CINQUANTIEME JOUR : LE 18 DECEMBRE 2017'
Ce matin , pas question de faire la grasse mat , j'ai
beaucoup de retard dans le blog et le transfert des photos avec le
retour tardif des thermes d'hier soir . Aussi à 5h15 je suis sur le
pont et par chance il fait beaucoup moins froid que la veille à bord .
Il faut quand même un peu de chauffage pour neutraliser l'humidité
ambiante du fait que nous sommes au bord d'un lac . Après une bonne
heure de frappe Dominique me rejoint pour le premier café du matin ,
puis nous enchainons avec le petit dej . Et comme nous sentons encore le
soufre des bains thermaux nous décidons d'expérimenter les douches du
camping , mais à tour de rôle pour ne pas laisser notre installation
livrée à elle-même . En passant je profite pour mettre un peu le souk
dans la soute de Jean Marc qu'il l'a laissé ouverte imprudemment
!Résultat voilà des bidons d'eau un peu partout dans la clairière , des
chaussures accrochées aux branches d'arbres , une bassine qui se promène
dans le gazon , bref c'est Saint Nicolas chez les carabins ! En sortant
des douches j'en profite pour descendre voir le lac Calafquen et sa
plage de sable noir d'origine volcanique , mais surtout pour évaluer la
météo car depuis le camping car toutes les hauteurs voisines sont dans
les brumes . Ici aussi l'horizon n'est guère plus dégagé : cela risque
de compromettre nos projets de survol en avionnette du cratère du Volcan
Villarica et c'est bien dommage ! De retour au camping car, mes
impressions météo semblent presque soulagées Dominique et Monique qui y
voit une bonne excuse pour ne pas faire l'excursion ! Heureusement que
Janette semble plus optimiste !" Tu sais il y a soufent des nuaches ici
en bas , mais là-haut il y a soleil , tu féras c'est très cholie pour
la photo!"
Pour finir nous partons tous pour l'aérodrome de
Villarica , même ceux qui comme Roger ne désire pas monter en avion
car il espère profiter de l'atelier des mécanos pour pouvoir faire la
réparation du frigo de Jean Marie . Nous commençons par revenir sur nos
pas, en direction de Lican Ray en suivant le lac Calafquen puis nous
obliquons à droite en empruntant la route qui nous a conduit à Conaripe
hier .Jean Marc et Gérard nous rejoignent un peu après sur le parking de
l'aérodrome . Après avoir bu le café chez les Bories ,Claire et Roger
partent en ville avec Janette chercher un atelier plus performant afin
de terminer la réparation . De notre côté nous exploitons la wifi de
l'aéroclub en attendant que le Volcan Villarica daigne se monter . Comme
nous sommes six à vouloir voler et qu'il y a trois places par avion ,
Isabelle propose un tirage au sort pour effectuer la répartition des
équipages ; et curieusement le hasard fait que Dominique , Monique et
Isabelle prendront le premier avion alors Jean Marc , Gérard et moi-même
composerons le second équipage .
Comme prévu vers 10h30 les deux pilotes arrivent et là
encore se posent le problème du choix car il y en a un de 23 ans et un
de 69 ans . Le premier élan poussent ces dames vers le plus jeune ,plus
mignon , puis toutes réflexions faites elles optent pour celui qui
aligne 40 ans de vol ! Maintenant il ne reste plus qu'à tenter de
s'encastrer à bord de deux Cessnas de plus soixante ans de service !
Jean Marc et Gérard ont pitié de mon genou et me laisse la place de
devant , un peu plus commode d'accès . Notre pilote ,Jonathan, encore
acnéique ,m'inquiète un peu car il prépare les différentes manettes de
son zing en compulsant son manuel à chaque manoeuvre ! Puis il demande
conseil par radio à son ainé et voilà que nous nous présentons devant
la piste d'envol . Encore un échange radio et Jonathan met les gaz plein
pot . La carlingue vibre tout ce qu'elle peut , le moteur vrombit comme
jamais , on ne s'entend plus à bord , et malgré tout notre Cessna plus
que sexagénaire, a bien du mal à accélérer le pas jusqu'en milieu de
piste , puis tout à coup voilà qu'il se met à frétiller de la queue : ça
y est , on a enfin quitté le plancher des vaches . Et aussitôt on monte
face au vent , négligeant notre volcan que nous laissons sur la gauche
; et pourtant maintenant qu'il est débarrassé de son capuchon de nuage ,
il a fier allure l'animal du haut de ses 3800 mètres . Notre jeune
Jonathan lance régulièrement un oeil furtif vers l'arrière ,comme pour
surveiller son chef . Nous montons un bon moment tout en gardant la même
direction : nous nous rapprochons de ce fait du Volcan Lanin qui n'a
rien à envier au Villarica en ce qui concerne la taille .C'est le géant
que nous avions vu hier sur la piste ! Par contre il est doté d'un
cratère beaucoup plus large et parait bien éloigné ; il est vrai qu'il a
élu domicile en Argentine , lui . Parvenus à une certaine altitude ,
nous pivotons à 90 degrés sur la gauche et cette fois nous avons le
magnifique cône tout blanc droit dans le viseur . Et on continue à
monter , à monter, jusqu'à ce que nous atteignons le niveau de son
épaule et là le mitraillage commence . Comme notre pilote a décidé de
continuer à prendre de l'altitude en décrivant des ronds sur lui-même ,
nous lui tirons le portrait un coup à droite , un coup à gauche et au
tour suivant on recommence . Après trois ou quatre rotations qui ne
cessent de nous rapprocher de la cible , voilà que Jonathan tente à
trois reprises de passer dans le nuage de fumée qui sort du cratère pour
mieux nous en montrer le fond de la gorge . Malgré tous ses efforts ,
nous ne parvenons pas à voir la lave incandescente au fond du cratère
comme on peut la photographier parfois , et pourtant nous sommes en
alerte orange depuis quelques jours ! C'est bien la première fois que je
vois les tripes d'un volcan d'aussi prés : quel bonheur! Le déclencheur
de l'appareil photo est chaud-bouillant ! Encore un tour d'honneur
autour du monstre , histoire d'admirer les profondes crevasses qui
strient le manteau blanc, taché de cendres quand on y regarde de plus
prés, et notre Jonathan nous fait signe qu'il est temps de rentrer .
Plus bas dans la vallée ,nous voyons les coulées de lave solidifiées qui
retracent l'histoire des différentes éruptions . Nous volons alors côte
à côte avec l'avion de nos chères épouses que nous pouvons photographier
sous tous les angles . Puis nous mettons le cap sur l'immense lago
Villarica bordé par la ville de Pucon sur notre droite .Autant la rive
nord est sauvage , autant la rive sud est couverte de superbes
résidences dotées de piscines plus grandes les unes que les autres .
Nous survolons ensuite la ville de Villarica un moment avant de faire
un large virage en U et de plonger vers la piste d'atterrissage . Nous
sommes doublement satisfaits , d'abord d'être rentrés entiers, et
deuxièmement d'avoir eu le privilège d'assister à un tel spectacle
pendant plus d'une heure : c'est royal ! Après une séance photo avec nos
pilotes , nous laissons la place aux six suisses qui ont accepté de
survoler le volcan également .
Après avoir profité du robinet d'eau courante du parking
de l'aérodrome , nous partons pour Pucon en suivant la rive sud du lago
Villarica . Comme il n'y a qu'un peu plus de vingt bornes , nous nous
installons directement au camping où nous devons passer deux nuits .
Nous y trouvons un superbe coin à l'ombre de grands arbres . Jean Marc
puis Roger nous y rejoignent un peu plus tard dans l'après midi .Il a
terminé la réparation du frigo de Jean Marie qui marche maintenant sur
le gaz . Mais perfectionniste comme il est ,Roger n'est pas tranquille
quant à la solidité du matériel très vétuste (12ans) ;aussi il nous
demande s'il peut avoir un peu de Sintofer , un mastic spécial pour
métaux , histoire de renforcer sa réparation . Comme je suis occupé avec
le blog , c'est Dominique qui plonge dans le double fond de la soute
pour aller chercher le matos! Après la visite de Christian , venu aux
nouvelles suite à nos exploits du matin , nous partons à la découverte
de la ville de Pucon , très décevante . Autant Villarica est
authentique avec de superbes maisons en bois, peintes de couleurs
vives, autant Pucon est en carton-pâte avec des magasins anonymes, où
l'on vend des couteaux suisses et des chaussures Addidas ! C'est d'une
nullité à braire !! Et dire que Janette nous avait soutenu le contraire ...!
De retour au camping car j'attaque vite fait la rédaction
du blog, car à 18h00 c'est le briefing ,suivi de l'anniversaire de Jean
Marie et d'Esther , l'épouse d'Urs .
beaucoup de retard dans le blog et le transfert des photos avec le
retour tardif des thermes d'hier soir . Aussi à 5h15 je suis sur le
pont et par chance il fait beaucoup moins froid que la veille à bord .
Il faut quand même un peu de chauffage pour neutraliser l'humidité
ambiante du fait que nous sommes au bord d'un lac . Après une bonne
heure de frappe Dominique me rejoint pour le premier café du matin ,
puis nous enchainons avec le petit dej . Et comme nous sentons encore le
soufre des bains thermaux nous décidons d'expérimenter les douches du
camping , mais à tour de rôle pour ne pas laisser notre installation
livrée à elle-même . En passant je profite pour mettre un peu le souk
dans la soute de Jean Marc qu'il l'a laissé ouverte imprudemment
!Résultat voilà des bidons d'eau un peu partout dans la clairière , des
chaussures accrochées aux branches d'arbres , une bassine qui se promène
dans le gazon , bref c'est Saint Nicolas chez les carabins ! En sortant
des douches j'en profite pour descendre voir le lac Calafquen et sa
plage de sable noir d'origine volcanique , mais surtout pour évaluer la
météo car depuis le camping car toutes les hauteurs voisines sont dans
les brumes . Ici aussi l'horizon n'est guère plus dégagé : cela risque
de compromettre nos projets de survol en avionnette du cratère du Volcan
Villarica et c'est bien dommage ! De retour au camping car, mes
impressions météo semblent presque soulagées Dominique et Monique qui y
voit une bonne excuse pour ne pas faire l'excursion ! Heureusement que
Janette semble plus optimiste !" Tu sais il y a soufent des nuaches ici
en bas , mais là-haut il y a soleil , tu féras c'est très cholie pour
la photo!"
Pour finir nous partons tous pour l'aérodrome de
Villarica , même ceux qui comme Roger ne désire pas monter en avion
car il espère profiter de l'atelier des mécanos pour pouvoir faire la
réparation du frigo de Jean Marie . Nous commençons par revenir sur nos
pas, en direction de Lican Ray en suivant le lac Calafquen puis nous
obliquons à droite en empruntant la route qui nous a conduit à Conaripe
hier .Jean Marc et Gérard nous rejoignent un peu après sur le parking de
l'aérodrome . Après avoir bu le café chez les Bories ,Claire et Roger
partent en ville avec Janette chercher un atelier plus performant afin
de terminer la réparation . De notre côté nous exploitons la wifi de
l'aéroclub en attendant que le Volcan Villarica daigne se monter . Comme
nous sommes six à vouloir voler et qu'il y a trois places par avion ,
Isabelle propose un tirage au sort pour effectuer la répartition des
équipages ; et curieusement le hasard fait que Dominique , Monique et
Isabelle prendront le premier avion alors Jean Marc , Gérard et moi-même
composerons le second équipage .
Comme prévu vers 10h30 les deux pilotes arrivent et là
encore se posent le problème du choix car il y en a un de 23 ans et un
de 69 ans . Le premier élan poussent ces dames vers le plus jeune ,plus
mignon , puis toutes réflexions faites elles optent pour celui qui
aligne 40 ans de vol ! Maintenant il ne reste plus qu'à tenter de
s'encastrer à bord de deux Cessnas de plus soixante ans de service !
Jean Marc et Gérard ont pitié de mon genou et me laisse la place de
devant , un peu plus commode d'accès . Notre pilote ,Jonathan, encore
acnéique ,m'inquiète un peu car il prépare les différentes manettes de
son zing en compulsant son manuel à chaque manoeuvre ! Puis il demande
conseil par radio à son ainé et voilà que nous nous présentons devant
la piste d'envol . Encore un échange radio et Jonathan met les gaz plein
pot . La carlingue vibre tout ce qu'elle peut , le moteur vrombit comme
jamais , on ne s'entend plus à bord , et malgré tout notre Cessna plus
que sexagénaire, a bien du mal à accélérer le pas jusqu'en milieu de
piste , puis tout à coup voilà qu'il se met à frétiller de la queue : ça
y est , on a enfin quitté le plancher des vaches . Et aussitôt on monte
face au vent , négligeant notre volcan que nous laissons sur la gauche
; et pourtant maintenant qu'il est débarrassé de son capuchon de nuage ,
il a fier allure l'animal du haut de ses 3800 mètres . Notre jeune
Jonathan lance régulièrement un oeil furtif vers l'arrière ,comme pour
surveiller son chef . Nous montons un bon moment tout en gardant la même
direction : nous nous rapprochons de ce fait du Volcan Lanin qui n'a
rien à envier au Villarica en ce qui concerne la taille .C'est le géant
que nous avions vu hier sur la piste ! Par contre il est doté d'un
cratère beaucoup plus large et parait bien éloigné ; il est vrai qu'il a
élu domicile en Argentine , lui . Parvenus à une certaine altitude ,
nous pivotons à 90 degrés sur la gauche et cette fois nous avons le
magnifique cône tout blanc droit dans le viseur . Et on continue à
monter , à monter, jusqu'à ce que nous atteignons le niveau de son
épaule et là le mitraillage commence . Comme notre pilote a décidé de
continuer à prendre de l'altitude en décrivant des ronds sur lui-même ,
nous lui tirons le portrait un coup à droite , un coup à gauche et au
tour suivant on recommence . Après trois ou quatre rotations qui ne
cessent de nous rapprocher de la cible , voilà que Jonathan tente à
trois reprises de passer dans le nuage de fumée qui sort du cratère pour
mieux nous en montrer le fond de la gorge . Malgré tous ses efforts ,
nous ne parvenons pas à voir la lave incandescente au fond du cratère
comme on peut la photographier parfois , et pourtant nous sommes en
alerte orange depuis quelques jours ! C'est bien la première fois que je
vois les tripes d'un volcan d'aussi prés : quel bonheur! Le déclencheur
de l'appareil photo est chaud-bouillant ! Encore un tour d'honneur
autour du monstre , histoire d'admirer les profondes crevasses qui
strient le manteau blanc, taché de cendres quand on y regarde de plus
prés, et notre Jonathan nous fait signe qu'il est temps de rentrer .
Plus bas dans la vallée ,nous voyons les coulées de lave solidifiées qui
retracent l'histoire des différentes éruptions . Nous volons alors côte
à côte avec l'avion de nos chères épouses que nous pouvons photographier
sous tous les angles . Puis nous mettons le cap sur l'immense lago
Villarica bordé par la ville de Pucon sur notre droite .Autant la rive
nord est sauvage , autant la rive sud est couverte de superbes
résidences dotées de piscines plus grandes les unes que les autres .
Nous survolons ensuite la ville de Villarica un moment avant de faire
un large virage en U et de plonger vers la piste d'atterrissage . Nous
sommes doublement satisfaits , d'abord d'être rentrés entiers, et
deuxièmement d'avoir eu le privilège d'assister à un tel spectacle
pendant plus d'une heure : c'est royal ! Après une séance photo avec nos
pilotes , nous laissons la place aux six suisses qui ont accepté de
survoler le volcan également .
Après avoir profité du robinet d'eau courante du parking
de l'aérodrome , nous partons pour Pucon en suivant la rive sud du lago
Villarica . Comme il n'y a qu'un peu plus de vingt bornes , nous nous
installons directement au camping où nous devons passer deux nuits .
Nous y trouvons un superbe coin à l'ombre de grands arbres . Jean Marc
puis Roger nous y rejoignent un peu plus tard dans l'après midi .Il a
terminé la réparation du frigo de Jean Marie qui marche maintenant sur
le gaz . Mais perfectionniste comme il est ,Roger n'est pas tranquille
quant à la solidité du matériel très vétuste (12ans) ;aussi il nous
demande s'il peut avoir un peu de Sintofer , un mastic spécial pour
métaux , histoire de renforcer sa réparation . Comme je suis occupé avec
le blog , c'est Dominique qui plonge dans le double fond de la soute
pour aller chercher le matos! Après la visite de Christian , venu aux
nouvelles suite à nos exploits du matin , nous partons à la découverte
de la ville de Pucon , très décevante . Autant Villarica est
authentique avec de superbes maisons en bois, peintes de couleurs
vives, autant Pucon est en carton-pâte avec des magasins anonymes, où
l'on vend des couteaux suisses et des chaussures Addidas ! C'est d'une
nullité à braire !! Et dire que Janette nous avait soutenu le contraire ...!
De retour au camping car j'attaque vite fait la rédaction
du blog, car à 18h00 c'est le briefing ,suivi de l'anniversaire de Jean
Marie et d'Esther , l'épouse d'Urs .
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