QUARANTE TROISIEME JOUR : LE 11 DECEMBRE 2017
Ce matin c'est l'effervescence à bord car nous avons une
superbe étape au programme .Avec près de 400 bornes dont 80 de pistes ,
ce n'est pas le quart d'heure de faire la grasse mat ! D'ailleurs à 5h30
je suis déjà dehors entrain de faire quelques clichés de la rivière qui
est littéralement incandescente sous l'effet de la lumière de l'aube .
Et je ne parle pas de la chevelure des saules pleureur qui prennent des
reflets dorés en descendant jusqu'à la surface de l'eau . Vraiment un
superbe coin ce camping de Gobernaqdor Costa .Dommage que l'équipement
n'est pas à la hauteur du décor . Comme à 6h30 le petit dej est avalé
et la toilette faite , nous décollons aussitôt après avoir salué au
passage Jean Marc Claire et Roger . Nous fonçons directement à la
station service Axiom ,située à l'entrée du village pour faire le plein
de gasoil avant la piste et aussi pour essayer d'envoyer le quarante
deuxième chapitre du blog qui est double .Heureusement ,nous tombons
sur une wifi de compétition qui nous transmet le paquet (42 photos) en
moins d'une minute ! Un record et en plus depuis un trou à rat !
Résultat , nous pouvons attaquer l'étape dès 7h00 du matin
. Il faut retraverser le village en sens inverse pour retrouver la
pampa ,mais qui cède très vite le pas à un paysage beaucoup plus
sympathique :nous remontons une large vallée à fond plat , de type
glacière où coule le rio ou plutôt l'arroyo (c'est le modèle en
dessous) Cuche qui alimente des chapelets de marais . Toute cette
humidité donne une profusion de pâtures où s'en donne à coeur-joie des
troupeaux de moutons et même de vaches .Comme chez nous, la rivière
bénéficie de l'ombrage d'un cortège ininterrompu de saules têtards
géants . Ce débordement de chlorophylle choque d'autant plus que les
monts qui encadrent la vallée, ressemblent à de véritables dunes de
sable sur lesquelles parviennent à peine à pousser quelques touffes
d'épineux . Un contraste vraiment ahurissant qui se poursuit sur des
dizaines de kilomètres . L'absence de vent et les interminables lignes
droites nous permettent de maintenir une moyenne de 85 km/h tout en ne
consommant que 14,5 litres au cent . Il faut quand même ménager
quelques arrêts pour les photos et aussi pour s'occuper des vidanges ,
eaux grises et toilettes , au cours desquelles je me fais remarquer, en
partant dans le contrebas, la tête la première avec la cassette dans les
mains . Encore une blague de mon genou droit qui s'amuse à lâcher sans
prévenir , l'animal !
Après une bonne centaine de bornes , nous pivotons vers
l'Ouest pour notre plus grand bonheur : nous piquons droit vers la
Cordillère des Andes toute blanche à cet endroit . Et bien sûr , au fur
et à mesure que nous approchons , le rythme des arrêts photos s'accélère
. On commence même à voir de la pub pour le ski et quand nous atteignons
Esquel au bout de 180 kilomètres c'est carrément un bonhomme de neige
qui nous accueille (en plastique , on est en été ici ! Ce n'est pas
comme en France où vous êtes sous la neige !!) . Il s'agit d'une ville
écolo d'après Janette et , tout de suite , le ton est donné dès
l'entrée avec "non à l'énergie atomique" , "non aux mines",... Et
forcément , en traversant l'agglomération de part en part , nous voyons
une profusion d'espaces verts , de jardins de jeux pour les enfants et
de pistes pour le jogging . A la sortie , après quelques kilomètres nous
abandonnons la Ruta 259 pour prendre à droite la ruta 71 qui mène
directement au Parc National de Los Alerces . Très vite la route grimpe
parmi des champs de lupins sauvages de toutes les couleurs qui offrent
un premier plan formidable pour prendre en photo la rangée de monts
neigeux qui barrent l'horizon . En descendant sur l'autre versant de
l'espèce de petit col que nous venons de franchir , il y a en plus , de
magnifiques petits lacs dans lesquels se reflètent les sommets tout
bancs de neiges . Maintenant c'est une profusion de genets bordant la
route qui nous accompagne jusque l'entrée du Parc Los Alerces où pour
finir personne ne nous réclame quoi que ce soit pour continuer notre
chemin . A partir d'ici , nous ne savons plus où donner de la tête : le
jaune des genêts , toutes les nuances de mauve et violet des lupins ,le
vert des forêts , le blanc immaculé de la neige des sommets , les ocres
et les bruns des rochers , rien ne manque à la palette qui se réfléchit
dans le miroirs des lacs qui s'offrent à nous . Nous n'arrivons plus à
avancer . C'est à ce moment là que nous retrouvons Monique et Jean Marc
qui nous avaient donner rendez vous à l'entrée de la piste , histoire de
sécuriser notre périple . Pendant que nous prenons le café Claire et
Roger , que nous croyons loin devant arrivent sur le parking . Ils se
sont attardés pour faire des courses à Esquel .
A peine avons nous fait quelques kilomètres sur la piste
qu'il faut emprunter un passage à gué . Puis commence un bain de
poussière affreux ,au point de ne plus voir le véhicule de devant ,qui
va nous suivre une bonne partie de la journée étant donné que la piste
est assez fréquentée .Nous longeons plusieurs lacs très allongés avant
de nous arrêter au milieu des 80 bornes de piste dans une clairière pour
aller faire une ballade à pieds de 2 heures , histoire de voir des
arbres de plus de 50 mètres de haut , qui peuvent atteindre 2 mètres de
diamètres et qui parait-il seraient deux fois millénaires ! Enfermés sur
une petite île sur le Lago Menendez où nous accédons par un pont
suspendu ,ils ont certainement été épargnés des prédateurs ; notre
mini-trekking permet aussi de nous approcher de trois petits glaciers
aux reflets bleutés avant de revenir sur nos pas en suivant la côte, de
l'autre côté de l'île et nous terminons par l'ascension à un mirador
d'où nous avons une vue générale des lieux .
De retour au parking vers 14h00 , Claire et Roger partent
pour aller déjeuner au bord du lac . De notre côté , nous préférons
rester tranquillement dans la clairière à l'ombre de grands arbres car
il fait presque 30 degrés maintenant . Monique et Jean Marc font de même
. Deux véhicules suisses seulement pointent le nez : les huit autres
équipages ont préférés prendre la Ruta 40 alors que chez les Français
100 % ont pris la piste . Résultat, nous invitons Suzy et son copain ,
des helvétiques en pick-up ,à venir prendre le café chez nous en
compagnie de Jean Marc et Monique .
L'après midi nous terminons les deux heures de pistes
restantes , en multipliant les arrêts photos au milieu des lupins ,puis
je file le volant à Dominique dès que nous retrouvons le macadam pour
pouvoir blogger un peu . Aussi, nous arrivons au camping vers 17h30 où
nous sommes accueillis par un couple d'ibis : la femelle , avec ses
collants rouges n'arrête pas de râler , c'est un peu complet chez nous ,
les humains !! Dominique n'est pas du tout de mon avis et prétend que
c'est le mâle qui porterait les collants , elle se croit dans dans" la
cage au folle" ma parole ! Et nous sommes tout juste prêts pour le
briefing de 18 h00 qui dure plus d'une heure . Ensuite Janette veut
s'occuper de notre problème mécanique car le voyant lumineux de notre
tableau de bord est réapparu ce matin . Avec sa valise diagnostic elle
détermine que c'est la panne 107 qui correspond à un problème de
pression d'air . Du coup j'ai l'idée de vérifier les deux branchements
électriques que nous avions débranchés pour nettoyer le filtre à air
avec Roger il y a deux jours . Effectivement l'un d'eux ne tient pas :
j'ai alors l'idée de mettre un colson pour le maintenir en place ; mon
voisin suisse , François m'en procure deux que je croise pour que ce
soit solide ; et quand Janette contrôle à nouveau avec sa machine, la
panne a disparu ! C'est super ! Je n'en reviens pas d'avoir résolu un
problème mécanico-electronique seul ! Comme tous ces contre-temps nous
ont mené assez tard dans la soirée , nous mangeons vite fait au camping
car avant de s'atteler au transfert des photos et au blog !
superbe étape au programme .Avec près de 400 bornes dont 80 de pistes ,
ce n'est pas le quart d'heure de faire la grasse mat ! D'ailleurs à 5h30
je suis déjà dehors entrain de faire quelques clichés de la rivière qui
est littéralement incandescente sous l'effet de la lumière de l'aube .
Et je ne parle pas de la chevelure des saules pleureur qui prennent des
reflets dorés en descendant jusqu'à la surface de l'eau . Vraiment un
superbe coin ce camping de Gobernaqdor Costa .Dommage que l'équipement
n'est pas à la hauteur du décor . Comme à 6h30 le petit dej est avalé
et la toilette faite , nous décollons aussitôt après avoir salué au
passage Jean Marc Claire et Roger . Nous fonçons directement à la
station service Axiom ,située à l'entrée du village pour faire le plein
de gasoil avant la piste et aussi pour essayer d'envoyer le quarante
deuxième chapitre du blog qui est double .Heureusement ,nous tombons
sur une wifi de compétition qui nous transmet le paquet (42 photos) en
moins d'une minute ! Un record et en plus depuis un trou à rat !
Résultat , nous pouvons attaquer l'étape dès 7h00 du matin
. Il faut retraverser le village en sens inverse pour retrouver la
pampa ,mais qui cède très vite le pas à un paysage beaucoup plus
sympathique :nous remontons une large vallée à fond plat , de type
glacière où coule le rio ou plutôt l'arroyo (c'est le modèle en
dessous) Cuche qui alimente des chapelets de marais . Toute cette
humidité donne une profusion de pâtures où s'en donne à coeur-joie des
troupeaux de moutons et même de vaches .Comme chez nous, la rivière
bénéficie de l'ombrage d'un cortège ininterrompu de saules têtards
géants . Ce débordement de chlorophylle choque d'autant plus que les
monts qui encadrent la vallée, ressemblent à de véritables dunes de
sable sur lesquelles parviennent à peine à pousser quelques touffes
d'épineux . Un contraste vraiment ahurissant qui se poursuit sur des
dizaines de kilomètres . L'absence de vent et les interminables lignes
droites nous permettent de maintenir une moyenne de 85 km/h tout en ne
consommant que 14,5 litres au cent . Il faut quand même ménager
quelques arrêts pour les photos et aussi pour s'occuper des vidanges ,
eaux grises et toilettes , au cours desquelles je me fais remarquer, en
partant dans le contrebas, la tête la première avec la cassette dans les
mains . Encore une blague de mon genou droit qui s'amuse à lâcher sans
prévenir , l'animal !
Après une bonne centaine de bornes , nous pivotons vers
l'Ouest pour notre plus grand bonheur : nous piquons droit vers la
Cordillère des Andes toute blanche à cet endroit . Et bien sûr , au fur
et à mesure que nous approchons , le rythme des arrêts photos s'accélère
. On commence même à voir de la pub pour le ski et quand nous atteignons
Esquel au bout de 180 kilomètres c'est carrément un bonhomme de neige
qui nous accueille (en plastique , on est en été ici ! Ce n'est pas
comme en France où vous êtes sous la neige !!) . Il s'agit d'une ville
écolo d'après Janette et , tout de suite , le ton est donné dès
l'entrée avec "non à l'énergie atomique" , "non aux mines",... Et
forcément , en traversant l'agglomération de part en part , nous voyons
une profusion d'espaces verts , de jardins de jeux pour les enfants et
de pistes pour le jogging . A la sortie , après quelques kilomètres nous
abandonnons la Ruta 259 pour prendre à droite la ruta 71 qui mène
directement au Parc National de Los Alerces . Très vite la route grimpe
parmi des champs de lupins sauvages de toutes les couleurs qui offrent
un premier plan formidable pour prendre en photo la rangée de monts
neigeux qui barrent l'horizon . En descendant sur l'autre versant de
l'espèce de petit col que nous venons de franchir , il y a en plus , de
magnifiques petits lacs dans lesquels se reflètent les sommets tout
bancs de neiges . Maintenant c'est une profusion de genets bordant la
route qui nous accompagne jusque l'entrée du Parc Los Alerces où pour
finir personne ne nous réclame quoi que ce soit pour continuer notre
chemin . A partir d'ici , nous ne savons plus où donner de la tête : le
jaune des genêts , toutes les nuances de mauve et violet des lupins ,le
vert des forêts , le blanc immaculé de la neige des sommets , les ocres
et les bruns des rochers , rien ne manque à la palette qui se réfléchit
dans le miroirs des lacs qui s'offrent à nous . Nous n'arrivons plus à
avancer . C'est à ce moment là que nous retrouvons Monique et Jean Marc
qui nous avaient donner rendez vous à l'entrée de la piste , histoire de
sécuriser notre périple . Pendant que nous prenons le café Claire et
Roger , que nous croyons loin devant arrivent sur le parking . Ils se
sont attardés pour faire des courses à Esquel .
A peine avons nous fait quelques kilomètres sur la piste
qu'il faut emprunter un passage à gué . Puis commence un bain de
poussière affreux ,au point de ne plus voir le véhicule de devant ,qui
va nous suivre une bonne partie de la journée étant donné que la piste
est assez fréquentée .Nous longeons plusieurs lacs très allongés avant
de nous arrêter au milieu des 80 bornes de piste dans une clairière pour
aller faire une ballade à pieds de 2 heures , histoire de voir des
arbres de plus de 50 mètres de haut , qui peuvent atteindre 2 mètres de
diamètres et qui parait-il seraient deux fois millénaires ! Enfermés sur
une petite île sur le Lago Menendez où nous accédons par un pont
suspendu ,ils ont certainement été épargnés des prédateurs ; notre
mini-trekking permet aussi de nous approcher de trois petits glaciers
aux reflets bleutés avant de revenir sur nos pas en suivant la côte, de
l'autre côté de l'île et nous terminons par l'ascension à un mirador
d'où nous avons une vue générale des lieux .
De retour au parking vers 14h00 , Claire et Roger partent
pour aller déjeuner au bord du lac . De notre côté , nous préférons
rester tranquillement dans la clairière à l'ombre de grands arbres car
il fait presque 30 degrés maintenant . Monique et Jean Marc font de même
. Deux véhicules suisses seulement pointent le nez : les huit autres
équipages ont préférés prendre la Ruta 40 alors que chez les Français
100 % ont pris la piste . Résultat, nous invitons Suzy et son copain ,
des helvétiques en pick-up ,à venir prendre le café chez nous en
compagnie de Jean Marc et Monique .
L'après midi nous terminons les deux heures de pistes
restantes , en multipliant les arrêts photos au milieu des lupins ,puis
je file le volant à Dominique dès que nous retrouvons le macadam pour
pouvoir blogger un peu . Aussi, nous arrivons au camping vers 17h30 où
nous sommes accueillis par un couple d'ibis : la femelle , avec ses
collants rouges n'arrête pas de râler , c'est un peu complet chez nous ,
les humains !! Dominique n'est pas du tout de mon avis et prétend que
c'est le mâle qui porterait les collants , elle se croit dans dans" la
cage au folle" ma parole ! Et nous sommes tout juste prêts pour le
briefing de 18 h00 qui dure plus d'une heure . Ensuite Janette veut
s'occuper de notre problème mécanique car le voyant lumineux de notre
tableau de bord est réapparu ce matin . Avec sa valise diagnostic elle
détermine que c'est la panne 107 qui correspond à un problème de
pression d'air . Du coup j'ai l'idée de vérifier les deux branchements
électriques que nous avions débranchés pour nettoyer le filtre à air
avec Roger il y a deux jours . Effectivement l'un d'eux ne tient pas :
j'ai alors l'idée de mettre un colson pour le maintenir en place ; mon
voisin suisse , François m'en procure deux que je croise pour que ce
soit solide ; et quand Janette contrôle à nouveau avec sa machine, la
panne a disparu ! C'est super ! Je n'en reviens pas d'avoir résolu un
problème mécanico-electronique seul ! Comme tous ces contre-temps nous
ont mené assez tard dans la soirée , nous mangeons vite fait au camping
car avant de s'atteler au transfert des photos et au blog !
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