aussi de la mélasse : à partir d'un
jus de canne qu'ils battent avec des rameaux , ils obtiennent une espèce
de pâte gluante qui fait de longs fils .Pendus sur des cordes , ceux-ci
sèchent au soleil pour prendre la consistance du chewing-gum . Puis nous
retraversons Péliléo où nous avons acheter mes jeans hier . Il y a
toujours autant de fabriques et de magasins ouverts ! A la sortie de la
ville , c'est le coin des horticulteurs et des pépiniéristes : on s'y
arrête pour photographier les tomates primitives des pays andins qui
poussent sur de petits arbres de 2 à 3 mètres de haut . Le fruit
ressemble à une prune du type quetch , couleur lie de vin , sans noyau
bien sûr , qui sert surtout dans les jus de fruits , ici !
Arrivés à Ambato nous récupérons une circulation
intense , ce qui fait qu'à un endroit , nous loupons l'embranchement à
droite pour Quito . Nous avons droit aussitôt à un rappel à l'ordre du
GPS . Une fois que nous avons récupéré la route de la capitale , nous
décrivons un vaste arc de cercle autour d'Ambato que nous voyons sur la
rive d'en face , accroché sur le bord de la falaise . Dans le soleil
levant, c'est superbe, mais il est impossible de tenter le moindre arrêt
photo sur la deux fois trois voies où nous sommes . Nous taillons
ensuite la route jusqu'à l'entrée de Quito où nous retrouvons Roger et
Claire ,arrêtés à un belvédère dominant la ville . D'un commun accord
nous nous mettons en quête d'un atelier de lavage . Malheureusement ,
comme nous sommes dimanche , il faut en faire plusieurs avant d'en
trouver un qui accepte de laver nos camping cars . Pendant qu'ils
shampouinent nos maisons roulantes , nous faisons une dégustation du
café que nous avions trouvé au marché de Cuenca ,sur le parking .Puis
comme les laveurs décident de faire un second shampoing, nous explorons
un peu les lieux : nous assistons à la rôtisserie de trois cochons à la
broche . Nous allons ensuite jeter un oeil à la boutique d'artisanat
installée juste à côté ; nous trouvons un cadeau pour Maria , la
collaboratrice de Janette qui doit nous quitter dans quelques jours ;
nous achetons aussi des confitures de maracujas et de mandarines . Il
faut 1h30 de patience avant de retrouver nos camping cars étincelants ,
tout ça pour 7 dollars chacun !
Arrivés au niveau de la capitale , nous voyons
celle-ci là-bas au fond de la vallée , très loin vers le bas. Par moment
au hasard du contournement des boulevards , nous apercevons des
buildings accrochés au bord du vide juste au dessus de nos têtes . Puis
nous plongeons dans la cuvette pour atteindre l'avenida del Inca où nous
trouvons notre campement sur le parking de l'hôtel Savoy Inn . Très
exigu , il faut manoeuvrer un bon quart d'heure avant de trouver une
place correcte . Le pire c'est qu'il manque encore cinq ou six camping
cars et que nous affichons déjà presque complet ! Comme Roger décide de
mettre en batterie son barbecue , nous sortons un morceau de boeuf du
congélateur et nous cassons la croute en terrasse malgré l'exiguïté de
la cour .
Vers 15h00 ,avec le reste des équipages français,
nous décidons d'aller jusqu'au téléphérique de Quito qui permet de
grimper à Pinchaca , à 4100 mètres d'altitude . Il parait que c'est une
entreprise française qui a réalisé les travaux en 2005 .Pour nous y
rendre nous louons trois taxis pour 6 dollars par véhicule . Puis il
faut faire un peu la queue pour acheter les billets car nous sommes
dimanche : par chance ils font un tarif senor à 6,5 dollars US .Après
une ascension de prés de 1000 mètres , nous avons une superbe vue sur la
capitale , nichée au creux d'un groupe de montagnes . Malheureusement
des nuages nous empêchent de voir les volcans voisins tel que le
Chimborazo qui culmine à 6310 m et quelques autres de la même trempe
comme le Cotopaxi (5897 m) ou l'Illiniza (5263m ) ! Pour le retour à
l'hôtel , nous trouvons un collectivos où nous montons à quatorze !
Résultat , le pauvre a un peu de mal dans les côtes , fréquentes
malheureusement pour lui , à Quito . Puis chacun rentre chez soi pour
finir la soirée , l'obscurité équatoriale étant déjà là !
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