TRENTE DEUXIEME JOUR : LE 30 NOVEMBRE 2017
On continue dans le registre "nuit calme" et on ne s'en
plaint pas , même si sur le coup de 4h00 il y a eu quelques rafales
selon Jean Marc ; il parait que Janette a quitté le campement à cette
heure là pour aller voir le lever de soleil, je ne sais trop où ! Moi ,
de mon côté , je tente une sortie à 5h30 mais le ciel grisâtre et la
brouillasse accrochée sur les sommets neigeux en face de chez nous ont
vite fait de me pousser à rentrer au chaud préparer le petit déjeuner .
Puis je finalise le blog car hier soir je n'ai pas eu assez de courage
pour boucler l'affaire . Ensuite je reporte l'appareil photo de Claire
que Roger a oublié chez nous lorsqu'il est venu prendre le café , mais
avant je charge une photo de notre chère Janette toute souriante ,dans
sa carte mémoire :" ben alors Roger , t'es un sacré coquin , tu prends
des photos de notre guide maintenant! " Et aussitôt Claire de tendre
l'oreille: "c'est quoi ça , Roger ! Ah oui , je comprends , c'est un
coup de Pierre... ! T'es pour la paix des ménages ,toi au moins!" Puis
en prenant le café nous essayons d'analyser la situation car au
programme nous avions décidé d'aller au glacier Grey mais la météo
d'aujourd'hui n'est guère engageante . On décide d'attendre l'évolution
de la situation avant de prendre une décision . J'en profite pour
m'occuper du paquet de photos que nous avons tiré hier .
Comme vers 8h30 le rideau de brouillasse commence à se
dissiper , nous mettons le cap sur le Lago Grey . Jean Marc nous a
devancé d' un bon quart d'heure et Roger nous suit de peu . Nous prenons
la route de l'entrée sud du parc en longeant le lac Péhoé . De la piste
nous avons une vue en enfilade des différentes portions du lac , offrant
une succession de nuances de bleus turquoises très sympathique ,dommage
que la lumière ne soit pas très favorable . Une fois parvenus à
l'extrémité de Péhoé , nous franchissons un pont qui enjambe le torrent
issu du lac . Nous prenons ensuite une petite piste sur la droite en
très mauvaise état que nous suivons sur 17 km pour atteindre l'extrémité
du Lago Grey . En arrivant je me rend compte que nous sommes crevés de
l'arrière droit : par chance c'est la roue extérieure qui est touchée .
Nous décidons de faire la randonnée avant de s'occuper de ça .
Il faut d'abord franchir un large torrent sur un pont
suspendu branlant limité à six personnes . Un exercice que Dominique
n'apprécie guère d'autant que celui-ci balance beaucoup .Puis nous
traversons un petit bois où bon nombre d'arbres ont été abattus à cause
de chancres qui les dévorent de l'intérieur . Dommage, car il s'agit de
gros arbres en forme de chandelier . Le sentier descend en suite sur une
immense plage de galets et de graviers où il est difficile de marcher
tant on s' y enfonce . Mais nous sommes motivés car nous commençons à
voir de gros blocs de glace bleutée fraichement détachés du glacier qui
ont dérivés jusqu'ici , poussés par le vent , comme de véritables
icebergs échappés de la banquise . C'est amusant de voir les formes
biscornues qu'ils prennent en fondant . Parvenus sur l'autre rive du
lac , nous commençons à voir le Glacier Grey , immense et plat comme la
Mer de Glace à Chamonix , là-bas tout au fond à une quinzaine de
kilomètres . D'après les panneaux indicateurs il ferait 30 km carrés et
avancerait de 4 a 5 mètres par an . L'eau bleue verte du lac , un peu
laiteuse ne dépasserait pas 2 à 5 degrés . Nous grimpons maintenant en
suivant un petit sentier assez escarpé sur la rive droite, montagneuse,
pour s'approcher le plus possible du front du glacier . Après une heure
de marche , nous atteignons un mirador d'observation, installé au milieu
d' un magnifique bouquet d'arbustes couverts de fleurs rouge vif . Là ,
nous attendons le bon vouloir des nuages qui empêchent les rayons du
soleil d'éclairer le glacier et de le faire bleuir surtout ,pour les
photos . Malgré une heure de patience en plein vent glacé ,nous ne
parvenons qu'à faire quelques clichés médiocres .
Vers 11h30 ,nous décidons à contre coeur de battre en
retraite ,et de ce fait , le chemin de retour nous parait bien long ,
surtout la traversée de la plage de galets qui nous abime les genoux de
surcroît. De retour au camping car , nous nous attelons au démontage de
la roue crevée avec l'aide de Roger et Claire . Ce n'est pas drôle à
cause de la couche de poussière qui couvre tous les éléments du camping
car . Puis nous nous retapons en goûtant un vin blanc argentin assez
sympathique . Comme il est déjà 13h00 ,nous décidons de manger sur le
parking avant d'aller prendre un café à l'hôtel , histoire de bénéficier
de la wifi : pour finir rien ne passe ,même la facture me reste sur
l'estomac avec 15 400 pesos pour 4 expressos, soit un peu plus de 20
euros !!
Sur la route du retour, nous prenons à bord 3 jeunes
auto-stoppeurs qui rentrent au même campement que nous . Nous profitons
d'être sortis avec le camping car pour faire le plein d'eau avant de
nous ré-installer à notre place de la veille . Pour Roger, c'est plus
compliqué car d'autres camping-caristes parasites viennent s'intercaler
dans notre groupe sans y avoir été convié: résultat je suis obligé de me
déplacer pour qu'il puisse avoir suffisamment de place vitale et surtout
profiter de la vue imprenable !
Comme prévu à 19h00 tous le monde se retrouve pour
l'apéro- grillade en plein air sous un soleil resplendissant mais un
petit vent frais . Après avoir réglé quelques problèmes administratifs ,
Janette se joint à nous pour le pot de l'amitié : je lui fais goûter un
kir au cassis argentin pour la circonstance . En tant que végétarienne
elle décline notre invitation pour le barbecue mais elle ne tarde pas à
nous rejoindre lorsqu'elle constate qu'un couple de rapaces partage
notre repas . Elle lance même son drone pour mieux cerner l'événement .
Nous terminons à 21h30 avec le café de Roger et le génépi de Michèle et
Jean Marie . Pendant que Dominique tente de se réchauffer sous la
couette car nous avons pris un sérieux coup de froid avec le pique nique
en terrasse ,de mon côté , j'essaie tant bien que mal de terminer le
blog, interrompu encore et toujours par quelques intermèdes photos du
soleil couchant qui offre un spectacle magnifique sur le lac et les
monts neigeux juste devant le camping-car . Un sacré campement de rêve
encore une fois ! Merci Janette !
plaint pas , même si sur le coup de 4h00 il y a eu quelques rafales
selon Jean Marc ; il parait que Janette a quitté le campement à cette
heure là pour aller voir le lever de soleil, je ne sais trop où ! Moi ,
de mon côté , je tente une sortie à 5h30 mais le ciel grisâtre et la
brouillasse accrochée sur les sommets neigeux en face de chez nous ont
vite fait de me pousser à rentrer au chaud préparer le petit déjeuner .
Puis je finalise le blog car hier soir je n'ai pas eu assez de courage
pour boucler l'affaire . Ensuite je reporte l'appareil photo de Claire
que Roger a oublié chez nous lorsqu'il est venu prendre le café , mais
avant je charge une photo de notre chère Janette toute souriante ,dans
sa carte mémoire :" ben alors Roger , t'es un sacré coquin , tu prends
des photos de notre guide maintenant! " Et aussitôt Claire de tendre
l'oreille: "c'est quoi ça , Roger ! Ah oui , je comprends , c'est un
coup de Pierre... ! T'es pour la paix des ménages ,toi au moins!" Puis
en prenant le café nous essayons d'analyser la situation car au
programme nous avions décidé d'aller au glacier Grey mais la météo
d'aujourd'hui n'est guère engageante . On décide d'attendre l'évolution
de la situation avant de prendre une décision . J'en profite pour
m'occuper du paquet de photos que nous avons tiré hier .
Comme vers 8h30 le rideau de brouillasse commence à se
dissiper , nous mettons le cap sur le Lago Grey . Jean Marc nous a
devancé d' un bon quart d'heure et Roger nous suit de peu . Nous prenons
la route de l'entrée sud du parc en longeant le lac Péhoé . De la piste
nous avons une vue en enfilade des différentes portions du lac , offrant
une succession de nuances de bleus turquoises très sympathique ,dommage
que la lumière ne soit pas très favorable . Une fois parvenus à
l'extrémité de Péhoé , nous franchissons un pont qui enjambe le torrent
issu du lac . Nous prenons ensuite une petite piste sur la droite en
très mauvaise état que nous suivons sur 17 km pour atteindre l'extrémité
du Lago Grey . En arrivant je me rend compte que nous sommes crevés de
l'arrière droit : par chance c'est la roue extérieure qui est touchée .
Nous décidons de faire la randonnée avant de s'occuper de ça .
Il faut d'abord franchir un large torrent sur un pont
suspendu branlant limité à six personnes . Un exercice que Dominique
n'apprécie guère d'autant que celui-ci balance beaucoup .Puis nous
traversons un petit bois où bon nombre d'arbres ont été abattus à cause
de chancres qui les dévorent de l'intérieur . Dommage, car il s'agit de
gros arbres en forme de chandelier . Le sentier descend en suite sur une
immense plage de galets et de graviers où il est difficile de marcher
tant on s' y enfonce . Mais nous sommes motivés car nous commençons à
voir de gros blocs de glace bleutée fraichement détachés du glacier qui
ont dérivés jusqu'ici , poussés par le vent , comme de véritables
icebergs échappés de la banquise . C'est amusant de voir les formes
biscornues qu'ils prennent en fondant . Parvenus sur l'autre rive du
lac , nous commençons à voir le Glacier Grey , immense et plat comme la
Mer de Glace à Chamonix , là-bas tout au fond à une quinzaine de
kilomètres . D'après les panneaux indicateurs il ferait 30 km carrés et
avancerait de 4 a 5 mètres par an . L'eau bleue verte du lac , un peu
laiteuse ne dépasserait pas 2 à 5 degrés . Nous grimpons maintenant en
suivant un petit sentier assez escarpé sur la rive droite, montagneuse,
pour s'approcher le plus possible du front du glacier . Après une heure
de marche , nous atteignons un mirador d'observation, installé au milieu
d' un magnifique bouquet d'arbustes couverts de fleurs rouge vif . Là ,
nous attendons le bon vouloir des nuages qui empêchent les rayons du
soleil d'éclairer le glacier et de le faire bleuir surtout ,pour les
photos . Malgré une heure de patience en plein vent glacé ,nous ne
parvenons qu'à faire quelques clichés médiocres .
Vers 11h30 ,nous décidons à contre coeur de battre en
retraite ,et de ce fait , le chemin de retour nous parait bien long ,
surtout la traversée de la plage de galets qui nous abime les genoux de
surcroît. De retour au camping car , nous nous attelons au démontage de
la roue crevée avec l'aide de Roger et Claire . Ce n'est pas drôle à
cause de la couche de poussière qui couvre tous les éléments du camping
car . Puis nous nous retapons en goûtant un vin blanc argentin assez
sympathique . Comme il est déjà 13h00 ,nous décidons de manger sur le
parking avant d'aller prendre un café à l'hôtel , histoire de bénéficier
de la wifi : pour finir rien ne passe ,même la facture me reste sur
l'estomac avec 15 400 pesos pour 4 expressos, soit un peu plus de 20
euros !!
Sur la route du retour, nous prenons à bord 3 jeunes
auto-stoppeurs qui rentrent au même campement que nous . Nous profitons
d'être sortis avec le camping car pour faire le plein d'eau avant de
nous ré-installer à notre place de la veille . Pour Roger, c'est plus
compliqué car d'autres camping-caristes parasites viennent s'intercaler
dans notre groupe sans y avoir été convié: résultat je suis obligé de me
déplacer pour qu'il puisse avoir suffisamment de place vitale et surtout
profiter de la vue imprenable !
Comme prévu à 19h00 tous le monde se retrouve pour
l'apéro- grillade en plein air sous un soleil resplendissant mais un
petit vent frais . Après avoir réglé quelques problèmes administratifs ,
Janette se joint à nous pour le pot de l'amitié : je lui fais goûter un
kir au cassis argentin pour la circonstance . En tant que végétarienne
elle décline notre invitation pour le barbecue mais elle ne tarde pas à
nous rejoindre lorsqu'elle constate qu'un couple de rapaces partage
notre repas . Elle lance même son drone pour mieux cerner l'événement .
Nous terminons à 21h30 avec le café de Roger et le génépi de Michèle et
Jean Marie . Pendant que Dominique tente de se réchauffer sous la
couette car nous avons pris un sérieux coup de froid avec le pique nique
en terrasse ,de mon côté , j'essaie tant bien que mal de terminer le
blog, interrompu encore et toujours par quelques intermèdes photos du
soleil couchant qui offre un spectacle magnifique sur le lac et les
monts neigeux juste devant le camping-car . Un sacré campement de rêve
encore une fois ! Merci Janette !
Des photos magnifiques ! Merci de nous faire partager ces sites remarquables ! Tout cela nous rappelle un peu un mélange de la Norvège et de Grand Téton N.P. pour les montagnes ! Profitez en bien !
RépondreSupprimerC est vrt magnifique...a en couper le souffle même si le froid ne donne pas envie de troquer notre grisaille. J imagine ta tête papa 20 balles les 4 cafés haha c est des prix parisiens ça!
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