CINQUANTE HUITIEME JOUR : LE 26 DECEMBRE 2017
Quel bonheur aujourd'hui, nous n'avons pas d'obligation
avant 9h00 , juste pour la visite du Parc de la Vallée de la Lune car il
faut attendre l'arrivée du guide . Comme nous nous sommes couchés tôt
après la longue et fatigante étape d'hier et que la nuit a été fraiche
, je me lève en super forme pour aller voir le lever du soleil sur le
désert . Puis j'attaque la mise en route du café tout en bloggant un
peu , ce qui ne m'empêche pas de temps en temps de jeter un coup d'oeil
dehors pour surveiller la lumière de l'aube sur les montagnes voisines
.Vers 7h00 , le jeune garde d'hier nous invite à sortir de notre coin de
nature avant que sa hiérarchie n',arrive . Une fois stationnés le long
de la route devant la barrière du parc ,nous finissons les préparatifs
habituels du matin plus ceux nécessaires à l'excursion : application de
crème solaire , recherche des chapeaux et préparation de l'appareil
photo car nous partons à bord du camping-car de Claire et Roger, en
compagnie de Monique et Jean-Marc . Comme il s'agit d'une boucle fermée
de 42 kilomètres de piste , ce n'est pas la peine de prendre 3 véhicules
et pour nous qui sommes un peu court en carburant , ça arrange bien les
choses .
En attendant le départ j'essaie d'envoyer le blog avec la
wifi de l'administration du Parc : malheureusement ça rame un peu et
comme notre départ est avancé , je suis obligé d'interrompre la
transmission à 40% . Janette charge le guide à bord de son camping car
et ouvre la route suivi du pick-up de Gérard à qui Roger emboite le pas
. Nous nous enfonçons dans un désert de sable aride parsemés de bouquets
d'épineux et de grands cactus chandeliers ,en suivant une étroite piste
qui rapidement se met à tortiller entre les amas de rochers, offrant de
nombreuses nuances de gris et de vert.A bord nous sommes obligés de nous
organiser pour qu'aucun des trois photographes ne soit léser . D'abord
Roger n'hésite pas à s'arrêter , même si ce n'est pas toujours du goût
du camping car suisse qui nous suit , ce qui permet d'éviter trop de
photos tirées à la sauvette à travers le pare-brise . Et puis on passe
les appareils à celui qui est le mieux placé , même au chauffeur !
Après 20 bonnes minutes de piste, nous effectuons un premier arrêt pour
admirer un ensemble géologique où des empilages de couches de sédiments
aux couleurs tranchées ont été disloqués , pliés , malmenés pour plus
grand plaisir de nos yeux . Puis c'est le vent qui a mis la dernière
main à la pâte en polissant , en arrondissant les mamelons . Nous avons
droit à un rappel à l'ordre de la part du guide car nous en prenons un
peu trop à notre aise pour prendre nos photos : il ne faut pas oublié
que c'est un Parc Naturel déclaré au Patrimoine Mondiale par l'UNESCO
.Janette nous explique que le nom de Ischigualasto veut dire " sans
possibilité de vie" en langage des indiens originaires de la région .Au
départ , il s'agissait d'un lac qui en s'asséchant , à laisser derrière
lui des dépôts sédimentaires .Le fait qu' on y a retrouvé une quantité
importante de fossiles de poissons et coquillages, confirme cette
hypothèse .
Nous reprenons la piste qui se contorsionne toujours
autant avec des traversées d'oueds asséchés où Roger doit faire
attention de ne pas accrocher son porte-à-faux . Il y a aussi quelques
passages de sable mou où mieux vaut prendre son élan pour ne pas rester
scotché . Nous arrêtons au second parking pour une belle ballade à pieds
parmi les cheminées de fées , certaines étant dotées de dalles
monstrueuses sur la tête . Un peu plus loin l'érosion en a sculpté une
en forme de sphinx .Janette nous explique que du fait du manque d'eau,
les plantes se sont adaptés et c'est pour ça que leur écorce est verte
de chlorophylle , indispensable à la photo synthèse ,puisque les
feuilles sont presque inexistantes . Au bout de la ballade nous tombons
nez à nez avec tout une série de pierres parfaitement rondes de 20 à 30
cm de diamètre , comme de grosses boules de pétanque . Il parait
qu'elles se seraient formées par l'agglomération de particules sous
l'influence de la force centrifuge de tourbillons au fond du lac .
Encore un tronçon de piste et nous arrêtons une troisième
fois pour admirer un rocher à grosse tête , reposant sur un tout petit
pied . Le coin est très photogénique avec ses énormes cactus chandeliers
dispersés parmi les rochers et les cheminées de fées . Là ,nous
reprenons rapidement la route pour terminer la visite aux pieds de
hautes falaises d'un rouge assez vif que l'érosion a transformé en de
véritables orgues dont les innombrables tuyaux seraient d'un diamètre
démesuré . Et devant cette muraille particulière , le clou de la Vallée
de la Lune , "Le Champignon" : c'est une gigantesque cheminée de fée
légèrement tordue sur le côté avec une dalle démesurée par rapport à son
pied ,qui lui donne la forme d'un champignon . Nous faisons nos adieux à
Janette que nous retrouverons demain soir, car elle continue à escorter
le groupe des Suisses pour la visite du Parc Nacional Talampaya, cette
après midi . Comme nous avons décidé de faire l'impasse sur cette
excursion, qui selon nous fait double emploi avec celle de ce matin ,
nous continuons notre route vers le Chili en suivant la Ruta 150 , route
mythique aussi, puisqu'elle relie l'Océan Atlantique à l'Océan Pacifique .
Une fois que Roger nous a ramené à l'entrée du Parc
Ischigualasto , nous allons faire un tour au petit musée qui expose
quelques fossiles de squelettes de dinosaures puis j'essaie d'envoyer
mon blog qui passe doucement mais sûrement en un petit quart d'heure !
Ensuite nous nous mettons d'accord sur un point GPS de rencontre, pour
les six équipages français ,situé à 150 bornes d'ici, pour y passer la
nuit, puis chacun part de son côté . De notre côté , nous optons pour
faire une trentaine de bornes , histoire de rafraichir le camping car
avec la clim cabine avant de déjeuner . Dès la sortie du parc, nous
commençons l'ascension d'un petit col puis nous plongeons dans des
gorges arides au possible , minérales à 100% . Même les cactus n'osent
pas s'y aventurer . Nous finissons par nous installer sur le parking
d'un belvédère , juste à la sortie d'un tunnel . Il n'y a pas un pet
d'ombre mais un courant d'air qui donne une vague sensation de fraicheur
malgré les 37 degrés indiqués au thermomètre du camion .
Après avoir fini la descente du col en serpentant dans ces
gorges hostiles , nous empruntons une large vallée où coule un rio à
moitié sec mais qui permet le développement de quelques buissons ,
créant ainsi une sympathique tâche verte dans cet univers sableux et
rocheux . Plus on remonte la vallée , plus le court d'eau semble
devenir abondant et plus le cordon de verdure gagne en largeur . A
l'horizon , très loin d'ici , on devine des sommets couverts de neiges :
c'est certainement de là que provient cette précieuse eau . Par moment
le vent fait courir des mini-tornades qui courent parmi les grands
espaces sableux et les bouquets d'épineux , n'hésitant pas à traversée
la route comme celle-ci , juste à notre nez . Nous arrêtons à San José
de Jachal pour faire le plein de gasoil , le dernier possible avant le
Chili avec la carte de crédit . Comme le village nous parait sympa ,
nous en faisons le tour . Nous remontons des rues, désertes bordées de
petites maisons basses dotées d' un toit plat et l'incontournable
citerne d'eau par dessus ,en plein soleil . Nous ne rencontrons pas une
âme qui vivent hormis deux autochtones debout dans une carriole tirée
par trois mules .
Nous reprenons la Ruta 150 et très vite nous nous
enfonçons à nouveau dans de profondes gorges où la route en corniche
offrent une série de superbes miradors . La vue plongeante sur le
torrent qui écume au milieu d'un étroit cordon de végétation est
saisissante et d'autant plus étonnante qu'il est coincé entre deux
hautes parois rocheuses qui brillent anormalement au soleil , comme de
l'inox ; c'est parce que la roche se décompose en fines lamelles comme
du mica , formant un miroir à mille facettes . En remontant dans le
camping car, après l'un des nombreux arrêts photos , je constate que le
thermomètre atteint 43,5 degrés ! Comme prévu nous retrouvons Roger au
point GPS fixé tout à l'heure . Parti plus tôt, il a eu le temps avec
Claire de prospecter le secteur, et ils nous ont trouvé un superbe coin
,où on peut installer au moins 20 camping cars bien à plat , et qui
fait balcon sur le lac de barrage du Jachal. A 18h00 tout le monde se
retrouve pour une baignade collective dans les eaux vertes du lac . Puis
nous terminons la journée par un barbecue et une vaste tablée face au
lac , à admirer les effets du soleil couchant sur les nuages . Merci
Claire! Merci Roger pour ce superbe bivouac !
avant 9h00 , juste pour la visite du Parc de la Vallée de la Lune car il
faut attendre l'arrivée du guide . Comme nous nous sommes couchés tôt
après la longue et fatigante étape d'hier et que la nuit a été fraiche
, je me lève en super forme pour aller voir le lever du soleil sur le
désert . Puis j'attaque la mise en route du café tout en bloggant un
peu , ce qui ne m'empêche pas de temps en temps de jeter un coup d'oeil
dehors pour surveiller la lumière de l'aube sur les montagnes voisines
.Vers 7h00 , le jeune garde d'hier nous invite à sortir de notre coin de
nature avant que sa hiérarchie n',arrive . Une fois stationnés le long
de la route devant la barrière du parc ,nous finissons les préparatifs
habituels du matin plus ceux nécessaires à l'excursion : application de
crème solaire , recherche des chapeaux et préparation de l'appareil
photo car nous partons à bord du camping-car de Claire et Roger, en
compagnie de Monique et Jean-Marc . Comme il s'agit d'une boucle fermée
de 42 kilomètres de piste , ce n'est pas la peine de prendre 3 véhicules
et pour nous qui sommes un peu court en carburant , ça arrange bien les
choses .
En attendant le départ j'essaie d'envoyer le blog avec la
wifi de l'administration du Parc : malheureusement ça rame un peu et
comme notre départ est avancé , je suis obligé d'interrompre la
transmission à 40% . Janette charge le guide à bord de son camping car
et ouvre la route suivi du pick-up de Gérard à qui Roger emboite le pas
. Nous nous enfonçons dans un désert de sable aride parsemés de bouquets
d'épineux et de grands cactus chandeliers ,en suivant une étroite piste
qui rapidement se met à tortiller entre les amas de rochers, offrant de
nombreuses nuances de gris et de vert.A bord nous sommes obligés de nous
organiser pour qu'aucun des trois photographes ne soit léser . D'abord
Roger n'hésite pas à s'arrêter , même si ce n'est pas toujours du goût
du camping car suisse qui nous suit , ce qui permet d'éviter trop de
photos tirées à la sauvette à travers le pare-brise . Et puis on passe
les appareils à celui qui est le mieux placé , même au chauffeur !
Après 20 bonnes minutes de piste, nous effectuons un premier arrêt pour
admirer un ensemble géologique où des empilages de couches de sédiments
aux couleurs tranchées ont été disloqués , pliés , malmenés pour plus
grand plaisir de nos yeux . Puis c'est le vent qui a mis la dernière
main à la pâte en polissant , en arrondissant les mamelons . Nous avons
droit à un rappel à l'ordre de la part du guide car nous en prenons un
peu trop à notre aise pour prendre nos photos : il ne faut pas oublié
que c'est un Parc Naturel déclaré au Patrimoine Mondiale par l'UNESCO
.Janette nous explique que le nom de Ischigualasto veut dire " sans
possibilité de vie" en langage des indiens originaires de la région .Au
départ , il s'agissait d'un lac qui en s'asséchant , à laisser derrière
lui des dépôts sédimentaires .Le fait qu' on y a retrouvé une quantité
importante de fossiles de poissons et coquillages, confirme cette
hypothèse .
Nous reprenons la piste qui se contorsionne toujours
autant avec des traversées d'oueds asséchés où Roger doit faire
attention de ne pas accrocher son porte-à-faux . Il y a aussi quelques
passages de sable mou où mieux vaut prendre son élan pour ne pas rester
scotché . Nous arrêtons au second parking pour une belle ballade à pieds
parmi les cheminées de fées , certaines étant dotées de dalles
monstrueuses sur la tête . Un peu plus loin l'érosion en a sculpté une
en forme de sphinx .Janette nous explique que du fait du manque d'eau,
les plantes se sont adaptés et c'est pour ça que leur écorce est verte
de chlorophylle , indispensable à la photo synthèse ,puisque les
feuilles sont presque inexistantes . Au bout de la ballade nous tombons
nez à nez avec tout une série de pierres parfaitement rondes de 20 à 30
cm de diamètre , comme de grosses boules de pétanque . Il parait
qu'elles se seraient formées par l'agglomération de particules sous
l'influence de la force centrifuge de tourbillons au fond du lac .
Encore un tronçon de piste et nous arrêtons une troisième
fois pour admirer un rocher à grosse tête , reposant sur un tout petit
pied . Le coin est très photogénique avec ses énormes cactus chandeliers
dispersés parmi les rochers et les cheminées de fées . Là ,nous
reprenons rapidement la route pour terminer la visite aux pieds de
hautes falaises d'un rouge assez vif que l'érosion a transformé en de
véritables orgues dont les innombrables tuyaux seraient d'un diamètre
démesuré . Et devant cette muraille particulière , le clou de la Vallée
de la Lune , "Le Champignon" : c'est une gigantesque cheminée de fée
légèrement tordue sur le côté avec une dalle démesurée par rapport à son
pied ,qui lui donne la forme d'un champignon . Nous faisons nos adieux à
Janette que nous retrouverons demain soir, car elle continue à escorter
le groupe des Suisses pour la visite du Parc Nacional Talampaya, cette
après midi . Comme nous avons décidé de faire l'impasse sur cette
excursion, qui selon nous fait double emploi avec celle de ce matin ,
nous continuons notre route vers le Chili en suivant la Ruta 150 , route
mythique aussi, puisqu'elle relie l'Océan Atlantique à l'Océan Pacifique .
Une fois que Roger nous a ramené à l'entrée du Parc
Ischigualasto , nous allons faire un tour au petit musée qui expose
quelques fossiles de squelettes de dinosaures puis j'essaie d'envoyer
mon blog qui passe doucement mais sûrement en un petit quart d'heure !
Ensuite nous nous mettons d'accord sur un point GPS de rencontre, pour
les six équipages français ,situé à 150 bornes d'ici, pour y passer la
nuit, puis chacun part de son côté . De notre côté , nous optons pour
faire une trentaine de bornes , histoire de rafraichir le camping car
avec la clim cabine avant de déjeuner . Dès la sortie du parc, nous
commençons l'ascension d'un petit col puis nous plongeons dans des
gorges arides au possible , minérales à 100% . Même les cactus n'osent
pas s'y aventurer . Nous finissons par nous installer sur le parking
d'un belvédère , juste à la sortie d'un tunnel . Il n'y a pas un pet
d'ombre mais un courant d'air qui donne une vague sensation de fraicheur
malgré les 37 degrés indiqués au thermomètre du camion .
Après avoir fini la descente du col en serpentant dans ces
gorges hostiles , nous empruntons une large vallée où coule un rio à
moitié sec mais qui permet le développement de quelques buissons ,
créant ainsi une sympathique tâche verte dans cet univers sableux et
rocheux . Plus on remonte la vallée , plus le court d'eau semble
devenir abondant et plus le cordon de verdure gagne en largeur . A
l'horizon , très loin d'ici , on devine des sommets couverts de neiges :
c'est certainement de là que provient cette précieuse eau . Par moment
le vent fait courir des mini-tornades qui courent parmi les grands
espaces sableux et les bouquets d'épineux , n'hésitant pas à traversée
la route comme celle-ci , juste à notre nez . Nous arrêtons à San José
de Jachal pour faire le plein de gasoil , le dernier possible avant le
Chili avec la carte de crédit . Comme le village nous parait sympa ,
nous en faisons le tour . Nous remontons des rues, désertes bordées de
petites maisons basses dotées d' un toit plat et l'incontournable
citerne d'eau par dessus ,en plein soleil . Nous ne rencontrons pas une
âme qui vivent hormis deux autochtones debout dans une carriole tirée
par trois mules .
Nous reprenons la Ruta 150 et très vite nous nous
enfonçons à nouveau dans de profondes gorges où la route en corniche
offrent une série de superbes miradors . La vue plongeante sur le
torrent qui écume au milieu d'un étroit cordon de végétation est
saisissante et d'autant plus étonnante qu'il est coincé entre deux
hautes parois rocheuses qui brillent anormalement au soleil , comme de
l'inox ; c'est parce que la roche se décompose en fines lamelles comme
du mica , formant un miroir à mille facettes . En remontant dans le
camping car, après l'un des nombreux arrêts photos , je constate que le
thermomètre atteint 43,5 degrés ! Comme prévu nous retrouvons Roger au
point GPS fixé tout à l'heure . Parti plus tôt, il a eu le temps avec
Claire de prospecter le secteur, et ils nous ont trouvé un superbe coin
,où on peut installer au moins 20 camping cars bien à plat , et qui
fait balcon sur le lac de barrage du Jachal. A 18h00 tout le monde se
retrouve pour une baignade collective dans les eaux vertes du lac . Puis
nous terminons la journée par un barbecue et une vaste tablée face au
lac , à admirer les effets du soleil couchant sur les nuages . Merci
Claire! Merci Roger pour ce superbe bivouac !
Encore de magnifiques photos ! Ce parc de la Vallée de la Lune a des petits airs du parc des Badlands dans le Dakota du sud ! En tout cas quel régal pour les amoureux des pierres comme moi ! Ce doit être dépaysant d’etre sous 40º en plein Décembre !
RépondreSupprimerMagnifique les photos des différentes strates de sédiments. Et étrange le "champ" de pierres rondes façonnées par l eau
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