TRENTE NEUVIEME JOUR : LE 7 DECEMBRE 2017
Avec la fatigue de notre randonnée en montagne , cette nuit
nous dormons comme des bébés jusqu'à 6h00 du matin . Une vraie grasse
mat ! Malheureusement, le vent de Patagonie en a décidé autrement et
voilà qu'il se remettait à secouer le camping car comme un prunier, dès
l'aube ! Un fléau ce vent de Patagonie : il vous rentre en force par les
narines dès qu'on lui fait face , au point d'avoir les poumons gonfler à
bloc et de suffoquer ! Pas la peine d'essayer de comprendre ce qui se
dit autour de vous tant il bourdonne dans les oreilles . Il cingle les
yeux au point de les faire larmoyer ! C'est affreux ! Et il miaule dans
les aérateurs ! Et il hurle dès que les rafales rencontrent le moindre
obstacle sur son passage , ne serait-ce qu'un rétroviseur ! Et quand il
faut essayer d'ouvrir ou de fermer une porte , c'est un tour de force ,
mieux vaut s'y mettre à deux ! C'est Boulogne , au sommet des falaises ,
un jour de tempête et ceci en permanence ! Ca rend fou , on a la tête
farcie et je ne parle pas de la démarche ébrieuse , voir des vertiges
carrément pour les plus sensibles d'entre nous ! C'est l'horreur ! Aussi
nous quittons El Chalten sans remord , sauf celui de quitter nos deux
géants , le Cerro Torre et bien sûr le Fitz Roy , que nous allons saluer
une dernière fois du mirador installé au dessus de la station service .
Après ce dernier hommage , nous attaquons l'interminable
ligne droite de la Ruta 23 , de 90 km de longueur, pour rejoindre la
mythique Ruta 40 et tourner à gauche pour reprendre notre lente
progression vers le nord . Nous longeons le lac Viedma où dérivent de
nombreuses icebergs , beaucoup plus nombreuses d'ailleurs qu'il y a
deux jours , lors de notre arrivée à El Chalten , certainement du fait
du grand beau que nous y avons eu et du vent d'aujourd'hui qui les
poussent . Au fond , derrière nous ,nous voyons l'énorme masse de glace
bleutée, zébrée de crevasses, du Glacier Viedma d'où elles s'échappent .
Derrière la bande turquoise des eaux du lac , la Cordillère des Andes
alignent orgueilleusement ses sommets neigeux comme les piquets d'une
immense clôture ,ininterrompue ,et surtout infranchissable . Comme nous
avons le ven t dans le dos notre consommation n'est jamais tombait si
bas , nous battons notre record de sobriété , et de très loin ,avec 9,2
litres affichés au compteur ! C'est incroyable ! Et dire qu'avec le même
vent de Patagonie , lors de notre descente en Terre de Feu nous avons
connu le record inverse avec plus de 23 litres au cent kilomètres .
Dès que nous retrouvons la Ruta 40 , nous renouons avec la
monotonie de la pampa. J'en profite pour filer le manche à Dominique ,
histoire de m'avancer un peu dans la rédaction du blog . Nous ne tardons
pas à atteindre Très Lagos, distante de 30 km : ici on dirait qu'on va
traverser un village de western , que l' on est en Arizona , on ne
serait d'ailleurs pas surpris de croiser Clint Eastwood ou John Wayne à
cheval ,avec sa rue unique , bordée de maison basses , des rafales de
vent qui soulèvent la poussière , quelques vieillards assis avec leur
chien à côté d'eux qui nous regardent passer .A la sortie du village
nous obliquons à gauche et catastrophe nous ,nous mettons à prendre le
vent de travers , ce qui n'est pas du tout du goût de Dominique qui
finit par demander grâce suite à l'attaque répétée des rafales .
Résultat je suit obligé d'abandonner l'ordi pour reprendre le manche et
ce n'est pas de la tarte , je suis même obligé de me caler sur le 70
km/h pour ne pas sortir de la route . Puis très vite le macadam
disparait pour faire place à une piste caillouteuse et surtout
poussiéreuse à souhait . Je propose alors à Dominique de la déposer
quelque part avec l'appareil photo , de faire marche arrière et de
repartir en avant pour avoir des clichés du camping car aqu milieu du
nuage de poussière qu'il soulève . Malheureusement la violence du vent
ne permet pas à notre photographe commis d'office , de tenir debout et
encore moins de pointer le zoom dans la bonne direction . J'ai
d'ailleurs un mal de chien à récupérer le matériel photo et le personnel
aussi , qui râle aussitôt suite à un bain de poussière pas piqué des
hannetons , il faut l'admettre!
Nous longeons une série de tables rocheuses qui , couper au
couteau côté vallée , offre un ligne continue de falaises sur lesquels
on ne serait pas surpris de voir des signaux de fumée , voir même une
silhouette de cavalier se découper à contre-jour . Partout autour de
nous ce ne sont que des dunes dont les flancs sont parsemés de touffes
d'épineux éparses , des lits de rivière complétement asséchées , de
vastes étendues de terre mise à nue et craquelée à souhait . C'est le
domaine de la soif ! De temps en temps nous croisons une voiture que
nous repérons de loin par le nuage de poussière qui l'accompagne . Tout
à coup , à l'entrée d'une descente nous apercevons un petit animal qui
traverse à notre nez sans le moindre scrupule : comme il s'agit d'un
tatoue et que notre présence ne semble guère le perturber , il a droit
à une volée de clichés sous tous les angles possible . Quelques
centaines de mètres plus loin c'est une dizaine de nandous qui obstruent
le passage . Décidément cette piste est très fréquentée ! En core
quelques kilomètres et un superbe lac bleu turquoise apparait sur notre
gauche au beau milieu ce cette aridité .Comme il est midi ,nous décidons
de prendre la première piste qui y mène . C'est à ce moment que Mnique
et Jean Marc arrive juste derrière nous:" oh Pierre , tu trouves ça
normal de devoir payer pour aller au bord du lac? Mais c'est une
Estancia , c'est un chemin privé , c'est pour ça ! D'après le GPS il y
en a une autre plus loin ! Ok , on y va ,alors !"
nous dormons comme des bébés jusqu'à 6h00 du matin . Une vraie grasse
mat ! Malheureusement, le vent de Patagonie en a décidé autrement et
voilà qu'il se remettait à secouer le camping car comme un prunier, dès
l'aube ! Un fléau ce vent de Patagonie : il vous rentre en force par les
narines dès qu'on lui fait face , au point d'avoir les poumons gonfler à
bloc et de suffoquer ! Pas la peine d'essayer de comprendre ce qui se
dit autour de vous tant il bourdonne dans les oreilles . Il cingle les
yeux au point de les faire larmoyer ! C'est affreux ! Et il miaule dans
les aérateurs ! Et il hurle dès que les rafales rencontrent le moindre
obstacle sur son passage , ne serait-ce qu'un rétroviseur ! Et quand il
faut essayer d'ouvrir ou de fermer une porte , c'est un tour de force ,
mieux vaut s'y mettre à deux ! C'est Boulogne , au sommet des falaises ,
un jour de tempête et ceci en permanence ! Ca rend fou , on a la tête
farcie et je ne parle pas de la démarche ébrieuse , voir des vertiges
carrément pour les plus sensibles d'entre nous ! C'est l'horreur ! Aussi
nous quittons El Chalten sans remord , sauf celui de quitter nos deux
géants , le Cerro Torre et bien sûr le Fitz Roy , que nous allons saluer
une dernière fois du mirador installé au dessus de la station service .
Après ce dernier hommage , nous attaquons l'interminable
ligne droite de la Ruta 23 , de 90 km de longueur, pour rejoindre la
mythique Ruta 40 et tourner à gauche pour reprendre notre lente
progression vers le nord . Nous longeons le lac Viedma où dérivent de
nombreuses icebergs , beaucoup plus nombreuses d'ailleurs qu'il y a
deux jours , lors de notre arrivée à El Chalten , certainement du fait
du grand beau que nous y avons eu et du vent d'aujourd'hui qui les
poussent . Au fond , derrière nous ,nous voyons l'énorme masse de glace
bleutée, zébrée de crevasses, du Glacier Viedma d'où elles s'échappent .
Derrière la bande turquoise des eaux du lac , la Cordillère des Andes
alignent orgueilleusement ses sommets neigeux comme les piquets d'une
immense clôture ,ininterrompue ,et surtout infranchissable . Comme nous
avons le ven t dans le dos notre consommation n'est jamais tombait si
bas , nous battons notre record de sobriété , et de très loin ,avec 9,2
litres affichés au compteur ! C'est incroyable ! Et dire qu'avec le même
vent de Patagonie , lors de notre descente en Terre de Feu nous avons
connu le record inverse avec plus de 23 litres au cent kilomètres .
Dès que nous retrouvons la Ruta 40 , nous renouons avec la
monotonie de la pampa. J'en profite pour filer le manche à Dominique ,
histoire de m'avancer un peu dans la rédaction du blog . Nous ne tardons
pas à atteindre Très Lagos, distante de 30 km : ici on dirait qu'on va
traverser un village de western , que l' on est en Arizona , on ne
serait d'ailleurs pas surpris de croiser Clint Eastwood ou John Wayne à
cheval ,avec sa rue unique , bordée de maison basses , des rafales de
vent qui soulèvent la poussière , quelques vieillards assis avec leur
chien à côté d'eux qui nous regardent passer .A la sortie du village
nous obliquons à gauche et catastrophe nous ,nous mettons à prendre le
vent de travers , ce qui n'est pas du tout du goût de Dominique qui
finit par demander grâce suite à l'attaque répétée des rafales .
Résultat je suit obligé d'abandonner l'ordi pour reprendre le manche et
ce n'est pas de la tarte , je suis même obligé de me caler sur le 70
km/h pour ne pas sortir de la route . Puis très vite le macadam
disparait pour faire place à une piste caillouteuse et surtout
poussiéreuse à souhait . Je propose alors à Dominique de la déposer
quelque part avec l'appareil photo , de faire marche arrière et de
repartir en avant pour avoir des clichés du camping car aqu milieu du
nuage de poussière qu'il soulève . Malheureusement la violence du vent
ne permet pas à notre photographe commis d'office , de tenir debout et
encore moins de pointer le zoom dans la bonne direction . J'ai
d'ailleurs un mal de chien à récupérer le matériel photo et le personnel
aussi , qui râle aussitôt suite à un bain de poussière pas piqué des
hannetons , il faut l'admettre!
Nous longeons une série de tables rocheuses qui , couper au
couteau côté vallée , offre un ligne continue de falaises sur lesquels
on ne serait pas surpris de voir des signaux de fumée , voir même une
silhouette de cavalier se découper à contre-jour . Partout autour de
nous ce ne sont que des dunes dont les flancs sont parsemés de touffes
d'épineux éparses , des lits de rivière complétement asséchées , de
vastes étendues de terre mise à nue et craquelée à souhait . C'est le
domaine de la soif ! De temps en temps nous croisons une voiture que
nous repérons de loin par le nuage de poussière qui l'accompagne . Tout
à coup , à l'entrée d'une descente nous apercevons un petit animal qui
traverse à notre nez sans le moindre scrupule : comme il s'agit d'un
tatoue et que notre présence ne semble guère le perturber , il a droit
à une volée de clichés sous tous les angles possible . Quelques
centaines de mètres plus loin c'est une dizaine de nandous qui obstruent
le passage . Décidément cette piste est très fréquentée ! En core
quelques kilomètres et un superbe lac bleu turquoise apparait sur notre
gauche au beau milieu ce cette aridité .Comme il est midi ,nous décidons
de prendre la première piste qui y mène . C'est à ce moment que Mnique
et Jean Marc arrive juste derrière nous:" oh Pierre , tu trouves ça
normal de devoir payer pour aller au bord du lac? Mais c'est une
Estancia , c'est un chemin privé , c'est pour ça ! D'après le GPS il y
en a une autre plus loin ! Ok , on y va ,alors !"
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