SEIZIEME JOUR: LE 14 NOVEMBRE 2017
La pluie , en faisant des claquettes sur le toit de
notre chambre , finit par nous réveiller . Quel dommage ! C'est la
première fois depuis notre départ que nous sommes vraiment confrontés au
mauvais temps . Pas la peine de se tourner et se retourner pour chercher
le lever de soleil ce matin ! Le ciel charrie de gros nuages pas très
sympathiques , par contre le vent violent de la veille est disparu cette
nuit . En principe aujourd'hui nous avons au programme une ballade en
zodiac dans la baie pour aller voir les baleines d'un peu plus prés .
Hier , au petit musée à l'entrée du parc, nous avons pu voir et
photographier un squelette de 12 mètres de long correspondant à une
jeune baleine de 2 ans . A côté il y avait des photos d'éléphants de mer
qui peuvent atteindre 5 mètres et peser 5 tonnes . Les lions de mer ,
avec une belle crinière sont plus modestes mais peuvent atteindre quand
même 2 mètres de long et peser 800 kilos .
Pendant que nous sommes dans le règne animal , j'en
profite pour remercier et féliciter Géraldine et Jeannot Chapelle qui
ont trouvé le nom de l'animal à corps de cochon et à tête de lapin que
nous avions découvert sur la plage de Monte Hermoso : il s'agit d'un
Capybara , le plus gros rongeur au monde , qui vit exclusivement en
Amérique du Sud , moitié sauvage , moitié domestiqué ! Bravo à nos
zoologistes en herbe ! Autre histoire animal , en regardant les photos
du blog aujourd'hui vous pourrez admirer une superbe photo de colibri
réalisée par Urs , un compagnon de route suisse germanophone .Merci Urs!
Après le petit déjeuner pris à bord , le grand beau
revient et ces dames décident de faire la lessive . Un papier laissé sur
le pare-brise hier soir par Janette nous apprend que la sortie bateau
est décalée à 13h30 ce qui nous laisse la matinée libre . De ce fait
nous décidons dès 9h00 du matin de passer finaliser la programmation de
notre tour de la péninsule pour demain : la négociation du tarif se
révèle difficile même avec l'attrait des dollars que nous espérions .
Pour finir il nous fait le change à 17,5 comme à Buenos Aires ce qui
fait la ballade à 57 dollars par personnes alors que nous aurions voulu
100 par couple . Puis nous prenons notre camping-car pour aller voir les
Lions de Mer à Lobéria en compagnie des Gruffat et des Bories. Nous
empruntons une piste en bon état sur 5 bornes, juste à la sortie de
Puerto Pyramides : celle-ci offre des vues superbes sur la plage et les
falaises qui l'encadrent. Avec Jean Marc nous grimpons même en haut d'un
petit mamelon, parmi les épineux , au grand désespoir d'un chauffeur de
navette qui nous remonte les bretelles au passage . Comme nous sommes
dans un parc naturel , il est interdit de descendre des véhicules !!
Après quelques kilomètres en corniche d'où nous dominons la côte
rocheuse où vient se fracasser la houle de la baie , la piste plonge ,
et le mot n'est pas exagérer , vers le rivage au grand dam de Dominique
:" attention Pierre , on va y aller à pieds , c'est plus prudent , tu
vas voir avec ton entêtement on arriva pas à remonter ! C'est pas grave
, nos passagers pousserons , on a de la main d'oeuvre à bord!"
Il faut alors suivre un sentier à pieds, qui domine de
vastes rochers en forme de dalles sur lesquels une bonne centaine de
Lions de Mer se prélassent au soleil .Les plus courageux , mais ils ne
sont pas légion , nous montrent leur agilité à la nage . Un vieux mâle
,doté d'une énorme crinière,se met à défendre son harem à grand renfort
de rugissements à l'approche d'un jeune présomptueux . Comme l'écervelé
ne semble pas plus intimidé que ça , cette fois notre seigneur et maitre
du rocher se met à bomber le torse et à se précipiter en direction du
contrevenant qui ne demande pas son reste et plonge aussitôt dans
l'écume ! Après un mitraillage en règle de la colonie , nous rentrons au
campement après avoir acheter un peu de pain dans l'unique tienda de
Puerto Pyramides , car ce midi nous avons décidé de manger vite fait un
sandwich pour ne pas trainer à table et surtout pour ne pas nous
alourdir avant la ballade en mer .
Comme prévu, un peu avant quatorze heures , nous nous
retrouvons à proximité du port pour enfiler nos gilets de sauvetage
,puis nous nous dirigeons vers la plage pour grimper à bord d'un
catamaran ,posé à même le sable . Ensuite , un gros tracteur nous tire
jusque dans les premiers rouleaux et c'est parti , cap vers la sortie de
la baie . Perché en haut d'une tourelle , notre capitaine scrute
l'horizon à la recherche de la moindre trace d'écume , trahissant la
présence des baleines . A peine dix minutes se passent que notre barreur
change de cap pour venir se placer parallèlement à un ligne d'écume d'où
émerge , pour notre plus grand bonheur , le dos d'un énorme cétacé ,
brillant au soleil . Toutes les têtes se tournent aussitôt vers tribord
et c'est un crépitement continu de déclencheurs en mode rafale qui
retentit . Un souffle majestueux accompagne alors l'ondulation du dos
sombre , puis la masse s'enfonce lâchant en même temps un jet d'écume
pendant qu'à l'arrière , la queue s'élève majestueusement , laissant
cascader une quantité impressionnante d'eau de puis les ailerons
latéraux , déclenchant aussitôt un concert de "ouhahaha" général . C'est
merveilleux , cette association à la fois de puissance et de grâce ! A
peine remis de nos émotions que le monstre marin nous refait une
démonstration en règle , accompagnée cette fois de son jeune baleineau ,
blotti contre son flanc droit . D'après les explications du personnel de
bord , en espagnol , il y aurait eu 240 naissances pendant la saison de
reproduction dans la baie . Un mâle peut féconder jusqu'à cinq à six
femelles . Le baleineau pompe 140 litres de lait par jour et reste au
côté de sa mère pendant les deux premières années de sa vie . Notre
capitaine remet les gaz , puis immobilise à nouveau son esquif : cette
fois la mère et son petit passent au raz de notre coque au point de
voir les cailloux et les pierres incrustées sur le dos de son museau et
l'oeil de la maman . Le barreur nous offre ainsi une demi douzaine de
passages et royal , en guise d'adieu , le baleineau nous fait un
véritable numéro de cirque en sautant verticalement pour notre plus
grand plaisir avant de disparaitre vers le large au côté de sa mère .
Nous faisons alors demi-tour pour venir longer les côtes de Lobéria et
de la Punta Pyramides afin d'observer la colonie de Lions de Mer d'un
peu plus prés que ce matin en camping-car . En plus les bougres sont
réveillés cette après midi ,et c'est à grand renfort de plongeons , de
bousculades et d'acrobaties en tous genres qu'ils nous accueillent tout
en aboyant à tue-tête . Sous le soleil de plomb , nous commençons à
cuir dans nos coupes-vents et nos gilets de sauvetage . Aussi c'est
avec plaisir que nous rentrons au port , le nez au vent . Une superbe
ballade en mer , riche en découvertes et accompagnée d'une météo
radieuse , un sacré coup de pot ,d'autant qu'au lever ça ne s'annonçait
pas fameux !
Nous retrouvons Janette vers 18h00 pour un court briefing
concernant l'étape d'après demain puis Jean Marc et Roger convient à un
apéro monstre les dix sep équipages , français et suisses réunis ,
histoire de fêter leur anniversaire . C'est l'occasion de goûter
différents vins argentins qui se révèlent dans l'ensemble assez moyen ,
toujours riche en fruits mais peu vinifiés à mon gout ! Comme Janette a
offert un gros gâteau mais sans bougie , nous finissons la soirée à six
,à bord de notre camping-car , plus spacieux depuis que nous en avons
supprimé la table .
notre chambre , finit par nous réveiller . Quel dommage ! C'est la
première fois depuis notre départ que nous sommes vraiment confrontés au
mauvais temps . Pas la peine de se tourner et se retourner pour chercher
le lever de soleil ce matin ! Le ciel charrie de gros nuages pas très
sympathiques , par contre le vent violent de la veille est disparu cette
nuit . En principe aujourd'hui nous avons au programme une ballade en
zodiac dans la baie pour aller voir les baleines d'un peu plus prés .
Hier , au petit musée à l'entrée du parc, nous avons pu voir et
photographier un squelette de 12 mètres de long correspondant à une
jeune baleine de 2 ans . A côté il y avait des photos d'éléphants de mer
qui peuvent atteindre 5 mètres et peser 5 tonnes . Les lions de mer ,
avec une belle crinière sont plus modestes mais peuvent atteindre quand
même 2 mètres de long et peser 800 kilos .
Pendant que nous sommes dans le règne animal , j'en
profite pour remercier et féliciter Géraldine et Jeannot Chapelle qui
ont trouvé le nom de l'animal à corps de cochon et à tête de lapin que
nous avions découvert sur la plage de Monte Hermoso : il s'agit d'un
Capybara , le plus gros rongeur au monde , qui vit exclusivement en
Amérique du Sud , moitié sauvage , moitié domestiqué ! Bravo à nos
zoologistes en herbe ! Autre histoire animal , en regardant les photos
du blog aujourd'hui vous pourrez admirer une superbe photo de colibri
réalisée par Urs , un compagnon de route suisse germanophone .Merci Urs!
Après le petit déjeuner pris à bord , le grand beau
revient et ces dames décident de faire la lessive . Un papier laissé sur
le pare-brise hier soir par Janette nous apprend que la sortie bateau
est décalée à 13h30 ce qui nous laisse la matinée libre . De ce fait
nous décidons dès 9h00 du matin de passer finaliser la programmation de
notre tour de la péninsule pour demain : la négociation du tarif se
révèle difficile même avec l'attrait des dollars que nous espérions .
Pour finir il nous fait le change à 17,5 comme à Buenos Aires ce qui
fait la ballade à 57 dollars par personnes alors que nous aurions voulu
100 par couple . Puis nous prenons notre camping-car pour aller voir les
Lions de Mer à Lobéria en compagnie des Gruffat et des Bories. Nous
empruntons une piste en bon état sur 5 bornes, juste à la sortie de
Puerto Pyramides : celle-ci offre des vues superbes sur la plage et les
falaises qui l'encadrent. Avec Jean Marc nous grimpons même en haut d'un
petit mamelon, parmi les épineux , au grand désespoir d'un chauffeur de
navette qui nous remonte les bretelles au passage . Comme nous sommes
dans un parc naturel , il est interdit de descendre des véhicules !!
Après quelques kilomètres en corniche d'où nous dominons la côte
rocheuse où vient se fracasser la houle de la baie , la piste plonge ,
et le mot n'est pas exagérer , vers le rivage au grand dam de Dominique
:" attention Pierre , on va y aller à pieds , c'est plus prudent , tu
vas voir avec ton entêtement on arriva pas à remonter ! C'est pas grave
, nos passagers pousserons , on a de la main d'oeuvre à bord!"
Il faut alors suivre un sentier à pieds, qui domine de
vastes rochers en forme de dalles sur lesquels une bonne centaine de
Lions de Mer se prélassent au soleil .Les plus courageux , mais ils ne
sont pas légion , nous montrent leur agilité à la nage . Un vieux mâle
,doté d'une énorme crinière,se met à défendre son harem à grand renfort
de rugissements à l'approche d'un jeune présomptueux . Comme l'écervelé
ne semble pas plus intimidé que ça , cette fois notre seigneur et maitre
du rocher se met à bomber le torse et à se précipiter en direction du
contrevenant qui ne demande pas son reste et plonge aussitôt dans
l'écume ! Après un mitraillage en règle de la colonie , nous rentrons au
campement après avoir acheter un peu de pain dans l'unique tienda de
Puerto Pyramides , car ce midi nous avons décidé de manger vite fait un
sandwich pour ne pas trainer à table et surtout pour ne pas nous
alourdir avant la ballade en mer .
Comme prévu, un peu avant quatorze heures , nous nous
retrouvons à proximité du port pour enfiler nos gilets de sauvetage
,puis nous nous dirigeons vers la plage pour grimper à bord d'un
catamaran ,posé à même le sable . Ensuite , un gros tracteur nous tire
jusque dans les premiers rouleaux et c'est parti , cap vers la sortie de
la baie . Perché en haut d'une tourelle , notre capitaine scrute
l'horizon à la recherche de la moindre trace d'écume , trahissant la
présence des baleines . A peine dix minutes se passent que notre barreur
change de cap pour venir se placer parallèlement à un ligne d'écume d'où
émerge , pour notre plus grand bonheur , le dos d'un énorme cétacé ,
brillant au soleil . Toutes les têtes se tournent aussitôt vers tribord
et c'est un crépitement continu de déclencheurs en mode rafale qui
retentit . Un souffle majestueux accompagne alors l'ondulation du dos
sombre , puis la masse s'enfonce lâchant en même temps un jet d'écume
pendant qu'à l'arrière , la queue s'élève majestueusement , laissant
cascader une quantité impressionnante d'eau de puis les ailerons
latéraux , déclenchant aussitôt un concert de "ouhahaha" général . C'est
merveilleux , cette association à la fois de puissance et de grâce ! A
peine remis de nos émotions que le monstre marin nous refait une
démonstration en règle , accompagnée cette fois de son jeune baleineau ,
blotti contre son flanc droit . D'après les explications du personnel de
bord , en espagnol , il y aurait eu 240 naissances pendant la saison de
reproduction dans la baie . Un mâle peut féconder jusqu'à cinq à six
femelles . Le baleineau pompe 140 litres de lait par jour et reste au
côté de sa mère pendant les deux premières années de sa vie . Notre
capitaine remet les gaz , puis immobilise à nouveau son esquif : cette
fois la mère et son petit passent au raz de notre coque au point de
voir les cailloux et les pierres incrustées sur le dos de son museau et
l'oeil de la maman . Le barreur nous offre ainsi une demi douzaine de
passages et royal , en guise d'adieu , le baleineau nous fait un
véritable numéro de cirque en sautant verticalement pour notre plus
grand plaisir avant de disparaitre vers le large au côté de sa mère .
Nous faisons alors demi-tour pour venir longer les côtes de Lobéria et
de la Punta Pyramides afin d'observer la colonie de Lions de Mer d'un
peu plus prés que ce matin en camping-car . En plus les bougres sont
réveillés cette après midi ,et c'est à grand renfort de plongeons , de
bousculades et d'acrobaties en tous genres qu'ils nous accueillent tout
en aboyant à tue-tête . Sous le soleil de plomb , nous commençons à
cuir dans nos coupes-vents et nos gilets de sauvetage . Aussi c'est
avec plaisir que nous rentrons au port , le nez au vent . Une superbe
ballade en mer , riche en découvertes et accompagnée d'une météo
radieuse , un sacré coup de pot ,d'autant qu'au lever ça ne s'annonçait
pas fameux !
Nous retrouvons Janette vers 18h00 pour un court briefing
concernant l'étape d'après demain puis Jean Marc et Roger convient à un
apéro monstre les dix sep équipages , français et suisses réunis ,
histoire de fêter leur anniversaire . C'est l'occasion de goûter
différents vins argentins qui se révèlent dans l'ensemble assez moyen ,
toujours riche en fruits mais peu vinifiés à mon gout ! Comme Janette a
offert un gros gâteau mais sans bougie , nous finissons la soirée à six
,à bord de notre camping-car , plus spacieux depuis que nous en avons
supprimé la table .
Merci pour ce récit de votre magnifique rencontre avec les baleines. Elles St tjs aussi émouvantes. Bises
RépondreSupprimerMagnifiques photos de baleines ! Vous en reverrez peut être à Tadoussac sur la route d'Halifax ! Mais d'ici là que de sites magnifiques a visiter !
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