QUATRE VINGT QUATRIEME JOUR : LE 21 JANVIER 2018
Enfin une nuit sans pluie mais par contre dès le lever,
vers 5h45 , ça y est , celle-ci se met en route pour de bon ,ce qui ne
laisse rien présager de bon pour notre journée de visite de la Vallée
Sacrée des Incas ! Comme d'habitude, je mène de front la préparation du
petit déjeuner et la fin de la rédaction du blog , mais aujourd'hui
c'est une première ,car nous tentons de l'envoyer depuis le camping car
en utilisant la wifi de l'hôtel et ça marche !Pas besoin d'aller hanter
la réception , c'est super . Aussi nous essayons un coup de skype chez
Vincent à nouveau sans résultat . Pas facile avec les six heures de
décalage horaire et puis il faut le dire ,nous sommes dimanche !
Comme prévu ,nous quittons l'hôtel en bus vers 8h00, en
compagnie de notre guide Juan , direction les hauteurs de Cuzco afin de
visiter le site de Saqsay waman . Installé sur l'un des monts qui
dominent la capitale inca , cette forteresse pour certains
archéologues ou ce centre cérémoniel pour d'autres , en impose avec sa
triple muraille en ligne brisée , faite de blocs de pierre gigantesques
, tout agencée à joints vifs . La plus grosse d'entre elles pèse 360
tonnes et possède 32 angles ! La moyenne tourne autour de 100 tonnes le
moellon , pas étonnant que même les tremblements de terre ne sont pas
parvenus à l'égratigner . Seule la folie destructrice des conquistadors
espagnols qui s'en sont servi de carrière pour construire les 33 églises
de Cuzco, a réussi à endommager ce site fabuleux . Par chance pour nous,
le soleil a fini par chasser la pluie et nous pouvons apprécier
pleinement cette forteresse cyclopéenne ! D'après Juan, les Incas ont
utilisé la technique des coins de bois mouillés pour fendre les blocs de
pierre , puis les ont acheminé sur 8 kilomètres avant de les tailler ,
les polir et enfin les mettre en place , les emboitant avec précision
suivant le principe du tenon-mortaise ! Ils les tiraient en utilisant
des cordages et les faisaient rouler sur des rondins le long de grands
pans inclinés. Pour soutenir les forces de la main d'oeuvre, on
utilisait la feuille de coca et la chicha , boisson alcoolisée à base de
maïs fermenté . Le site est d'autant plus magnifique qu'il offre de
magnifiques points de vue sur Cuzco , ses nombreuses églises , sa place
d'Armes et sa mer de toits de tuiles rouges . C'est vraiment superbe !
Nous reprenons le bus pour grimper encore un peu plus
haut , histoire d'avoir une vue globale du site de Saqsay waman et de
comprendre l'agencement de cette triple muraille en ligne brisée . Puis
la route passe une espèce de petit col pour plonger ensuite vers la
Vallée de l'Urubamba , la Rivière Sacrée des Incas . Après avoir admiré
le patchwork des champs de pomme de terre et de quinoa qui décore le
flanc de la montagne d'en face , nous arrêtons dans un petit musée
consacré aux camélidés et plus particulièrement aux lamas , alpagas ,
guanacos et vigognes qui sont tous cousins au même titre que les
chameaux et les dromadaires qui vivent en Afrique et en Asie . Les
camélidés n'existaient que sur le continent nord américain au départ .
Ils ont migré vers le sud jusqu'en Terre de Feu et lors des Grandes
Glaciations ils ont traversé le Détroit de Béring, en sens inverse de
l'homme , c'est à dire d'Ouest en Est ,pour venir s'installer en Europe
, en Afrique et en Asie . Pour les peuplades d'Amérique Latine, le
lama était la base de tout : sa viande servait de nourriture et pouvait
se conserver séchée . La laine était utilisée à la confection de tissus
en tout genre , vêtement , sac , cordages ,... Le cuir était tanné et
servait au niveau vestimentaire ,à la confection de tambours , ...Les os
étaient utilisés pour fabriquer des instruments à vent , des petit
outils , des peignes , ... Les lamas étaient à la base de la vie sur
l'Altiplano au même titre que l'Ichu , cette haute herbe dont les
fonctions étaient multiples : elle servait à nourrir les lamas , à faire
les toitures , à fabriquer des cordages utilisés pour les nombreux ponts
suspendus qui permettaient de franchir les rivières . En effet l'Empire
Inca possédait 22 000 km de chemins pavés qui allaient de la Colombie
au Nord de l'Argentine et du Chili . En sortant du musée, des enclos
contenant les quatre variétés de camélidés andins, nous permettent
d'apprendre à les reconnaitre : le lama avec sa forte stature , ses
grandes oreilles volontiers en avant , sa tête de dromadaire ,tranche
avec la vigogne toute fine , le guanacos à poils plus ras et toujours
chamois et blanc , et bien sûr l'alpaga au poils plus longs et plus
soyeux et à tête de mouton . Mais c'est facile ici car nous les avons
tous là , l'un à côté de l'autre ; c'est beaucoup plus difficile
lorsqu'ils courent à travers les pâtures!! Nous continuons la visite
par un atelier de tissage où on nous montre la teinture de la laine avec
les colorants naturels de la régions puis nous voyons quelques
autochtones travailler sur leur petit métier à tisser . Et nous
terminons par la visite d'un magasin d'artisanat de haut de gamme, mais
où les prix sont aussi très haut de gammes : les tapisseries qui nous
plaisent oscillent de 600 à 1200 dollars US !
Sur la route de montagne très étroite et très sinueuse
, Juan demande au chauffeur de nous arrêter à un belvédère pour nous
expliquer la structure du village andin, revue par l'envahisseur
espagnol avec des petites maisons et leurs jardins clos disposées autour
de l'église : tout était régi par le rythme du culte afin de mieux
formater les esprits . Depuis notre perchoir, nous voyons bien cette
structure concentrique autour du lieu de culte . Après un coup d'oeil
aux eaux impétueuses de l'Urubamba qui coule là-bas en bas au fond de la
vallée , nous reprenons la route de Pisac que nous traversons juste
pour aller voir le site historique perché , tout là-haut sur la pente
très raide de la montagne . C'est à couper le souffle de voir toutes ces
terrasses tomber en cascade jusqu'au bord de la rivière , avec leurs
murs de soutènement en pierres parfaitement agencées .Un réseau de
canalisation d'eau , construit en pierres également, distribue le
précieux liquide aux différentes cultures : les Incas suivaient la règle
du TIM : terrasse , irrigation, maïs . Et ils s'arrangeaient pour
installer leur zone de culture entre deux rivières comme ici à Pisac .
Au sommet du site, on voit de grands bâtiments qui servaient de greniers
pour le stockage des réserves de nourriture ,très importants ici en pays
andin, où il peut y avoir des mauvaises récoltes plusieurs années de
suite, à cause de El nino , d'épidémie,de tremblements de terre ou même
de glissements de terrain comme en 2010 .
Nous descendons ensuite au fameux marché de Pisac ,
c'est d'autant plus intéressant qu'aujourd'hui , c'est dimanche .
Malheureusement avec notre timing un peu serré , nous loupons la sortie
de la messe avec les maires des hameaux voisins ,qui viennent se faire
bénir .Ils sont magnifiques dans leurs vêtements multicolores , avec un
grand chapeau rond à frange et leur bâton tronconique représentant
l'autorité . Nous avions eu la chance d'assister à ce spectacle haut en
couleurs lors de notre passage dans la Vallée Sacrée il y a trente cinq
ans . Aujourd'hui , nous nous contentons du marché aux fruits et aux
légumes , très colorés également où nous ne nous lassons pas de tirer le
portrait des mamas en chapeau melon ,assises par terre au milieu de
leur étale . Ici aussi comme hier à Cuzco , Juan nous montre les fruits
locaux que nous ne reconnaissons pas toujours : des ananas rouges , des
bananes noires ou roses , des fruits de la passion jaune vif , des
papayes de toutes formes et de tous volumes,...Il nous fait goûter un
fruit en forme de grandes gousses de 50 cm avec à l'intérieur une chaire
blanche légèrement sucrée, disposée autour de gros noyaux noirs : ça a
un peu le goût du lichees en plus fade ! Personnellement je ne ferai pas
des kilomètres pour aller en chercher ...! Ensuite , Juan nous montre
également les innombrables variétés de manioc , de maïs et de quinoa
proposés par les paysannes .
Nous reprenons la route pour continuer à suive l'Urumba
jusqu'à notre restaurant , installé vingt bornes avant le site d'
Ollantaytambo . Pendant que nous dévalisons un superbe buffet, car il
est déjà prés de 15h00 lorsque nous passons à table , deux musiciens
nous régalent de leurs airs andins à la flute de paon .Dès que le café
est avalé , nous repartons aussitôt pour dégommer le reste de la route
et consacrer la fin d'après midi au magnifique site d'Ollantaytambo , la
dernière grosse agglomération inca de la Vallée Sacrée . Là aussi , tout
le flanc de la montagne est strié de gradins : mais comme le site était
surtout spirituel avec un énorme temple du soleil , les terrasses au
lieu d'être vouées aux cultures vivrières , étaient couvertes de fleurs
notamment d' orchidées dont ils connaissaient deux cent sortes
différentes . Le site comporte pas moins de quatre cadrans solaires qui
régissaient le rythme des cultures . Partout des ruisseaux canalisés et
des fontaines agrémentent le site immense, qui couvre même le flanc des
montagnes de l'autre côté de la vallée . La ville était aussi dotée de
grands bâtiments qui correspondent à des greniers de stockage de
nourriture , perchés tout là-haut .
C'est à contre-coeur que nous sommes obligés de quitter
les lieux , la fermeture du site étant fixée à 17h30 . Il ne nous reste
plus qu'à subir deux heures de minibus pour rentrer sur Cuzco dans le
noir complet et en enfilant les innombrables virages des routes andines
. Fatigués par cette journée marathon , nous nous retirons bien vite
dans nos "chez soi" respectifs pour prendre un peu de repos et digérer
toutes les merveilles que nous avons découvertes ou plutôt redécouvertes
pour nous aujourd'hui .
vers 5h45 , ça y est , celle-ci se met en route pour de bon ,ce qui ne
laisse rien présager de bon pour notre journée de visite de la Vallée
Sacrée des Incas ! Comme d'habitude, je mène de front la préparation du
petit déjeuner et la fin de la rédaction du blog , mais aujourd'hui
c'est une première ,car nous tentons de l'envoyer depuis le camping car
en utilisant la wifi de l'hôtel et ça marche !Pas besoin d'aller hanter
la réception , c'est super . Aussi nous essayons un coup de skype chez
Vincent à nouveau sans résultat . Pas facile avec les six heures de
décalage horaire et puis il faut le dire ,nous sommes dimanche !
Comme prévu ,nous quittons l'hôtel en bus vers 8h00, en
compagnie de notre guide Juan , direction les hauteurs de Cuzco afin de
visiter le site de Saqsay waman . Installé sur l'un des monts qui
dominent la capitale inca , cette forteresse pour certains
archéologues ou ce centre cérémoniel pour d'autres , en impose avec sa
triple muraille en ligne brisée , faite de blocs de pierre gigantesques
, tout agencée à joints vifs . La plus grosse d'entre elles pèse 360
tonnes et possède 32 angles ! La moyenne tourne autour de 100 tonnes le
moellon , pas étonnant que même les tremblements de terre ne sont pas
parvenus à l'égratigner . Seule la folie destructrice des conquistadors
espagnols qui s'en sont servi de carrière pour construire les 33 églises
de Cuzco, a réussi à endommager ce site fabuleux . Par chance pour nous,
le soleil a fini par chasser la pluie et nous pouvons apprécier
pleinement cette forteresse cyclopéenne ! D'après Juan, les Incas ont
utilisé la technique des coins de bois mouillés pour fendre les blocs de
pierre , puis les ont acheminé sur 8 kilomètres avant de les tailler ,
les polir et enfin les mettre en place , les emboitant avec précision
suivant le principe du tenon-mortaise ! Ils les tiraient en utilisant
des cordages et les faisaient rouler sur des rondins le long de grands
pans inclinés. Pour soutenir les forces de la main d'oeuvre, on
utilisait la feuille de coca et la chicha , boisson alcoolisée à base de
maïs fermenté . Le site est d'autant plus magnifique qu'il offre de
magnifiques points de vue sur Cuzco , ses nombreuses églises , sa place
d'Armes et sa mer de toits de tuiles rouges . C'est vraiment superbe !
Nous reprenons le bus pour grimper encore un peu plus
haut , histoire d'avoir une vue globale du site de Saqsay waman et de
comprendre l'agencement de cette triple muraille en ligne brisée . Puis
la route passe une espèce de petit col pour plonger ensuite vers la
Vallée de l'Urubamba , la Rivière Sacrée des Incas . Après avoir admiré
le patchwork des champs de pomme de terre et de quinoa qui décore le
flanc de la montagne d'en face , nous arrêtons dans un petit musée
consacré aux camélidés et plus particulièrement aux lamas , alpagas ,
guanacos et vigognes qui sont tous cousins au même titre que les
chameaux et les dromadaires qui vivent en Afrique et en Asie . Les
camélidés n'existaient que sur le continent nord américain au départ .
Ils ont migré vers le sud jusqu'en Terre de Feu et lors des Grandes
Glaciations ils ont traversé le Détroit de Béring, en sens inverse de
l'homme , c'est à dire d'Ouest en Est ,pour venir s'installer en Europe
, en Afrique et en Asie . Pour les peuplades d'Amérique Latine, le
lama était la base de tout : sa viande servait de nourriture et pouvait
se conserver séchée . La laine était utilisée à la confection de tissus
en tout genre , vêtement , sac , cordages ,... Le cuir était tanné et
servait au niveau vestimentaire ,à la confection de tambours , ...Les os
étaient utilisés pour fabriquer des instruments à vent , des petit
outils , des peignes , ... Les lamas étaient à la base de la vie sur
l'Altiplano au même titre que l'Ichu , cette haute herbe dont les
fonctions étaient multiples : elle servait à nourrir les lamas , à faire
les toitures , à fabriquer des cordages utilisés pour les nombreux ponts
suspendus qui permettaient de franchir les rivières . En effet l'Empire
Inca possédait 22 000 km de chemins pavés qui allaient de la Colombie
au Nord de l'Argentine et du Chili . En sortant du musée, des enclos
contenant les quatre variétés de camélidés andins, nous permettent
d'apprendre à les reconnaitre : le lama avec sa forte stature , ses
grandes oreilles volontiers en avant , sa tête de dromadaire ,tranche
avec la vigogne toute fine , le guanacos à poils plus ras et toujours
chamois et blanc , et bien sûr l'alpaga au poils plus longs et plus
soyeux et à tête de mouton . Mais c'est facile ici car nous les avons
tous là , l'un à côté de l'autre ; c'est beaucoup plus difficile
lorsqu'ils courent à travers les pâtures!! Nous continuons la visite
par un atelier de tissage où on nous montre la teinture de la laine avec
les colorants naturels de la régions puis nous voyons quelques
autochtones travailler sur leur petit métier à tisser . Et nous
terminons par la visite d'un magasin d'artisanat de haut de gamme, mais
où les prix sont aussi très haut de gammes : les tapisseries qui nous
plaisent oscillent de 600 à 1200 dollars US !
Sur la route de montagne très étroite et très sinueuse
, Juan demande au chauffeur de nous arrêter à un belvédère pour nous
expliquer la structure du village andin, revue par l'envahisseur
espagnol avec des petites maisons et leurs jardins clos disposées autour
de l'église : tout était régi par le rythme du culte afin de mieux
formater les esprits . Depuis notre perchoir, nous voyons bien cette
structure concentrique autour du lieu de culte . Après un coup d'oeil
aux eaux impétueuses de l'Urubamba qui coule là-bas en bas au fond de la
vallée , nous reprenons la route de Pisac que nous traversons juste
pour aller voir le site historique perché , tout là-haut sur la pente
très raide de la montagne . C'est à couper le souffle de voir toutes ces
terrasses tomber en cascade jusqu'au bord de la rivière , avec leurs
murs de soutènement en pierres parfaitement agencées .Un réseau de
canalisation d'eau , construit en pierres également, distribue le
précieux liquide aux différentes cultures : les Incas suivaient la règle
du TIM : terrasse , irrigation, maïs . Et ils s'arrangeaient pour
installer leur zone de culture entre deux rivières comme ici à Pisac .
Au sommet du site, on voit de grands bâtiments qui servaient de greniers
pour le stockage des réserves de nourriture ,très importants ici en pays
andin, où il peut y avoir des mauvaises récoltes plusieurs années de
suite, à cause de El nino , d'épidémie,de tremblements de terre ou même
de glissements de terrain comme en 2010 .
Nous descendons ensuite au fameux marché de Pisac ,
c'est d'autant plus intéressant qu'aujourd'hui , c'est dimanche .
Malheureusement avec notre timing un peu serré , nous loupons la sortie
de la messe avec les maires des hameaux voisins ,qui viennent se faire
bénir .Ils sont magnifiques dans leurs vêtements multicolores , avec un
grand chapeau rond à frange et leur bâton tronconique représentant
l'autorité . Nous avions eu la chance d'assister à ce spectacle haut en
couleurs lors de notre passage dans la Vallée Sacrée il y a trente cinq
ans . Aujourd'hui , nous nous contentons du marché aux fruits et aux
légumes , très colorés également où nous ne nous lassons pas de tirer le
portrait des mamas en chapeau melon ,assises par terre au milieu de
leur étale . Ici aussi comme hier à Cuzco , Juan nous montre les fruits
locaux que nous ne reconnaissons pas toujours : des ananas rouges , des
bananes noires ou roses , des fruits de la passion jaune vif , des
papayes de toutes formes et de tous volumes,...Il nous fait goûter un
fruit en forme de grandes gousses de 50 cm avec à l'intérieur une chaire
blanche légèrement sucrée, disposée autour de gros noyaux noirs : ça a
un peu le goût du lichees en plus fade ! Personnellement je ne ferai pas
des kilomètres pour aller en chercher ...! Ensuite , Juan nous montre
également les innombrables variétés de manioc , de maïs et de quinoa
proposés par les paysannes .
Nous reprenons la route pour continuer à suive l'Urumba
jusqu'à notre restaurant , installé vingt bornes avant le site d'
Ollantaytambo . Pendant que nous dévalisons un superbe buffet, car il
est déjà prés de 15h00 lorsque nous passons à table , deux musiciens
nous régalent de leurs airs andins à la flute de paon .Dès que le café
est avalé , nous repartons aussitôt pour dégommer le reste de la route
et consacrer la fin d'après midi au magnifique site d'Ollantaytambo , la
dernière grosse agglomération inca de la Vallée Sacrée . Là aussi , tout
le flanc de la montagne est strié de gradins : mais comme le site était
surtout spirituel avec un énorme temple du soleil , les terrasses au
lieu d'être vouées aux cultures vivrières , étaient couvertes de fleurs
notamment d' orchidées dont ils connaissaient deux cent sortes
différentes . Le site comporte pas moins de quatre cadrans solaires qui
régissaient le rythme des cultures . Partout des ruisseaux canalisés et
des fontaines agrémentent le site immense, qui couvre même le flanc des
montagnes de l'autre côté de la vallée . La ville était aussi dotée de
grands bâtiments qui correspondent à des greniers de stockage de
nourriture , perchés tout là-haut .
C'est à contre-coeur que nous sommes obligés de quitter
les lieux , la fermeture du site étant fixée à 17h30 . Il ne nous reste
plus qu'à subir deux heures de minibus pour rentrer sur Cuzco dans le
noir complet et en enfilant les innombrables virages des routes andines
. Fatigués par cette journée marathon , nous nous retirons bien vite
dans nos "chez soi" respectifs pour prendre un peu de repos et digérer
toutes les merveilles que nous avons découvertes ou plutôt redécouvertes
pour nous aujourd'hui .
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