SOISANTE DIXIEME JOUR ; LE 8 JAZNVIER 2018
Je commence mal la journée en me levant 4h00 car j'ai
laissé ma montre à l'heure chilienne que je fais sonné à 5h00 . Le calme
ambiant me fait aussitôt comprendre mon erreur et je replonge sous les
couvertures avec d'autant plus de plaisir qu'il fait glacial dans la
chambre . Une fois que le gong retentit pour de bon, cette fois une
heure plus tard, nous prenons notre courage à deux mains pour passer
sous la douche à peine tiédasse puis pendant que Dominique commence à
ranger les sacs à dos , je griffonne quelques notes sur un papier de
récupération car avec la 20 watts de la chambre il m'est impossible de
taper le blog , faute de voir le clavier . Nous descendons ensuite
prendre le petit déjeuner qui arrive sur la table à un rythme "très
bolivien des hauts plateaux ", c'est à dire d'abord 3 bouteilles de
yaourt , puis cinq minutes après de l'eau chaude pour diluer la poudre
de nescafé , encore cinq bonnes minutes et des pétales de céréales
apparaissent , suivis après le même délai d'espèce de biscottes et de
confiture de lait . Ce n'est que lorsque nous nous servons un second
café que des petits pains ronds sortent de je ne sais où ! Heureusement
que nous n'avons pas très faim ce matin ; tout le monde a la tête un peu
fracassée , d'avantage que la veille où nous n'étions qu'à 3600 mètres
.C'est vrai qu'ici nous sommes à 4300m , c'est peut-être pour çà ! La
plus atteinte d'entre nous c'est Monique qui carbure au Diamox , à la
coca et à la tisane de Félix faite à base d'une espèce de petit cactus
qu'il va chercher dans les montagnes .Malgré tout, elle craint notre
passage à près de 5000 mètres en cours de journée .
Dehors dans la cour, c'est l'effervescence autour des
six gros 4x4 : pendant qu'un chauffeur grimpe sur le toit pour
verticaliser l'un des quatre gros jerricans que nous transportons depuis
le début , un autre en bas aspire sur le tuyau qui descend, pour
amorcer le siphonnage du gasoil et faire le plein des réservoirs .
D'autres chauffeurs astiquent les vitres et les pare-brises pendant que
les derniers chargent des bouteilles d'eau et notre pique-nique de ce
midi . Je profite de ce laps de temps pour faire quelques photos du
village Villamar ,au milieu duquel se dressent des rochers en grès
rouge, un peu du style de ceux que nous avons vus hier .
Comme prévu nous mettons en route vers 7h00 en
direction de la Laguna Capina .Les 4x4 attaquent aussitôt en file
indienne dont nous fermons la marche ,une piste poussiéreuse au possible
. Heureusement que nous avons un chauffeur intelligent qui suit la
colonne du plus loin possible ou qui se décale sur le côté lorsqu'il
approche un peu trop : merci Gustavo . Ce matin, il n'arrête pas de
mâchouiller des feuilles de coca car ce soir nous dit-il , après nous
avoir déposé à la frontière chilienne , il repart chez lui à Uyuni ,en
parcourant 580 bornes de pistes défoncées ,dans la nuit noire ! Bien que
nous soyons déjà partis de 4300 m , nous montons encore régulièrement .
On passe de la tôle ondulée à la piste caillouteuse , voir pierreuse ;
un vrai champs d'éboulis par moment ! Les flancs de montagnes arborent
des palettes de couleurs incroyables , des dégradées de roses , de jaune
, d'orange . A l'intérieur du véhicule , les appareils photos passent de
main en main, suivant que le spectacle se passe à droite ou à gauche !
Et je ne vous explique pas lorsque les couleurs explosent des deux côtés
en même :" allez Claire , dépêches-toi , vite , vite , t'es trop longue!
Allez ...allez ! Dominique , passes-moi l'appareil de Pierre , c'est
trop beau de ce côté ...!" Et bien sûr , tout çà en étant ballottés en
tout sens avec les chaos de la piste . Il y a des moments où Dominique a
presque le mal de mer et n'arrive plus à regarder dans le viseur ! On en
arrive à être essoufflés en restant assis sur notre siège tant il y a de
l'effervescence à bord qui ne cesse que lorsque nous arrêtons sur un
promontoire dominant la Laguna Capina . Sous nos pieds , celle-ci étend
sur des kilomètres son tapis blanc de borax (oxyde de borate) où des
engins grattent inlassablement la surface pour former des tas qui sont
chargés ensuite sur des camions . Après une pose photo bien justifiée ,
nous descendons jusque sur la rive pour entrée dans le Parc de la Faune
Andine moyennant 20US dollars par tête
Nous prenons alors la direction de la Laguna Colorada en
regrimpant sérieusement car nos oreilles claquent . Ici aussi ,la piste
n'est pas fameuse, avec souvent son lot de grosses pierres que les roues
projettent dans le dessous de la voiture , juste sous nos pieds . Par
endroit les chemins de roulement sont si creusés qu'il laisse un bande
centrale trop haute et celle-ci se met aussitôt à astiquer le dessous
de notre véhicule !! Mais rien à faire , Gustavo ne lâche pas pour
autant l'accélérateur , bien au contraire ! L'aiguille du compteur
oscille toujours entre 70 et 80 km/h .Puis voilà que nous amorçons la
descente pour passer à côté d'une petite ferme où nous arrêtons pour
photographier les lamas à pompons . Ils broutent tranquillement l'herbe
au milieu d'une petite rivière qui a l'impudence de couler dans ce décor
minéral . Notre irruption dans le paysage fait sortir la propriétaire
des lieux de sa petite maison construite en pisés et garnie d'un toit
fait de branches recouvertes d'une couche d'herbes séchées et d'une
couche de gravier . Puis nous reprenons la piste pour continuer la
descente jusqu'au bord de la Laguna Colorada qui n'a vraiment pas volé
son nom : c'est fabuleux ce cirque de montagnes de toutes les couleurs
qui nous entourent et qui se reflètent à la surface de l'eau . Encore
une fois nous avons le souffle doublement coupé : par l'altitude bien
sûr puisque nous sommes à 4500 m mais surtout par la majesté du site que
le silence ambiant décuple encore . Roger en a les larmes aux yeux : "
tu te vois là , le soir , avec ton camping-car , Pierre ....c'est trop
beau ! "Et il nous faut bien cinq minutes de béatitude totale avant de
retrouver la force de sauter sur l'appareil photo . En avançant sur la
grève nous découvrons une multitude de bancs de flamants roses qui
viennent ajouter leur grain sel à la palette de couleur du paysage ,
pourtant déjà bien large . Jean Marc , bien que nous ayons le souffle
court ,décide de longer la rive à pieds jusqu'au bout de la lagune pour
en profiter pleinement en accord avec son chauffeur qui le récupérera en
route .En y regardant de plus prés , sur la rive d'en face ,nous voyons
bien une bande blanche de borax avec par dessous une bande rose continue
de la même épaisseur : avec l'aide du zoom nous nous rendons compte
qu'il s'agit bien de bancs de flamants roses d'une densité incroyable .
Pas étonnant que la plage de gravier soit entachée d'autant de leur
dépouille : ils doivent souffrir de surpopulation , à moins que ce soit
un problème de concentration en borax lorsque le niveau de la laguna
baisse .
Il nous est bien difficile de rejoindre les véhicules tant
nous n'arrivons pas détacher nos yeux d'un tel spectacle . Nous
contournons la Laguna Colorada pour arrêter une dernière fois à son
extrémité et récupérer Jean Marc qui s'est tapé au moins quatre bornes à
pieds dans le gravier sans être essoufflé ; c'est vraiment un phénomène
celui-là . Puis nous commençons à grimper le fameux col de prés de 5000
mètres . Arrivés à mi pente nous demandons à Gustavo de nous arrêter
pour rendre un dernier hommage à la Laguna Colorada et pour nous faire
photographier à quatre avec elle en toile de fond . Pour finir nous
franchissons le Paso Jama ou Polque selon les sources, sans difficulté
physique notoire et au cours de la descente , nous arrêtons aux "
Geisers de Sol de Magnana "(soleil du matin) : pas facile d'approcher de
ces grosses marmites où des argiles de couleur grisâtre , voir noirâtre
font de gros bouillons tout au fond , envoyant de tant en tant de belles
projections . Les relents soufrées sont vites désagréables et
indisposent Claire au point qu'elle est obligée de regagner la voiture ,
à la limite de la crise d'asthme. Des jets de vapeurs sortent un peu
partout du sol qui prend des couleurs allant du rouge au jaune , en
passant par toutes sortes de nuances d'orange . C'est très photogénique
. D'une marmite beaucoup plus grosse , au milieu du site ,s'échappe par
intermittence ,des volutes de vapeur dignes d'une locomotive d'autrefois .
Nous continuons la descente pour arriver au bord de la
Laguna Polque où est installée un petit centre thermal . Bien que
Janette nous avait prévenu de nous munir de maillots de bains et de
serviettes , nous ne sommes pas tentés plus que ça car il faut
s'immerger dans un bassin unique en béton qui semble bien dérisoire au
milieu de tant de beautés naturelles . Nous préférons consacrer notre
temps libre avant le repas au mitraillage photographique de la Laguna
Polque qui offre un festival de reflets de nuages et montagnes
multicolores . Encore une fois nous devons notre pitance à nos
chauffeurs qui en un tour de main installent un grande table et nous
proposent un choix de crudités important accompagné de thon .
Vers 14h00 nous reprenons la piste qui passe par le "Désert
de Dali" ,curieux ensemble de montagnes encadrant une énorme dune de
sable d'où s'échappent des récifs rocheux ressemblant à de grosses dents
.Un ou deux clichés pour amortir l'arrêt et nous reprenons la piste vers
"Laguna Verde" . Bien colorée par des sels de cuivre certainement , plus
que par des algues, elle honore avantageusement le pied du Volcan
Licancabur , fier de ses presque 6 000 mètres ,que nous avions déjà vu
depuis San Pédro de Atacama , il y a quelques jours . Nous enchainons
ensuite avec la "Laguna Blanca", très jolie aussi avec son encadrement
de montagnes , sa croute de sel rompue par endroit pour laisser place à
des colonies de flamants roses que nous ne nous lassons pas de prendre
en photo sous tous les angles .
C'est presque avec plaisir que nous regagnons la frontière
bolivienne tant nos têtes débordent d'images ; nous sommes vraiment à la
limite de l'indigestion . Nous refilons 100 bolivars de pourboire et
bonne poignée de main à Gustavo , puis passeport en main nous allons
affronter le cerbère de douanier qui nous claque un beau tampons de
sortie . Après avoir récupéré notre bus du départ , nous allons jusqu'au
poste frontière chilien où là , il faut en plus passer les bagages au
scanner . Comme nous passons la frontière à San Pédro , nous ne tardons
pas à retrouver notre campement avec plaisir , pas que nous soyons
mécontent de notre expédition de trois jours en Bolivie , bien au
contraire ,mais parce que nous sont fourbus par 1350 km de pistes
accompagnées d'un dénivelé à la limite du supportable . Un bilan photo
record avec 1600 clichés dont 800 le troisième jours !
Après un bon apéro en compagnie de Claire et Roger ,car il
a fallu être sobre pendant toute l'expédition à cause du risque de mal
des montagnes , nous allons essayer le restaurant" Adobe" recommandé par
Janette . Disposé comme une hacienda avec un ensemble de patios disposés
autour d'une cour intérieure où brûle un feu de camp , il est vrai qu'il
a un certain charme mais la cuisine y est quelconque .
laissé ma montre à l'heure chilienne que je fais sonné à 5h00 . Le calme
ambiant me fait aussitôt comprendre mon erreur et je replonge sous les
couvertures avec d'autant plus de plaisir qu'il fait glacial dans la
chambre . Une fois que le gong retentit pour de bon, cette fois une
heure plus tard, nous prenons notre courage à deux mains pour passer
sous la douche à peine tiédasse puis pendant que Dominique commence à
ranger les sacs à dos , je griffonne quelques notes sur un papier de
récupération car avec la 20 watts de la chambre il m'est impossible de
taper le blog , faute de voir le clavier . Nous descendons ensuite
prendre le petit déjeuner qui arrive sur la table à un rythme "très
bolivien des hauts plateaux ", c'est à dire d'abord 3 bouteilles de
yaourt , puis cinq minutes après de l'eau chaude pour diluer la poudre
de nescafé , encore cinq bonnes minutes et des pétales de céréales
apparaissent , suivis après le même délai d'espèce de biscottes et de
confiture de lait . Ce n'est que lorsque nous nous servons un second
café que des petits pains ronds sortent de je ne sais où ! Heureusement
que nous n'avons pas très faim ce matin ; tout le monde a la tête un peu
fracassée , d'avantage que la veille où nous n'étions qu'à 3600 mètres
.C'est vrai qu'ici nous sommes à 4300m , c'est peut-être pour çà ! La
plus atteinte d'entre nous c'est Monique qui carbure au Diamox , à la
coca et à la tisane de Félix faite à base d'une espèce de petit cactus
qu'il va chercher dans les montagnes .Malgré tout, elle craint notre
passage à près de 5000 mètres en cours de journée .
Dehors dans la cour, c'est l'effervescence autour des
six gros 4x4 : pendant qu'un chauffeur grimpe sur le toit pour
verticaliser l'un des quatre gros jerricans que nous transportons depuis
le début , un autre en bas aspire sur le tuyau qui descend, pour
amorcer le siphonnage du gasoil et faire le plein des réservoirs .
D'autres chauffeurs astiquent les vitres et les pare-brises pendant que
les derniers chargent des bouteilles d'eau et notre pique-nique de ce
midi . Je profite de ce laps de temps pour faire quelques photos du
village Villamar ,au milieu duquel se dressent des rochers en grès
rouge, un peu du style de ceux que nous avons vus hier .
Comme prévu nous mettons en route vers 7h00 en
direction de la Laguna Capina .Les 4x4 attaquent aussitôt en file
indienne dont nous fermons la marche ,une piste poussiéreuse au possible
. Heureusement que nous avons un chauffeur intelligent qui suit la
colonne du plus loin possible ou qui se décale sur le côté lorsqu'il
approche un peu trop : merci Gustavo . Ce matin, il n'arrête pas de
mâchouiller des feuilles de coca car ce soir nous dit-il , après nous
avoir déposé à la frontière chilienne , il repart chez lui à Uyuni ,en
parcourant 580 bornes de pistes défoncées ,dans la nuit noire ! Bien que
nous soyons déjà partis de 4300 m , nous montons encore régulièrement .
On passe de la tôle ondulée à la piste caillouteuse , voir pierreuse ;
un vrai champs d'éboulis par moment ! Les flancs de montagnes arborent
des palettes de couleurs incroyables , des dégradées de roses , de jaune
, d'orange . A l'intérieur du véhicule , les appareils photos passent de
main en main, suivant que le spectacle se passe à droite ou à gauche !
Et je ne vous explique pas lorsque les couleurs explosent des deux côtés
en même :" allez Claire , dépêches-toi , vite , vite , t'es trop longue!
Allez ...allez ! Dominique , passes-moi l'appareil de Pierre , c'est
trop beau de ce côté ...!" Et bien sûr , tout çà en étant ballottés en
tout sens avec les chaos de la piste . Il y a des moments où Dominique a
presque le mal de mer et n'arrive plus à regarder dans le viseur ! On en
arrive à être essoufflés en restant assis sur notre siège tant il y a de
l'effervescence à bord qui ne cesse que lorsque nous arrêtons sur un
promontoire dominant la Laguna Capina . Sous nos pieds , celle-ci étend
sur des kilomètres son tapis blanc de borax (oxyde de borate) où des
engins grattent inlassablement la surface pour former des tas qui sont
chargés ensuite sur des camions . Après une pose photo bien justifiée ,
nous descendons jusque sur la rive pour entrée dans le Parc de la Faune
Andine moyennant 20US dollars par tête
Nous prenons alors la direction de la Laguna Colorada en
regrimpant sérieusement car nos oreilles claquent . Ici aussi ,la piste
n'est pas fameuse, avec souvent son lot de grosses pierres que les roues
projettent dans le dessous de la voiture , juste sous nos pieds . Par
endroit les chemins de roulement sont si creusés qu'il laisse un bande
centrale trop haute et celle-ci se met aussitôt à astiquer le dessous
de notre véhicule !! Mais rien à faire , Gustavo ne lâche pas pour
autant l'accélérateur , bien au contraire ! L'aiguille du compteur
oscille toujours entre 70 et 80 km/h .Puis voilà que nous amorçons la
descente pour passer à côté d'une petite ferme où nous arrêtons pour
photographier les lamas à pompons . Ils broutent tranquillement l'herbe
au milieu d'une petite rivière qui a l'impudence de couler dans ce décor
minéral . Notre irruption dans le paysage fait sortir la propriétaire
des lieux de sa petite maison construite en pisés et garnie d'un toit
fait de branches recouvertes d'une couche d'herbes séchées et d'une
couche de gravier . Puis nous reprenons la piste pour continuer la
descente jusqu'au bord de la Laguna Colorada qui n'a vraiment pas volé
son nom : c'est fabuleux ce cirque de montagnes de toutes les couleurs
qui nous entourent et qui se reflètent à la surface de l'eau . Encore
une fois nous avons le souffle doublement coupé : par l'altitude bien
sûr puisque nous sommes à 4500 m mais surtout par la majesté du site que
le silence ambiant décuple encore . Roger en a les larmes aux yeux : "
tu te vois là , le soir , avec ton camping-car , Pierre ....c'est trop
beau ! "Et il nous faut bien cinq minutes de béatitude totale avant de
retrouver la force de sauter sur l'appareil photo . En avançant sur la
grève nous découvrons une multitude de bancs de flamants roses qui
viennent ajouter leur grain sel à la palette de couleur du paysage ,
pourtant déjà bien large . Jean Marc , bien que nous ayons le souffle
court ,décide de longer la rive à pieds jusqu'au bout de la lagune pour
en profiter pleinement en accord avec son chauffeur qui le récupérera en
route .En y regardant de plus prés , sur la rive d'en face ,nous voyons
bien une bande blanche de borax avec par dessous une bande rose continue
de la même épaisseur : avec l'aide du zoom nous nous rendons compte
qu'il s'agit bien de bancs de flamants roses d'une densité incroyable .
Pas étonnant que la plage de gravier soit entachée d'autant de leur
dépouille : ils doivent souffrir de surpopulation , à moins que ce soit
un problème de concentration en borax lorsque le niveau de la laguna
baisse .
Il nous est bien difficile de rejoindre les véhicules tant
nous n'arrivons pas détacher nos yeux d'un tel spectacle . Nous
contournons la Laguna Colorada pour arrêter une dernière fois à son
extrémité et récupérer Jean Marc qui s'est tapé au moins quatre bornes à
pieds dans le gravier sans être essoufflé ; c'est vraiment un phénomène
celui-là . Puis nous commençons à grimper le fameux col de prés de 5000
mètres . Arrivés à mi pente nous demandons à Gustavo de nous arrêter
pour rendre un dernier hommage à la Laguna Colorada et pour nous faire
photographier à quatre avec elle en toile de fond . Pour finir nous
franchissons le Paso Jama ou Polque selon les sources, sans difficulté
physique notoire et au cours de la descente , nous arrêtons aux "
Geisers de Sol de Magnana "(soleil du matin) : pas facile d'approcher de
ces grosses marmites où des argiles de couleur grisâtre , voir noirâtre
font de gros bouillons tout au fond , envoyant de tant en tant de belles
projections . Les relents soufrées sont vites désagréables et
indisposent Claire au point qu'elle est obligée de regagner la voiture ,
à la limite de la crise d'asthme. Des jets de vapeurs sortent un peu
partout du sol qui prend des couleurs allant du rouge au jaune , en
passant par toutes sortes de nuances d'orange . C'est très photogénique
. D'une marmite beaucoup plus grosse , au milieu du site ,s'échappe par
intermittence ,des volutes de vapeur dignes d'une locomotive d'autrefois .
Nous continuons la descente pour arriver au bord de la
Laguna Polque où est installée un petit centre thermal . Bien que
Janette nous avait prévenu de nous munir de maillots de bains et de
serviettes , nous ne sommes pas tentés plus que ça car il faut
s'immerger dans un bassin unique en béton qui semble bien dérisoire au
milieu de tant de beautés naturelles . Nous préférons consacrer notre
temps libre avant le repas au mitraillage photographique de la Laguna
Polque qui offre un festival de reflets de nuages et montagnes
multicolores . Encore une fois nous devons notre pitance à nos
chauffeurs qui en un tour de main installent un grande table et nous
proposent un choix de crudités important accompagné de thon .
Vers 14h00 nous reprenons la piste qui passe par le "Désert
de Dali" ,curieux ensemble de montagnes encadrant une énorme dune de
sable d'où s'échappent des récifs rocheux ressemblant à de grosses dents
.Un ou deux clichés pour amortir l'arrêt et nous reprenons la piste vers
"Laguna Verde" . Bien colorée par des sels de cuivre certainement , plus
que par des algues, elle honore avantageusement le pied du Volcan
Licancabur , fier de ses presque 6 000 mètres ,que nous avions déjà vu
depuis San Pédro de Atacama , il y a quelques jours . Nous enchainons
ensuite avec la "Laguna Blanca", très jolie aussi avec son encadrement
de montagnes , sa croute de sel rompue par endroit pour laisser place à
des colonies de flamants roses que nous ne nous lassons pas de prendre
en photo sous tous les angles .
C'est presque avec plaisir que nous regagnons la frontière
bolivienne tant nos têtes débordent d'images ; nous sommes vraiment à la
limite de l'indigestion . Nous refilons 100 bolivars de pourboire et
bonne poignée de main à Gustavo , puis passeport en main nous allons
affronter le cerbère de douanier qui nous claque un beau tampons de
sortie . Après avoir récupéré notre bus du départ , nous allons jusqu'au
poste frontière chilien où là , il faut en plus passer les bagages au
scanner . Comme nous passons la frontière à San Pédro , nous ne tardons
pas à retrouver notre campement avec plaisir , pas que nous soyons
mécontent de notre expédition de trois jours en Bolivie , bien au
contraire ,mais parce que nous sont fourbus par 1350 km de pistes
accompagnées d'un dénivelé à la limite du supportable . Un bilan photo
record avec 1600 clichés dont 800 le troisième jours !
Après un bon apéro en compagnie de Claire et Roger ,car il
a fallu être sobre pendant toute l'expédition à cause du risque de mal
des montagnes , nous allons essayer le restaurant" Adobe" recommandé par
Janette . Disposé comme une hacienda avec un ensemble de patios disposés
autour d'une cour intérieure où brûle un feu de camp , il est vrai qu'il
a un certain charme mais la cuisine y est quelconque .
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