QUATRE VINGT TROISIEME JOUR ; LE 20 JANVIER 2018
Et encore une nuit au son du tambourin ! Décidément il
pleut vraiment beaucoup sur L'Altiplano au mois de janvier ! Et ce
matin, ça se prolonge même sur le début de matinée en tout cas . Avec
notre gourmandise à vouloir goûter les spécialités locales ,comme le cuy
(cochon d'Inde)d'hier , nous avons passé une bonne partie de la nuit aux
toilettes ! Aussi ce matin, pas de lait au petit déjeuner que nous
prenons de bonne heure car nous devons aller chez Mercédes , à vingt
bornes d'ici , à l'autre bout de la ville pour 8h00 ,avec Catharina
comme interprète . A force de nous accompagner, elle va pouvoir écrire
un guide des garages Mercedes en Amérique du Sud , la pauvre ! Malgré
tout ,elle prend son triste sort avec le sourire ! Après avoir fait un
tour par la réception de l'hôtel ,pour bénéficier de la wifi nécessaire
à l'envoie du blog , je décide de faire chauffer le moteur avant notre
départ prévu à 7h20, et curieusement le voyant de sécurité moteur a
disparu . Je coupe et je ré-allume le contact plusieurs fois
consécutives sans déclencher la ré-apparition du témoin . J'avertis
alors Janette que nous allons faire un essaie sur route et que si tout
va bien on peut annuler le rendez-vous ! Certains me disent que l'achat
de mes deux taureaux avant hier y est peut être pour quelque chose dans
ce miracle mécanique !
Comme nous nous retrouvons avec une heure de battement
en attendant le départ en bus pour la visite de Cuzco prévue à 9h00 ,
nous tentons un skype sans trop se faire d'illusion étant donné les 6
heures de décalage horaire que nous avons maintenant avec la France .
Chez Vincent , personne ne répond , mais chez Nathalie nous avons
satisfaction , ce qui nous permet de souhaiter bonne anniversaire de
vive voix à Alexandre à qui je promets d'envoyer une nouvelle série de
photos d'animaux .
C'est donc sous une bonne pluie que nous attaquons la
visite de la capitale des incas , Cuzco , qui veut dire "Centre du
Monde" d'après notre nouveau guide , Juan . Bien que très érudit
certainement , il nous parait rapidement sénile , insistant volontiers
sur sa carrière d'anthropologue et sur les cours de quetchua qu'il a
donné à Berclay . Il insiste très lourdement également , à cinq reprises
au moins , pour qu'on lui commande les livres qu'il a écrit en anglais
et en espagnol ! Comme la pluie redouble de vigueur et que nous
effectuons la visite de la ville à pieds , il décide de commencer par le
marché couvert de San Pédro que nous rejoignons en remontant de jolies
petites ruelles pavées , quelque fois très pentues, équipées d'une
rigole centrale prévue pour l'écoulement des eaux . Par chance les
toitures en tuiles romaines débordent largement sur la chaussée , nous
fournissant souvent un abri appréciable . Bordées de maisons à un ou
deux étages , on peut y admirer de superbes balcons de bois vernis ou
quelque fois en fer forgé , de style très espagnol .
Nous attaquons le marché par le coin des bouchers , ou
plutôt des bouchères ,car au Pérou ce sont les femmes qui coupent la
viande : nous achetons des côtelettes et une rouelle sur un premier
stand spécialisé dans le porc puis une petite côte à l'os pour 2
personnes pour 6 solés (2 euros)chez la voisine , spécialisée dans le
boeuf . Ici , au Pérou c'est très agréable de faire les courses car la
viande est coupée à peu prés comme chez nous . Puis nous passons dans
le quartier des fruits et légumes toujours très photogénique et très
bien rangés où nous achetons des avocats énormes pour 5 solés (1,5
euros) : d'après Juan notre guide il y en aurait quarante variétés au
Pérou ! Ici , devant nous , ça déborde de mangues , de papayes , de
fruits de la passion , de figues de Barbarie , d'ananas , de bananes ,
d'anones , de caramboles , de maracuyas , de pépinos ,...on pourrait y
passer la soirée à énumérer les variétés de fruits . Là dessus il ne
faut pas trop compter sur notre guide , plus occupé au charlatanisme de
la médecine par les plantes : il faut dire qu' il a un livre de
phytothérapie à vendre et il y revient à moult reprises l'animal ...!
Dans le même secteur, nous passons devant des stands spécialisés dans la
vente du quinoa dont il en existerait aussi une quarantaine de variétés
, le quinoa noir étant le plus goûteux ! Puis ce sont les étales de
pomme de terres qui s'alignent à perte de vue . D'après notre
"Diaphoirus" digne de Molière ,il y en aurait 3000 espèces : on est en
pleine inflation puisque notre avant dernier guide , en Bolivie ,
parlait de 2000 espèces au niveau de la planètes . Aux rayons poissons ,
Juan a bien du mal à faire la différence entre algues et oeufs de
poisson vendus en vrac !! Il est vraiment pénible ce "puits de science
"pontifiant! L'extrémité du marché est réservée aux gargotes qui
proposent des potages et des plats du jours que les clients consomment
sur place ,assis sur des bancs devant les comptoirs comme dans les fast
foods américains !
Vers 11h00 la pluie nous lâche enfin la grappe au point
que nous pouvons déambuler librement à l'extérieur . Nous commençons par
franchir la porte qui mène à la Plaza de Armas entourées d'arcades sous
lesquels pullulent les commerces en tous genres . Juan nous explique que
la cathédrale , construite en granit rose , a été édifiée sur les base
d'un temple incas .Au début de la colonisation espagnole , il y a eu
beaucoup de rivalités entre les différentes congrégations religieuses :
franciscains ,dominicains , bénédictins ,jésuites etc ... ce qui
expliquent le nombre impressionnant d'édifices religieux construits dans
Cuzco et aussi autour de la place centrale ! Après être passés devant
la cathédrale , sans même y être entrés , nous descendons une rue
latérale dont le soubassement des murs est encore d'origine inca avec
ses gros blocs de pierre parfaitement ajustés . D'après Juan, les Incas
faisaient des constructions anti-sismiques avec une inclinaison des murs
à 12 degrés . Il nous montre un bloc de pierre qui ne compte pas moins
de 12 angles . Fatigué , trébuchant du haut de ses 80 balais au moins ,
il finit par nous abandonner devant le restaurant où nous devons déjeuner .
Après le repas, Janette nous emmène dans une agence de
voyage pour retenir ,et payer surtout, notre excursion de demain dans la
"Vallée Sacrée"à 130 solés la tête (40 dollars US) . Puis nous partons
ballocher dans les petites rues si particulières de Cuzco , avec le
soleil enfin apparu . Pour nous , comme pour Jean-Marc et Roger ,
c'est un pèlerinage ! Par chance , l'ensemble n'a pas trop changer si on
arrive à faire abstraction du nombre de touristes qui se promènent avec
un bonnet péruvien sur la tête ou un poncho sur le dos ! Aie ...aie
...aie ...c'est dur par moment! Le ridicule ne tue pas , c'est bien
dommage ...! De notre côté nous cherchons un pendentif en argent
représentant la carte d'Amérique du Sud que nous ne trouvons pas pour
finir !
Le bus nous ramène au campement vers 16h30 , juste de
quoi blogger un peu avant le briefing de 18h00 où Janette nous parle de
nos cinq jours à Cuzco , de notre séjour forcé à Carthagène en attendant
le bateau et de l'attente de récupération du camping car à Panama . A la
sortie de la réunion , nous avons la tête fracassée par tant de données
qu'il faudra digérer tout doucement dans les jours qui viennent ! Comme
il fait déjà noir et frais , nous rentrons chacun dans nos camping cars
respectifs pour terminer la soirée .
pleut vraiment beaucoup sur L'Altiplano au mois de janvier ! Et ce
matin, ça se prolonge même sur le début de matinée en tout cas . Avec
notre gourmandise à vouloir goûter les spécialités locales ,comme le cuy
(cochon d'Inde)d'hier , nous avons passé une bonne partie de la nuit aux
toilettes ! Aussi ce matin, pas de lait au petit déjeuner que nous
prenons de bonne heure car nous devons aller chez Mercédes , à vingt
bornes d'ici , à l'autre bout de la ville pour 8h00 ,avec Catharina
comme interprète . A force de nous accompagner, elle va pouvoir écrire
un guide des garages Mercedes en Amérique du Sud , la pauvre ! Malgré
tout ,elle prend son triste sort avec le sourire ! Après avoir fait un
tour par la réception de l'hôtel ,pour bénéficier de la wifi nécessaire
à l'envoie du blog , je décide de faire chauffer le moteur avant notre
départ prévu à 7h20, et curieusement le voyant de sécurité moteur a
disparu . Je coupe et je ré-allume le contact plusieurs fois
consécutives sans déclencher la ré-apparition du témoin . J'avertis
alors Janette que nous allons faire un essaie sur route et que si tout
va bien on peut annuler le rendez-vous ! Certains me disent que l'achat
de mes deux taureaux avant hier y est peut être pour quelque chose dans
ce miracle mécanique !
Comme nous nous retrouvons avec une heure de battement
en attendant le départ en bus pour la visite de Cuzco prévue à 9h00 ,
nous tentons un skype sans trop se faire d'illusion étant donné les 6
heures de décalage horaire que nous avons maintenant avec la France .
Chez Vincent , personne ne répond , mais chez Nathalie nous avons
satisfaction , ce qui nous permet de souhaiter bonne anniversaire de
vive voix à Alexandre à qui je promets d'envoyer une nouvelle série de
photos d'animaux .
C'est donc sous une bonne pluie que nous attaquons la
visite de la capitale des incas , Cuzco , qui veut dire "Centre du
Monde" d'après notre nouveau guide , Juan . Bien que très érudit
certainement , il nous parait rapidement sénile , insistant volontiers
sur sa carrière d'anthropologue et sur les cours de quetchua qu'il a
donné à Berclay . Il insiste très lourdement également , à cinq reprises
au moins , pour qu'on lui commande les livres qu'il a écrit en anglais
et en espagnol ! Comme la pluie redouble de vigueur et que nous
effectuons la visite de la ville à pieds , il décide de commencer par le
marché couvert de San Pédro que nous rejoignons en remontant de jolies
petites ruelles pavées , quelque fois très pentues, équipées d'une
rigole centrale prévue pour l'écoulement des eaux . Par chance les
toitures en tuiles romaines débordent largement sur la chaussée , nous
fournissant souvent un abri appréciable . Bordées de maisons à un ou
deux étages , on peut y admirer de superbes balcons de bois vernis ou
quelque fois en fer forgé , de style très espagnol .
Nous attaquons le marché par le coin des bouchers , ou
plutôt des bouchères ,car au Pérou ce sont les femmes qui coupent la
viande : nous achetons des côtelettes et une rouelle sur un premier
stand spécialisé dans le porc puis une petite côte à l'os pour 2
personnes pour 6 solés (2 euros)chez la voisine , spécialisée dans le
boeuf . Ici , au Pérou c'est très agréable de faire les courses car la
viande est coupée à peu prés comme chez nous . Puis nous passons dans
le quartier des fruits et légumes toujours très photogénique et très
bien rangés où nous achetons des avocats énormes pour 5 solés (1,5
euros) : d'après Juan notre guide il y en aurait quarante variétés au
Pérou ! Ici , devant nous , ça déborde de mangues , de papayes , de
fruits de la passion , de figues de Barbarie , d'ananas , de bananes ,
d'anones , de caramboles , de maracuyas , de pépinos ,...on pourrait y
passer la soirée à énumérer les variétés de fruits . Là dessus il ne
faut pas trop compter sur notre guide , plus occupé au charlatanisme de
la médecine par les plantes : il faut dire qu' il a un livre de
phytothérapie à vendre et il y revient à moult reprises l'animal ...!
Dans le même secteur, nous passons devant des stands spécialisés dans la
vente du quinoa dont il en existerait aussi une quarantaine de variétés
, le quinoa noir étant le plus goûteux ! Puis ce sont les étales de
pomme de terres qui s'alignent à perte de vue . D'après notre
"Diaphoirus" digne de Molière ,il y en aurait 3000 espèces : on est en
pleine inflation puisque notre avant dernier guide , en Bolivie ,
parlait de 2000 espèces au niveau de la planètes . Aux rayons poissons ,
Juan a bien du mal à faire la différence entre algues et oeufs de
poisson vendus en vrac !! Il est vraiment pénible ce "puits de science
"pontifiant! L'extrémité du marché est réservée aux gargotes qui
proposent des potages et des plats du jours que les clients consomment
sur place ,assis sur des bancs devant les comptoirs comme dans les fast
foods américains !
Vers 11h00 la pluie nous lâche enfin la grappe au point
que nous pouvons déambuler librement à l'extérieur . Nous commençons par
franchir la porte qui mène à la Plaza de Armas entourées d'arcades sous
lesquels pullulent les commerces en tous genres . Juan nous explique que
la cathédrale , construite en granit rose , a été édifiée sur les base
d'un temple incas .Au début de la colonisation espagnole , il y a eu
beaucoup de rivalités entre les différentes congrégations religieuses :
franciscains ,dominicains , bénédictins ,jésuites etc ... ce qui
expliquent le nombre impressionnant d'édifices religieux construits dans
Cuzco et aussi autour de la place centrale ! Après être passés devant
la cathédrale , sans même y être entrés , nous descendons une rue
latérale dont le soubassement des murs est encore d'origine inca avec
ses gros blocs de pierre parfaitement ajustés . D'après Juan, les Incas
faisaient des constructions anti-sismiques avec une inclinaison des murs
à 12 degrés . Il nous montre un bloc de pierre qui ne compte pas moins
de 12 angles . Fatigué , trébuchant du haut de ses 80 balais au moins ,
il finit par nous abandonner devant le restaurant où nous devons déjeuner .
Après le repas, Janette nous emmène dans une agence de
voyage pour retenir ,et payer surtout, notre excursion de demain dans la
"Vallée Sacrée"à 130 solés la tête (40 dollars US) . Puis nous partons
ballocher dans les petites rues si particulières de Cuzco , avec le
soleil enfin apparu . Pour nous , comme pour Jean-Marc et Roger ,
c'est un pèlerinage ! Par chance , l'ensemble n'a pas trop changer si on
arrive à faire abstraction du nombre de touristes qui se promènent avec
un bonnet péruvien sur la tête ou un poncho sur le dos ! Aie ...aie
...aie ...c'est dur par moment! Le ridicule ne tue pas , c'est bien
dommage ...! De notre côté nous cherchons un pendentif en argent
représentant la carte d'Amérique du Sud que nous ne trouvons pas pour
finir !
Le bus nous ramène au campement vers 16h30 , juste de
quoi blogger un peu avant le briefing de 18h00 où Janette nous parle de
nos cinq jours à Cuzco , de notre séjour forcé à Carthagène en attendant
le bateau et de l'attente de récupération du camping car à Panama . A la
sortie de la réunion , nous avons la tête fracassée par tant de données
qu'il faudra digérer tout doucement dans les jours qui viennent ! Comme
il fait déjà noir et frais , nous rentrons chacun dans nos camping cars
respectifs pour terminer la soirée .
Tu m as vrt emmener avec toi sur ce marché au milieux des fruits ou j ai pu imaginer les touches de couleurs grâce aux photos. Merci pour le voyage ;-)
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