SOIXANTE SIXIEME JOUR : LE 3 JANVIER 2018"
Bien que nous étions stationnés sur le parking public des
Falaises de la Portada , la nuit a été calme .Comme d'habitude à 5h30 je
descends pour mettre une dernière main au blog et aussi transférer les
photos du mois sur deux disques durs externes . C'est au cours de cette
manoeuvre que je constate l'importance du chantier : nous sommes déjà à
plus de 10 000 clichés , eh oui , quand même ! Cà me donne le vertige en
pensant à la sélection qu'il faudra faire, de façon draconienne, pour
construire un diaporama relativement digeste . Enfin , on n'en est pas
là...! Une fois le petit déjeuner avalé et le rangement de bord terminé
, je vais voir aux nouvelles . D'abord chez Roger , qui est de nouveau
patraque digestivement , puis chez Monique et Jean Marc que nous devons
conduire à la wifi , de l'autre côté de la ville avant de prendre la
direction de San Pédro d'Atacama .
Comme tout le monde est prés à 7h15 , nous prenons la
direction du sud en longeant le front de mer encore mal éclairé par le
soleil levant . Cela ne nous empêche pas d'apprécier la ballade qui
longe une succession de petites criques bordées de rochers et de plages
de sable blanc . Et puis cette belle avenue qui serpente le long du
Pacifique ,avec son terre-plein central planté de magnifiques palmiers,
même si elle n'est pas tout à fait de la qualité de notre " Promenade
des Anglais " à Cannes , elle en jette malgré tout ! Pour finir nous
faisons un sans faute jusqu'à la fameuse station service Pétrobras ,
avec Jean Marc sur nos talons ; le seul inconvénient c'est que nous
sommes revenus 23 km en arrière ! Elle est vraiment énorme cette ville !
Mais ça vaut le coup car la wifi est de la même qualité qu'hier : aussi
après la transmission du blog , nous nous offrons une petite partie de
Skype avec Nathalie : nous sommes contents d'apprendre de vive voix
qu'elle va mieux . Avec la date d'accouchement qui rapproche à grand pas
, nous étions un peu inquiets malgré tout . Avec la webcam, nous lui
montrons les palmiers et le Pacifique qui se trouve devant la station .
Il faut trouver maintenant la sortie de cette mégalopole
vers Calama où Dominique a rendez vous chez le dentiste vers 12h30 .
Nous commençons par reprendre la direction du nord en espérant trouver
une route à droite qui part vers l'Est . Comme nous trouvons ça un peu
long , nous décidons de faire demi-tour pour sortir par Puerta Negra ,
c'est à dire par où nous sommes arrivés hier . Malheureusement , une
fois arrivés à l'embranchement pour rejoindre la Ruta 5 Dominique ne
voit indiquées que des directions sud . "Et s'il n'y a pas d'entrée sur
l'autoroute pour le nord , il faudra faire demi-tour ! Bon d'accord , on
reprend le boulevard de la mer , mais c'est la dernière fois ,Dominique
, ça commence à bien faire !" Et bien sûr le ton monte à bord comme il
se doit dans ce genre de situation . Résultat ,comme nous repassons
devant notre station service préférée où Jean Marc bloggue encore , je
m'y arrête pour avoir son avis . En regardant sur sa tablette , nous
finissons par identifier l'avenue qui part perpendiculairement à la côte
vers l'intérieur des terres : c'est l'Avenida Salvator Allende. Cette
escale technique , voulue au départ pour décharger l'électricité
ambiante , se révèle utile car, arrivés au carrefour aucun panneau
n'indique la direction de Calama ni de San Pédro de Atacama . Il faut
arriver à mi-pente ,car nous sommes au fond d'une cuvette , pour
commencer à voir la première indication ! Bravo les Ponts et Chaussées!
Une fois parvenus sur le haut plateau côtier , nous
retrouvons enfin la fameuse Ruta 5 que nous prenons vers le nord ,
direction Calama , distante encore de 230 kilomètres . En principe nous
devrions pouvoir honorer notre rendez-vous dentaire car il n'est pas
tout à fait 9h00 . Après la traversée d'une zone de dunes, qui font très
Sahara , nous voilà entrain de longer d'immenses carrières à ciel ouvert
et d' alignements de terrils de déchets caillouteux, aux jolies couleurs
pastelles . Des énormes camions, que nous voyons se déplacer le long des
rampes en files indiennes ,en vidant leur contenu, dessinent sans le
vouloir des coulées de roses plus ou moins soutenus qui côtoient des
trainées tirant plutôt sur le jaune ou l'ocre quand ce n'est pas
carrément sur le gris-,vert . On est dans le pays des mines de cuivre :
en effet ,nous sommes à quelques encablures de Chucicamata qui en est la
plus grande du monde ; lors de nos voyages en Amérique du Sud il y a
plus de trente ans, nous avions eu l'opportunité de visiter ce cratère
monstrueux où des camions de 250 tonnes ,dotés de roues de plus de deux
mètres de diamètre, remontent cul à cul un chemin en colimaçon , un peu
comme de grosses fourmis , pour ramener le précieux minerais aux reflets
verts, jusqu'à la surface . Ce qui est prodigieux ici, c'est que nous
sommes au pays de la démesure !! Et apparemment , çà dure...!
Un peu plus loin , nous doublons un interminable train
minéralier, tiré par trois motrices . Nous prenons un peu d'avance, puis
nous arrêtons ,pour pouvoir lui tirer le portrait tranquillement sous
tous les angles . Les cheminots , contents de me voir l'appareil photo
collé à l'oeil , le long des voies, me saluent au passage, d'abord de la
main , puis à grands coups de sirène comme s'ils étaient honorés que
nous nous intéressons à eux et à leur joli joujou . Aussi lorsque
quelques kilomètres plus loin , nous les redoublons , je ne manque pas
de leur montrer que moi aussi j'ai un klaxon de compétition ! Et
aussitôt voilà qu'ils répondent à nouveau en nous faisant de grands
signes de la main et en balançant une série de coups de sirène .Dans le
lointain , tout au bout de l'immensité sableuse , nous devinons quelques
cimes neigeuses et une série de cônes volcaniques ; eh oui , c'est vrai
,aujourd'hui nous renouons amitié avec la Cordillère des Andes .Encore
un peu de désert et nous entrons à Calama et comme nous sommes en avance
, nous commençons par faire le plein de gasoil . J'en profite pour
demander le plein d'eau et là ,le pompiste me rit carrément au nez :"
oh oh oh , no agua senor , oh oh oh..!" Je crois que si je lui avais
demandé un lingot ,je ne l' aurais pas surpris d'avantage!
Nous traversons ensuite une partie de la ville qui , comme
nous avez prévenu Janette , est assez riche à cause des mines . Par
chance, nous trouvons un parking gardé à proximité du cabinet dentaire,
où nous retrouvons Catherina venue servir d'interprète . Une fois les
soins terminés , nous partons retrouver Janette qui est immobilisée sur
le lieu d'accident d'un des équipages suisses : Andy ,en voulant
doubler une voiture , est rentré dans l'arrière d'un pick-up chilien ,
détériorant complétement le train avant de son fourgon Mercédes . Par
chance pour lui , nous sommes dans une grande ville où il y a un garage
Mercédes et de plus nous devons rester une petite semaine à San Pédro
pour faire notre expédition en 4x4 de trois jours . Une fois que la
dépanneuse arrive pour remorquer le véhicule , Janette nous demande de
finir l'étape avec nous car elle doit rencontrer la colonne allemande
qui nous précède de trois jours à San Pédro . Sans nous en rendre
compte, nous montons régulièrement dans cette immensité aride au
possible . C'est tout d'abord le régime du moteur , puis la
surconsommation qui me mettent la puce à l'oreille . C'est alors que
Dominique me demande de regarder l'altitude au GPS car elle a les
oreilles qui claquent et là ,c'est la surprise pour tout le monde : nous
sommes à 3300 mètres . On continue à monter jusqu'à près de 3500 m pour
passer un petit col et ensuite plonger vers San Pédro dont nous
commençons à deviner l'oasis de verdure dans cet univers purement
minéral .Au cours de l'interminable descente, Janette nous montre le
volcan Licancabur qui culmine à prés de 6000 m et deux superbes
belvédères où nous arrêtons faire quelques clichés .L'un donne sur "La
Vallée de la Lune" baptisée aussi Cordillère de Sel et l'autre sur
l'entrée de la Vallée de la Mort .
Avec tout çà, nous arrivons à 16h00 au camping, après avoir
déposé Janette en ville et pris un tumulus à pleine vitesse . Je ne vous
explique pas l'état de la soute ! Même les cageots de pièces détachées ,
pourtant très lourds et cachés sous le double fond ,sont sortis de leur
cachette pour tous bousculer sur leur passage : deux cartons de six
bouteilles de vin argentin , trois carafes d'eau de 8 litres , la
pelle-bêche , les calles , les sièges et la table de camping... tous en
prennent pour leur grade ! Il y en a pour une demi heure à tout remettre
en place avant d'installer l'auvent ,car nous sommes installés à même le
sable du désert , en plein cagnard. Pas un pet d'ombre et il fait 41
degrés sous abri ! Nous n'avons même pas eu le temps de déjeuner avec
tout ça ; aussi nous nous contentons d'un petit sandwich au fromage et
à l'avocat , histoire d'attendre le repas de ce soir . Nous apprenons
qu'un des camping cars suisses est passé à travers l'un des ponts
d'accès au campement et qu'il a fallu une bonne dizaine de volontaires
pour le sortir de ce mauvais pas .
Ce soir Jean Marc sort la plancha pour griller ses
crevettes et Roger installe son barbecue que nous squattons volontiers
pour griller l'un des derniers morceaux de viande que nous avons au
congélateur . Claire , complétement dans le gaz avec une belle infection
virale allonge la liste des contaminés par Dominique . Elle se demande
même si elle pourra participer à notre expédition en 4x4 prévue pendant
trois jours , ce qui est beaucoup plus ennuyeux ! Avec la poussière qui
couvre le sol et le petit vent qui la soulève par moment, nous décidons
de manger à bord , chacun de notre côté .
Falaises de la Portada , la nuit a été calme .Comme d'habitude à 5h30 je
descends pour mettre une dernière main au blog et aussi transférer les
photos du mois sur deux disques durs externes . C'est au cours de cette
manoeuvre que je constate l'importance du chantier : nous sommes déjà à
plus de 10 000 clichés , eh oui , quand même ! Cà me donne le vertige en
pensant à la sélection qu'il faudra faire, de façon draconienne, pour
construire un diaporama relativement digeste . Enfin , on n'en est pas
là...! Une fois le petit déjeuner avalé et le rangement de bord terminé
, je vais voir aux nouvelles . D'abord chez Roger , qui est de nouveau
patraque digestivement , puis chez Monique et Jean Marc que nous devons
conduire à la wifi , de l'autre côté de la ville avant de prendre la
direction de San Pédro d'Atacama .
Comme tout le monde est prés à 7h15 , nous prenons la
direction du sud en longeant le front de mer encore mal éclairé par le
soleil levant . Cela ne nous empêche pas d'apprécier la ballade qui
longe une succession de petites criques bordées de rochers et de plages
de sable blanc . Et puis cette belle avenue qui serpente le long du
Pacifique ,avec son terre-plein central planté de magnifiques palmiers,
même si elle n'est pas tout à fait de la qualité de notre " Promenade
des Anglais " à Cannes , elle en jette malgré tout ! Pour finir nous
faisons un sans faute jusqu'à la fameuse station service Pétrobras ,
avec Jean Marc sur nos talons ; le seul inconvénient c'est que nous
sommes revenus 23 km en arrière ! Elle est vraiment énorme cette ville !
Mais ça vaut le coup car la wifi est de la même qualité qu'hier : aussi
après la transmission du blog , nous nous offrons une petite partie de
Skype avec Nathalie : nous sommes contents d'apprendre de vive voix
qu'elle va mieux . Avec la date d'accouchement qui rapproche à grand pas
, nous étions un peu inquiets malgré tout . Avec la webcam, nous lui
montrons les palmiers et le Pacifique qui se trouve devant la station .
Il faut trouver maintenant la sortie de cette mégalopole
vers Calama où Dominique a rendez vous chez le dentiste vers 12h30 .
Nous commençons par reprendre la direction du nord en espérant trouver
une route à droite qui part vers l'Est . Comme nous trouvons ça un peu
long , nous décidons de faire demi-tour pour sortir par Puerta Negra ,
c'est à dire par où nous sommes arrivés hier . Malheureusement , une
fois arrivés à l'embranchement pour rejoindre la Ruta 5 Dominique ne
voit indiquées que des directions sud . "Et s'il n'y a pas d'entrée sur
l'autoroute pour le nord , il faudra faire demi-tour ! Bon d'accord , on
reprend le boulevard de la mer , mais c'est la dernière fois ,Dominique
, ça commence à bien faire !" Et bien sûr le ton monte à bord comme il
se doit dans ce genre de situation . Résultat ,comme nous repassons
devant notre station service préférée où Jean Marc bloggue encore , je
m'y arrête pour avoir son avis . En regardant sur sa tablette , nous
finissons par identifier l'avenue qui part perpendiculairement à la côte
vers l'intérieur des terres : c'est l'Avenida Salvator Allende. Cette
escale technique , voulue au départ pour décharger l'électricité
ambiante , se révèle utile car, arrivés au carrefour aucun panneau
n'indique la direction de Calama ni de San Pédro de Atacama . Il faut
arriver à mi-pente ,car nous sommes au fond d'une cuvette , pour
commencer à voir la première indication ! Bravo les Ponts et Chaussées!
Une fois parvenus sur le haut plateau côtier , nous
retrouvons enfin la fameuse Ruta 5 que nous prenons vers le nord ,
direction Calama , distante encore de 230 kilomètres . En principe nous
devrions pouvoir honorer notre rendez-vous dentaire car il n'est pas
tout à fait 9h00 . Après la traversée d'une zone de dunes, qui font très
Sahara , nous voilà entrain de longer d'immenses carrières à ciel ouvert
et d' alignements de terrils de déchets caillouteux, aux jolies couleurs
pastelles . Des énormes camions, que nous voyons se déplacer le long des
rampes en files indiennes ,en vidant leur contenu, dessinent sans le
vouloir des coulées de roses plus ou moins soutenus qui côtoient des
trainées tirant plutôt sur le jaune ou l'ocre quand ce n'est pas
carrément sur le gris-,vert . On est dans le pays des mines de cuivre :
en effet ,nous sommes à quelques encablures de Chucicamata qui en est la
plus grande du monde ; lors de nos voyages en Amérique du Sud il y a
plus de trente ans, nous avions eu l'opportunité de visiter ce cratère
monstrueux où des camions de 250 tonnes ,dotés de roues de plus de deux
mètres de diamètre, remontent cul à cul un chemin en colimaçon , un peu
comme de grosses fourmis , pour ramener le précieux minerais aux reflets
verts, jusqu'à la surface . Ce qui est prodigieux ici, c'est que nous
sommes au pays de la démesure !! Et apparemment , çà dure...!
Un peu plus loin , nous doublons un interminable train
minéralier, tiré par trois motrices . Nous prenons un peu d'avance, puis
nous arrêtons ,pour pouvoir lui tirer le portrait tranquillement sous
tous les angles . Les cheminots , contents de me voir l'appareil photo
collé à l'oeil , le long des voies, me saluent au passage, d'abord de la
main , puis à grands coups de sirène comme s'ils étaient honorés que
nous nous intéressons à eux et à leur joli joujou . Aussi lorsque
quelques kilomètres plus loin , nous les redoublons , je ne manque pas
de leur montrer que moi aussi j'ai un klaxon de compétition ! Et
aussitôt voilà qu'ils répondent à nouveau en nous faisant de grands
signes de la main et en balançant une série de coups de sirène .Dans le
lointain , tout au bout de l'immensité sableuse , nous devinons quelques
cimes neigeuses et une série de cônes volcaniques ; eh oui , c'est vrai
,aujourd'hui nous renouons amitié avec la Cordillère des Andes .Encore
un peu de désert et nous entrons à Calama et comme nous sommes en avance
, nous commençons par faire le plein de gasoil . J'en profite pour
demander le plein d'eau et là ,le pompiste me rit carrément au nez :"
oh oh oh , no agua senor , oh oh oh..!" Je crois que si je lui avais
demandé un lingot ,je ne l' aurais pas surpris d'avantage!
Nous traversons ensuite une partie de la ville qui , comme
nous avez prévenu Janette , est assez riche à cause des mines . Par
chance, nous trouvons un parking gardé à proximité du cabinet dentaire,
où nous retrouvons Catherina venue servir d'interprète . Une fois les
soins terminés , nous partons retrouver Janette qui est immobilisée sur
le lieu d'accident d'un des équipages suisses : Andy ,en voulant
doubler une voiture , est rentré dans l'arrière d'un pick-up chilien ,
détériorant complétement le train avant de son fourgon Mercédes . Par
chance pour lui , nous sommes dans une grande ville où il y a un garage
Mercédes et de plus nous devons rester une petite semaine à San Pédro
pour faire notre expédition en 4x4 de trois jours . Une fois que la
dépanneuse arrive pour remorquer le véhicule , Janette nous demande de
finir l'étape avec nous car elle doit rencontrer la colonne allemande
qui nous précède de trois jours à San Pédro . Sans nous en rendre
compte, nous montons régulièrement dans cette immensité aride au
possible . C'est tout d'abord le régime du moteur , puis la
surconsommation qui me mettent la puce à l'oreille . C'est alors que
Dominique me demande de regarder l'altitude au GPS car elle a les
oreilles qui claquent et là ,c'est la surprise pour tout le monde : nous
sommes à 3300 mètres . On continue à monter jusqu'à près de 3500 m pour
passer un petit col et ensuite plonger vers San Pédro dont nous
commençons à deviner l'oasis de verdure dans cet univers purement
minéral .Au cours de l'interminable descente, Janette nous montre le
volcan Licancabur qui culmine à prés de 6000 m et deux superbes
belvédères où nous arrêtons faire quelques clichés .L'un donne sur "La
Vallée de la Lune" baptisée aussi Cordillère de Sel et l'autre sur
l'entrée de la Vallée de la Mort .
Avec tout çà, nous arrivons à 16h00 au camping, après avoir
déposé Janette en ville et pris un tumulus à pleine vitesse . Je ne vous
explique pas l'état de la soute ! Même les cageots de pièces détachées ,
pourtant très lourds et cachés sous le double fond ,sont sortis de leur
cachette pour tous bousculer sur leur passage : deux cartons de six
bouteilles de vin argentin , trois carafes d'eau de 8 litres , la
pelle-bêche , les calles , les sièges et la table de camping... tous en
prennent pour leur grade ! Il y en a pour une demi heure à tout remettre
en place avant d'installer l'auvent ,car nous sommes installés à même le
sable du désert , en plein cagnard. Pas un pet d'ombre et il fait 41
degrés sous abri ! Nous n'avons même pas eu le temps de déjeuner avec
tout ça ; aussi nous nous contentons d'un petit sandwich au fromage et
à l'avocat , histoire d'attendre le repas de ce soir . Nous apprenons
qu'un des camping cars suisses est passé à travers l'un des ponts
d'accès au campement et qu'il a fallu une bonne dizaine de volontaires
pour le sortir de ce mauvais pas .
Ce soir Jean Marc sort la plancha pour griller ses
crevettes et Roger installe son barbecue que nous squattons volontiers
pour griller l'un des derniers morceaux de viande que nous avons au
congélateur . Claire , complétement dans le gaz avec une belle infection
virale allonge la liste des contaminés par Dominique . Elle se demande
même si elle pourra participer à notre expédition en 4x4 prévue pendant
trois jours , ce qui est beaucoup plus ennuyeux ! Avec la poussière qui
couvre le sol et le petit vent qui la soulève par moment, nous décidons
de manger à bord , chacun de notre côté .
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