QUATRE VINGT ONZIEME JOUR : LE 28 JANVIER 2018
Encore une nuit animée avec une sono qui crache
grave jusqu'à 5h30 du matin ! Décidément les Latinos sont des gens très
bruyants ! Mais c'est vrai aussi que c'était la nuit du samedi au
dimanche ! Ce matin nous le prenons cool car j'ai passer le blog hier
soir grâce à la wifi de l'hôtel et en plus nous n'avons au programme qu'
une petite étape de 260 km de plat . Pendant que Dominique profite une
dernière fois des douches de l'hôtel , je prépare le petit déjeuner que
nous prenons ensemble sur la petite table , j'ai la flemme de ressortir
le salon de jardin ! En passant chez Jean Marc et Monique ,je rencontre
aussi Roger et nous nous mettons à discuter de l'après Panaméricaine ,
c'est à dire de l'itinéraire que chacun envisage de suivre une fois que
Janette nous abandonnera fin avril à Los Angeles . Nous décidons d'y
réfléchir sérieusement avant de nous réunir pour en parler de façon plus
précise, ultérieurement .
Notre premier soucis en sortant de l'hôtel est de
chercher une station service équipée pour la distribution de GPL en
compagnie de Jean Marc : pour finir nous obtenons gain de cause à la
troisième , les deux premières étant victimes d'une coupure électrique .
Nous prenons ensuite la direction d'Ica et comme la route traverse le
site des Lignes de Nasca , nous arrêtons au pied d'un mirador qui permet
d'admirer trois images : le pélican , les mains et une que nous n'avions
pas vu hier en avion . De notre perchoir, nous avons aussi une vue
panoramique sur la porte du désert : immense étendue de sable très clair
d'où semble jaillir des chaines de petites montagnes fortement colorées
allant du rouge intense au brun foncé . Après avoir emprunté une série
d'interminables lignes droites tirées au cordeau , nous nous mettons à
grimper une espèce de petit col en enfilant virage sur virage . Avec
l'importance de la pente ,nous récupérons tout une colonne de camion
qu'il est bien difficile de doubler . D'en haut de ce promontoire, nous
avons une vue plongeante sur une vallée très fertile , débordant de
champs et de vergers: c'est curieux de voir le vert intense des cultures
s'arrêter brutalement pour laisser place au sable du désert . C'est le
miracle de l'irrigation .
Dans le petit village suivant , San José , nous
trouvons le musée Maria Reiche fermé : c'est l'archéologue allemande qui
a consacré sa vie à des recherches scientifiques sur les Lignes de
Nasca et aussi à leur entretien d'après le documentaire que nous avions
vu à la télé ,il y a quelques années . Elle avait essayer notamment de
combattre la destruction du site par les 4x4 et les quads qui traversent
impunément et abiment tout sur leur passage . Dans le village suivant,
Palpa , nous voyons quelques pétroglyphes dessinés sur le flanc de la
montagne à gauche de la route . Puis nous arrêtons en ville , près d'une
belle petite église de style colonial , très colorées pour acheter des
fruits et des légumes , attirés par de magnifiques étales dressés le
long de la route . Pas étonnant ,avec le nombre de vergers d'agrumes que
nous venons de traverser ! Nous trouvons de belles mangues bien mures ,
des oranges , des citrons verts ,des avocats et des bananes , de quoi
nous recharger en vitamines pour un moment .
Dès que nous quittons l'oasis entourant le
village nous retrouvons l'immensité de sable clair avec à droite de la
route des montagnes arides au possible et à gauche d'immenses dunes .
Tout le long de notre parcours s'égrainent des centaines d'élevages de
pollos (poulets) en batterie : c'est affreux d'imaginer les conditions
de vie de ces pauvres volatiles , serrés les uns contre les autres ,
sous des toits de tôles avec le cagnard que nous subissons et de
surcroît entourés de grandes bâches de plastic noir pour qu'ils ne voit
pas la lumière du jour ! Que d'atrocités au nom du profit qui se
perpétuent puisque ces chambres de torture existaient déjà lors de notre
précédent passage il y a 35ans !
Vers 10h30 nous arrivons à l'entrée d'Ica que nous laissons devant
nous pour prendre une petite route à gauche vers l'oasis d'Huacachina :
nous piquons droit sur les énormes dunes de sable que nous suivons
depuis un moment .Comme nous sommes dimanche , il y a déjà beaucoup de
monde bien qu'il soit encore relativement tôt . Par chance nous tombons
sur un jeune homme qui nous guide dans cette mêlée humaine, fait
déplacer des voitures pour nous trouver une petite place de parking
juste pour nous et Jean Marc qui nous suit . Partout d'énormes buggy
avec des 8 cylindres qui grondent , sont en stationnement aux pieds des
dunes ou circulent dans les quelques rues étroites de l'oasis . Après
d'âpres négociations , Jean Marc obtient satisfaction pour pouvoir
partir tout de suite uniquement à quatre à bord, pour le même tarif ,
c'est à dire 40 solés par personne (les buggy pouvant contenir 10
passagers soit 400 solés le buggy )
Une fois les ceintures bouclées , l'incontournable photo de départ
terminée , notre jeune pilote fait vrombir le moteur de son bolide pour
nous impressionner à grand renfort de coups d'accélérateur . Une fois
mis en condition , le voilà qui part à fond les manettes sur une tôle
ondulée où nous rebondissons comme sur un cheval au trot! Derrière ,
j'entends un concert de cris de protestation , apparemment les disques
vertébraux de Monique , Dominique et Jean Marc n'ont pas apprécié cette
démonstration . Pas une minute de récupération , nous grimpons
maintenant droit sur la première dune dont la pente est redoutable .
Heureusement que la présence de gros arceaux au dessus de nos têtes
rassure un peu en cas de culbute en arrière mais n'empêche que la pente
est redoutable !! Une fois au sommet ,bien sûr ,le jeu est de nous faire
décoller et ça marche car aussitôt Dominique et Monique nous font un duo
dans les aigues avant même que nous ayons retouché terre ou plutôt le
sable . Et là aussitôt ,nous dégringolons droit dans la pente pour faire
un beau virage à 90 degrés une fois en bas, histoire de secouer les
boyaux et de soulever un nuage de sable . Nos réactions font beaucoup
rire notre jeune pilote et le stimule dans sa recherche de sensations
fortes et de trajectoires tordues ! Nous multiplions ainsi les descentes
vertigineuses , les traversées en devers ,et les franchissements de
sommets de dune plein gaz . Aie...aie ...aie ...!
Au bout d'une demi heure , nous nous arrêtons en haut d'une des plus
grandes dunes pour admirer le paysage à 360 degrés : du sable , du sable
, des dunes et encore du sable à perte de vue ! C'est beau et inquiétant
à la fois ! Nous essayons tant bien que mal de cadrer les magnifiques
lignes de crête qui ondulent mais le soleil de milieu de journée ne
facilite pas les choses ! Pendant ce temps notre brave chauffeur nous a
préparé quatre snowboards pour faire une descente : gentiment nous
déclinons la proposition . Mais en fait il avait très bien compris
d'avance vu notre âge, c'est uniquement pour la photo qu'il a sorti le
matériel! Il prend ensuite le chemin de retour , bien décidé à nous
épater ; en voulant grimper très haut , voilà que son super bolide
demande grâce; il redescend alors en marche arrière , reprend son élan
mais rien y fait . Il tente alors de pivoter à droite pour partir en
devers mais la pente est trop raide et nous voilà bloqués dans le sable
, le buggy quasiment à la verticale . Jean Marc , toujours aussi souple
saute quasiment en marche . De mon côté , j'essaie de m'extirper par la
gauche en me glissant sur le fauteuil du chauffeur , sorti en
catastrophe . Derrière, pendant que Dominique se bat avec sa ceinture de
sécurité emélé dans la bride de son chapeau , Monique tente une sortie
par la gauche également , de peur de se faire écraser par le bolide s'il
lui prenait l'idée de basculer dans le vide .Après un premier échec de
tentative de désensablement avec la force du moteur , nous nous mettons
à peller avec les snowboards . Nous prenons alors conscience de la
violence du soleil car nous sentons la peau du visage et des bras qui
grésille .Il ne vaudrait mieux pas trainer dans le secteur !
Heureusement en poussant l'avant du buggy de toutes mes forces en
marche arrière , avec l'aide du moteur notre chauffeur finit par dégager
deux roues mais qu'est-ce-que je prends comme sable dans la figure !
J'entends Jean Marc se fendre la poire derrière moi , l'oeil derrière
son téléphone , occupé à prendre la scène en vidéo !
Malheureusement pour nous , au lieu de la jouer profil bas , notre
macho de latinos se sent obligé de se surpasser pour effacer l'incident
et nous dégustons comme jamais jusqu'à la dernière dune où nous arrêtons
pour faire quelques clichés panoramiques de l'oasis avec ses palmiers ,
blottie autour d'une jolie pièce d'eau . Pour finir , d'un commun accord
nous trouvons qu'une heure à bord du buggy c'est largement suffisant !
Comme il fait 41 degrés lorsque nous regagnons nos camping car et que
la cohue environnante s'est fortement aggravée , nous décidons de nous
sauver le plus vite possible . Après le contournement d'Ica , Jean Marc
, passé devant , nous trouve un petit coin sympa , ombragé ce qui est
extrêmement rare dans le secteur , le long d'un jardin public de village
. Après un repas léger et rapide nous prenons le café dehors , à l'ombre
de grands eucalyptus . Nous avalons ensuite les quatre vingt bornes
restantes de l'étape le plus rapidement possible et toutes vitres
ouvertes pour économiser la clim .Nous laissons Pisco sur le coté gauche
de la route avec plaisir tant la circulation y est dense . Depuis une
vingtaine de kilomètres nous avions bien remarqué que 90% de la surface
cultivable était reservée à la vigne pour la fabrication du fameux pisco
péruvien . A quelques encâblures de l'arrivée , il faut quitter la
grosse route de Lima pour prendre une petite piste sur la droite, sur 5
km ,car le tremblement de terre d'il y a quinze jours à peine , a
endommagé un pont (cf photos) pour rejoindre El Carmen où nous nous
installons dans le jardin tropical d'un petit hôtel tenu d'une main de
fer par Edith , seule commandant à bord.
A peine posés , nous investissons la piscine installée au milieu des
fleurs . C'est amusant de constater que les équipages français se
retrouvent tous dans l'eau alors que la totalité des suisses ont
investis les transats sous la tonnelle ! Curieuse façon de se rafraichir
, curieux sens du partage aussi !!
Ce soir Janette a fait préparer un petit repas par la taulière :
frites de manioc avec une sauce très relevée , du pollo et du riz , une
salade d'avocat et des beignets nageant dans un sirop de sucre de canne
. Il faut dire que la région est fortement influencée par la culture
africaine , beaucoup de membres de la population descendent d'esclaves
noirs venu travaillés dans les plantations de coton , nombreuses encore
dans le coin actuellement . Puis bien sûr nous avons droit à un petit
concert de musique africaine à base essentiellement de percussions.
Encore une journée bien remplie , propice à l'endormissement .
grave jusqu'à 5h30 du matin ! Décidément les Latinos sont des gens très
bruyants ! Mais c'est vrai aussi que c'était la nuit du samedi au
dimanche ! Ce matin nous le prenons cool car j'ai passer le blog hier
soir grâce à la wifi de l'hôtel et en plus nous n'avons au programme qu'
une petite étape de 260 km de plat . Pendant que Dominique profite une
dernière fois des douches de l'hôtel , je prépare le petit déjeuner que
nous prenons ensemble sur la petite table , j'ai la flemme de ressortir
le salon de jardin ! En passant chez Jean Marc et Monique ,je rencontre
aussi Roger et nous nous mettons à discuter de l'après Panaméricaine ,
c'est à dire de l'itinéraire que chacun envisage de suivre une fois que
Janette nous abandonnera fin avril à Los Angeles . Nous décidons d'y
réfléchir sérieusement avant de nous réunir pour en parler de façon plus
précise, ultérieurement .
Notre premier soucis en sortant de l'hôtel est de
chercher une station service équipée pour la distribution de GPL en
compagnie de Jean Marc : pour finir nous obtenons gain de cause à la
troisième , les deux premières étant victimes d'une coupure électrique .
Nous prenons ensuite la direction d'Ica et comme la route traverse le
site des Lignes de Nasca , nous arrêtons au pied d'un mirador qui permet
d'admirer trois images : le pélican , les mains et une que nous n'avions
pas vu hier en avion . De notre perchoir, nous avons aussi une vue
panoramique sur la porte du désert : immense étendue de sable très clair
d'où semble jaillir des chaines de petites montagnes fortement colorées
allant du rouge intense au brun foncé . Après avoir emprunté une série
d'interminables lignes droites tirées au cordeau , nous nous mettons à
grimper une espèce de petit col en enfilant virage sur virage . Avec
l'importance de la pente ,nous récupérons tout une colonne de camion
qu'il est bien difficile de doubler . D'en haut de ce promontoire, nous
avons une vue plongeante sur une vallée très fertile , débordant de
champs et de vergers: c'est curieux de voir le vert intense des cultures
s'arrêter brutalement pour laisser place au sable du désert . C'est le
miracle de l'irrigation .
Dans le petit village suivant , San José , nous
trouvons le musée Maria Reiche fermé : c'est l'archéologue allemande qui
a consacré sa vie à des recherches scientifiques sur les Lignes de
Nasca et aussi à leur entretien d'après le documentaire que nous avions
vu à la télé ,il y a quelques années . Elle avait essayer notamment de
combattre la destruction du site par les 4x4 et les quads qui traversent
impunément et abiment tout sur leur passage . Dans le village suivant,
Palpa , nous voyons quelques pétroglyphes dessinés sur le flanc de la
montagne à gauche de la route . Puis nous arrêtons en ville , près d'une
belle petite église de style colonial , très colorées pour acheter des
fruits et des légumes , attirés par de magnifiques étales dressés le
long de la route . Pas étonnant ,avec le nombre de vergers d'agrumes que
nous venons de traverser ! Nous trouvons de belles mangues bien mures ,
des oranges , des citrons verts ,des avocats et des bananes , de quoi
nous recharger en vitamines pour un moment .
Dès que nous quittons l'oasis entourant le
village nous retrouvons l'immensité de sable clair avec à droite de la
route des montagnes arides au possible et à gauche d'immenses dunes .
Tout le long de notre parcours s'égrainent des centaines d'élevages de
pollos (poulets) en batterie : c'est affreux d'imaginer les conditions
de vie de ces pauvres volatiles , serrés les uns contre les autres ,
sous des toits de tôles avec le cagnard que nous subissons et de
surcroît entourés de grandes bâches de plastic noir pour qu'ils ne voit
pas la lumière du jour ! Que d'atrocités au nom du profit qui se
perpétuent puisque ces chambres de torture existaient déjà lors de notre
précédent passage il y a 35ans !
Vers 10h30 nous arrivons à l'entrée d'Ica que nous laissons devant
nous pour prendre une petite route à gauche vers l'oasis d'Huacachina :
nous piquons droit sur les énormes dunes de sable que nous suivons
depuis un moment .Comme nous sommes dimanche , il y a déjà beaucoup de
monde bien qu'il soit encore relativement tôt . Par chance nous tombons
sur un jeune homme qui nous guide dans cette mêlée humaine, fait
déplacer des voitures pour nous trouver une petite place de parking
juste pour nous et Jean Marc qui nous suit . Partout d'énormes buggy
avec des 8 cylindres qui grondent , sont en stationnement aux pieds des
dunes ou circulent dans les quelques rues étroites de l'oasis . Après
d'âpres négociations , Jean Marc obtient satisfaction pour pouvoir
partir tout de suite uniquement à quatre à bord, pour le même tarif ,
c'est à dire 40 solés par personne (les buggy pouvant contenir 10
passagers soit 400 solés le buggy )
Une fois les ceintures bouclées , l'incontournable photo de départ
terminée , notre jeune pilote fait vrombir le moteur de son bolide pour
nous impressionner à grand renfort de coups d'accélérateur . Une fois
mis en condition , le voilà qui part à fond les manettes sur une tôle
ondulée où nous rebondissons comme sur un cheval au trot! Derrière ,
j'entends un concert de cris de protestation , apparemment les disques
vertébraux de Monique , Dominique et Jean Marc n'ont pas apprécié cette
démonstration . Pas une minute de récupération , nous grimpons
maintenant droit sur la première dune dont la pente est redoutable .
Heureusement que la présence de gros arceaux au dessus de nos têtes
rassure un peu en cas de culbute en arrière mais n'empêche que la pente
est redoutable !! Une fois au sommet ,bien sûr ,le jeu est de nous faire
décoller et ça marche car aussitôt Dominique et Monique nous font un duo
dans les aigues avant même que nous ayons retouché terre ou plutôt le
sable . Et là aussitôt ,nous dégringolons droit dans la pente pour faire
un beau virage à 90 degrés une fois en bas, histoire de secouer les
boyaux et de soulever un nuage de sable . Nos réactions font beaucoup
rire notre jeune pilote et le stimule dans sa recherche de sensations
fortes et de trajectoires tordues ! Nous multiplions ainsi les descentes
vertigineuses , les traversées en devers ,et les franchissements de
sommets de dune plein gaz . Aie...aie ...aie ...!
Au bout d'une demi heure , nous nous arrêtons en haut d'une des plus
grandes dunes pour admirer le paysage à 360 degrés : du sable , du sable
, des dunes et encore du sable à perte de vue ! C'est beau et inquiétant
à la fois ! Nous essayons tant bien que mal de cadrer les magnifiques
lignes de crête qui ondulent mais le soleil de milieu de journée ne
facilite pas les choses ! Pendant ce temps notre brave chauffeur nous a
préparé quatre snowboards pour faire une descente : gentiment nous
déclinons la proposition . Mais en fait il avait très bien compris
d'avance vu notre âge, c'est uniquement pour la photo qu'il a sorti le
matériel! Il prend ensuite le chemin de retour , bien décidé à nous
épater ; en voulant grimper très haut , voilà que son super bolide
demande grâce; il redescend alors en marche arrière , reprend son élan
mais rien y fait . Il tente alors de pivoter à droite pour partir en
devers mais la pente est trop raide et nous voilà bloqués dans le sable
, le buggy quasiment à la verticale . Jean Marc , toujours aussi souple
saute quasiment en marche . De mon côté , j'essaie de m'extirper par la
gauche en me glissant sur le fauteuil du chauffeur , sorti en
catastrophe . Derrière, pendant que Dominique se bat avec sa ceinture de
sécurité emélé dans la bride de son chapeau , Monique tente une sortie
par la gauche également , de peur de se faire écraser par le bolide s'il
lui prenait l'idée de basculer dans le vide .Après un premier échec de
tentative de désensablement avec la force du moteur , nous nous mettons
à peller avec les snowboards . Nous prenons alors conscience de la
violence du soleil car nous sentons la peau du visage et des bras qui
grésille .Il ne vaudrait mieux pas trainer dans le secteur !
Heureusement en poussant l'avant du buggy de toutes mes forces en
marche arrière , avec l'aide du moteur notre chauffeur finit par dégager
deux roues mais qu'est-ce-que je prends comme sable dans la figure !
J'entends Jean Marc se fendre la poire derrière moi , l'oeil derrière
son téléphone , occupé à prendre la scène en vidéo !
Malheureusement pour nous , au lieu de la jouer profil bas , notre
macho de latinos se sent obligé de se surpasser pour effacer l'incident
et nous dégustons comme jamais jusqu'à la dernière dune où nous arrêtons
pour faire quelques clichés panoramiques de l'oasis avec ses palmiers ,
blottie autour d'une jolie pièce d'eau . Pour finir , d'un commun accord
nous trouvons qu'une heure à bord du buggy c'est largement suffisant !
Comme il fait 41 degrés lorsque nous regagnons nos camping car et que
la cohue environnante s'est fortement aggravée , nous décidons de nous
sauver le plus vite possible . Après le contournement d'Ica , Jean Marc
, passé devant , nous trouve un petit coin sympa , ombragé ce qui est
extrêmement rare dans le secteur , le long d'un jardin public de village
. Après un repas léger et rapide nous prenons le café dehors , à l'ombre
de grands eucalyptus . Nous avalons ensuite les quatre vingt bornes
restantes de l'étape le plus rapidement possible et toutes vitres
ouvertes pour économiser la clim .Nous laissons Pisco sur le coté gauche
de la route avec plaisir tant la circulation y est dense . Depuis une
vingtaine de kilomètres nous avions bien remarqué que 90% de la surface
cultivable était reservée à la vigne pour la fabrication du fameux pisco
péruvien . A quelques encâblures de l'arrivée , il faut quitter la
grosse route de Lima pour prendre une petite piste sur la droite, sur 5
km ,car le tremblement de terre d'il y a quinze jours à peine , a
endommagé un pont (cf photos) pour rejoindre El Carmen où nous nous
installons dans le jardin tropical d'un petit hôtel tenu d'une main de
fer par Edith , seule commandant à bord.
A peine posés , nous investissons la piscine installée au milieu des
fleurs . C'est amusant de constater que les équipages français se
retrouvent tous dans l'eau alors que la totalité des suisses ont
investis les transats sous la tonnelle ! Curieuse façon de se rafraichir
, curieux sens du partage aussi !!
Ce soir Janette a fait préparer un petit repas par la taulière :
frites de manioc avec une sauce très relevée , du pollo et du riz , une
salade d'avocat et des beignets nageant dans un sirop de sucre de canne
. Il faut dire que la région est fortement influencée par la culture
africaine , beaucoup de membres de la population descendent d'esclaves
noirs venu travaillés dans les plantations de coton , nombreuses encore
dans le coin actuellement . Puis bien sûr nous avons droit à un petit
concert de musique africaine à base essentiellement de percussions.
Encore une journée bien remplie , propice à l'endormissement .
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