QUARANTE NEUVIEME JOUR : LE 17 DECEMBRE 2017
Dès quatre heures du matin les Ibis mettent le souk dans le
campement en claironnant à tue-tête et en sautant sur le toit de la
chambre . Leurs coins-coins de canards sont vraiment assourdissant , à
tel point que vers 6h00 ,je ne tiens plus en place sous la couette .
Mais lorsque je descends , je regrette vite mon impatience car je suis
surpris de voir mon haleine aussi fortement : un coup d'oeil furtif au
thermomètre m'apprends qu'il fait à peine 9 degrés à l'intérieur .En un
éclair j'enfile mes vêtements et je mets le café en route .Dehors la
pâture étincelle au soleil du matin ; ma parole ,ce n'est quand même pas
de la gelée blanche ! Le thermomètre extérieur indique 3 degrés , en
fait ce ne sont que des gouttes de rosée qui jouent les diamants avec la
lumière chaude de l'aube . Comme les conditions à bord n'évoluent pas
très vite , je laisse Dominique trainer un peu sous la couette pendant
que je termine le blog . Bien que le chauffage soit à 5 , il faut
attendre 6h45 pour que la situation soit acceptable . Comme en principe
nous n'avons qu'une petite étape de 190 bornes , nous trainons un peu
dans les préparatifs matinaux au point qu'il est 7h30 lorsque nous
faisons la bise aux voisins :"ça se voit que Roger n'est pas là ce matin
! On serait déjà sur la route depuis trois quart d'heure au moins ...! A
mon avis , il a dû filer directement sur la région de Conaripé et
essayer de se trouver un coin au bord du lac , tu peux être sûr!"
Comme Michèle et Jean Marie sont encore au lit , nous
décidons d'avancer , suivis de Jean Marc et Monique ,sur Osorno pour
profiter une dernière fois de la super wifi de la station de service
Shell . Après avoir envoyé le blog en quelques secondes , nous
contactons Nathalie et Alexandre par Skype . Ca n'est que la seconde
fois que nous parvenons à nous voir depuis bientôt deux mois maintenant
. Comme la liaison est bonne , nous essayons de contacter Vincent
également mais nous faisons choux-blanc : il faut dire que nous sommes
dimanche et qu'il est 12h30 en France ! Résultat il est déjà 8h30
lorsque nous prenons l'autoroute 5 , mais cette fois vers le nord , en
direction de Témuco . En sortant d'Osorno nous croisons beaucoup
d'autochtones et de forces de police qui se rendent au bureau de vote
car aujourd'hui ce sont les élections nationales au Chili . Rapidement
nous traversons une région vallonnée avec de petits monts , de larges
combes et des forêts de sapins qui nous font penser au Juras . La région
est bien verte , pas étonnant qu'elle ait plu aux colons germaniques
venus il y a un siècle et demi .
Au bout d'un peu moins de 100 bornes nous quittons
l'autoroute 5 pour prendre une petite départementale vers Los Lagos,
qui s'enfonce aussitôt dans les montagnes ,vers l'Est . Comme nous
sommes en avance Dominique me propose d'éviter Pangipulli et de prendre
une plus petite route encore , en direction de Rinihué . Elle a
l'avantage de contourner le lac éponyme et de s'approcher des volcans
neigeux que l'on commencent à voir de très loin . Après trente
kilomètres de traversée de forêt dans laquelle se perdent de jolies
maisons en bois , nous atteignons le beau petit village de Rinihué niché
au bord d'un lac dominé par deux magnifiques cônes volcaniques qui
barrent l'horizon . Nous profitons du parking du camping pour faire un
arrêt photo prolongé puis la route suit la rive sud du lac en corniche
, offrant une succession de vues panoramiques .Nous plongeons ensuite
vers le lago Panguipulli, plus proche encore de nos deux compères
encapuchonnés de blanc . Malheureusement un panneau nous annonce la fin
du pavimento : devant le camping-car , c'est la piste. Deux options
s'offrent à nous : ou on rebrousse chemin mais çà fait prés de 50
bornes de perdues ou on prend le risque de continuer , mais ... ! Après
un long examen de la carte, on décide de continuer ! D'entrée nous
passons une série de ponts en bois plus ou moins branlant ,d'abord
limité à 18 tonnes , puis à 8 tonnes seulement . En même temps la piste
réduit sa largeur de deux voies à une . Les passages difficiles se
rapprochent, surtout lorsque la pente est importante et que le
ravinement ,avec les intempéries de ces derniers jours ,a creusé les bas
côtés . Comme nous nous sommes engagés seuls sur cet itinéraire scabreux
, nous commençons à avoir des doutes sur la possibilité de pouvoir
contourner le lac qui n'en finit pas ,et pouvoir rejoindre la terre
ferme du côté de Panguipulli . Ce que je crains le plus serait un
éboulement sur la piste suite aux fortes pluies ; aussi dès que nous
trouvons l'entrée d'une propriété , je tente un demi-tour pendant qu'il
en est encore temps . Avec la paroi rocheuse qui est en face du chemin ,
pas facile de pivoter en marche arrière , il faut que je face une bonne
dizaine de manoeuvres avant de pouvoir finir mon demi tour . Le pire ,
c'est que nous avons 76 bornes à faire pour retrouver la grand route
que nous n'aurions jamais dû quitter . Heureusement que la moisson
photographique avec des dizaines de portraits de nos deux volcans
neigeux est là pour éponger l'addition kilométrique : c'est vrai qu'ils
sont magnifiques avec leur pied qui tombe à-pic dans le lac , le Volcan
Lanin qui culmine à 3768 m et le Volcan Choshuenco , plus modeste
,haut seulement de 2415 m .
Comme si je pouvais rattraper le retard accumulé , je me
mets à rouler très vite . En route nous voyons des familles endimanchées
qui attendent le bus pour aller en ville , certainement à cause du vote
national . Malgré tous mes efforts , nous ne retrouvons la T 39 ,la
grand route qui mène Pangifulli , que vers 11h30 . Heureusement que
celle-ci ne tarde pas à nous offrir de superbes vues sur le Volcan
Villarica , avec son cône parfait , blanc de la tête au pied et son
nuage de fumée qui le rend encore plus menaçant: il parait qu'il est en
alerte jaune , ce qui est moyennement rassurant , mais il est si beau ,
si majestueux , si parfait ! Nous ne cessons de multiplier les arrêts
photos avant et après Pangifulli au point que nous arrivons au campement
de Conaripe vers 13h30 . Tout le monde se demande ce que nous avons bien
pu faire pour être si en retard . Fatigué par une piste éprouvante et
par un chrono final dont je me serais passé , j'ai un coup de" calgon"
au moment de trouver une place dans la clairière ; il faut dire aussi
que chacun donne son avis , vas à droite , vas à gauche , mets toi le
nez par là , non par là tu seras plus à plat , ...Résultat je me met
comme bon me semble et ça va très bien comme ça...! Et comme je suis un
peu ...énervé , tout le monde se met en quatre pour arranger les bidons
: Jean Marc et Monique nous prête gentiment leur table et leurs chaises
de camping , Michèle nous apporte des pommes cuites à la cannelle et aux
raisins secs et Claire nous sert le café . "Pour finir , je trouve que
ça vaut le coup d'arriver en retard , tu ne trouves pas Dominique ! Oui
eu , enfiiin , c'est bon pour uneu fois , les nordisteu ...! nous répond
Monique , aussitôt avec son assent du sut !
A côté, c'est l'effervescence d'une ruche chez Jean Marie :
Roger , Jean Marc et même Urs (effervescence internationale!) s'activent
, la lampe à souder à la main au niveau de la trappe de visite du frigo
. En voulant démonter une pièce grippée , celle-ci s'est rompue et à en
juger par la mine déconfite de nos trois comparses , la situation ne
peut être que facheuse ! Aussi Janette vient ajouter son grain de sel :
"si tu feux , demain , moi che fais au garache pour demander ...c'est
comme tu feux , Jean Marie , mais moi ça che peux faire ça !" En
attendant je propose à Michèle de faire congeler des magnum d'eau pour
se servir de son frigo défectueux comme une glacière : nous l'avions
pratiqué au cours de nos nombreuses pannes de frigo au PPI et ça marche
super bien en attendant que nos mécanos émérites fassent des miracles !
Puis je me mets au blog en attendant l'heure, du briefing avancée à
15h30 à cause de notre départ pour les thermes ,fixée une demi heure
plus tard .
Nous montons à trente quatre à bord d'un petit bus qui ,dès
la sortie de Conaripe ,se met à grimper sur une petite piste assez
défoncée à travers la forêt luxuriante : c'est curieux de voir se
côtoyer des sapins qui rappelle les Alpes et des plantes avec d'énormes
feuilles comme des rhubarbes géantes que l'on peut voir à la Martinique
. Après une heure et demi de chaos, nous atteignons un petit canyon où
il faut emprunter à pieds , tout un réseau de passerelles en bois au
dessus de petits bassins fumants . En maillot de bain et armés d'une
grande serviette , nous goutons ainsi différentes températures d'eau,
de 37 à 44 degrés , parmi les fougères géantes et les énormes feuilles
de pseudo rhubarbe , dotées de sacrées épines que je goute malgré moi
avec le cuir chevelu . Les plus courageux peuvent prendre une douche
sous les cascades tombant des hautes parois rocheuses qui nous entourent
. Nous faisons ainsi trempette pendant prés de deux heures sans nous
rendre compte de la fuite du temps . Ca doit être ça , être "zen"! Pour
certains , la fatigue du voyage aidant , c'est même plus que la sagesse
orientale qu'ils découvrent ici , c'est un état pré-comateux qui les
attends dès les premiers virages dans le bus du retour ! N'est-ce-pas
les Gruffat et les Bories !
Arrivés au campement , vers 21h30 , tout le monde se
précipite sur son appareil photo pour tirer le portrait du Villarica qui
prend des reflets roses-oranges , tout là-haut au dessus de nos têtes au
bout du camping : c'est magnifique et inquiétant à la fois lorsqu'il
crache des ronds de fumée noire , comme un vrai fumeur de pipe ! Puis ,
fatigués par cette longue journée, chacun rentre chez soi pour casser la
croute et aller se coucher de bonne heure .
campement en claironnant à tue-tête et en sautant sur le toit de la
chambre . Leurs coins-coins de canards sont vraiment assourdissant , à
tel point que vers 6h00 ,je ne tiens plus en place sous la couette .
Mais lorsque je descends , je regrette vite mon impatience car je suis
surpris de voir mon haleine aussi fortement : un coup d'oeil furtif au
thermomètre m'apprends qu'il fait à peine 9 degrés à l'intérieur .En un
éclair j'enfile mes vêtements et je mets le café en route .Dehors la
pâture étincelle au soleil du matin ; ma parole ,ce n'est quand même pas
de la gelée blanche ! Le thermomètre extérieur indique 3 degrés , en
fait ce ne sont que des gouttes de rosée qui jouent les diamants avec la
lumière chaude de l'aube . Comme les conditions à bord n'évoluent pas
très vite , je laisse Dominique trainer un peu sous la couette pendant
que je termine le blog . Bien que le chauffage soit à 5 , il faut
attendre 6h45 pour que la situation soit acceptable . Comme en principe
nous n'avons qu'une petite étape de 190 bornes , nous trainons un peu
dans les préparatifs matinaux au point qu'il est 7h30 lorsque nous
faisons la bise aux voisins :"ça se voit que Roger n'est pas là ce matin
! On serait déjà sur la route depuis trois quart d'heure au moins ...! A
mon avis , il a dû filer directement sur la région de Conaripé et
essayer de se trouver un coin au bord du lac , tu peux être sûr!"
Comme Michèle et Jean Marie sont encore au lit , nous
décidons d'avancer , suivis de Jean Marc et Monique ,sur Osorno pour
profiter une dernière fois de la super wifi de la station de service
Shell . Après avoir envoyé le blog en quelques secondes , nous
contactons Nathalie et Alexandre par Skype . Ca n'est que la seconde
fois que nous parvenons à nous voir depuis bientôt deux mois maintenant
. Comme la liaison est bonne , nous essayons de contacter Vincent
également mais nous faisons choux-blanc : il faut dire que nous sommes
dimanche et qu'il est 12h30 en France ! Résultat il est déjà 8h30
lorsque nous prenons l'autoroute 5 , mais cette fois vers le nord , en
direction de Témuco . En sortant d'Osorno nous croisons beaucoup
d'autochtones et de forces de police qui se rendent au bureau de vote
car aujourd'hui ce sont les élections nationales au Chili . Rapidement
nous traversons une région vallonnée avec de petits monts , de larges
combes et des forêts de sapins qui nous font penser au Juras . La région
est bien verte , pas étonnant qu'elle ait plu aux colons germaniques
venus il y a un siècle et demi .
Au bout d'un peu moins de 100 bornes nous quittons
l'autoroute 5 pour prendre une petite départementale vers Los Lagos,
qui s'enfonce aussitôt dans les montagnes ,vers l'Est . Comme nous
sommes en avance Dominique me propose d'éviter Pangipulli et de prendre
une plus petite route encore , en direction de Rinihué . Elle a
l'avantage de contourner le lac éponyme et de s'approcher des volcans
neigeux que l'on commencent à voir de très loin . Après trente
kilomètres de traversée de forêt dans laquelle se perdent de jolies
maisons en bois , nous atteignons le beau petit village de Rinihué niché
au bord d'un lac dominé par deux magnifiques cônes volcaniques qui
barrent l'horizon . Nous profitons du parking du camping pour faire un
arrêt photo prolongé puis la route suit la rive sud du lac en corniche
, offrant une succession de vues panoramiques .Nous plongeons ensuite
vers le lago Panguipulli, plus proche encore de nos deux compères
encapuchonnés de blanc . Malheureusement un panneau nous annonce la fin
du pavimento : devant le camping-car , c'est la piste. Deux options
s'offrent à nous : ou on rebrousse chemin mais çà fait prés de 50
bornes de perdues ou on prend le risque de continuer , mais ... ! Après
un long examen de la carte, on décide de continuer ! D'entrée nous
passons une série de ponts en bois plus ou moins branlant ,d'abord
limité à 18 tonnes , puis à 8 tonnes seulement . En même temps la piste
réduit sa largeur de deux voies à une . Les passages difficiles se
rapprochent, surtout lorsque la pente est importante et que le
ravinement ,avec les intempéries de ces derniers jours ,a creusé les bas
côtés . Comme nous nous sommes engagés seuls sur cet itinéraire scabreux
, nous commençons à avoir des doutes sur la possibilité de pouvoir
contourner le lac qui n'en finit pas ,et pouvoir rejoindre la terre
ferme du côté de Panguipulli . Ce que je crains le plus serait un
éboulement sur la piste suite aux fortes pluies ; aussi dès que nous
trouvons l'entrée d'une propriété , je tente un demi-tour pendant qu'il
en est encore temps . Avec la paroi rocheuse qui est en face du chemin ,
pas facile de pivoter en marche arrière , il faut que je face une bonne
dizaine de manoeuvres avant de pouvoir finir mon demi tour . Le pire ,
c'est que nous avons 76 bornes à faire pour retrouver la grand route
que nous n'aurions jamais dû quitter . Heureusement que la moisson
photographique avec des dizaines de portraits de nos deux volcans
neigeux est là pour éponger l'addition kilométrique : c'est vrai qu'ils
sont magnifiques avec leur pied qui tombe à-pic dans le lac , le Volcan
Lanin qui culmine à 3768 m et le Volcan Choshuenco , plus modeste
,haut seulement de 2415 m .
Comme si je pouvais rattraper le retard accumulé , je me
mets à rouler très vite . En route nous voyons des familles endimanchées
qui attendent le bus pour aller en ville , certainement à cause du vote
national . Malgré tous mes efforts , nous ne retrouvons la T 39 ,la
grand route qui mène Pangifulli , que vers 11h30 . Heureusement que
celle-ci ne tarde pas à nous offrir de superbes vues sur le Volcan
Villarica , avec son cône parfait , blanc de la tête au pied et son
nuage de fumée qui le rend encore plus menaçant: il parait qu'il est en
alerte jaune , ce qui est moyennement rassurant , mais il est si beau ,
si majestueux , si parfait ! Nous ne cessons de multiplier les arrêts
photos avant et après Pangifulli au point que nous arrivons au campement
de Conaripe vers 13h30 . Tout le monde se demande ce que nous avons bien
pu faire pour être si en retard . Fatigué par une piste éprouvante et
par un chrono final dont je me serais passé , j'ai un coup de" calgon"
au moment de trouver une place dans la clairière ; il faut dire aussi
que chacun donne son avis , vas à droite , vas à gauche , mets toi le
nez par là , non par là tu seras plus à plat , ...Résultat je me met
comme bon me semble et ça va très bien comme ça...! Et comme je suis un
peu ...énervé , tout le monde se met en quatre pour arranger les bidons
: Jean Marc et Monique nous prête gentiment leur table et leurs chaises
de camping , Michèle nous apporte des pommes cuites à la cannelle et aux
raisins secs et Claire nous sert le café . "Pour finir , je trouve que
ça vaut le coup d'arriver en retard , tu ne trouves pas Dominique ! Oui
eu , enfiiin , c'est bon pour uneu fois , les nordisteu ...! nous répond
Monique , aussitôt avec son assent du sut !
A côté, c'est l'effervescence d'une ruche chez Jean Marie :
Roger , Jean Marc et même Urs (effervescence internationale!) s'activent
, la lampe à souder à la main au niveau de la trappe de visite du frigo
. En voulant démonter une pièce grippée , celle-ci s'est rompue et à en
juger par la mine déconfite de nos trois comparses , la situation ne
peut être que facheuse ! Aussi Janette vient ajouter son grain de sel :
"si tu feux , demain , moi che fais au garache pour demander ...c'est
comme tu feux , Jean Marie , mais moi ça che peux faire ça !" En
attendant je propose à Michèle de faire congeler des magnum d'eau pour
se servir de son frigo défectueux comme une glacière : nous l'avions
pratiqué au cours de nos nombreuses pannes de frigo au PPI et ça marche
super bien en attendant que nos mécanos émérites fassent des miracles !
Puis je me mets au blog en attendant l'heure, du briefing avancée à
15h30 à cause de notre départ pour les thermes ,fixée une demi heure
plus tard .
Nous montons à trente quatre à bord d'un petit bus qui ,dès
la sortie de Conaripe ,se met à grimper sur une petite piste assez
défoncée à travers la forêt luxuriante : c'est curieux de voir se
côtoyer des sapins qui rappelle les Alpes et des plantes avec d'énormes
feuilles comme des rhubarbes géantes que l'on peut voir à la Martinique
. Après une heure et demi de chaos, nous atteignons un petit canyon où
il faut emprunter à pieds , tout un réseau de passerelles en bois au
dessus de petits bassins fumants . En maillot de bain et armés d'une
grande serviette , nous goutons ainsi différentes températures d'eau,
de 37 à 44 degrés , parmi les fougères géantes et les énormes feuilles
de pseudo rhubarbe , dotées de sacrées épines que je goute malgré moi
avec le cuir chevelu . Les plus courageux peuvent prendre une douche
sous les cascades tombant des hautes parois rocheuses qui nous entourent
. Nous faisons ainsi trempette pendant prés de deux heures sans nous
rendre compte de la fuite du temps . Ca doit être ça , être "zen"! Pour
certains , la fatigue du voyage aidant , c'est même plus que la sagesse
orientale qu'ils découvrent ici , c'est un état pré-comateux qui les
attends dès les premiers virages dans le bus du retour ! N'est-ce-pas
les Gruffat et les Bories !
Arrivés au campement , vers 21h30 , tout le monde se
précipite sur son appareil photo pour tirer le portrait du Villarica qui
prend des reflets roses-oranges , tout là-haut au dessus de nos têtes au
bout du camping : c'est magnifique et inquiétant à la fois lorsqu'il
crache des ronds de fumée noire , comme un vrai fumeur de pipe ! Puis ,
fatigués par cette longue journée, chacun rentre chez soi pour casser la
croute et aller se coucher de bonne heure .
un peu d'aventure ...
RépondreSupprimerles rhubarbes géantes sont des nalca ou gunnera tinctoria.
la tige est comestible mais ce n'est pas succulent , juste rafraichissant !!