VINGT QUATRIEME JOUR : LE 22 NOVEMBRE 2017"
Pas un pet de vent , mais la pluie qui clapote sur le toit
de la chambre une bonne partie de la nuit . Ce matin à 5h30 le lac
Fagagno est entouré d'une couronne de nuages qui masquent partiellement
les montagnes voisines . De la plage de galets toute proche nous
parvient le bruit d'un semblant de ressac , mais très discret , rien à
voir avec celui de l'océan ! On voit tout de suite que l'on s'est couché
un peu plus tard hier soir, sur le campement flotte un silence monacal
. L'absence totale de vent donne l'impression de chaleur alors que le
thermomètre extérieur n'affiche que 7 degrés .
Ce matin nous avons le privilège de goûter les croissants
achetés hier après midi à la panédéria de Tolhuin , vernis au sucre .
Pour finir ils se révèlent moins bons que ceux de la veille , achetés
pourtant au supermarché, mais délicatement parfumés à la fleur d'oranger
. Après les préparatifs d'usage , je m'attelle à un sérieux lavage de
pare-brise car les 50 bornes de piste ont laissé des séquelles . Au
cours de la toilette un balais d'essuie glace me reste dans les mains et
comme l'attache est cassée , je suis bon pour en prélever déjà un dans
les réserves!
Roberto nous attend à la sortie du camping pour nous saluer
; je le remercie de son chaleureux accueil en lui offrant un porte-clef
Tour Eiffel qui le ravie . Nous empruntons dans un premier temps la
piste de caillasses qui suit les berges du lac et qui franchit un pont
rustique fait de troncs d'arbres à peine équarris . Elle nous permet de
voir tout une série de maisons en planches peintes de couleurs vives ,
puis en grimpant le coteau au bout de la berge elle nous offre une série
de panorama sur une lagune qui longe la plage , sur le lac et aussi
sur les monts neigeux qui l'entourent . Nous arrêtons en route également
pour photographier les squelettes d'arbres morts se reflétant dans les
marais .
Comme hier , nous traversons des forêts d'arbres chétifs
, sculptés par le vents et couverts de lichens qui pendent aux branches
comme des barbes , d'où leur nom comme nous l'a précisé Janette hier
soir . Bien au dessus des chaines de montagnes neigeuses tentent de
sortir leur tête blanche des nuages . Plus bas la surface du Fagagno
dans la lumière blafarde du matin, se métamorphose en un miroir
métallique . Après avoir quitté le lac, la Ruta 3 se met à grimper ,
enchainant virages sur virages pour atteindre la neige , qui
s'amoncelle sur les bas côtés jusqu'au Paséo (col)Garibaldi . Talonnés
par Christian et Annie , je profite d'un de nos nombreux arrêts photos
pour leur balancer une boule de neige au passage .
Après une longue descente qui suit la vallée d'un torrent ,
nous tombons sur la borne 3000 km sur la Ruta 3 que je me dépêche de
mettre dans la boite . Puis nous atteignons la ville la plus australe
du monde , Ushuaïa , un nom qui fait rêver à lui tout seul . Après avoir
franchi une espèce de porte matérialisée par deux colonnes portant le
nom de la ville, nous commençons par traverser une zone industrielle où
nous arrêtons pour faire le plein de gaz : 230 pésos pour 20 litres ,
soit 11,5 euros la bouteille de 13 kg . Puis nous partons à la recherche
du supermarché Carrefour indiqué sur le téléphone de Dominique, car avec
les passages de frontière nous nous sommes délester de toutes les
victuailles fraiches que nous avions à bord . Il faut alors traverser
la ville de part en part en longeant le port : des maisons de bois
peintes de couleurs vives descendent le coteau jusqu'à l'eau , puis
aussitôt derrière c'est la forêt qui commence et au dessus une barrière
continue de sommets neigeux . L'impression ressentie par ce premier
contact reste aussi forte pour nous qu'il y a 35 ans . Après le choc
émotionnel, car on a beau dire que c'est une ville industriel , il y en
a un quand même , et de taille , , nous multiplions les arrêts photos ,
profitant des rues en pente pour varier les prises de vue .
Une fois les courses terminées , nous continuons notre
route en direction du Parc National de la Terre de Feu pour trouver
notre campement à gauche ,au niveau de l'hippodrome , l'ancien camping
Pipo ayant été revendu par les anciens propriétaires .Heureusement que
la vue sur la forêt et les montagnes toutes blanches y est superbe .
Nous décidons de manger assez vite car Janette nous attend vers 14h30
pour faire une grande ballade à pieds de 11 km à travers le parc .
Pendant que nous prenons le café chez Claire et Roger après le repas ,
Monique et Jean Marc arrivent tranquillement, après une visite du centre
ville et un pointage à l'office du tourisme pour avoir le tampon du bout
du monde sur leur passeport .
C'est à huit à bord du camping car de Roger que nous
partons pour le Parc Naturel de Terre de Feu , Isabelle et Gérard nos
picards fort sympathiques nous ayant rejoint : je ne vous explique pas
l'ambiance dans le minibus par intérim , d'autant que Roger ,
certainement stressé par le poids de la responsabilité , part dans la
direction opposée , c'est à dire vers le centre ville!L'avantage de la
promiscuité dans un endroit exigu comme celui-la permet de nous
réchauffe rapidement . Après 15 bornes de traversée de forêt nous
retrouvons Janette qui nous entraine dans une longue ballade , d'abord
en sous bois au bord d'une série de lacs , puis dans la lande d'herbes
folles le long de rivières qui cascadent par endroit ou qui s'enfonce
dans d'étroites gorges rocheuses . Nous marchons sur des sentiers
parfois boueux , souvent spongieux car le sol est constitué de tourbe le
plus souvent . Il faut grimper des raidillons , descendre des éboulis
pour pouvoir admirer les beautés d'une nature encore vierge . Malgré la
fatigue, nous ne nous en lassons pas ! On voit aussi un tas d'animaux
sauvages , surtout des oiseaux : des pic-verts avec leur joli bec rouge
, des oies , des canards en tous genres , un ibis au bec démesuré , une
espèce de héron entrain de se régaler de poissons encore frétillants
qui brillent au soleil , un aigle aussi qu'Annie prend en flag de
gourmandise... Mais le clou de la ballade ,c'est de tomber nez à nez
avec le fameux panneau indiquant le Bout du Monde face à la Bahia
Lapataia. Celui-ci matérialise l'extrémité australe de la Panaméricaine
et la fin de la Ruta 3. Malheureusement ici , pour les photos , les
places sont chers et il faut se résoudre à faire la queue pour pouvoir
se faire tirer le portrait devant !!
De retour au camping , nous avons droit à l'incontournable
briefing dans un vestiaire de l'hippodrome : Janette nous propose pour
demain une ballade en bateau sur le canal de Beagle , du nom d'un des
membres de l'expédition de Darwin et une dégustation de "centolla"
(araignée de mer)dans un resto sympa du port où , à la demande générale
, elle nous retient une table aussitôt. Les conditions climatiques à
l'extérieur sont de plus en plus détestables lorsque nous sortons du
bâtiment ; vent violent , pluie , voir neige fondue et thermomètre qui
se casse la figure . Heureusement que nous avons fait le plein de gaz ce
matin car il n'est pas question de mégoter sur le chauffage ce soir .
Nous montons ensuite prendre l'apéro chez les Bories , installés sur
les hauteurs du campement avant de nous claquemurer dans notre camping
car balloté dans tous les sens par la tempête australe ! Gla
...gla...gla ...!,
PS : pour Antoine : sur les conseils de ta tante Nathalie , je t'envoies
une photo d'un oeuf de Titanosaure qui sont bien rond comme tu pourras
le constater toi même . Si d'aventure nous en trouvons un à vendre nous
te le ramenons pour que tu puisses le faire éclore . Gros bisous mon
grand et bon courage pour l'école
de la chambre une bonne partie de la nuit . Ce matin à 5h30 le lac
Fagagno est entouré d'une couronne de nuages qui masquent partiellement
les montagnes voisines . De la plage de galets toute proche nous
parvient le bruit d'un semblant de ressac , mais très discret , rien à
voir avec celui de l'océan ! On voit tout de suite que l'on s'est couché
un peu plus tard hier soir, sur le campement flotte un silence monacal
. L'absence totale de vent donne l'impression de chaleur alors que le
thermomètre extérieur n'affiche que 7 degrés .
Ce matin nous avons le privilège de goûter les croissants
achetés hier après midi à la panédéria de Tolhuin , vernis au sucre .
Pour finir ils se révèlent moins bons que ceux de la veille , achetés
pourtant au supermarché, mais délicatement parfumés à la fleur d'oranger
. Après les préparatifs d'usage , je m'attelle à un sérieux lavage de
pare-brise car les 50 bornes de piste ont laissé des séquelles . Au
cours de la toilette un balais d'essuie glace me reste dans les mains et
comme l'attache est cassée , je suis bon pour en prélever déjà un dans
les réserves!
Roberto nous attend à la sortie du camping pour nous saluer
; je le remercie de son chaleureux accueil en lui offrant un porte-clef
Tour Eiffel qui le ravie . Nous empruntons dans un premier temps la
piste de caillasses qui suit les berges du lac et qui franchit un pont
rustique fait de troncs d'arbres à peine équarris . Elle nous permet de
voir tout une série de maisons en planches peintes de couleurs vives ,
puis en grimpant le coteau au bout de la berge elle nous offre une série
de panorama sur une lagune qui longe la plage , sur le lac et aussi
sur les monts neigeux qui l'entourent . Nous arrêtons en route également
pour photographier les squelettes d'arbres morts se reflétant dans les
marais .
Comme hier , nous traversons des forêts d'arbres chétifs
, sculptés par le vents et couverts de lichens qui pendent aux branches
comme des barbes , d'où leur nom comme nous l'a précisé Janette hier
soir . Bien au dessus des chaines de montagnes neigeuses tentent de
sortir leur tête blanche des nuages . Plus bas la surface du Fagagno
dans la lumière blafarde du matin, se métamorphose en un miroir
métallique . Après avoir quitté le lac, la Ruta 3 se met à grimper ,
enchainant virages sur virages pour atteindre la neige , qui
s'amoncelle sur les bas côtés jusqu'au Paséo (col)Garibaldi . Talonnés
par Christian et Annie , je profite d'un de nos nombreux arrêts photos
pour leur balancer une boule de neige au passage .
Après une longue descente qui suit la vallée d'un torrent ,
nous tombons sur la borne 3000 km sur la Ruta 3 que je me dépêche de
mettre dans la boite . Puis nous atteignons la ville la plus australe
du monde , Ushuaïa , un nom qui fait rêver à lui tout seul . Après avoir
franchi une espèce de porte matérialisée par deux colonnes portant le
nom de la ville, nous commençons par traverser une zone industrielle où
nous arrêtons pour faire le plein de gaz : 230 pésos pour 20 litres ,
soit 11,5 euros la bouteille de 13 kg . Puis nous partons à la recherche
du supermarché Carrefour indiqué sur le téléphone de Dominique, car avec
les passages de frontière nous nous sommes délester de toutes les
victuailles fraiches que nous avions à bord . Il faut alors traverser
la ville de part en part en longeant le port : des maisons de bois
peintes de couleurs vives descendent le coteau jusqu'à l'eau , puis
aussitôt derrière c'est la forêt qui commence et au dessus une barrière
continue de sommets neigeux . L'impression ressentie par ce premier
contact reste aussi forte pour nous qu'il y a 35 ans . Après le choc
émotionnel, car on a beau dire que c'est une ville industriel , il y en
a un quand même , et de taille , , nous multiplions les arrêts photos ,
profitant des rues en pente pour varier les prises de vue .
Une fois les courses terminées , nous continuons notre
route en direction du Parc National de la Terre de Feu pour trouver
notre campement à gauche ,au niveau de l'hippodrome , l'ancien camping
Pipo ayant été revendu par les anciens propriétaires .Heureusement que
la vue sur la forêt et les montagnes toutes blanches y est superbe .
Nous décidons de manger assez vite car Janette nous attend vers 14h30
pour faire une grande ballade à pieds de 11 km à travers le parc .
Pendant que nous prenons le café chez Claire et Roger après le repas ,
Monique et Jean Marc arrivent tranquillement, après une visite du centre
ville et un pointage à l'office du tourisme pour avoir le tampon du bout
du monde sur leur passeport .
C'est à huit à bord du camping car de Roger que nous
partons pour le Parc Naturel de Terre de Feu , Isabelle et Gérard nos
picards fort sympathiques nous ayant rejoint : je ne vous explique pas
l'ambiance dans le minibus par intérim , d'autant que Roger ,
certainement stressé par le poids de la responsabilité , part dans la
direction opposée , c'est à dire vers le centre ville!L'avantage de la
promiscuité dans un endroit exigu comme celui-la permet de nous
réchauffe rapidement . Après 15 bornes de traversée de forêt nous
retrouvons Janette qui nous entraine dans une longue ballade , d'abord
en sous bois au bord d'une série de lacs , puis dans la lande d'herbes
folles le long de rivières qui cascadent par endroit ou qui s'enfonce
dans d'étroites gorges rocheuses . Nous marchons sur des sentiers
parfois boueux , souvent spongieux car le sol est constitué de tourbe le
plus souvent . Il faut grimper des raidillons , descendre des éboulis
pour pouvoir admirer les beautés d'une nature encore vierge . Malgré la
fatigue, nous ne nous en lassons pas ! On voit aussi un tas d'animaux
sauvages , surtout des oiseaux : des pic-verts avec leur joli bec rouge
, des oies , des canards en tous genres , un ibis au bec démesuré , une
espèce de héron entrain de se régaler de poissons encore frétillants
qui brillent au soleil , un aigle aussi qu'Annie prend en flag de
gourmandise... Mais le clou de la ballade ,c'est de tomber nez à nez
avec le fameux panneau indiquant le Bout du Monde face à la Bahia
Lapataia. Celui-ci matérialise l'extrémité australe de la Panaméricaine
et la fin de la Ruta 3. Malheureusement ici , pour les photos , les
places sont chers et il faut se résoudre à faire la queue pour pouvoir
se faire tirer le portrait devant !!
De retour au camping , nous avons droit à l'incontournable
briefing dans un vestiaire de l'hippodrome : Janette nous propose pour
demain une ballade en bateau sur le canal de Beagle , du nom d'un des
membres de l'expédition de Darwin et une dégustation de "centolla"
(araignée de mer)dans un resto sympa du port où , à la demande générale
, elle nous retient une table aussitôt. Les conditions climatiques à
l'extérieur sont de plus en plus détestables lorsque nous sortons du
bâtiment ; vent violent , pluie , voir neige fondue et thermomètre qui
se casse la figure . Heureusement que nous avons fait le plein de gaz ce
matin car il n'est pas question de mégoter sur le chauffage ce soir .
Nous montons ensuite prendre l'apéro chez les Bories , installés sur
les hauteurs du campement avant de nous claquemurer dans notre camping
car balloté dans tous les sens par la tempête australe ! Gla
...gla...gla ...!,
PS : pour Antoine : sur les conseils de ta tante Nathalie , je t'envoies
une photo d'un oeuf de Titanosaure qui sont bien rond comme tu pourras
le constater toi même . Si d'aventure nous en trouvons un à vendre nous
te le ramenons pour que tu puisses le faire éclore . Gros bisous mon
grand et bon courage pour l'école
Bonjour, quel bonheur de lire ces pages journalières toujours aussi bien décrites, nous sommes vraiment avec vous , bonne continuation.
RépondreSupprimerRaymond de Thiérache.
Ha j avais vu juste j ai eu un doute en voyant l oeuf aussi rond :-).
RépondreSupprimerMerci pour les photos de vous deux :P ça fait plaisir. En tt cas il a l air de bien faire froid :-/