SIXIEME JOUR : LE 4 NOVEMBRE 2017'
Soucieux de parvenir à envoyer le blog dans de bonnes
conditions depuis la réception de l'hôtel ,ce matin nous descendons donc
vers 7h00 en repérage et aussi pour prendre le petit déjeuner . Nous
sommes surpris d'être les premiers dans la toute petite salle à manger
où gentiment le personnel nous propose aussitôt "un café négro" . Ici ,
pas de buffet débordant de fruits exotiques , de viennoiseries à
outrance et autres produits laitiers à foison ; ici nous sommes au pays
de la sobriété ,c'est pain grillé , beurre et confiture . Nous trouvons
que les serveurs , bien que tous forts gentils , sont aussi vétustes que
l'établissement ! Cà en dit long sur la protection sociale et le montant
des retraites en Argentine pour obliger les gens à travailler jusqu'à
des âges canoniques pareils !
Comme prévu, Janette vient nous chercher pour visiter le
centre de Buenos Aires en bus avec l'aide de Sergio , notre guide local
.. Il nous explique qu'il est d'origine italienne comme la majorité des
Argentins de la capitale et aussitôt il nous lance une petite blague à
sa façon :"Les Mexicains descendent des Aztèques , les Péruviens
descendent des Incas et les Argentins descendent du bateaux !" histoire
de bien nous faire comprendre que nous sommes dans un pays d'immigrés :
le reste des autochtones viennent d'Espagne , de France , de Pologne ,
du Liban et de Syrie ... . Nous commençons par remonter l'avenida del
Libertador où la circulation se révèle peu dense pour un samedi . Le
premier monument que nous rencontrons est une tour carrée qui ressemble
à un phare , offert par la couronne d'Angleterre en souvenir de son rôle
joué pendant la guerre d'indépendance contre l'Espagne . Un cadeau
qu'elle regrettera lors de la déclaration de Guerre des Malouines . Et
Sergio de nous expliquer qu'à l'issu de ce conflit beaucoup de vétérans
sont rentrés complétement traumatisés, un peu comme ceux du Vietnam aux
USA tant ce fut atroce !
Nous continuons la remontée de l'avenida del Libertador
bordés de Jacarandas en pleine floraison d'un magnifique bleu violacé
,pour atteindre la Plaza Nationes Unidas, magnifiquement décorée par une
sculpture moderne représentant une fleur métallique, dont les pétales
ont été fabriquées avec des ailes d'avion . Un cerveau électronique en
commande l'éclosion en fonction de l'évolution de la journée : c'est
d'autant plus beau que celle-ci trône au milieu d'un bassin et que les
miroirs de métal captent le reflet de tous les bâtiments voisins .
Nous reprenons le bus pour aller à la roseraie ; pour cela
il faut traverser une zone boisée qui a été aménagée à la demande d'un
des présidents d'Argentine , grand amoureux de la France . Il a donc
fait abattre de vieux quartiers pour tracer de grands boulevards à la
Hausman et réaliser une copie du bois de Boulogne : selon Sergio avec
les brésiliennes aussi ! Dans le parc ,non seulement nous sommes
subjugués par les massifs de rosiers mais aussi par les Seïbos , petit
arbre aux épis de fleurs rouges vifs . Nous y découvrons également une
variété de Ficus qui peuvent atteindre cinquante mètres de diamètres
tant les branches s'allongent démesurément au point d'avoir parfois
besoin de soutients artificiels . Un petit lac bordé de massifs de lys
et de bouquets de palmiers agrémente le centre du parc ; plus loin
c'est un vaste kiosque à musique dont les colonnes sont couvertes de
jasmin grimpant et très odorant qui attire notre attention . En tout
cas un sacré havre de paix où il fait bon flâner ,en pleine capitale .
Nous partons ensuite à la découverte du quartier de Palermo
, réservé à la classe moyenne aisée : pour cela notre chauffeur nous
dépose à l'entrée de celui-ci pour pouvoir arpenter les petites rues
étroites parfois en pavées , bordées de maisons dont les façades sont
décorées de fresques naïves qui donnent un charme particulier et une
douceur de vivre très agréable . Nous récupérons le bus qui nous dépose
maintenant dans le quartier résidentiel de la Récoleta , d'abord pour
admirer une petite église blanchie à la chaux qui fait penser à celle
que l'on peut voir dans les missions au Mexique ou au Pérou . A
proximité se trouve le fameux Cimetière de la Récoleta , deuxième au
monde quant à sa notoriété après Le Père Lachaise à Paris . C'est ici
que repose Evita Peron dont la dépouille a connu moultes aventures selon
Sergio : après un embaumement particulièrement soigné , un exil en
Italie pendant plus de dix ans en raison de la destitution de son
président de mari , sa dépouille est confiée à un colonel qui la cache
et la viole pendant deux ans et demi . Devant la détérioration de l'état
mental de son protecteur , sa hiérarchie récupère la défunte pour
l'installer à six mètres sous terre protégée par plusieurs dalles de
béton ,dans son caveau actuel ,décoré de nombreuses plaques
commémoratives . Fameux come-back pour celle qui fut la plus célèbre
star argentine ! Sacrée Evita !
Notre bus nous dépose ensuite un peu plus au nord dans un
quartier populaire appelé La Boca où est nait le fameux Tango Argentin .
Sergio nous explique qu'après la Guerre d'Indépendance , les militaires
démobilisés furent employés dans les docks du port de La Boca où ils
vivaient essentiellement entre hommes . Comme ils s'agissaient
d'immigrés italiens ceux-ci chantaient beaucoup en travaillant pour
extérioriser leur cafard , leur mal du pays natal qu'ils noyaient le
soir dans l'alcool en jouant de la musique langoureuse . On fit venir
des prostitués de France et de Pologne pour leur tenir compagnie : le
tango était né , mais avec une image de danse issue des quartiers
populaires et effectuées par de mauvais garçons . Il va falloir que
cette musique contamine le vieux continent et surtout Paris pour obtenir
une image de marque et revenir triomphalement en Argentine . Ensuite
nous longeons le fameux stade de foot ball de La Boca ,jaune et bleu ,
rendu célèbre par des joueurs de la trempe de Diégo Maradona et autres .
Sergio nous explique que le foot ball fut introduit en Argentine par les
Anglais venus aider lors de la guerre d'Indépendance menée contre les
Espagnols .Nous entrons maintenant dans un quartier resté très
populaire et très pauvre où les maisons en tôles ondulées sont peintes
de différentes couleurs vives juxtaposées , sans le moindre soucis
d'harmonie car à l'époque les habitants du quartiers récupéraient les
vieux fonds de peinture des chantiers navals pour décorer leurs
habitations . Bien que ça grouille de monde , les lieux nous plaisent
beaucoup , et c'est à contre-coeur que nous devons rejoindre le bus pour
aller manger dans le quartier de Puerto Madero que nous avions visité
hier soir .
En route Sergio , toujours intarissable en anecdotes
croustillantes nous raconte l'histoire du fameux Pont de la Femme :
devant cette forme un peu bizarre , des journalistes se sont permis de
questionner l'architecte très célèbre qui l'a dessiné et qui sévit
maintenant à Dubay : "Maitre , pourquoi ce nom ? Ca ne ressemble pas à
une femme ! Alors ... Vous n'avez rien compris messieurs : c'est un
sexe d'homme en érection , les femmes , elles , elles sont toutes autour !"
Après un copieux buffet d'entrées , de viandes grillées en
tous genres et une avalanche de desserts , nous décidons de repartir
explorer plus profondément La Boca par nos propres moyens puisque
cette après midi nous avons quartier libre .Il nous faut pas moins de
trois quart d'heure à pieds pour retrouver les jolies maisons bigarrées
de notre quartier populaire préféré . Cette fois nous prenons notre
temps et Dominique y trouve un sac à main original en cuir peint pour
500 pésos soit 25 euros ! Fatigués par toute cette marche ,nous
décidons de rentrer à l'hôtel en taxi pour nous reposer deux petites
heures en triant les photos .
---
L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
conditions depuis la réception de l'hôtel ,ce matin nous descendons donc
vers 7h00 en repérage et aussi pour prendre le petit déjeuner . Nous
sommes surpris d'être les premiers dans la toute petite salle à manger
où gentiment le personnel nous propose aussitôt "un café négro" . Ici ,
pas de buffet débordant de fruits exotiques , de viennoiseries à
outrance et autres produits laitiers à foison ; ici nous sommes au pays
de la sobriété ,c'est pain grillé , beurre et confiture . Nous trouvons
que les serveurs , bien que tous forts gentils , sont aussi vétustes que
l'établissement ! Cà en dit long sur la protection sociale et le montant
des retraites en Argentine pour obliger les gens à travailler jusqu'à
des âges canoniques pareils !
Comme prévu, Janette vient nous chercher pour visiter le
centre de Buenos Aires en bus avec l'aide de Sergio , notre guide local
.. Il nous explique qu'il est d'origine italienne comme la majorité des
Argentins de la capitale et aussitôt il nous lance une petite blague à
sa façon :"Les Mexicains descendent des Aztèques , les Péruviens
descendent des Incas et les Argentins descendent du bateaux !" histoire
de bien nous faire comprendre que nous sommes dans un pays d'immigrés :
le reste des autochtones viennent d'Espagne , de France , de Pologne ,
du Liban et de Syrie ... . Nous commençons par remonter l'avenida del
Libertador où la circulation se révèle peu dense pour un samedi . Le
premier monument que nous rencontrons est une tour carrée qui ressemble
à un phare , offert par la couronne d'Angleterre en souvenir de son rôle
joué pendant la guerre d'indépendance contre l'Espagne . Un cadeau
qu'elle regrettera lors de la déclaration de Guerre des Malouines . Et
Sergio de nous expliquer qu'à l'issu de ce conflit beaucoup de vétérans
sont rentrés complétement traumatisés, un peu comme ceux du Vietnam aux
USA tant ce fut atroce !
Nous continuons la remontée de l'avenida del Libertador
bordés de Jacarandas en pleine floraison d'un magnifique bleu violacé
,pour atteindre la Plaza Nationes Unidas, magnifiquement décorée par une
sculpture moderne représentant une fleur métallique, dont les pétales
ont été fabriquées avec des ailes d'avion . Un cerveau électronique en
commande l'éclosion en fonction de l'évolution de la journée : c'est
d'autant plus beau que celle-ci trône au milieu d'un bassin et que les
miroirs de métal captent le reflet de tous les bâtiments voisins .
Nous reprenons le bus pour aller à la roseraie ; pour cela
il faut traverser une zone boisée qui a été aménagée à la demande d'un
des présidents d'Argentine , grand amoureux de la France . Il a donc
fait abattre de vieux quartiers pour tracer de grands boulevards à la
Hausman et réaliser une copie du bois de Boulogne : selon Sergio avec
les brésiliennes aussi ! Dans le parc ,non seulement nous sommes
subjugués par les massifs de rosiers mais aussi par les Seïbos , petit
arbre aux épis de fleurs rouges vifs . Nous y découvrons également une
variété de Ficus qui peuvent atteindre cinquante mètres de diamètres
tant les branches s'allongent démesurément au point d'avoir parfois
besoin de soutients artificiels . Un petit lac bordé de massifs de lys
et de bouquets de palmiers agrémente le centre du parc ; plus loin
c'est un vaste kiosque à musique dont les colonnes sont couvertes de
jasmin grimpant et très odorant qui attire notre attention . En tout
cas un sacré havre de paix où il fait bon flâner ,en pleine capitale .
Nous partons ensuite à la découverte du quartier de Palermo
, réservé à la classe moyenne aisée : pour cela notre chauffeur nous
dépose à l'entrée de celui-ci pour pouvoir arpenter les petites rues
étroites parfois en pavées , bordées de maisons dont les façades sont
décorées de fresques naïves qui donnent un charme particulier et une
douceur de vivre très agréable . Nous récupérons le bus qui nous dépose
maintenant dans le quartier résidentiel de la Récoleta , d'abord pour
admirer une petite église blanchie à la chaux qui fait penser à celle
que l'on peut voir dans les missions au Mexique ou au Pérou . A
proximité se trouve le fameux Cimetière de la Récoleta , deuxième au
monde quant à sa notoriété après Le Père Lachaise à Paris . C'est ici
que repose Evita Peron dont la dépouille a connu moultes aventures selon
Sergio : après un embaumement particulièrement soigné , un exil en
Italie pendant plus de dix ans en raison de la destitution de son
président de mari , sa dépouille est confiée à un colonel qui la cache
et la viole pendant deux ans et demi . Devant la détérioration de l'état
mental de son protecteur , sa hiérarchie récupère la défunte pour
l'installer à six mètres sous terre protégée par plusieurs dalles de
béton ,dans son caveau actuel ,décoré de nombreuses plaques
commémoratives . Fameux come-back pour celle qui fut la plus célèbre
star argentine ! Sacrée Evita !
Notre bus nous dépose ensuite un peu plus au nord dans un
quartier populaire appelé La Boca où est nait le fameux Tango Argentin .
Sergio nous explique qu'après la Guerre d'Indépendance , les militaires
démobilisés furent employés dans les docks du port de La Boca où ils
vivaient essentiellement entre hommes . Comme ils s'agissaient
d'immigrés italiens ceux-ci chantaient beaucoup en travaillant pour
extérioriser leur cafard , leur mal du pays natal qu'ils noyaient le
soir dans l'alcool en jouant de la musique langoureuse . On fit venir
des prostitués de France et de Pologne pour leur tenir compagnie : le
tango était né , mais avec une image de danse issue des quartiers
populaires et effectuées par de mauvais garçons . Il va falloir que
cette musique contamine le vieux continent et surtout Paris pour obtenir
une image de marque et revenir triomphalement en Argentine . Ensuite
nous longeons le fameux stade de foot ball de La Boca ,jaune et bleu ,
rendu célèbre par des joueurs de la trempe de Diégo Maradona et autres .
Sergio nous explique que le foot ball fut introduit en Argentine par les
Anglais venus aider lors de la guerre d'Indépendance menée contre les
Espagnols .Nous entrons maintenant dans un quartier resté très
populaire et très pauvre où les maisons en tôles ondulées sont peintes
de différentes couleurs vives juxtaposées , sans le moindre soucis
d'harmonie car à l'époque les habitants du quartiers récupéraient les
vieux fonds de peinture des chantiers navals pour décorer leurs
habitations . Bien que ça grouille de monde , les lieux nous plaisent
beaucoup , et c'est à contre-coeur que nous devons rejoindre le bus pour
aller manger dans le quartier de Puerto Madero que nous avions visité
hier soir .
En route Sergio , toujours intarissable en anecdotes
croustillantes nous raconte l'histoire du fameux Pont de la Femme :
devant cette forme un peu bizarre , des journalistes se sont permis de
questionner l'architecte très célèbre qui l'a dessiné et qui sévit
maintenant à Dubay : "Maitre , pourquoi ce nom ? Ca ne ressemble pas à
une femme ! Alors ... Vous n'avez rien compris messieurs : c'est un
sexe d'homme en érection , les femmes , elles , elles sont toutes autour !"
Après un copieux buffet d'entrées , de viandes grillées en
tous genres et une avalanche de desserts , nous décidons de repartir
explorer plus profondément La Boca par nos propres moyens puisque
cette après midi nous avons quartier libre .Il nous faut pas moins de
trois quart d'heure à pieds pour retrouver les jolies maisons bigarrées
de notre quartier populaire préféré . Cette fois nous prenons notre
temps et Dominique y trouve un sac à main original en cuir peint pour
500 pésos soit 25 euros ! Fatigués par toute cette marche ,nous
décidons de rentrer à l'hôtel en taxi pour nous reposer deux petites
heures en triant les photos .
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
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