SOIXANTE TROISIEME JOUR : LE 31 DECEMBRE 2017'
Dire qu' hier soir nous pensions passer une nuit de rêve ,
face à la mer , bercés par le bruit du ressac , et bien NON , c'est râpé
! Pas la peine de tendre l'oreille, la musique techno , avec son rythme
à deux temps a fait vibrer le camping car jusqu'à ce que je me lève vers
5h30 . Avec le nez et les oreilles bouchées par le rhume , je n'ai
qu'une hâte , c'est de pouvoir me verticaliser , histoire de respirer à
ma guise ! Bien que je n'ai pas trop de retard au niveau du blog ce
matin , je préfère commencer tôt étant donné qu'avec ma crève, je suis
un peu ralenti , physiquement mais aussi intellectuellement !Pas facile
de taper sur un ordi lorsqu'on voit le clavier à travers un verre dépoli
et avec un mouchoir en permanence à la main . Et je ne parle pas des
grosses quintes de toux qui font errer le curseur aux quatre coins de
l'écran . Quant aux idées , on ne peut pas dire qu'elles se bousculent
au portillon . Heureusement que les photos prises dans la journée
remettent un peu d'ordre dans la chronologie des faits car j'ai
l'impression d'avoir la tête complétement vide ! Résultat , vers 6h30
Dominique a pitié de moi et prépare le café . J'espère que le
Paracétamol fera des miracles, pour une fois ,car nous avons une très
longue étape au menu avec plus de 450 bornes !
Une fois libéré de mon travail de bureau , j'attaque le
plein de notre réservoir d'eau propre ,au jerrican, car le seul robinet
disponible est trop éloigné pour que j'installe notre tuyau : et je m'en
cogne 7 de 20 litres, en étant obligé de marcher dans du sable un peu
trop meuble à mon goût .Ma parole, il avait soif notre camping car !
Hier soir ,Janette nous a recommandé de prendre le maximum d'eau ici car
nous allons traverser ensuite le désert d'Atacama où il y en peu et
surtout de mauvaise qualité (riche en mercure , en nickel et même en
arsenic , rien que ça!) .Dès que Dominique rentre de la douche , nous
décidons de partir aussitôt pour ne pas arriver trop tard dans l'après
midi à Bahia Inglésia . Vu mon état, j'aimerais pouvoir m'octroyer une
petite sieste si je veux profiter des festivités de Saint Sylvestre
.Notre premier souci est de faire ouvrir les deux barrières du camping
encore fermées bien qu'il soit déjà presque 8h00 . Nous faisons d'abord
un petit crochet vers le centre du village de Guanaqueros , histoire de
voir son petit port de pêche , niché au fond de la baie , puis nous
récupérons la Ruta 5 , devenue autoroute récemment , en direction du
nord . Et bien sûr, nous repassons pour la troisième fois à La Serena .
Une espèce de brouillasse nous accompagne en début de matinée comme hier
: ça s'appelle le"Camanchaca" nom d'origine indienne .Janette nous a
expliqué que ce phénomène existe plus ou moins tout au long de la côte
Pacifique du fait que celle-ci est longée par le courant froid Humbolt
qui fait condenser l'air chaud venant des terres et forme ainsi des
nuages . Et le phénomène "Camanchaca" disparait dès que le soleil
commence à chauffer suffisamment en milieu de journée.
Après La Serena , la Ruta 5 suit la côte un bon moment au
prix de quelques belles grimpettes ,parmi les montagnes arides qui
bordent le Pacifique . Des petites plantes rases forment de grandes
plages rouges qui tranchent avec le vert des touffes d'épineux . Il n'y
a que des espèces végétales de cette trempe pour supporter une telle
sécheresse ! Puis nous quittons la côte pour prendre la direction de
Vallenar .Des pans entiers de montagnes prennent alors des teintes
rouges et d'immenses gradins taillés dans les parois rocheuses nous
intriguent : en y regardant de plus prés nous nous rendons compte qu'il
s'agit bien de mines de cuivre à ciel ouvert . A proximité, on voit des
villages entiers de cabanes en bois servant à loger les familles de
mineurs au milieu de cette désolation désertique . Un peu plus loin ,
plusieurs panneaux indiquent la route pour se rendre à différents
observatoires astronomiques qui sont indiqués sur notre carte routière
: il parait qu' ici , dans cette région du monde précisément , les ciels
sont les plus purs et ce ,pendant une grande partie de l'année .
Arrivés à Copiapo nous évitons le périphérique pour entrer
en ville , d'abord chose primordiale , pour faire le plein de gasoil car
Dominique roule déjà sur la réserve depuis une bonne dizaine de
kilomètres , ensuite pour essayer d'envoyer le blog et troisièmement
pour trouver un entrepôt de GPL, Lipigas ou Abastible, installées à la
sortie de la ville . Pour le carburant pas de problème , nos voeux sont
exhaussés . Pour le reste c'est nada (rien) ! Dès la sortie de la ville
nous sommes surpris de nous retrouver en plein désert de sable . Eh oui
, c'est à partir d'ici que nous entrons dans le désert d'Atacama , que
nous ne quitterons plus jusqu'à Tacna situé à 1200 km au nord du Chili .
Il parait que c'est le désert le plus sec du monde avec seulement un
demi millimètre de précipitation par an . C'est aussi , l' un des plus
froid la nuit .Cette fois il n'y a même plus d'épineux parsemés sur les
monts bordant la route et ceux-ci ressemblent de plus en plus à
d'immenses dunes sur lesquels le sable ondule . Lorsque le soleil
parvient à percer la brouillasse , celles-ci blondissent et exhibent de
belles arêtes franches, délimitant les versants exposés des versants
ombragés . Malheureusement, les éclaircis sont brèves et ne facilite pas
le travail du photographe . A 14h00 nous retrouvons Roger et Jean Marc
sur la plage de sable blanc de Bahia Iglésia , juste à temps pour casser
la croute ! Nous sommes pressés de passer à table car au menu ce sont
les filets de Raineta à la plancha ,qui se révèlent excellents , comme
le Saint Pierre ! Puis nous prenons le café tous ensemble sous les
tonnelles du front de mer et pour mon compte personnel il est suivi
d'une bonne sieste car mon état général ne s'est guère amélioré .
Après un petit différent avec la communauté suisse
concernant notre lieu de séjour, ici à Bahia Inglésia, tout finit par
s'arranger grâce à la diplomatie de Janette qui arrivent à les persuader
de nous rejoindre , au bout de la plage , loin de la ville afin d'être
plus au calme ce soir ! C'est à dire que nous voulons éviter une seconde
nuit comme la précédente , à battre la mesure jusqu'à 5h30 ! La
négociation était d'autant plus délicate que c'est Andy et son épouse
Claudia qui se sont proposés il y a quelques jours, pour la cuisson des
9 kilos de crevettes du réveillon .
Dès 19h30 , après un mini briefing pour la mini étape de
demain(130 bornes) , nous installons les tables et les chaises face à
l'Océan Pacifique . Puis Janette , Maria et Catherina nous servent une
première coupe d'une version champenoise chilienne vers 20 h00 ,pour
fêter la Nouvelle Année en France et en Suisse . Puis, comme pour le
réveillon de Noël , chacun rapporte sa création sous forme de salade
pour accompagner les crevettes qui commencent à être grillée . Andy ,
vraiment multi-tâche , s'occupe ensuite de la sono jusqu'aux voeux, à
minuit où nous reprenons une coupe pour fêter la Nouvelle Année
chilienne cette fois ,en admirant les deux feux d'artifice de Caldera .
Bonne et heureuse année 2018 à tous
face à la mer , bercés par le bruit du ressac , et bien NON , c'est râpé
! Pas la peine de tendre l'oreille, la musique techno , avec son rythme
à deux temps a fait vibrer le camping car jusqu'à ce que je me lève vers
5h30 . Avec le nez et les oreilles bouchées par le rhume , je n'ai
qu'une hâte , c'est de pouvoir me verticaliser , histoire de respirer à
ma guise ! Bien que je n'ai pas trop de retard au niveau du blog ce
matin , je préfère commencer tôt étant donné qu'avec ma crève, je suis
un peu ralenti , physiquement mais aussi intellectuellement !Pas facile
de taper sur un ordi lorsqu'on voit le clavier à travers un verre dépoli
et avec un mouchoir en permanence à la main . Et je ne parle pas des
grosses quintes de toux qui font errer le curseur aux quatre coins de
l'écran . Quant aux idées , on ne peut pas dire qu'elles se bousculent
au portillon . Heureusement que les photos prises dans la journée
remettent un peu d'ordre dans la chronologie des faits car j'ai
l'impression d'avoir la tête complétement vide ! Résultat , vers 6h30
Dominique a pitié de moi et prépare le café . J'espère que le
Paracétamol fera des miracles, pour une fois ,car nous avons une très
longue étape au menu avec plus de 450 bornes !
Une fois libéré de mon travail de bureau , j'attaque le
plein de notre réservoir d'eau propre ,au jerrican, car le seul robinet
disponible est trop éloigné pour que j'installe notre tuyau : et je m'en
cogne 7 de 20 litres, en étant obligé de marcher dans du sable un peu
trop meuble à mon goût .Ma parole, il avait soif notre camping car !
Hier soir ,Janette nous a recommandé de prendre le maximum d'eau ici car
nous allons traverser ensuite le désert d'Atacama où il y en peu et
surtout de mauvaise qualité (riche en mercure , en nickel et même en
arsenic , rien que ça!) .Dès que Dominique rentre de la douche , nous
décidons de partir aussitôt pour ne pas arriver trop tard dans l'après
midi à Bahia Inglésia . Vu mon état, j'aimerais pouvoir m'octroyer une
petite sieste si je veux profiter des festivités de Saint Sylvestre
.Notre premier souci est de faire ouvrir les deux barrières du camping
encore fermées bien qu'il soit déjà presque 8h00 . Nous faisons d'abord
un petit crochet vers le centre du village de Guanaqueros , histoire de
voir son petit port de pêche , niché au fond de la baie , puis nous
récupérons la Ruta 5 , devenue autoroute récemment , en direction du
nord . Et bien sûr, nous repassons pour la troisième fois à La Serena .
Une espèce de brouillasse nous accompagne en début de matinée comme hier
: ça s'appelle le"Camanchaca" nom d'origine indienne .Janette nous a
expliqué que ce phénomène existe plus ou moins tout au long de la côte
Pacifique du fait que celle-ci est longée par le courant froid Humbolt
qui fait condenser l'air chaud venant des terres et forme ainsi des
nuages . Et le phénomène "Camanchaca" disparait dès que le soleil
commence à chauffer suffisamment en milieu de journée.
Après La Serena , la Ruta 5 suit la côte un bon moment au
prix de quelques belles grimpettes ,parmi les montagnes arides qui
bordent le Pacifique . Des petites plantes rases forment de grandes
plages rouges qui tranchent avec le vert des touffes d'épineux . Il n'y
a que des espèces végétales de cette trempe pour supporter une telle
sécheresse ! Puis nous quittons la côte pour prendre la direction de
Vallenar .Des pans entiers de montagnes prennent alors des teintes
rouges et d'immenses gradins taillés dans les parois rocheuses nous
intriguent : en y regardant de plus prés nous nous rendons compte qu'il
s'agit bien de mines de cuivre à ciel ouvert . A proximité, on voit des
villages entiers de cabanes en bois servant à loger les familles de
mineurs au milieu de cette désolation désertique . Un peu plus loin ,
plusieurs panneaux indiquent la route pour se rendre à différents
observatoires astronomiques qui sont indiqués sur notre carte routière
: il parait qu' ici , dans cette région du monde précisément , les ciels
sont les plus purs et ce ,pendant une grande partie de l'année .
Arrivés à Copiapo nous évitons le périphérique pour entrer
en ville , d'abord chose primordiale , pour faire le plein de gasoil car
Dominique roule déjà sur la réserve depuis une bonne dizaine de
kilomètres , ensuite pour essayer d'envoyer le blog et troisièmement
pour trouver un entrepôt de GPL, Lipigas ou Abastible, installées à la
sortie de la ville . Pour le carburant pas de problème , nos voeux sont
exhaussés . Pour le reste c'est nada (rien) ! Dès la sortie de la ville
nous sommes surpris de nous retrouver en plein désert de sable . Eh oui
, c'est à partir d'ici que nous entrons dans le désert d'Atacama , que
nous ne quitterons plus jusqu'à Tacna situé à 1200 km au nord du Chili .
Il parait que c'est le désert le plus sec du monde avec seulement un
demi millimètre de précipitation par an . C'est aussi , l' un des plus
froid la nuit .Cette fois il n'y a même plus d'épineux parsemés sur les
monts bordant la route et ceux-ci ressemblent de plus en plus à
d'immenses dunes sur lesquels le sable ondule . Lorsque le soleil
parvient à percer la brouillasse , celles-ci blondissent et exhibent de
belles arêtes franches, délimitant les versants exposés des versants
ombragés . Malheureusement, les éclaircis sont brèves et ne facilite pas
le travail du photographe . A 14h00 nous retrouvons Roger et Jean Marc
sur la plage de sable blanc de Bahia Iglésia , juste à temps pour casser
la croute ! Nous sommes pressés de passer à table car au menu ce sont
les filets de Raineta à la plancha ,qui se révèlent excellents , comme
le Saint Pierre ! Puis nous prenons le café tous ensemble sous les
tonnelles du front de mer et pour mon compte personnel il est suivi
d'une bonne sieste car mon état général ne s'est guère amélioré .
Après un petit différent avec la communauté suisse
concernant notre lieu de séjour, ici à Bahia Inglésia, tout finit par
s'arranger grâce à la diplomatie de Janette qui arrivent à les persuader
de nous rejoindre , au bout de la plage , loin de la ville afin d'être
plus au calme ce soir ! C'est à dire que nous voulons éviter une seconde
nuit comme la précédente , à battre la mesure jusqu'à 5h30 ! La
négociation était d'autant plus délicate que c'est Andy et son épouse
Claudia qui se sont proposés il y a quelques jours, pour la cuisson des
9 kilos de crevettes du réveillon .
Dès 19h30 , après un mini briefing pour la mini étape de
demain(130 bornes) , nous installons les tables et les chaises face à
l'Océan Pacifique . Puis Janette , Maria et Catherina nous servent une
première coupe d'une version champenoise chilienne vers 20 h00 ,pour
fêter la Nouvelle Année en France et en Suisse . Puis, comme pour le
réveillon de Noël , chacun rapporte sa création sous forme de salade
pour accompagner les crevettes qui commencent à être grillée . Andy ,
vraiment multi-tâche , s'occupe ensuite de la sono jusqu'aux voeux, à
minuit où nous reprenons une coupe pour fêter la Nouvelle Année
chilienne cette fois ,en admirant les deux feux d'artifice de Caldera .
Bonne et heureuse année 2018 à tous
Bonne année avec qq jours de retard ici ;-)
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