SOIXANTE DEUXIEME JOUR : LE 30 DECEMBRE 2017
Ce matin c'est le bouquet , je suis obligé de descendre
carrément à 5h00 car j'ai un retard monstre au niveau du blog et du
transfert des photos ; avec la dégustation de Pisco et la baignade
d'hier après midi , puis la soirée astronomie , rien d'étonnant ! Aussi
je travail d'arrache-pied sans m'occuper de quoi que ce soit d'autre
jusqu'à 7h00, comme Dominique est au lit, complétement accablée par son
infection virale . Puis je me décide à faire le café tout en finissant
le classement des photos et dès que la porte automatique du parking
s'ouvre j'avance jusqu'à l'hôtel pour envoyer le blog . Il n'y a plus
qu'à s'occuper des préparatifs de départ et de la vidange des WC . Roger
de son côté est obligé d'attendre le bon vouloir des clients de l'hôtel
qui le coincent avec l,eur voiture .
Vers 8h00 nous décidons de prendre la route . Comme hier
nous commençons par la traversée de Vicugna dont les petites rues,
bordées de maisons aux toits plats et aux façades colorées ,sont très
sympathiques, sans compter aussi la Plaza des Armas , ses bancs en fer
forgé , sa fontaine et son kiosque à musique qui donnent un joli cachet
au village . Après avoir franchi le rio Elqui qui donne son nom au
Pisco, nous prenons à droite la route de La Séréna qui s'enfonce dans
les hautes vignes disposées en tonnelles . Quel contraste entre cette
végétation , bien ordonnée , bien irriguée,et donc bien verte ,et les
flancs de coteau couverts de caillasses et de cactus chandeliers droit
comme des "I" . Nous passons devant un hameau de charbonniers, habitant
des cabanes en rondins , sur pilotis à même la pente de la montagne :
nous les repérons avec leurs panneaux installés un peu partout sur les
bas côtés : "se vende carbone" . Je me demande où ils peuvent bien
trouver leur bois pour fabriquer ce charbon dans cet univers désertique!
Nous longeons de nouveau le lac de barrage mais cette fois
nous avons le temps de nous y arrêter pour faire quelques clichés . Ses
berges rocheuses et sinueuses à souhait délimitent de petites criques et
laissent même derrière elles quelques îlots couverts de cactus . Nous
plongeons ensuite vers le fond de la vallée en suivant la digue de béton
du barrage . Dans la plaine cultivée de façon intensive , les
autochtones sont occupés à la récolte des pommes de terre et des
oignons qu'ils vendent le long de la route . Nous longeons également un
curieux cimetière : dépourvu de mur d'enceinte, il exhibe une belle
pelouse sur laquelle on repère les tombes uniquement par les massifs de
fleurs fraiches qui sont parsemés un peu partout de façon anarchique ,
sans respecter le moindre alignement .
Nous décidons de ne pas nous attarder à La Séréna et de
filer tout de suite sur Coquimbo en empruntant la Ruta 5 , histoire
d'arriver tôt au marché aux poissons . Dès que je trouve un
stationnement sur l'autre côté de l'avenue , je n'hésite pas à franchir
le terre-plein central pour m'y installer , car c'est déjà la cohue un
peu partout . En face , le long du quai , ce ne sont que des étales de
poissons qui se jouxtent ; ils vendent des maquereaux , des merluzas et
des reinetas , sorte de gros poisson plat qui ressemble un peu à un
Saint Pierre : nous en achetons un pour 2500 pésos (un peu moins de 4
euros) dans lequel il nous prépare deux beaux filets . Derrière , des
pêcheurs continuent à débarquer des caisses de poissons de leurs petites
barcasses très colorées . Autour, des éléphants de mer monstrueux
attendent les déchets de poissons en faisant des exhibitions dans l'eau
pour attirer l'attention sur eux .Des mouettes , des goélands et même
des cormorans jouent également les mendiants autour des bateaux amarrés
le long du quai , attendant perchés sur les plat-bords ou en haut des
mats . De vieux loups de mer , certainement trop âgés pour embarquer, se
contentent de réparer les filets pendant que d'autres lovent
d'interminables cordages .
Comme nous avons peur du vol , nous décidons de changer de
stationnement et nous en trouvons un , plus loin sur le port, payant
mais gardé ,ce qui nous permet d'explorer en toute tranquillité l'autre
côté du marché , spécialisés dans les fruits de mer : les étales de
coquillages sont admirablement rangés et d'une propreté irréprochable .
Dommage que les Chiliens vendent les mollusques sortis de leur coquille
, nageant dans leur jus , dans des barquettes en plastique, qu'ils
mangent souvent en marchant . On vend aussi de la Céviche : c'est du
poisson cru aromatisé avec du jus de citron , des oignons et du piment .
Nous achetons des énormes oursins avec leur coquille et des pétoncles
pour 7000 pésos (un peu moins de 10 euros) . Puis nous allons visiter le
Barrio Inglés (le quartier anglais) installé à flanc de coteau . Il faut
grimper des rues très pentues pour se retrouver parmi de veilles maisons
de bois, dotées de grands balcons ,où sont installés des mannequins .
Le terrain de ce quartier avait été donné en récompense à des soldats
écossais qui avaient prêté main forte contre les Espagnols pendant la
Guerre d'Indépendance . Pour atteindre les hauteurs du barrio , il faut
ensuite emprunter des volées d'escaliers décorés de fresques . Sur deux
collines de la ville on remarque d'un côté une énorme croix et de
l'autre une mosquée et son minaret .Curieux bras de fer entre deux
religions , à moins que ce soit un symbole de tolérance ! Nous profitons
de notre présence en ville pour aller dans un cambio (bureau de change)
où le dollar US est à 600 pésos et l'Euro à 750 pésos .
Nous reprenons la route vers 11h30 pour suivre la côte
vers le sud en direction de Santiago . Celle-ci offre de magnifiques
points de vue sur des plages de sable blanc , sur de petites criques et
aussi sur des caps rocheux s'enfonçant profondément dans le Pacifique .
Nous sortons de l'autoroute à Guanaquéros , petit port de pêche , pour
y passer la nuit au camping , installé sur la plage . Nous nous
stationnons à côté de Roger qui est déjà arrivé . Puis nous attaquons
aussitôt la préparation des pétoncles en mettant un peu de beurre dans
les coquilles , de l'ail et du persil avant de les mettre au grill .La
coquille des gros oursins, pourtant épaisse , ne résiste pas malgré
tout à nos ciseaux et ils se révèlent couillus à souhait . Comme il y
a un peu d'ombre devant le camping car et une légère brise, nous
décidons de manger dehors et nous invitons ensuite Claire et Roger à
nous y rejoindre pour le café , face à la mer . C'est alors que Monique
vient nous chercher car Jean Marc s'est ensablé . Avec une plaque de
désensablement aux quatre roues et une bonne poussette à cinq , nous
parvenons à le sortir sans avoir recours à un remorquage . Puis pendant
que Dominique attaque une grosse lessive , j'essaie de faire une petite
sieste , complétement accablé que je suis par les virus que m'a
gentiment refilé mon épouse . Malheureusement , avec la proximité des
fêtes de fin d'année , il y a de la musique qui retentit un peu
partout , donc impossible de dormir dans un tel tintamarre . Il ne me
reste plus qu'à me mettre au transfert des photos et au blog jusqu'à
l'heure du briefing . D'après Roger qui sort des douche , la baignade
dans le Pacifique est excellente . Comme je grelotte depuis ce matin ,
j'ai préféré m'abstenir !
Comme nous sommes le 30 décembre et que c'est la Saint
Roger , les Gruffats nous invite pour l'apéro que nous prenons chez les
Bories car ensuite ceux-ci nous proposent de partager leur foie gras et
les tourteaux qu'ils ont achetés ce matin . Dominique prépare une
mayonnaise maison parfumée avec l'ail de Lautrec que Jean Marc a épluché
. Une invitation aussi inattendue que sympathique que l'on peut
considérer comme un avant goût de Saint Sylvestre . Nous devons la fêter
demain sur une autre plage du Pacifique avec tous les autres équipages .
carrément à 5h00 car j'ai un retard monstre au niveau du blog et du
transfert des photos ; avec la dégustation de Pisco et la baignade
d'hier après midi , puis la soirée astronomie , rien d'étonnant ! Aussi
je travail d'arrache-pied sans m'occuper de quoi que ce soit d'autre
jusqu'à 7h00, comme Dominique est au lit, complétement accablée par son
infection virale . Puis je me décide à faire le café tout en finissant
le classement des photos et dès que la porte automatique du parking
s'ouvre j'avance jusqu'à l'hôtel pour envoyer le blog . Il n'y a plus
qu'à s'occuper des préparatifs de départ et de la vidange des WC . Roger
de son côté est obligé d'attendre le bon vouloir des clients de l'hôtel
qui le coincent avec l,eur voiture .
Vers 8h00 nous décidons de prendre la route . Comme hier
nous commençons par la traversée de Vicugna dont les petites rues,
bordées de maisons aux toits plats et aux façades colorées ,sont très
sympathiques, sans compter aussi la Plaza des Armas , ses bancs en fer
forgé , sa fontaine et son kiosque à musique qui donnent un joli cachet
au village . Après avoir franchi le rio Elqui qui donne son nom au
Pisco, nous prenons à droite la route de La Séréna qui s'enfonce dans
les hautes vignes disposées en tonnelles . Quel contraste entre cette
végétation , bien ordonnée , bien irriguée,et donc bien verte ,et les
flancs de coteau couverts de caillasses et de cactus chandeliers droit
comme des "I" . Nous passons devant un hameau de charbonniers, habitant
des cabanes en rondins , sur pilotis à même la pente de la montagne :
nous les repérons avec leurs panneaux installés un peu partout sur les
bas côtés : "se vende carbone" . Je me demande où ils peuvent bien
trouver leur bois pour fabriquer ce charbon dans cet univers désertique!
Nous longeons de nouveau le lac de barrage mais cette fois
nous avons le temps de nous y arrêter pour faire quelques clichés . Ses
berges rocheuses et sinueuses à souhait délimitent de petites criques et
laissent même derrière elles quelques îlots couverts de cactus . Nous
plongeons ensuite vers le fond de la vallée en suivant la digue de béton
du barrage . Dans la plaine cultivée de façon intensive , les
autochtones sont occupés à la récolte des pommes de terre et des
oignons qu'ils vendent le long de la route . Nous longeons également un
curieux cimetière : dépourvu de mur d'enceinte, il exhibe une belle
pelouse sur laquelle on repère les tombes uniquement par les massifs de
fleurs fraiches qui sont parsemés un peu partout de façon anarchique ,
sans respecter le moindre alignement .
Nous décidons de ne pas nous attarder à La Séréna et de
filer tout de suite sur Coquimbo en empruntant la Ruta 5 , histoire
d'arriver tôt au marché aux poissons . Dès que je trouve un
stationnement sur l'autre côté de l'avenue , je n'hésite pas à franchir
le terre-plein central pour m'y installer , car c'est déjà la cohue un
peu partout . En face , le long du quai , ce ne sont que des étales de
poissons qui se jouxtent ; ils vendent des maquereaux , des merluzas et
des reinetas , sorte de gros poisson plat qui ressemble un peu à un
Saint Pierre : nous en achetons un pour 2500 pésos (un peu moins de 4
euros) dans lequel il nous prépare deux beaux filets . Derrière , des
pêcheurs continuent à débarquer des caisses de poissons de leurs petites
barcasses très colorées . Autour, des éléphants de mer monstrueux
attendent les déchets de poissons en faisant des exhibitions dans l'eau
pour attirer l'attention sur eux .Des mouettes , des goélands et même
des cormorans jouent également les mendiants autour des bateaux amarrés
le long du quai , attendant perchés sur les plat-bords ou en haut des
mats . De vieux loups de mer , certainement trop âgés pour embarquer, se
contentent de réparer les filets pendant que d'autres lovent
d'interminables cordages .
Comme nous avons peur du vol , nous décidons de changer de
stationnement et nous en trouvons un , plus loin sur le port, payant
mais gardé ,ce qui nous permet d'explorer en toute tranquillité l'autre
côté du marché , spécialisés dans les fruits de mer : les étales de
coquillages sont admirablement rangés et d'une propreté irréprochable .
Dommage que les Chiliens vendent les mollusques sortis de leur coquille
, nageant dans leur jus , dans des barquettes en plastique, qu'ils
mangent souvent en marchant . On vend aussi de la Céviche : c'est du
poisson cru aromatisé avec du jus de citron , des oignons et du piment .
Nous achetons des énormes oursins avec leur coquille et des pétoncles
pour 7000 pésos (un peu moins de 10 euros) . Puis nous allons visiter le
Barrio Inglés (le quartier anglais) installé à flanc de coteau . Il faut
grimper des rues très pentues pour se retrouver parmi de veilles maisons
de bois, dotées de grands balcons ,où sont installés des mannequins .
Le terrain de ce quartier avait été donné en récompense à des soldats
écossais qui avaient prêté main forte contre les Espagnols pendant la
Guerre d'Indépendance . Pour atteindre les hauteurs du barrio , il faut
ensuite emprunter des volées d'escaliers décorés de fresques . Sur deux
collines de la ville on remarque d'un côté une énorme croix et de
l'autre une mosquée et son minaret .Curieux bras de fer entre deux
religions , à moins que ce soit un symbole de tolérance ! Nous profitons
de notre présence en ville pour aller dans un cambio (bureau de change)
où le dollar US est à 600 pésos et l'Euro à 750 pésos .
Nous reprenons la route vers 11h30 pour suivre la côte
vers le sud en direction de Santiago . Celle-ci offre de magnifiques
points de vue sur des plages de sable blanc , sur de petites criques et
aussi sur des caps rocheux s'enfonçant profondément dans le Pacifique .
Nous sortons de l'autoroute à Guanaquéros , petit port de pêche , pour
y passer la nuit au camping , installé sur la plage . Nous nous
stationnons à côté de Roger qui est déjà arrivé . Puis nous attaquons
aussitôt la préparation des pétoncles en mettant un peu de beurre dans
les coquilles , de l'ail et du persil avant de les mettre au grill .La
coquille des gros oursins, pourtant épaisse , ne résiste pas malgré
tout à nos ciseaux et ils se révèlent couillus à souhait . Comme il y
a un peu d'ombre devant le camping car et une légère brise, nous
décidons de manger dehors et nous invitons ensuite Claire et Roger à
nous y rejoindre pour le café , face à la mer . C'est alors que Monique
vient nous chercher car Jean Marc s'est ensablé . Avec une plaque de
désensablement aux quatre roues et une bonne poussette à cinq , nous
parvenons à le sortir sans avoir recours à un remorquage . Puis pendant
que Dominique attaque une grosse lessive , j'essaie de faire une petite
sieste , complétement accablé que je suis par les virus que m'a
gentiment refilé mon épouse . Malheureusement , avec la proximité des
fêtes de fin d'année , il y a de la musique qui retentit un peu
partout , donc impossible de dormir dans un tel tintamarre . Il ne me
reste plus qu'à me mettre au transfert des photos et au blog jusqu'à
l'heure du briefing . D'après Roger qui sort des douche , la baignade
dans le Pacifique est excellente . Comme je grelotte depuis ce matin ,
j'ai préféré m'abstenir !
Comme nous sommes le 30 décembre et que c'est la Saint
Roger , les Gruffats nous invite pour l'apéro que nous prenons chez les
Bories car ensuite ceux-ci nous proposent de partager leur foie gras et
les tourteaux qu'ils ont achetés ce matin . Dominique prépare une
mayonnaise maison parfumée avec l'ail de Lautrec que Jean Marc a épluché
. Une invitation aussi inattendue que sympathique que l'on peut
considérer comme un avant goût de Saint Sylvestre . Nous devons la fêter
demain sur une autre plage du Pacifique avec tous les autres équipages .
Les oursins slurp
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