QUARANTE SIXIEME JOUR : LE 14 DECEMBRE 2017
Aujourd'hui on se laisse aller carrément car nous n'avons
aucun programme prévu pour la journée ,hormis une sortie resto
gastronomique ce soir avec Janette . Pour mon compte personnel ,
j'écrase jusqu'à 7h15 et pris de mauvaise conscience je m'installe
aussitôt à l'ordi car hier soir avec la longue partie de cartes , j'ai
pris du retard aussi bien au niveau du blog qu'au niveau du transfert
des photos . Et je ne parle pas des vidéos de la piste d'il y a deux
jours toujours dans la Go-Pro! Dominique , apparemment exténuée par le
lèche-vitrine d'hier, n'émerge que vers 8h30 , à tel point que je suis
obligé de lui réchauffer le café qui a eu plus d'une heure pour
refroidir ! Une fois le rituel du petit déj et des préparatifs habituels
terminés ,je demande à Dominique d'aller explorer la soute jusqu'au
dernier cageot qui contient la pharmacie de bord ,pour en sortir la
genouillère car je suis victime d'une entorse du genou droit ; hier en
sortant du télésiège, je lui ai imposé une rotation qu'il n'a pas
apprécié du tout ,au point que cette nuit j'étais incapable de prendre
appui dessus pour descendre de la chambre. Une fois la contention
installée , je me sens déjà un peu plus stable sur les jambes et
surtout plus sécurisé . Je complète ma démarche thérapeutique en
demandant à nos voisins immédiats Annie et Christian ,leur paire de
béquilles, pour soulager l'articulation au maximum . Un bon coup
d'anti-inflammatoire et il n'y a plus qu'à croiser les doigts, en
espérant que ça se consolide au plus vite . Malgré tout , l' état de ma
jambe droite inquiète Roger au point qu'il vient donner un coup de main
à Dominique pour réparer un fauteuil de camping cassé il y a deux jours
Dès que la frappe du blog est terminée , nous allons avec
Dominique jusqu'à l'administration du camping pour essayer de l'envoyer
. Malheureusement , aujourd'hui il n'y a rien à faire , après quatre
essais nous restons bredouille . Pendant que Dominique tente à nouveau
de charger l'anti virus, je reviens au campement pour assister à la
coupe de cheveux collective, organisée dans le quartier des équipages
français : c'est Annie qui officie, armée d'un peigne , d'une tondeuse
et d'un rasoir . Monique est volontaire pour servir de cobaye et de ce
fait installe le salon de plein air chez elle , face au lac Nahuel , au
beau milieu des genêts en fleurs . Comme le résultat est plus que
correct , Claire ose prendre la suite , suivie de peu par Jean Marie !
Je profite que tout le monde est mobilisé par ce rafraichissement de
printemps collectif , pour commencer à dépoussiérer le camping car dans
les endroits stratégiques , comme les tiroirs extérieurs qui commencent
à coincer sérieusement puis la trappe de la chaudière , la niche des
toilettes , pour terminer par la grille de la machinerie du frigo .A
grands coups de brosse et d'aspirateur , j'essaie d'extraire le maximum
de poussière . Puis Roger installe le barbecue et Jean Marc la plancha,
histoire de lancer un déjeuner collectif en plein air, face au lac,
malgré une météo mitigée depuis ce matin . Très rapidement tout le monde
souscrit à l'initiative champêtre sauf Isabelle et Gérard qui ont
d'autres projets .Bien que ce soir nous sommes de sortie , pour finir
tout le monde essaie de finir le plus possible les frigo car demain nous
passons la frontière chilienne et ses contrôles sanitaires hyper
strictes . Arrivés au café et pousse café , suite à des dérapages de la
discussion à table ,Annie qui a pourtant coiffé une bonne partie de la
matinée? se lance dans la confection de tresses sur les quatre cheveux
qui restent sur le crâne de Jean Marie .Un spectacle haut en couleur qui
a le mérite d' animer joyeusement cette fin de festin champêtre et qui
déclenche quelques rafales de clichés de part et d'autre de l'immense
tablée .
Puis chacun vaque à ses occupations en attendant la petite
conférence proposée par Janette vers 16h00 concernant les différences
entre Chili et Argentine . A partir de l' article d'un journaliste
allemand qui travaille pour le magazine Géo où il compare ces deux pays
qui ont en commun 5000 kilomètres de frontière et leur langue, l'
espagnole . Pour le reste, tout diffère comme on l'a déjà évoqué :
l'Argentin d'origine en majorité aime trainer , se lever tard , faire
la fête , faire du bruit au restaurant . Le Chilien , d'origine
germanique surtout dans le sud ,aime l'ordre , commence sa journée de
bonne heure et se montre beaucoup plus réservé en public . Actuellement
le Chili possède une croissance positive alors que l'Argentine s'enfonce
dans une inflation galopante . Cela recoupe bien ce que nous avions
ressenti en passant d'un côté à l'autre de la frontière . Puis Janette
embraye avec le briefing pour nous parler de la petite étape de 200 km
de demain qui nous ramène au Chili pour la seconde fois . Il y a donc un
passage de frontière à prévoir avec un contrôle sanitaire très stricte .
Aussi de retour au camping car , Dominique s'attèle à la
cuisson de la viande que nous avons au congélateur , fait des oeufs cuit
dur et cuisine les légumes restant .Pour les fruits on les finira demain
matin . On cache même le poivre et les épices .Il parait qu'ils ont même
saisi les grosses cales en bois que nous avons tous dans les soutes pour
mettre sous les crics en cas de crevaison :" ils sont vraiment fous ces
Chiliens!" D'après Janette le contrôle est d'autant plus tatillon que ce
sont essentiellement des femmes qui travaillent à ce poste frontière .
Puis nous nous préparons pour aller au restaurant gastronomique , le
Butterfly , installé sur les rives du lac , un peu avant Bariloche . Un
cortège de taxi vient nous chercher à l'entrée du camping . Nous
constatons au passage que nos compagnons de voyage suisse se sont
particulièrement bien sapés pour la circonstance !
Il faut avouer que le cadre est enchanteur avec une superbe
terrasse au ras de l'eau et une salle à manger panoramique de petite
taille car nous rentrons tout juste à 30 . Après un petit différent
franco-suisse concernant la disposition des convives à table où Gérard
montre son autorité de chef d'entreprise , on nous sert une coupe de
"Champagne " argentin accompagnée d'une mise en bouche à base de fromage
de Patagonie , de coulis de figue et d'amandes (les Argentins aiment le
goût sucré!) ; en première entrée , nous héritons d'une salade de choux
rouge au fromage de chèvre et aux amandes . La seconde consiste en un
flan d'avocat . Puis on a droit en guise de poisson à des beignets de
langoustines . Le quatrième plat est à base de champignons qui
ressemblent à nos cèpes , finement cuisinés . Vient ensuite la viande
avec un médaillon de filet de boeuf servi sur un lit de purée de patate
douce . Puis ce sont les desserts, d'abord léger à base de fruits , puis
en septième plat une griotte au chocolat noir . Bref une cuisine peu
inventive , prétentieusement présentée à mon goût , type cuisine moderne
, de grandes assiettes tarabiscotées avec un petit rien dedans . Malgré
tout nous avons passé une excellente soirée grâce à l'ambiance à table .
D
aucun programme prévu pour la journée ,hormis une sortie resto
gastronomique ce soir avec Janette . Pour mon compte personnel ,
j'écrase jusqu'à 7h15 et pris de mauvaise conscience je m'installe
aussitôt à l'ordi car hier soir avec la longue partie de cartes , j'ai
pris du retard aussi bien au niveau du blog qu'au niveau du transfert
des photos . Et je ne parle pas des vidéos de la piste d'il y a deux
jours toujours dans la Go-Pro! Dominique , apparemment exténuée par le
lèche-vitrine d'hier, n'émerge que vers 8h30 , à tel point que je suis
obligé de lui réchauffer le café qui a eu plus d'une heure pour
refroidir ! Une fois le rituel du petit déj et des préparatifs habituels
terminés ,je demande à Dominique d'aller explorer la soute jusqu'au
dernier cageot qui contient la pharmacie de bord ,pour en sortir la
genouillère car je suis victime d'une entorse du genou droit ; hier en
sortant du télésiège, je lui ai imposé une rotation qu'il n'a pas
apprécié du tout ,au point que cette nuit j'étais incapable de prendre
appui dessus pour descendre de la chambre. Une fois la contention
installée , je me sens déjà un peu plus stable sur les jambes et
surtout plus sécurisé . Je complète ma démarche thérapeutique en
demandant à nos voisins immédiats Annie et Christian ,leur paire de
béquilles, pour soulager l'articulation au maximum . Un bon coup
d'anti-inflammatoire et il n'y a plus qu'à croiser les doigts, en
espérant que ça se consolide au plus vite . Malgré tout , l' état de ma
jambe droite inquiète Roger au point qu'il vient donner un coup de main
à Dominique pour réparer un fauteuil de camping cassé il y a deux jours
Dès que la frappe du blog est terminée , nous allons avec
Dominique jusqu'à l'administration du camping pour essayer de l'envoyer
. Malheureusement , aujourd'hui il n'y a rien à faire , après quatre
essais nous restons bredouille . Pendant que Dominique tente à nouveau
de charger l'anti virus, je reviens au campement pour assister à la
coupe de cheveux collective, organisée dans le quartier des équipages
français : c'est Annie qui officie, armée d'un peigne , d'une tondeuse
et d'un rasoir . Monique est volontaire pour servir de cobaye et de ce
fait installe le salon de plein air chez elle , face au lac Nahuel , au
beau milieu des genêts en fleurs . Comme le résultat est plus que
correct , Claire ose prendre la suite , suivie de peu par Jean Marie !
Je profite que tout le monde est mobilisé par ce rafraichissement de
printemps collectif , pour commencer à dépoussiérer le camping car dans
les endroits stratégiques , comme les tiroirs extérieurs qui commencent
à coincer sérieusement puis la trappe de la chaudière , la niche des
toilettes , pour terminer par la grille de la machinerie du frigo .A
grands coups de brosse et d'aspirateur , j'essaie d'extraire le maximum
de poussière . Puis Roger installe le barbecue et Jean Marc la plancha,
histoire de lancer un déjeuner collectif en plein air, face au lac,
malgré une météo mitigée depuis ce matin . Très rapidement tout le monde
souscrit à l'initiative champêtre sauf Isabelle et Gérard qui ont
d'autres projets .Bien que ce soir nous sommes de sortie , pour finir
tout le monde essaie de finir le plus possible les frigo car demain nous
passons la frontière chilienne et ses contrôles sanitaires hyper
strictes . Arrivés au café et pousse café , suite à des dérapages de la
discussion à table ,Annie qui a pourtant coiffé une bonne partie de la
matinée? se lance dans la confection de tresses sur les quatre cheveux
qui restent sur le crâne de Jean Marie .Un spectacle haut en couleur qui
a le mérite d' animer joyeusement cette fin de festin champêtre et qui
déclenche quelques rafales de clichés de part et d'autre de l'immense
tablée .
Puis chacun vaque à ses occupations en attendant la petite
conférence proposée par Janette vers 16h00 concernant les différences
entre Chili et Argentine . A partir de l' article d'un journaliste
allemand qui travaille pour le magazine Géo où il compare ces deux pays
qui ont en commun 5000 kilomètres de frontière et leur langue, l'
espagnole . Pour le reste, tout diffère comme on l'a déjà évoqué :
l'Argentin d'origine en majorité aime trainer , se lever tard , faire
la fête , faire du bruit au restaurant . Le Chilien , d'origine
germanique surtout dans le sud ,aime l'ordre , commence sa journée de
bonne heure et se montre beaucoup plus réservé en public . Actuellement
le Chili possède une croissance positive alors que l'Argentine s'enfonce
dans une inflation galopante . Cela recoupe bien ce que nous avions
ressenti en passant d'un côté à l'autre de la frontière . Puis Janette
embraye avec le briefing pour nous parler de la petite étape de 200 km
de demain qui nous ramène au Chili pour la seconde fois . Il y a donc un
passage de frontière à prévoir avec un contrôle sanitaire très stricte .
Aussi de retour au camping car , Dominique s'attèle à la
cuisson de la viande que nous avons au congélateur , fait des oeufs cuit
dur et cuisine les légumes restant .Pour les fruits on les finira demain
matin . On cache même le poivre et les épices .Il parait qu'ils ont même
saisi les grosses cales en bois que nous avons tous dans les soutes pour
mettre sous les crics en cas de crevaison :" ils sont vraiment fous ces
Chiliens!" D'après Janette le contrôle est d'autant plus tatillon que ce
sont essentiellement des femmes qui travaillent à ce poste frontière .
Puis nous nous préparons pour aller au restaurant gastronomique , le
Butterfly , installé sur les rives du lac , un peu avant Bariloche . Un
cortège de taxi vient nous chercher à l'entrée du camping . Nous
constatons au passage que nos compagnons de voyage suisse se sont
particulièrement bien sapés pour la circonstance !
Il faut avouer que le cadre est enchanteur avec une superbe
terrasse au ras de l'eau et une salle à manger panoramique de petite
taille car nous rentrons tout juste à 30 . Après un petit différent
franco-suisse concernant la disposition des convives à table où Gérard
montre son autorité de chef d'entreprise , on nous sert une coupe de
"Champagne " argentin accompagnée d'une mise en bouche à base de fromage
de Patagonie , de coulis de figue et d'amandes (les Argentins aiment le
goût sucré!) ; en première entrée , nous héritons d'une salade de choux
rouge au fromage de chèvre et aux amandes . La seconde consiste en un
flan d'avocat . Puis on a droit en guise de poisson à des beignets de
langoustines . Le quatrième plat est à base de champignons qui
ressemblent à nos cèpes , finement cuisinés . Vient ensuite la viande
avec un médaillon de filet de boeuf servi sur un lit de purée de patate
douce . Puis ce sont les desserts, d'abord léger à base de fruits , puis
en septième plat une griotte au chocolat noir . Bref une cuisine peu
inventive , prétentieusement présentée à mon goût , type cuisine moderne
, de grandes assiettes tarabiscotées avec un petit rien dedans . Malgré
tout nous avons passé une excellente soirée grâce à l'ambiance à table .
D
Il doit manquer un bout de la 46e. ..haha je t imagine bien ds ce restau gastro :-). J espère que ton genou sera vite rétabli. Bisous
RépondreSupprimerD'abord très heureux de voir l'épisode carte grise enfin se terminer de manière positive.
RépondreSupprimerPierre, pour ton genou ton kiné préféré est prêt à venir te faire quelques séances de physiothérapie et de rééducation mais je doute que la CPAM soit ok pour rembourser les frais de déplacement !!!
;-)
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