TRENTE HUITIEME JOUR : LE 6 DECEMBRE 2017
Vroum ...Vroum ....! Des bruits de moteur retentissent un
peu partout , c'est incroyable ! Vroum ....Vroum ...! Ce matin une
bonne partie du campement est motivée pour se lever tôt , histoire
d'assister au lever de soleil sur le Fitz Roy , il faut dire que
l'enjeu est royal ! A 4h50 nous mettons en route pour faire 6 ou 7 km
sur la Ruta 23 afin de prendre un recul suffisant pour apprécier
pleinement le spectacle . Et c'est un spectacle... vraiment , qui
captive notre attention jusqu'à environs 6h00 du matin . Dès que nous
avons fait demi-tour pour faire face aux deux acteurs principaux le
Cerro Torré à gauche et le Fitz Roy à droite ,le ciel commence à rosir ,
d'abord très discrètement , formant juste un léger écran derrière nos
deux colosses de plus de 3000 mètres . Fière de sa supériorité de prés
de 400 m sur son voisin , le Fitz Roy arbore un cache-col de fins
nuages , pointant la tête juste par dessus . Un peu à droite , le ciel
commence à rosir également au dessus des sommets neigeux , avec en plus
le disque d'or quasiment complet de la lune par dessus . Je commence
une première rafale mais le froid me glace rapidement les mains , aussi
je rentre vite chercher refuge dans le camping car où Dominique a
commencé à préparer le café .
A peine quelques minutes s'écoulent avant qu'un coup d'oeil
furtif à la fenêtre me fasse précipiter dehors : la lumière rose
accrochant l'épaisseur des aiguilles voisines du Cerro Torré déclenche
aussitôt une nouvelle rafale de clichés . Un contrôle rapide sur écran
me réconforte , aussi je tente ma chance en sous exposant d'un
diaphragme : c'est pas mal non plus . Un coup dans le pare-brise me
ramène sur terre ; c'est Dominique qui s'inquiète de ma distraction .
Effectivement un rapide coup d'oeil me fait constater qu'il faut rester
vigilant : le rose attaque maintenant les pans neigeux qui descendent
des crêtes rocheuses un peu en dessous de la tête de nos deux ténors .
Une troisième rafale s'impose aussitôt . Avec le froid , mes doigts
commencent à s'engourdir , heureusement que Dominique ne tend un
gobelet de café par le fenêtre latérale que je caresse aussitôt pour me
réchauffer les extrémités . Malheureusement il faut que je le laisse
très vite de côté car cette fois , ça y est le spectacle commence
vraiment , la crête puis très rapidement la tête entière de nos deux
géantss s'embrassent : c'est magnifique ! L'index ne quitte plus le
déclencheur : couché , debout , avec zoom à fond , sans zoom ,avec sous
exposition , tout y passe et puis je recommence jusqu'à ce que la
lumière se mette à jaunir ! Ca reste superbe , certes , mais le
spectacle de l'aube naissante est fini , bien fini , il faudra attendre
demain , peut être pour avoir droit à une telle splendeur . Je peux
enfin finir mon café en discutant avec Isabelle et Gérard stationnés
juste derrière nous .
La tête encore pleine de rose , de jaune , d'orange , de
glaciers incandescents , de crêtes rocheuses toutes illuminées , nous
allons nous installer sur le parking au dessus de la station service
pour prendre le petit déjeuner, face à notre héros du jour bien que ce
soit son cadet qui ait tenu le devant de la scène la plus part du temps
. Avant de rentrer au camping nous décidons d'aller voir où se trouve
l'entrée du sentier de randonnée qui mène à la Laguna Capri : le panneau
nous confirme que celle-ci se situe à 4 km et non 7 comme me soutenait
Janette ; il est donc préférable nous ceux qui ont des difficultés à
marcher de partir d'ici comme je l'avais proposé contre vent et marée au
briefing d'hier soir . En rentrant au campement Claire et Roger nous
attendent déjà de pieds fermes armés de leur sac à dos . Jean Marc les
accompagne pour m'apporter les bâtons de marche que je lui avais demandé
. Le temps de préparer nos affaires de randonnée et voilà que nous
gagnons le parking installé au bas du "Sandero al Fitz Roy" .
Il est à peine 7h20 lorsque nous commençons à gravir un
étroit sentier qui part aussitôt à l'assaut de la montagne à travers
une forêt de feuillus à tronc énorme . La pente , assez raide nous
oblige à respecter de fréquents arrêts pour tenir le choc jusqu'à la
première crête où nous effectuons un arrêt photo étant donné le panorama
dégagé sur la vallée du rio qui descend du Lago Désertico et les monts
neigeux qui l'encadrent . Puis le sentier décrit une longue ligne droite
accrochée à flan de coteau , à découvert parmi les buissons d'épineux et
les touffes de genets , jusqu'au palier supérieur , où là nous
retrouvons la forêt ; ici beaucoup d'arbres sont fracassés ou carrément
arrachés . En y regardant de plus prêt on constate que leurs troncs sont
complétement creusés par des chancres . Beaucoup de bois mort s'empile
de part et d'autre du sentier qui se remet à grimper bon train jusqu'au
kilomètre 3 où nous commençons à voir la lumière du soleil entre les
branches .Le bruit sourd du bois qui éclate nous indique la présence
d'un pic-vert qui a enfilé son capuchon rouge sur la tête .Nous
traversons alors un haut plateau pour déboucher après deux heures de
marche ,face à un petit lac d'altitude , la Laguna Capri ,qui sert de
miroir au Fitz Roy et aux glaciers qui l'entourent : c'est superbe et
propice à la pause casse-croute , assis sur des rochers et des souches .
Une fois ragaillardis à coup de tranches de cake , je
décide de redescendre accompagné de Roger , car pour moi , quatre heures
de marche seront suffisantes pour mes genoux défectueux . Par contre
Claire et Dominique optent pour une petite prolongation , histoire de
suivre le lac un moment et de mieux découvrir les glaciers , avant de
pivoter à droite pour accéder à un mirador avant de prendre le chemin du
retour . Les trois premiers kilomètres de descente ne me pose pas trop
de problèmes , même si je fatigue un peu au point que Roger finit par me
prêter un de ses deux bâtons . En route nous croisons Michèle et Jean
Marie qui peine aussi avec ses genoux . Ils nous apprennent au passage
que notre Johnny national vient de décéder . Puis je tombe sur la petite
française rencontrée hier lors de notre ballade à pieds . Avant
d'attaquer le dernier kilomètre , très pentu celui-là , nous arrêtons un
peu au belvédère dont nous investissons le banc unique . Comme je le
craignais les derniers raidillons ont raison de mon arthrose des genoux
qui me fait jouir un maximum pendant une bonne demi-heure ! Mais quel
soulagement lorsque nous rejoignons le camping car vers 11h30 après 4
heures de marche , pour attendre nos chères épouses , un verre de vin
blanc argentin en main . Leur petite escapade supplémentaire leur
demande une bonne demi heure de rab malgré tout , mais sont enchantées
des vues sur les glaciers et de celles du mirador .
De retour au camping Roger sort le barbecue pendant que
nous dressons les tables en terrasse . Avec la fatigue , la chaleur du
soleil , le vin aussi , je m'endors sur mon fauteuil après le café . Il
faut dire aussi que nous sommes en route depuis 4h50 du matin et que
j'ai bien dérouillé pendant la descente ! Après une sieste de bébé comme
celle-la , une bonne douche s'impose d'autant que nous sommes couverts
de poussière. Monique et Jean Marc , partis avec Janette et le reste du
groupe ne rentrent que vers 16h00 après les 15 bornes de la randonnée
complète .
Fatigués par notre randonnée nous décidons d'aller manger
au resto à six ! Nous trouvons sur la rue principale un asado qui nous
propose de l'agneau grillé avec une papas fritas après nous avoir
préparé un pisco sour sans trop de pisco à mon goût , un vrai jus de
fruit !!
peu partout , c'est incroyable ! Vroum ....Vroum ...! Ce matin une
bonne partie du campement est motivée pour se lever tôt , histoire
d'assister au lever de soleil sur le Fitz Roy , il faut dire que
l'enjeu est royal ! A 4h50 nous mettons en route pour faire 6 ou 7 km
sur la Ruta 23 afin de prendre un recul suffisant pour apprécier
pleinement le spectacle . Et c'est un spectacle... vraiment , qui
captive notre attention jusqu'à environs 6h00 du matin . Dès que nous
avons fait demi-tour pour faire face aux deux acteurs principaux le
Cerro Torré à gauche et le Fitz Roy à droite ,le ciel commence à rosir ,
d'abord très discrètement , formant juste un léger écran derrière nos
deux colosses de plus de 3000 mètres . Fière de sa supériorité de prés
de 400 m sur son voisin , le Fitz Roy arbore un cache-col de fins
nuages , pointant la tête juste par dessus . Un peu à droite , le ciel
commence à rosir également au dessus des sommets neigeux , avec en plus
le disque d'or quasiment complet de la lune par dessus . Je commence
une première rafale mais le froid me glace rapidement les mains , aussi
je rentre vite chercher refuge dans le camping car où Dominique a
commencé à préparer le café .
A peine quelques minutes s'écoulent avant qu'un coup d'oeil
furtif à la fenêtre me fasse précipiter dehors : la lumière rose
accrochant l'épaisseur des aiguilles voisines du Cerro Torré déclenche
aussitôt une nouvelle rafale de clichés . Un contrôle rapide sur écran
me réconforte , aussi je tente ma chance en sous exposant d'un
diaphragme : c'est pas mal non plus . Un coup dans le pare-brise me
ramène sur terre ; c'est Dominique qui s'inquiète de ma distraction .
Effectivement un rapide coup d'oeil me fait constater qu'il faut rester
vigilant : le rose attaque maintenant les pans neigeux qui descendent
des crêtes rocheuses un peu en dessous de la tête de nos deux ténors .
Une troisième rafale s'impose aussitôt . Avec le froid , mes doigts
commencent à s'engourdir , heureusement que Dominique ne tend un
gobelet de café par le fenêtre latérale que je caresse aussitôt pour me
réchauffer les extrémités . Malheureusement il faut que je le laisse
très vite de côté car cette fois , ça y est le spectacle commence
vraiment , la crête puis très rapidement la tête entière de nos deux
géantss s'embrassent : c'est magnifique ! L'index ne quitte plus le
déclencheur : couché , debout , avec zoom à fond , sans zoom ,avec sous
exposition , tout y passe et puis je recommence jusqu'à ce que la
lumière se mette à jaunir ! Ca reste superbe , certes , mais le
spectacle de l'aube naissante est fini , bien fini , il faudra attendre
demain , peut être pour avoir droit à une telle splendeur . Je peux
enfin finir mon café en discutant avec Isabelle et Gérard stationnés
juste derrière nous .
La tête encore pleine de rose , de jaune , d'orange , de
glaciers incandescents , de crêtes rocheuses toutes illuminées , nous
allons nous installer sur le parking au dessus de la station service
pour prendre le petit déjeuner, face à notre héros du jour bien que ce
soit son cadet qui ait tenu le devant de la scène la plus part du temps
. Avant de rentrer au camping nous décidons d'aller voir où se trouve
l'entrée du sentier de randonnée qui mène à la Laguna Capri : le panneau
nous confirme que celle-ci se situe à 4 km et non 7 comme me soutenait
Janette ; il est donc préférable nous ceux qui ont des difficultés à
marcher de partir d'ici comme je l'avais proposé contre vent et marée au
briefing d'hier soir . En rentrant au campement Claire et Roger nous
attendent déjà de pieds fermes armés de leur sac à dos . Jean Marc les
accompagne pour m'apporter les bâtons de marche que je lui avais demandé
. Le temps de préparer nos affaires de randonnée et voilà que nous
gagnons le parking installé au bas du "Sandero al Fitz Roy" .
Il est à peine 7h20 lorsque nous commençons à gravir un
étroit sentier qui part aussitôt à l'assaut de la montagne à travers
une forêt de feuillus à tronc énorme . La pente , assez raide nous
oblige à respecter de fréquents arrêts pour tenir le choc jusqu'à la
première crête où nous effectuons un arrêt photo étant donné le panorama
dégagé sur la vallée du rio qui descend du Lago Désertico et les monts
neigeux qui l'encadrent . Puis le sentier décrit une longue ligne droite
accrochée à flan de coteau , à découvert parmi les buissons d'épineux et
les touffes de genets , jusqu'au palier supérieur , où là nous
retrouvons la forêt ; ici beaucoup d'arbres sont fracassés ou carrément
arrachés . En y regardant de plus prêt on constate que leurs troncs sont
complétement creusés par des chancres . Beaucoup de bois mort s'empile
de part et d'autre du sentier qui se remet à grimper bon train jusqu'au
kilomètre 3 où nous commençons à voir la lumière du soleil entre les
branches .Le bruit sourd du bois qui éclate nous indique la présence
d'un pic-vert qui a enfilé son capuchon rouge sur la tête .Nous
traversons alors un haut plateau pour déboucher après deux heures de
marche ,face à un petit lac d'altitude , la Laguna Capri ,qui sert de
miroir au Fitz Roy et aux glaciers qui l'entourent : c'est superbe et
propice à la pause casse-croute , assis sur des rochers et des souches .
Une fois ragaillardis à coup de tranches de cake , je
décide de redescendre accompagné de Roger , car pour moi , quatre heures
de marche seront suffisantes pour mes genoux défectueux . Par contre
Claire et Dominique optent pour une petite prolongation , histoire de
suivre le lac un moment et de mieux découvrir les glaciers , avant de
pivoter à droite pour accéder à un mirador avant de prendre le chemin du
retour . Les trois premiers kilomètres de descente ne me pose pas trop
de problèmes , même si je fatigue un peu au point que Roger finit par me
prêter un de ses deux bâtons . En route nous croisons Michèle et Jean
Marie qui peine aussi avec ses genoux . Ils nous apprennent au passage
que notre Johnny national vient de décéder . Puis je tombe sur la petite
française rencontrée hier lors de notre ballade à pieds . Avant
d'attaquer le dernier kilomètre , très pentu celui-là , nous arrêtons un
peu au belvédère dont nous investissons le banc unique . Comme je le
craignais les derniers raidillons ont raison de mon arthrose des genoux
qui me fait jouir un maximum pendant une bonne demi-heure ! Mais quel
soulagement lorsque nous rejoignons le camping car vers 11h30 après 4
heures de marche , pour attendre nos chères épouses , un verre de vin
blanc argentin en main . Leur petite escapade supplémentaire leur
demande une bonne demi heure de rab malgré tout , mais sont enchantées
des vues sur les glaciers et de celles du mirador .
De retour au camping Roger sort le barbecue pendant que
nous dressons les tables en terrasse . Avec la fatigue , la chaleur du
soleil , le vin aussi , je m'endors sur mon fauteuil après le café . Il
faut dire aussi que nous sommes en route depuis 4h50 du matin et que
j'ai bien dérouillé pendant la descente ! Après une sieste de bébé comme
celle-la , une bonne douche s'impose d'autant que nous sommes couverts
de poussière. Monique et Jean Marc , partis avec Janette et le reste du
groupe ne rentrent que vers 16h00 après les 15 bornes de la randonnée
complète .
Fatigués par notre randonnée nous décidons d'aller manger
au resto à six ! Nous trouvons sur la rue principale un asado qui nous
propose de l'agneau grillé avec une papas fritas après nous avoir
préparé un pisco sour sans trop de pisco à mon goût , un vrai jus de
fruit !!
les photos sont superbes
RépondreSupprimerJolie lumière du matin! Je vois que tu maîtrises pleinement la "bête! "
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