TREIZIEME JOUR : LE 11 NOVEMBRE 2017"

            A Azul c'est le froid qui nous réveil ! Il fait tout juste
14 degrés dans le camping car et comme toutes les fenêtres sont restées
ouvertes pendant la nuit  , le vent , assez violent de ce matin , nous
décoiffe au passage . Par contre le soleil est toujours là , cela promet
encore du grand beau  pour toute la journée , comme depuis notre arrivée
en Argentine d'ailleurs .Donc , pas de petit déjeuner en terrasse
aujourd'hui , tout se fait à bord ,même la toilette . En voulant lancer
une seconde tournée de café avec la petite cafetière ,je me rend compte
trop tard que je l'ai mise vide sur le feu . En fondant  , les joints de
caoutchouc dégagent une odeur insoutenable , il faut  absolument se
résoudre à ouvrir la porte tant c'est irrespirable ! C'était bien la
peine de mettre le chauffage dès le lever !

            Claire nous propose gentiment un joint de rechange mais
celui-ci est trop grand . Ensuite nous essayons d'envoyer le dernier
article du blog , l'avant dernier étant parti hier soir avec succès
malgré une wifi un peu limite . Après un premier échec ce matin , nous
essayons avec succès en utilisant le téléphone argentin de Dominique
comme modem . Un petit coucou aux voisins (les Bories et les Gruffat) et
nous mettons en route vers 8h10 après avoir initialiser le GPS . Nous
reprenons la RN 51 sur une dizaine de bornes avant de tomber sur la
fameuse RN3 qui conduit jusqu'en Terre de Feu ; un peu plus loin , on
voit d'ailleurs un panneaux indiquant Ushuhaia 2700 kilomètres , rien
que ça  ! Pour l'instant ,on se contente de Bahia Blanca distante de 300
bornes . Contrairement à hier , le paysage est rapidement plus vallonné
avec de petites collines qui font onduler la ligne d'horizon . Et puis
on voit d'avantage de cultures , notamment des champs de blé, déjà bien
mûrs, qui alternent avec du maïs . Il y a aussi d'avantage de
circulation  , surtout beaucoup de gros camions qui descendent vers le
sud du pays , qui bien souvent nous saluent d'un coup de klaxon
lorsqu'on les double . Le vent , toujours aussi violent et latéral  le
bougre , ne facilite pas les doublements , ne même que les déformations
de la chaussée , avec des rails bien marqués ! Malgré tout,, nous
arrivons à rouler à 90-100 km/h , ce qui nous permet d'atteindre une
moyenne de 75 km/h : sur route ,c'est pas si mal que ça ! Et puis ,
comme le paysage est plus monotone qu'hier on peut se permettre de ne
pas musarder . Nous arrêtons toutefois pour photographier une cigogne
occupée à pêcher dans les marigots, le long de la route . Depuis la
veille ,notre attention avait été attirée par ces grands échassiers au
bec démesuré, mais pas rouge comme chez nous . Par contre , leur grand
cou , leur plumage blanc bordé de noir ne laisse planer aucun  doute sur
leur identité . Malheureusement , le bruit du camping car l'indispose et
je suis obligé de me contenter d'un cliché en plein vol ! Au passage ,
nous tirons également le portrait de quelques entrées d'Estancia , avec
leur portique  de bois où, bien souvent, est accroché le nom du domaine
..A côté , l'incontournable éolienne qui tourne aujourd'hui comme un
ventilateur avec la violence du vent et bien sûr  le corral avec des
chevaux qui se promènent en toute liberté .

            Nous traversons ,un peu plus loin, une zone plantée
d'oliveraies: avec un stand de vente d'huile d'olive, installé sur le
bas côté de la route , nous ne pouvons pas résister au plaisir d'aller
voir çà d'un peu plus prés . Malheureusement la senorita qui tient la
taule ne vend pas d'olive à croquer , mais uniquement de l'huile dont
nous sommes déjà  bien équipés . Comme nous franchissons ensuite une
zone boisée , nous décidons d'y arrêter pour déjeuner bien qu'il soit à
peine midi , les coins sympathiques ne faisant pas légion dans le
secteur . C'est donc à l'abri de gigantesques eucalyptus qui diffusent
une ombre légère, que nous dressons la table . Un martinet à tête bleu
et ventre jaune s'invite à bord juste au moment du café ; pas étonnant
que les Argentins de la région d'Iguazu en aient fait leurs oiseaux
fétiches , ils ont vraiment des couleurs magnifiques . Pendant le repas
,un agriculteur qui travaille dans le champs voisin, attire mon
attention ; d'abord à cause de la largeur de l'outil qu'il tire derrière
son tracteur qui doit bien être quatre fois comme ceux que nous pouvons
voir chez nous  et aussi du fait qu'il met un bon quart d'heure ,pour
aller au bout de son champs et revenir en fonçant pourtant comme un
malade . C'est vous dire la taille du champs ! On est bien au pays du
gigantisme , de la pampa à perte de vue .  40 millions d'Argentins se
partagent 5 fois la surface de la France , ça fait une densité 7 fois
plus faible que chez nous !

            Comme hier après le repas, je laisse le manche à Dominique
pour commencer le blog et transférer les photos . Un peu avant d'arriver
à Monte Hermoso ,nous franchissons d'abord un péage : eh oui , ici, même
les simples routes sont payantes : aujourd'hui c'est 40 pésos pour 300
km , hier nous en avions eu deux , le premier à 50 et le second à 20
pésos . Ensuite ,  un peu plus loin , c'est un barrage sanitaire qui
s'offre à nous : heureusement Janette nous avait prévenu de vider nos
frigos , surtout pas de fruits et légumes ,  ni de  viande . Mais
apparemment aujourd'hui c'est samedi et il n'y a personne au guichet . A
quatre kilomètres du point GPS, il faut prendre à droite une piste en
caillasses , qui s'enfonce sous une voûte de verdure pour déboucher face
à la mer , parmi les dunes . Il faut faire très attention pour ne pas
s'ensabler en essayant de trouver une place de stationnement pour la
nuit : le coin est vraiment splendide . Quel bonheur d'entendre le bruit
du ressac !

            A peine arrivés Claire  et Roger nous invitent à prendre le
café avec eux : de leur côté , ils ont préféré tailler la route d'une
seule traite, et manger face à l'océan avec barbecue et compagnie ! Nous
en buvons un premier à quatre en terrasse , puis Jean Marie et Michèle ,
installés un peu plus loin  ,nous rejoignent pour une seconde tournée .
Une fois reposés de notre étape de 340 bornes dégommée en 5 heures ,
nous décidons d'aller en ville en passant par la plage, pour acheter un
chapeau pour Dominique et Roger . En route nous trouvons de magnifiques
coquillages mauves ,et le corps rejeté par la mer d'un mammifère de la
taille d'un cochon , avec un pelage de sanglier et une tête de gros
lapin avec de longues incisives qui dépassent : est-ce-un pécaris ?
Apparemment personne ne sait ce que c'est , même pas Janette !

            Ce soir nous faisons le briefing face à l'océan et au
couchant . Après nous avoir expliqué les subtilités de l'étape de demain
, Janette nous invite à expliquer nos motivations concernant ce voyage
en Amérique Latine face aux francophones et aux germanophones réunis
pour l'occasion  . Résultat malgré le vent glacé de l'Océan , la réunion
se prolonge jusque 20h30 . Quel bonheur de rentrer ensuite chacun chez
soi pour casser la croute et se réchauffer par la même occasion .

Commentaires

  1. Bonjour d'AVION aux globes trotteurs, j'espère que vos ennuis concernant le vol des papiers de Dominique s'arrangent.
    Concernant le garage le fabriquant est passé pour vérifier les mesures

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  2. Houaou la je suis jalouse !!!ce qui différencie encore notre vieux T4 de votre splendide rapide c était de pouvoir squatter les bords de plage...mais si mm ça vous pouvez le faire !:P

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