QUATRIEME JOUR : LE 2 NOVEMBRE 2017
Ce matin ,à la demande de Patricia , notre guide locale ,
nous devons nous réveiller un peut plus tôt, vers 5H30, car la visite du
côté argentin des chutes demande plus de temps et aussi plus d'efforts ,
il parait qu'il y a 7 kilomètres de marche ! Comme la veille ,nous
retrouvons le reste de la troupe entrain de dévaliser le buffet au rez
de chaussée : il faut dire que les grands plateaux d'ananas , de papayes
, de pastèques et de melons sont vraiment tentants . Roger expérimente
une confiture non identifiée mais de couleur sympathique qui ressemble à
du caramel fondant .Avec Dominique nous restons plus classique en optant
pour les oeufs brouillés et de petites saucisses .
Après un tel apport calorique nous pouvons affronter les
kilomètres de sentier escarpé prévus au programme . A 7h15 précises ,
nous retrouvons notre guide à bord du bus qui doit traverser une bonne
vingtaine de kilomètres de forêt sub-tropicale pour nous déposer à
l'entrée du parc . Elle profite donc de cet intermède pour nous
fournir quelques explications :Iguazu est un nom d'origine Guarani ,
tribu indienne qui peuplait la région avant l'arrivée des Espagnols et
qui veut dire" grandes eaux " , de même que Parana signifie "grande
mer". Ici nous sommes dans une région d'Argentine appelée Missiones en
raison des 20 missions jésuites qui s'y sont installées après l'arrivée
des Espagnols . Ils n'en restent actuellement que deux cent pour tout
le pays . En face , côté brésilien c'est le fleuve Parana qui a donné
son nom à la région .Les chutes d'Iguazu font parti du Top 10 des"
Merveilles du Monde " et en occupe même la troisième place ce qui
explique la dizaine de millions de visiteurs qui y viennent chaque année
.. C'est pas moins de 6 millions de litres d'eau à la seconde qui
cascadent ici pour le plus grand plaisir des touristes .
Parvenus à l'entrée assez tôt, nous sommes accueillis par
un Toucan occupé à casser un nid de Martinet avec son gros bec coloré ,
histoire d'y voler des oeufs .Patricia nous explique que le Martinet
est considéré comme l'oiseau emblématique des Argentins et qu'il figure
sur le drapeau du parc . Nous nous installons maintenant à bord d'un
petit train bondé de monde qui serpentent en pleine jungle jusqu'à la
station Gargenta . A partir de là , il faut emprunter tout un chapelet
de passerelles métalliques qui enjambent une multitude de bras de la
rivière Iguazu qui forme un delta . Au bout d'un peu plus d'un kilomètre
on se retrouve juste au niveau de l'épaule d'une énorme chute d'eau en
fer à cheval baptisée Gargenta del Diablo , les Gorges du Diable ,d'où
un gigantesque nuage d'embruns monte des profondeurs par moment ,
détrempant tout sur son passage . Emmitouflés dans nos cirés nous
ruisselons littéralement tant les volutes sont denses . C'est alors que
les rayons du soleil s'amusent à nous offrir des tronçons d'arc en ciel
de-ci de-là ,aussi beaux que fugaces . On ne sait plus où donner de la
tête au milieu de toutes ces cascades qui nous entourent . Nous
effectuons plusieurs tours sans parvenir à détacher les yeux d'un tel
spectacle , il n'y a que la violence des averses qui parviennent à nous
faire rebrousser chemin. Notre guide nous explique que c'est ici qu'en
été les Martinets viennent nider au grand plaisir des Toucans qui leur
volent les oeufs !
Après être revenus sur la terre ferme , nous reprenons le
petit train pour contourner le vaste delta de la rivière Iguazu et
regagner la station centrale . Là ,Patricia nous invite à emprunter le
sentier supérieur . Long d'au moins deux kilomètres , celui-la nous
approche le l'épaule d'une série d'énormes chutes qui plongent vers le
fond de la vallée , au beau milieu de la végétation tropicale, sur un
front de plus deux mille mètres . Certaines font le saut d'un bond ,
d'autres s'y reprennent en trois ou quatre fois , soulevant alors des
nuages d'embruns ,vernissant au passage les énormes feuilles des plantes
exotiques qui nous entourent . Chacune porte un nom : salto Bosseti
,salto Adam et Eve , salto Goque Bernabe Mendez (un ancien président de
la république) pour finir au salto San Martin ( le fameux général
libérateur du joug espagnol) qui domine la petite île du même nom ,
hérissée de hautes falaises basaltiques dont l'ocre tranche avec le
vert intense de la végétation luxuriante .
Nous regagnons la gare centrale pour y manger un morceau
dans une petite cafétéria à l'ombre d'une espèce de figuier aux feuilles
énormes et dont les grappes de fruits pendent directement sur le tronc
et les grosses branches . Nous goûtons une sorte de chaussons farcis à
la viande , aux oeufs durs , et aux légumes coupés en petits dés . Ca
rappelle ce que nous avions mangé en Asie Centrale , très bon mais un
bourratif !!
Nous nous engageons ensuite sur le sentier du bas en
longeant d'abord les superbes bâtiments d'une ancienne mission jésuite :
mûrs blanchis à la chaux , toits rouges vifs , charpentes et
balustrades fraichement repeintes qui tranchent sur le vert de
l'immense pelouse qui l'entoure . La pente devient ensuite plus raide ,
conduisant à un chapelet de belvédères nichés dans la végétation .
Certains permettent d'atteindre le pied même du premier étage des chutes
, bien sûr au prix d'une bonne douche ! A mi-pente Dominique , Monique
et Claire nous abandonnent car elles refusent la ballade en bateau
proposée par notre guide . C'est donc à sept que nous descendons jusque
sur la rive pour monter à bord d'un énorme zodiac de 30 places .
Encapuchonnés sous de larges ponchos en plastique , sanglés dans de gros
gilets de sauvetage ,on ressemble au bouchon dont sont équipés les
lignes de nos pêcheurs . Accoutrés de la sorte il n'est pas facile de
rejoindre notre banc de galérien d'autant qu'une violente houle balance
affreusement notre chaloupe . Après quelques conseils de sécurités
dispensés en espagnol , un coup de sifflet retentit et aussitôt les deux
fois cinq cent chevaux de notre cavalerie arrière se mettent à rugir ,
verticalisant aussitôt notre embarcation qui saute d'une vague sur
l'autre . Nous traversons , ou plutôt nous survolons une vaste zone où
alternent récifs aiguisés et violente houle pour atteindre le pied des
chutes que nous nous mettons à longer . Une violente pluie d'embruns
tombent par rafales . Nous dégoulinons de partout : je ne vous explique
pas l'état de la petite caméra Go-Pro que j'ai osé mettre en batterie !
Après deux premiers passages , notre capitaine à la demande générale,
nous en offre un troisième mais cette fois à sa façon , c'est à dire
qu'il prend un élan deux fois plus important pour nous propulser
vraiment au beau milieu du mûr d'eau des chutes qui tombe en avalanche
.. Nous courbons l'échine sous l'acharnement des déferlantes , nos yeux
sont obligés de se fermer , fouettés par les embruns . C'est dantesque
avec les vrombissements de nos super moteurs en font sonore sans
compter le tonnerre orchestré par la masse d'eau en tombant . Ca fait
vibrer les boyaux . Puis tout à coup le calme revient , le bateau
s'horizontalise , et là seulement nous prenons conscience que nous
sommes trempés jusqu'aux os : nous en avons plein le nez , les oreilles
, nos cheveux dégoulinent dans le cou , c'est affreux ! Nous nous
mettons alors à descendre la rivière sur quelques kilomètres pour
rejoindre le bout du site et voilà que nous repassons au shaker en
essayant de négocier une houle démesurée qui cogne sur les rives
rocheuses d'étroites gorges . Il faut slalomer parmi les récifs rocheux
acérés et les rapides qui écument à souhait . Le vent vitesse , en
tentant de nous sécher , nous glace le dos . Encore cinq bonnes minutes
et nous retrouvons le calme dans une petite crique où on nous invite à
débarquer .
Après une bonne petite ascension pour sortir le nez des
gorges , nous nous hissons à bord d'un camion pour traverser 10 bornes
de forêt tropicale et rejoindre nos chères moitiés . On termine la
visite par le second tronçon du sentier inférieur mais cela parait bien
fade après ce que nous venons de vivre . En plus la lumière d'après midi
n'est guère propice à la photographie et puis il faut le dire on
commence à en avoir trop dans la tête !
Ce soir notre couple suisse , Esther et Urs , ont décidé de
nous payer l'apéro au bar de l'hôtel pour nous remercier de les avoir
intégré dans notre groupe francophone ; nous n'avons pourtant aucun
mérite tellement ils sont sympas , même si parfois la barrière de la
langue nous limite un peu dans nos effusions ! Comme hier nous dégustons
un caipirinha , toujours égal à lui-même avant d'aller manger en ville .
Nous dégustons une parillada de viandes pour certains ou de poissons
pour nous : sur un petit barbecue de table rôtissent des filets de Pacu
, de Daurades , et deux autres variétés de poissons locaux . Un régal !
Fatigués par douze ou treize bornes de marche dans une chaleur humide
très sub tropicale , nous ,e tardons pas à regagner nos chambres .
---
L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
nous devons nous réveiller un peut plus tôt, vers 5H30, car la visite du
côté argentin des chutes demande plus de temps et aussi plus d'efforts ,
il parait qu'il y a 7 kilomètres de marche ! Comme la veille ,nous
retrouvons le reste de la troupe entrain de dévaliser le buffet au rez
de chaussée : il faut dire que les grands plateaux d'ananas , de papayes
, de pastèques et de melons sont vraiment tentants . Roger expérimente
une confiture non identifiée mais de couleur sympathique qui ressemble à
du caramel fondant .Avec Dominique nous restons plus classique en optant
pour les oeufs brouillés et de petites saucisses .
Après un tel apport calorique nous pouvons affronter les
kilomètres de sentier escarpé prévus au programme . A 7h15 précises ,
nous retrouvons notre guide à bord du bus qui doit traverser une bonne
vingtaine de kilomètres de forêt sub-tropicale pour nous déposer à
l'entrée du parc . Elle profite donc de cet intermède pour nous
fournir quelques explications :Iguazu est un nom d'origine Guarani ,
tribu indienne qui peuplait la région avant l'arrivée des Espagnols et
qui veut dire" grandes eaux " , de même que Parana signifie "grande
mer". Ici nous sommes dans une région d'Argentine appelée Missiones en
raison des 20 missions jésuites qui s'y sont installées après l'arrivée
des Espagnols . Ils n'en restent actuellement que deux cent pour tout
le pays . En face , côté brésilien c'est le fleuve Parana qui a donné
son nom à la région .Les chutes d'Iguazu font parti du Top 10 des"
Merveilles du Monde " et en occupe même la troisième place ce qui
explique la dizaine de millions de visiteurs qui y viennent chaque année
.. C'est pas moins de 6 millions de litres d'eau à la seconde qui
cascadent ici pour le plus grand plaisir des touristes .
Parvenus à l'entrée assez tôt, nous sommes accueillis par
un Toucan occupé à casser un nid de Martinet avec son gros bec coloré ,
histoire d'y voler des oeufs .Patricia nous explique que le Martinet
est considéré comme l'oiseau emblématique des Argentins et qu'il figure
sur le drapeau du parc . Nous nous installons maintenant à bord d'un
petit train bondé de monde qui serpentent en pleine jungle jusqu'à la
station Gargenta . A partir de là , il faut emprunter tout un chapelet
de passerelles métalliques qui enjambent une multitude de bras de la
rivière Iguazu qui forme un delta . Au bout d'un peu plus d'un kilomètre
on se retrouve juste au niveau de l'épaule d'une énorme chute d'eau en
fer à cheval baptisée Gargenta del Diablo , les Gorges du Diable ,d'où
un gigantesque nuage d'embruns monte des profondeurs par moment ,
détrempant tout sur son passage . Emmitouflés dans nos cirés nous
ruisselons littéralement tant les volutes sont denses . C'est alors que
les rayons du soleil s'amusent à nous offrir des tronçons d'arc en ciel
de-ci de-là ,aussi beaux que fugaces . On ne sait plus où donner de la
tête au milieu de toutes ces cascades qui nous entourent . Nous
effectuons plusieurs tours sans parvenir à détacher les yeux d'un tel
spectacle , il n'y a que la violence des averses qui parviennent à nous
faire rebrousser chemin. Notre guide nous explique que c'est ici qu'en
été les Martinets viennent nider au grand plaisir des Toucans qui leur
volent les oeufs !
Après être revenus sur la terre ferme , nous reprenons le
petit train pour contourner le vaste delta de la rivière Iguazu et
regagner la station centrale . Là ,Patricia nous invite à emprunter le
sentier supérieur . Long d'au moins deux kilomètres , celui-la nous
approche le l'épaule d'une série d'énormes chutes qui plongent vers le
fond de la vallée , au beau milieu de la végétation tropicale, sur un
front de plus deux mille mètres . Certaines font le saut d'un bond ,
d'autres s'y reprennent en trois ou quatre fois , soulevant alors des
nuages d'embruns ,vernissant au passage les énormes feuilles des plantes
exotiques qui nous entourent . Chacune porte un nom : salto Bosseti
,salto Adam et Eve , salto Goque Bernabe Mendez (un ancien président de
la république) pour finir au salto San Martin ( le fameux général
libérateur du joug espagnol) qui domine la petite île du même nom ,
hérissée de hautes falaises basaltiques dont l'ocre tranche avec le
vert intense de la végétation luxuriante .
Nous regagnons la gare centrale pour y manger un morceau
dans une petite cafétéria à l'ombre d'une espèce de figuier aux feuilles
énormes et dont les grappes de fruits pendent directement sur le tronc
et les grosses branches . Nous goûtons une sorte de chaussons farcis à
la viande , aux oeufs durs , et aux légumes coupés en petits dés . Ca
rappelle ce que nous avions mangé en Asie Centrale , très bon mais un
bourratif !!
Nous nous engageons ensuite sur le sentier du bas en
longeant d'abord les superbes bâtiments d'une ancienne mission jésuite :
mûrs blanchis à la chaux , toits rouges vifs , charpentes et
balustrades fraichement repeintes qui tranchent sur le vert de
l'immense pelouse qui l'entoure . La pente devient ensuite plus raide ,
conduisant à un chapelet de belvédères nichés dans la végétation .
Certains permettent d'atteindre le pied même du premier étage des chutes
, bien sûr au prix d'une bonne douche ! A mi-pente Dominique , Monique
et Claire nous abandonnent car elles refusent la ballade en bateau
proposée par notre guide . C'est donc à sept que nous descendons jusque
sur la rive pour monter à bord d'un énorme zodiac de 30 places .
Encapuchonnés sous de larges ponchos en plastique , sanglés dans de gros
gilets de sauvetage ,on ressemble au bouchon dont sont équipés les
lignes de nos pêcheurs . Accoutrés de la sorte il n'est pas facile de
rejoindre notre banc de galérien d'autant qu'une violente houle balance
affreusement notre chaloupe . Après quelques conseils de sécurités
dispensés en espagnol , un coup de sifflet retentit et aussitôt les deux
fois cinq cent chevaux de notre cavalerie arrière se mettent à rugir ,
verticalisant aussitôt notre embarcation qui saute d'une vague sur
l'autre . Nous traversons , ou plutôt nous survolons une vaste zone où
alternent récifs aiguisés et violente houle pour atteindre le pied des
chutes que nous nous mettons à longer . Une violente pluie d'embruns
tombent par rafales . Nous dégoulinons de partout : je ne vous explique
pas l'état de la petite caméra Go-Pro que j'ai osé mettre en batterie !
Après deux premiers passages , notre capitaine à la demande générale,
nous en offre un troisième mais cette fois à sa façon , c'est à dire
qu'il prend un élan deux fois plus important pour nous propulser
vraiment au beau milieu du mûr d'eau des chutes qui tombe en avalanche
.. Nous courbons l'échine sous l'acharnement des déferlantes , nos yeux
sont obligés de se fermer , fouettés par les embruns . C'est dantesque
avec les vrombissements de nos super moteurs en font sonore sans
compter le tonnerre orchestré par la masse d'eau en tombant . Ca fait
vibrer les boyaux . Puis tout à coup le calme revient , le bateau
s'horizontalise , et là seulement nous prenons conscience que nous
sommes trempés jusqu'aux os : nous en avons plein le nez , les oreilles
, nos cheveux dégoulinent dans le cou , c'est affreux ! Nous nous
mettons alors à descendre la rivière sur quelques kilomètres pour
rejoindre le bout du site et voilà que nous repassons au shaker en
essayant de négocier une houle démesurée qui cogne sur les rives
rocheuses d'étroites gorges . Il faut slalomer parmi les récifs rocheux
acérés et les rapides qui écument à souhait . Le vent vitesse , en
tentant de nous sécher , nous glace le dos . Encore cinq bonnes minutes
et nous retrouvons le calme dans une petite crique où on nous invite à
débarquer .
Après une bonne petite ascension pour sortir le nez des
gorges , nous nous hissons à bord d'un camion pour traverser 10 bornes
de forêt tropicale et rejoindre nos chères moitiés . On termine la
visite par le second tronçon du sentier inférieur mais cela parait bien
fade après ce que nous venons de vivre . En plus la lumière d'après midi
n'est guère propice à la photographie et puis il faut le dire on
commence à en avoir trop dans la tête !
Ce soir notre couple suisse , Esther et Urs , ont décidé de
nous payer l'apéro au bar de l'hôtel pour nous remercier de les avoir
intégré dans notre groupe francophone ; nous n'avons pourtant aucun
mérite tellement ils sont sympas , même si parfois la barrière de la
langue nous limite un peu dans nos effusions ! Comme hier nous dégustons
un caipirinha , toujours égal à lui-même avant d'aller manger en ville .
Nous dégustons une parillada de viandes pour certains ou de poissons
pour nous : sur un petit barbecue de table rôtissent des filets de Pacu
, de Daurades , et deux autres variétés de poissons locaux . Un régal !
Fatigués par douze ou treize bornes de marche dans une chaleur humide
très sub tropicale , nous ,e tardons pas à regagner nos chambres .
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
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