CINQUANTE QUATRIEME JOUR : LE 22 DECEMBRE 2017
Comme depuis quelques jours , c'est l'effervescence dès
5h30 car nous devons retourner chez Mercédes, à l'autre bout de
Santiago ,pour 9h00 . Et puis avec notre promenade nocturne d'hier soir
j'ai un peu de retard aussi bien au niveau du blog qu 'au niveau du
transfert des photos . De ce fait , dès que je suis habillé, je
m'installe devant l'ordinateur , laissant la préparation du café à
Dominique quand elle sera réveillé .Mine de rien mon travail de
secrétariat me mène à 7h00 : il est temps de prendre le petit déjeuner
et de commencer le rangement à bord car Catarina doit nous accompagner
au garage à 7h30 . Janette l'accompagne jusqu'à notre porte et nous
souhaite bonne chance , et elle a mille fois raison , car dans ces pays
rien n'est simple .
Ce matin, c'est grand beau , il fait déjà 22 degrés . Dès
que nous quittons notre coin de verdure dans les hauteur de la ville ,
nous négocions mal la première bretelle d'accès aux grands axes ,
goupillée à l'envers pour un européen moyen ; résultat ,il faut
bidouiller pour enfin retrouver les bords du rio . Comme nous tournons
le dos à notre objectif , il faut pouvoir traverser la rivière mais bien
sûr le premier pont qui s'offre à nous est en sens inverse , il faut
attendre le second un bon kilomètre plus loin , tourner à droite ,
longer à nouveau le torrent sur deux bornes avant de trouver l'avenida
Providencia (et elle porte bien son nom) sur notre gauche qui ,quatre
kilomètres plus loin, nous permet de retrouver l'interminable Libertador
. Comme il fait beau , que la circulation est un peu moins dense qu'hier
, notre corvée mécanique tourne vite au city tour proposé par les agence
de voyage : nous voyons au passage une jolie cathédrale très "début de
conquête espagnole" , la Estacion Centrale (gare principale) style
Eiffel , la Tour de Télévision , le marché centrale . Comme notre
promenade matinale se prolonge prés d'une heure nous faisons aussi
connaissance avec Caterina d'origine allemande par sa mère et
autrichienne par son père . Elle est prof d'Allemand à Dusseldorf et va
nous accompagner pendant 5 semaines jusqu'à Lima , mais pas d'avantage
,ces congés n'étant pas plus long . Elle ne connait pas cette partie
d'Amérique Latine mais a déjà pratiqué le camping car en Europe et a
déjà travailler une fois avec Janette et Seabridge .
Nous arrivons chez Mercédès à 8h30 et comme hier il faut
faire pattes blanches pour entrer : heureusement que nous avons affaire
au même garde que la veille , à qui j'avais offert une Tour Eiffel .
Puis une fois stationner , il faut déposer le formulaire à Dayana , la
première secrétaire de la réception , qui par chance , est la même
qu'hier elle aussi . Après nous avoir invité à nous servir un café ,
elle m'installe la clé de la wifi pour que je puisse travailler un peu
sur l'ordi , l'attente risquant d'être plus longue que prévue . Caterina
décide d'utiliser ce temps mort pour aller nous faire un double de la
clé de soute deux quadras plus loin . Pour finir elle revient bredouille
au bout d'une heure car ça n'ouvre qu'à 10 h00 ! Et puis c'est à sept
ou huit feux rouges d'ici ,c'est ça la précision latinos , on est pas à
quelques kilomètres prés ! Elle boit un verre d'eau pour se remettre de
son footing matinal et décide d'y retourner étant donné qu'ici chez
Mercédes ça n'avance pas d'un poil . De mon côté , pour meubler
l'attente ,je vais monter la guirlande de Noël en la fixant au plafond
de la cabine , puis j'installe un montage fixe en dissimulant un
prolongateur derrière les coussins et en le raccordant directement avec
un domino .
Vers 11h30 tout le monde se retrouve à la réception de chez
Mercédes pour assister à l' arrivage des deux fameuses clés venant de
je ne sais quelle succursale avec un spécialiste pour les
ré-initialiser avec le camping-car . Il faut ensuite faire l'essai sur
le parking , puis établir la facture , la faire corriger car elle est
rédigée au nom de "étranger" , ce qui risque de ne pas plaire à notre
assurance , puis passer à la caisse . Nous avons une carte maitresse
dans notre jeu , c'est que le week end de Noël commence à 13h00 et que
l'ensemble du personnel est sur le pied de guerre . Il ne nous reste
plus qu'à faire nos adieux à ce brave David Madrid qui s'est occupé de
l'affaire d'un bout à l'autre et de lui offrir une petite Tour Eiffel .
Comme il est déjà 12h40 , eh oui c'est ça l'Amérique
Latine , nous décidons de rentrer au campement malgré la circulation :
c'est Noël , c'est vendredi milieu de journée et nous remontons l'axe le
plus commerçant de la capitale , autant dire que nous mettons toutes les
chances de notre côté pour que ça coince , surtout qu'hier nous avons
déjà mis 1h30 pour faire ce parcours . Mais aujourd'hui je connais les
faiblesses des chauffeurs chiliens , je peux prévoir les pièges de
circulation des différents axes et résultat nous gagnons prés de vingt
minutes par rapport à la veille . A peine arrivés au camping , nous
abandonnons le camion à l'ombre , pour aller prendre le métro en
compagnie de Caterina ; le problème est que la bouche la plus proche est
Avenida Providencia , c'est à dire à prés de deux bornes à pince d'ici .
Après avoir acheté six tickets pour 3300 pésos (4,5 euros) , nous
prenons la rame numéro 1 direction San Pablo . Il faut jouer des coudes
à la station Pédro de Avila pour se faire une petite place contre la
porte du wagon . Quel soulagement lorsque nous descendons sept stations
plus loin à La Monéda . Nous sortons sur Libertador, l'avénida que nous
connaissons par coeur , juste à côté du Palais Présidentiel , puis nous
tournons à gauche dans la Calle Bandera qu'il faut remonter jusqu'au
bout pour trouver le fameux "Musée d'Art Pré-colombien". Après avoir
rendu enfin sa liberté à Caterina , nous nous payons une super tranche
de vestiges indiens pour 4500 pesos par personne (10 euros pour nous
deux , rien à voir avec les 400 000 pésos laissés chez Mercédes tout à
l'heure !) .La culture ne coûte vraiment pas cher ! Les salles du sous
sols , malheureusement mal éclairées, sont consacrées à la civilisation
Mapuche , peuplade venue du nord , de la bande côtière du Pérou il y a
quelques milliers d'années . A l'étage toutes les civilisations
indiennes d'Amérique Centrale et d'Amérique du sud sont représentées ;
c'est très agréable pour nous de faire une piqûre de rappel du style
Maya , Aztèque ,Inca , Tiuwanaku, Moche , Chimu , Nazca ,Paracas ,
Olmèque,Chancay, ..d'autant que nous y serons confrontés dans les mois
qui viennent au cours de notre périple .
Une fois à l'air libre , nous allons voir la Plaza de Armas
avec une belle fontaine qui en décore le centre à l'ombre de grands
palmiers .Nous avons aussi la chance qu'à cette heure de la journée la
façade de verre et d'acier du building qui en fait le coin reflète à
merveille le clocher de la cathédrale . Sur la route du retour vers la
station de métro La Monéda , nous tombons sur un spectacle très
particuliers : trois hommes orchestres avec cymbales sur la tête ,
grosses caisses dans le dos et tambour devant ,effectuent un joli ballet
au son de leur musique de style fanfare .Une petite fille les accompagne
et tente d'apprendre le métier en les singeant du mieux qu'elle peut .
La mujer , d'origine indienne , assure un complément sonore en jouant de
l'orgue de barbarie .
Le retour au campement depuis la station Pédro de Avila ,
là-bas tout en bas s'avère difficile : deux kilomètres à pince , en
plein cagnard et le ventre vide car nous n'avons pas eu le temps de
casser la croute depuis hier soir , s'avère être une véritable épreuve
d'effort . Et comme nous arrivons juste pour 18h00 , nous n'avons plus
qu'à nous rendre au briefing pour préparer l'étape de Mendoza et notre
retour en Argentine par la même occasion , en franchissant un col de la
Cordillère des Andes à 3300 mètres d'altitude . On verra ça demain !
Puis Janette nous sert un Pisco Sour pour fêter l'arrivée parmi nous de
Catarina et aussi le départ de la copine d'Ernest , un suisse qui va
continuer le périple seul jusqu'aux States où il retrouvera un copain et
sa fille .
PS : Vincent , je crois que je t'ai trouvé une bonne pharmacie , en
plein centre de Santiago , tu auras moins de soucis de travaux . Gros
bisous à tous les quatre et bonne fête de Noël
5h30 car nous devons retourner chez Mercédes, à l'autre bout de
Santiago ,pour 9h00 . Et puis avec notre promenade nocturne d'hier soir
j'ai un peu de retard aussi bien au niveau du blog qu 'au niveau du
transfert des photos . De ce fait , dès que je suis habillé, je
m'installe devant l'ordinateur , laissant la préparation du café à
Dominique quand elle sera réveillé .Mine de rien mon travail de
secrétariat me mène à 7h00 : il est temps de prendre le petit déjeuner
et de commencer le rangement à bord car Catarina doit nous accompagner
au garage à 7h30 . Janette l'accompagne jusqu'à notre porte et nous
souhaite bonne chance , et elle a mille fois raison , car dans ces pays
rien n'est simple .
Ce matin, c'est grand beau , il fait déjà 22 degrés . Dès
que nous quittons notre coin de verdure dans les hauteur de la ville ,
nous négocions mal la première bretelle d'accès aux grands axes ,
goupillée à l'envers pour un européen moyen ; résultat ,il faut
bidouiller pour enfin retrouver les bords du rio . Comme nous tournons
le dos à notre objectif , il faut pouvoir traverser la rivière mais bien
sûr le premier pont qui s'offre à nous est en sens inverse , il faut
attendre le second un bon kilomètre plus loin , tourner à droite ,
longer à nouveau le torrent sur deux bornes avant de trouver l'avenida
Providencia (et elle porte bien son nom) sur notre gauche qui ,quatre
kilomètres plus loin, nous permet de retrouver l'interminable Libertador
. Comme il fait beau , que la circulation est un peu moins dense qu'hier
, notre corvée mécanique tourne vite au city tour proposé par les agence
de voyage : nous voyons au passage une jolie cathédrale très "début de
conquête espagnole" , la Estacion Centrale (gare principale) style
Eiffel , la Tour de Télévision , le marché centrale . Comme notre
promenade matinale se prolonge prés d'une heure nous faisons aussi
connaissance avec Caterina d'origine allemande par sa mère et
autrichienne par son père . Elle est prof d'Allemand à Dusseldorf et va
nous accompagner pendant 5 semaines jusqu'à Lima , mais pas d'avantage
,ces congés n'étant pas plus long . Elle ne connait pas cette partie
d'Amérique Latine mais a déjà pratiqué le camping car en Europe et a
déjà travailler une fois avec Janette et Seabridge .
Nous arrivons chez Mercédès à 8h30 et comme hier il faut
faire pattes blanches pour entrer : heureusement que nous avons affaire
au même garde que la veille , à qui j'avais offert une Tour Eiffel .
Puis une fois stationner , il faut déposer le formulaire à Dayana , la
première secrétaire de la réception , qui par chance , est la même
qu'hier elle aussi . Après nous avoir invité à nous servir un café ,
elle m'installe la clé de la wifi pour que je puisse travailler un peu
sur l'ordi , l'attente risquant d'être plus longue que prévue . Caterina
décide d'utiliser ce temps mort pour aller nous faire un double de la
clé de soute deux quadras plus loin . Pour finir elle revient bredouille
au bout d'une heure car ça n'ouvre qu'à 10 h00 ! Et puis c'est à sept
ou huit feux rouges d'ici ,c'est ça la précision latinos , on est pas à
quelques kilomètres prés ! Elle boit un verre d'eau pour se remettre de
son footing matinal et décide d'y retourner étant donné qu'ici chez
Mercédes ça n'avance pas d'un poil . De mon côté , pour meubler
l'attente ,je vais monter la guirlande de Noël en la fixant au plafond
de la cabine , puis j'installe un montage fixe en dissimulant un
prolongateur derrière les coussins et en le raccordant directement avec
un domino .
Vers 11h30 tout le monde se retrouve à la réception de chez
Mercédes pour assister à l' arrivage des deux fameuses clés venant de
je ne sais quelle succursale avec un spécialiste pour les
ré-initialiser avec le camping-car . Il faut ensuite faire l'essai sur
le parking , puis établir la facture , la faire corriger car elle est
rédigée au nom de "étranger" , ce qui risque de ne pas plaire à notre
assurance , puis passer à la caisse . Nous avons une carte maitresse
dans notre jeu , c'est que le week end de Noël commence à 13h00 et que
l'ensemble du personnel est sur le pied de guerre . Il ne nous reste
plus qu'à faire nos adieux à ce brave David Madrid qui s'est occupé de
l'affaire d'un bout à l'autre et de lui offrir une petite Tour Eiffel .
Comme il est déjà 12h40 , eh oui c'est ça l'Amérique
Latine , nous décidons de rentrer au campement malgré la circulation :
c'est Noël , c'est vendredi milieu de journée et nous remontons l'axe le
plus commerçant de la capitale , autant dire que nous mettons toutes les
chances de notre côté pour que ça coince , surtout qu'hier nous avons
déjà mis 1h30 pour faire ce parcours . Mais aujourd'hui je connais les
faiblesses des chauffeurs chiliens , je peux prévoir les pièges de
circulation des différents axes et résultat nous gagnons prés de vingt
minutes par rapport à la veille . A peine arrivés au camping , nous
abandonnons le camion à l'ombre , pour aller prendre le métro en
compagnie de Caterina ; le problème est que la bouche la plus proche est
Avenida Providencia , c'est à dire à prés de deux bornes à pince d'ici .
Après avoir acheté six tickets pour 3300 pésos (4,5 euros) , nous
prenons la rame numéro 1 direction San Pablo . Il faut jouer des coudes
à la station Pédro de Avila pour se faire une petite place contre la
porte du wagon . Quel soulagement lorsque nous descendons sept stations
plus loin à La Monéda . Nous sortons sur Libertador, l'avénida que nous
connaissons par coeur , juste à côté du Palais Présidentiel , puis nous
tournons à gauche dans la Calle Bandera qu'il faut remonter jusqu'au
bout pour trouver le fameux "Musée d'Art Pré-colombien". Après avoir
rendu enfin sa liberté à Caterina , nous nous payons une super tranche
de vestiges indiens pour 4500 pesos par personne (10 euros pour nous
deux , rien à voir avec les 400 000 pésos laissés chez Mercédes tout à
l'heure !) .La culture ne coûte vraiment pas cher ! Les salles du sous
sols , malheureusement mal éclairées, sont consacrées à la civilisation
Mapuche , peuplade venue du nord , de la bande côtière du Pérou il y a
quelques milliers d'années . A l'étage toutes les civilisations
indiennes d'Amérique Centrale et d'Amérique du sud sont représentées ;
c'est très agréable pour nous de faire une piqûre de rappel du style
Maya , Aztèque ,Inca , Tiuwanaku, Moche , Chimu , Nazca ,Paracas ,
Olmèque,Chancay, ..d'autant que nous y serons confrontés dans les mois
qui viennent au cours de notre périple .
Une fois à l'air libre , nous allons voir la Plaza de Armas
avec une belle fontaine qui en décore le centre à l'ombre de grands
palmiers .Nous avons aussi la chance qu'à cette heure de la journée la
façade de verre et d'acier du building qui en fait le coin reflète à
merveille le clocher de la cathédrale . Sur la route du retour vers la
station de métro La Monéda , nous tombons sur un spectacle très
particuliers : trois hommes orchestres avec cymbales sur la tête ,
grosses caisses dans le dos et tambour devant ,effectuent un joli ballet
au son de leur musique de style fanfare .Une petite fille les accompagne
et tente d'apprendre le métier en les singeant du mieux qu'elle peut .
La mujer , d'origine indienne , assure un complément sonore en jouant de
l'orgue de barbarie .
Le retour au campement depuis la station Pédro de Avila ,
là-bas tout en bas s'avère difficile : deux kilomètres à pince , en
plein cagnard et le ventre vide car nous n'avons pas eu le temps de
casser la croute depuis hier soir , s'avère être une véritable épreuve
d'effort . Et comme nous arrivons juste pour 18h00 , nous n'avons plus
qu'à nous rendre au briefing pour préparer l'étape de Mendoza et notre
retour en Argentine par la même occasion , en franchissant un col de la
Cordillère des Andes à 3300 mètres d'altitude . On verra ça demain !
Puis Janette nous sert un Pisco Sour pour fêter l'arrivée parmi nous de
Catarina et aussi le départ de la copine d'Ernest , un suisse qui va
continuer le périple seul jusqu'aux States où il retrouvera un copain et
sa fille .
PS : Vincent , je crois que je t'ai trouvé une bonne pharmacie , en
plein centre de Santiago , tu auras moins de soucis de travaux . Gros
bisous à tous les quatre et bonne fête de Noël
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