QUATRE VINGT DIXIEME JOUR ; LE 27 JANVIER 2018
Ce matin , pas question de trainer au lit car nous
avons un départ de l'hôtel prévu à 7h30 et d'autre part avec la journée
marathon d'hier j'ai beaucoup de retard au niveau du blog . Je m'y colle
dès que je suis descendu de la chambre . Dans le campement c'est le
calme plat ; on voit qu'aujourd'hui c'est relâche pour la plupart
d'entre nous , surtout côté français . Vers 6h30 je me décide à faire le
café tout en continuant la correction du blog . Puis comme il fait déjà
très chaud , nous prenons le petit déjeuner en terrasse face au désert
environnant . J'ai juste le temps de me préparer pour le survol des
fameuses Lignes de Nazca en avion et de boucler le blog avant de
retrouver les Suisses dans le hall de l'hôtel accompagné de Claire et
Roger , seuls français volontaires . Dominique a préféré déclarer
forfait tant elle a peur des vols en avionnette !
Nous partons à bord d'un minibus en direction de
l'aéroport installé juste à la sortie de la ville . Après la pesée , on
nous invite à régler les 30 solés de taxe d'aéroport pour pouvoir entrer
en salle d'embarquement . Comme il s'agit de Cesna 207 avec six places
passagers , on nous divise en deux groupes .Dès que le premier groupe a
quitté le plancher des vaches on nous invite à approcher de l'avion pour
recevoir quelques recommandations et pour réaliser les incontournables
photos de départ devant le zing . Puis il faut se glisser à bord et ce
n'est pas chose facile : Roger se retrouve devant moi avec un suisse à
côté de lui , moi j'hérite de son épouse et Claire investit la queue de
l'appareil . Une fois la ceinture bouclée et le casque sur les oreilles
, notre commandant de bord nous souhaite la bienvenue avant de mettre en
route et d'aller se positionner en bout de piste . Après quelques
minutes d'attente,il reçoit le feu vert de la tour de contrôle , et
voilà qu'il pousse à fond le moteur ; l'avion , sous l'effet de la
rotation de l'hélice semble fléchir les genoux , puis nous partons au
grand galop au milieu d'un vrombissement assourdissant . Il faut
attendre d'avoir dépassé la tour de contrôle pour commencer à sentir la
perte d'adhérence au sol du zing puis le décollage vrai . C'est alors
que le commandant de bord se retourne vers nous en dressant le pouce
droit vers le ciel tout en souriant et en lâchant un "OK" retentissant .
Parvenus au dessus du bout de piste , nous survolons de petites maisons
en pisés , sans étage , entourées d'un modeste jardin .
Une fois que nous avons pris un peu d'altitude, nous
obliquons sur la droite : le moteur semble peiner alors dans ke vent
,mais nous commençons à monter d'avantage . Nous survolons de vastes
étendues de sable clair et des massifs montagneux plus sombres ,
totalement pelés . Derrière ,on devine dans le lointain, une vallée
complétement verte où poussent des vergers et des champs de cactus
destinés à la production de figues de Barbarie . Tout à coup le copilote
lâche quelques borborygmes dans le casque ,et voilà que nous pivotons
brutalement sur la droite , l'aile de ce côté descendant à la verticale
. Heureusement que la ceinture ventrale m'empêche de tomber sur ma
voisine ! En fait nous descendons déjà voir la première figure du site
, la Baleine . Après avoir satisfait les passagers de droite , voilà que
maintenant c'est l'aile gauche qui descend à la verticale : et quelques
instants la représentation du cétacé nous saute aux yeux . Et vlan une
rafale de clichés dans la boite ! A peine avons-nous récupéré une
assiette normale , que nous replongeons latéralement pour découvrir
cette fois un ensemble de formes géométriques à base de trapèzes et de
triangles . Puis vient le tour de l'Astronaute ,qui lui, a la
spécificité d'être incliné sur le flanc d'une montagne un peu rougeâtre
. La taille de ces figures oscillent entre 35 et 230 mètres mais nous
avons du mal à nous en rendre compte du haut de nos 3000 pieds . Tracées
en plein désert , toutes ces figures ont longtemps fait couler beaucoup
de salive et beaucoup d'encre aussi .Alors qu'il parait relativement
évident que les indiens Nasca voulaient honorer leurs dieux par des
offrandes gigantesques que seuls les divinités pouvaient voir depuis le
ciel . Nous découvrons ensuite le Singe , le Chien , le Colibri
,l'Araignée ,le Condor , l'Alcatraz , le Pélican , les Mains et l'Arbre
. En une demi heure l'affaire est dans le sac ,les douze figures y sont
passés . C'est à la fois rapide par rapport au 90 dollars demandés et
aussi largement suffisant pour nos estomacs de voltigeurs néophytes . A
ce propos , nous nous en sortons bien car il y a trente cinq ans lorsque
nous avions fait le survol des Lignes de Nazca , nous étions à bord d'un
petit coucou , trois places , pilote compris ,qui tenait avec des bout
de fil de fer et qui n'avait plus de vitre latérale . En guise de
commandant nous avions un gamin de dix huit ans tout au plus , blond au
yeux bleus , très arien, qui aurait pu être le descendant d'un héros de
l'aviation allemande de la Seconde Guerre Mondiale .Complétement allumé
, il avait voulu nous épater en faisant des piquer spectaculaires à
grand renfort de vrombissements assourdissant du moteur . Ce qui m'avais
le plus inquiété à l'époque c'est que notre jauge était déjà dans le
rouge au moment du départ ! Pas étonnant que ce matin Dominique n'ait
pas voulu m'accompagner .
Comme cette affaire a été rondement mené d'un bout à
l'autre ,avec un décollage à 8h30 , un retour sur terre à 9h00 , nous
revenons au campement pour 9h30 et bien sûr Dominique , qui ne nous
attendait pas avant fin de matinée , est partie en course en compagnie
de Monique , de Jean Marc , de Michèle et surtout avec mes clefs et
celles de Roger dans le sac . Comme nous nous retrouvons devant une
porte fermer comme des couillons , je décide d'emprunter un maillot de
bain à Jean Marie et je profite de la piscine pendant une heure
tranquillement en dégustant un jus de papaye . Ce n'est que lorsque
Claire et Roger décident de me rejoindre que la fine équipe arrive
chargés comme des baudets ! Une fois les vivres rangées , nous nous
retrouvons tous à la piscine pour une baignade apéritive . Puis Roger
sort le barbecue et nous dressons la table sous les deux auvents réunis
avec Jean Marc et Monique venus nous rejoindre .
Malgré les 35 degrés établis , après le café ,chacun vaque à ses
occupations . Pendant que je blogge un peu et que je m'occupe des photos
des Lignes de Nazca , Dominique profite du temps sec pour rattraper son
retard de lessive . Ensuite vers 16h30 nous attaquons un sérieux
rangement de la soute , puis je m'occupe de la réparation du système de
fermeture du tiroir de la poubelle resté dans les mains de Dominique .
Une fois les deux chapitres de blog en retard envoyés avec la wifi de
l'hôtel , nous nous octroyons un plouf salvateur dans la piscine , juste
avant le briefing au cours duquel Janette commence à nous parler de
notre passage à Lima . Puis nous l'invitons à venir prendre un Pisco
Sour en notre compagnie au bar de l'hôtel . Puis nous rentrons finir la
soirée chacun chez soi .
avons un départ de l'hôtel prévu à 7h30 et d'autre part avec la journée
marathon d'hier j'ai beaucoup de retard au niveau du blog . Je m'y colle
dès que je suis descendu de la chambre . Dans le campement c'est le
calme plat ; on voit qu'aujourd'hui c'est relâche pour la plupart
d'entre nous , surtout côté français . Vers 6h30 je me décide à faire le
café tout en continuant la correction du blog . Puis comme il fait déjà
très chaud , nous prenons le petit déjeuner en terrasse face au désert
environnant . J'ai juste le temps de me préparer pour le survol des
fameuses Lignes de Nazca en avion et de boucler le blog avant de
retrouver les Suisses dans le hall de l'hôtel accompagné de Claire et
Roger , seuls français volontaires . Dominique a préféré déclarer
forfait tant elle a peur des vols en avionnette !
Nous partons à bord d'un minibus en direction de
l'aéroport installé juste à la sortie de la ville . Après la pesée , on
nous invite à régler les 30 solés de taxe d'aéroport pour pouvoir entrer
en salle d'embarquement . Comme il s'agit de Cesna 207 avec six places
passagers , on nous divise en deux groupes .Dès que le premier groupe a
quitté le plancher des vaches on nous invite à approcher de l'avion pour
recevoir quelques recommandations et pour réaliser les incontournables
photos de départ devant le zing . Puis il faut se glisser à bord et ce
n'est pas chose facile : Roger se retrouve devant moi avec un suisse à
côté de lui , moi j'hérite de son épouse et Claire investit la queue de
l'appareil . Une fois la ceinture bouclée et le casque sur les oreilles
, notre commandant de bord nous souhaite la bienvenue avant de mettre en
route et d'aller se positionner en bout de piste . Après quelques
minutes d'attente,il reçoit le feu vert de la tour de contrôle , et
voilà qu'il pousse à fond le moteur ; l'avion , sous l'effet de la
rotation de l'hélice semble fléchir les genoux , puis nous partons au
grand galop au milieu d'un vrombissement assourdissant . Il faut
attendre d'avoir dépassé la tour de contrôle pour commencer à sentir la
perte d'adhérence au sol du zing puis le décollage vrai . C'est alors
que le commandant de bord se retourne vers nous en dressant le pouce
droit vers le ciel tout en souriant et en lâchant un "OK" retentissant .
Parvenus au dessus du bout de piste , nous survolons de petites maisons
en pisés , sans étage , entourées d'un modeste jardin .
Une fois que nous avons pris un peu d'altitude, nous
obliquons sur la droite : le moteur semble peiner alors dans ke vent
,mais nous commençons à monter d'avantage . Nous survolons de vastes
étendues de sable clair et des massifs montagneux plus sombres ,
totalement pelés . Derrière ,on devine dans le lointain, une vallée
complétement verte où poussent des vergers et des champs de cactus
destinés à la production de figues de Barbarie . Tout à coup le copilote
lâche quelques borborygmes dans le casque ,et voilà que nous pivotons
brutalement sur la droite , l'aile de ce côté descendant à la verticale
. Heureusement que la ceinture ventrale m'empêche de tomber sur ma
voisine ! En fait nous descendons déjà voir la première figure du site
, la Baleine . Après avoir satisfait les passagers de droite , voilà que
maintenant c'est l'aile gauche qui descend à la verticale : et quelques
instants la représentation du cétacé nous saute aux yeux . Et vlan une
rafale de clichés dans la boite ! A peine avons-nous récupéré une
assiette normale , que nous replongeons latéralement pour découvrir
cette fois un ensemble de formes géométriques à base de trapèzes et de
triangles . Puis vient le tour de l'Astronaute ,qui lui, a la
spécificité d'être incliné sur le flanc d'une montagne un peu rougeâtre
. La taille de ces figures oscillent entre 35 et 230 mètres mais nous
avons du mal à nous en rendre compte du haut de nos 3000 pieds . Tracées
en plein désert , toutes ces figures ont longtemps fait couler beaucoup
de salive et beaucoup d'encre aussi .Alors qu'il parait relativement
évident que les indiens Nasca voulaient honorer leurs dieux par des
offrandes gigantesques que seuls les divinités pouvaient voir depuis le
ciel . Nous découvrons ensuite le Singe , le Chien , le Colibri
,l'Araignée ,le Condor , l'Alcatraz , le Pélican , les Mains et l'Arbre
. En une demi heure l'affaire est dans le sac ,les douze figures y sont
passés . C'est à la fois rapide par rapport au 90 dollars demandés et
aussi largement suffisant pour nos estomacs de voltigeurs néophytes . A
ce propos , nous nous en sortons bien car il y a trente cinq ans lorsque
nous avions fait le survol des Lignes de Nazca , nous étions à bord d'un
petit coucou , trois places , pilote compris ,qui tenait avec des bout
de fil de fer et qui n'avait plus de vitre latérale . En guise de
commandant nous avions un gamin de dix huit ans tout au plus , blond au
yeux bleus , très arien, qui aurait pu être le descendant d'un héros de
l'aviation allemande de la Seconde Guerre Mondiale .Complétement allumé
, il avait voulu nous épater en faisant des piquer spectaculaires à
grand renfort de vrombissements assourdissant du moteur . Ce qui m'avais
le plus inquiété à l'époque c'est que notre jauge était déjà dans le
rouge au moment du départ ! Pas étonnant que ce matin Dominique n'ait
pas voulu m'accompagner .
Comme cette affaire a été rondement mené d'un bout à
l'autre ,avec un décollage à 8h30 , un retour sur terre à 9h00 , nous
revenons au campement pour 9h30 et bien sûr Dominique , qui ne nous
attendait pas avant fin de matinée , est partie en course en compagnie
de Monique , de Jean Marc , de Michèle et surtout avec mes clefs et
celles de Roger dans le sac . Comme nous nous retrouvons devant une
porte fermer comme des couillons , je décide d'emprunter un maillot de
bain à Jean Marie et je profite de la piscine pendant une heure
tranquillement en dégustant un jus de papaye . Ce n'est que lorsque
Claire et Roger décident de me rejoindre que la fine équipe arrive
chargés comme des baudets ! Une fois les vivres rangées , nous nous
retrouvons tous à la piscine pour une baignade apéritive . Puis Roger
sort le barbecue et nous dressons la table sous les deux auvents réunis
avec Jean Marc et Monique venus nous rejoindre .
Malgré les 35 degrés établis , après le café ,chacun vaque à ses
occupations . Pendant que je blogge un peu et que je m'occupe des photos
des Lignes de Nazca , Dominique profite du temps sec pour rattraper son
retard de lessive . Ensuite vers 16h30 nous attaquons un sérieux
rangement de la soute , puis je m'occupe de la réparation du système de
fermeture du tiroir de la poubelle resté dans les mains de Dominique .
Une fois les deux chapitres de blog en retard envoyés avec la wifi de
l'hôtel , nous nous octroyons un plouf salvateur dans la piscine , juste
avant le briefing au cours duquel Janette commence à nous parler de
notre passage à Lima . Puis nous l'invitons à venir prendre un Pisco
Sour en notre compagnie au bar de l'hôtel . Puis nous rentrons finir la
soirée chacun chez soi .
félicitations pour les photos des lignes de nazca et la lecture du blog est toujours aussi "épatante"
RépondreSupprimerBravo pour ces merveilleux clichés et tous ces commentaires déjà 3 mois à bourlinguer
Supprimerbonne continuation
Haha sacrée maman ;-) bon vu l expérience d il y a 35 ans tu es pardonnée !
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